LES CAMPS PARACHUTISTES

Mon cousin rescapé de DBP!!

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13012012

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Mon cousin rescapé de DBP!!






Mon cousin qui fut de ceux qui restèrent dans la cuvette de DBP jusqu'à la fin est malgré deux blessures une multitude d'éclats d'obus dans le corps près du coeur dont un éclat trop près du coeur pour être opéré, et l'aine ouverte par un autre éclat d'obus, il fit les centaines de kilomètres avec ses copains survivants et s'en sortit grâce à sa baraka.
A l'ultime assaut sur ELIANE, ils démarrèrent l'assaut à trente et au sommet il se retrouva tout seul, comme il dit : " ça ma fait un drôle d'effet de me retrouver tout seul en haut "

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Mon cousin rescapé de DBP!! :: Commentaires

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Message le Mer 13 Mar 2013 - 21:22 par Invité

Un de Diên Biên Phu...Nous sommes en 1954, à Diê Biên Phu.

Guy TURNIER de Villedoux en Charente Maritime, appartient au 8e Bataillon de Parachutistes Coloniaux de LANGLAIS, placé sous les ordres du général Gilles, l'un des chefs légendaires des paras avec BIGEARD. Voici son aventure....

"Nous avons sauté l'après-midi du 20 novembre 1953, sur un terrain déjà déblayé par les copains du 6e qui, eux avaient sauté le matin et étaient tombés sur une compagnie viêt à l'entrainement. Ce qui les obligea à combattre sur le terrain",

"Aussitôt nous nous sommes transformés en terrassiers pour aménager nos positions, dit-il, et les gars du 17e génie para se sont occupés de remettre la piste en état, vu que le haut commandement avait décidé de créer une base fixe, destinée à contrer l'avance viêt-minh en direction du Laos. Comme j'étais voltigeur, je me suis trouvé presque aussitôt en patrouille extérieure pour tâter les ennemis et évaluer leurs forces dans le secteur".

" Au début il a fallu les chercher. Mais au fur et à mesure que le temps passait, nous nous faisions accrocher de plus en plus près des limites du camp retranché."

" Tout cela démontrait qu'ils étaient décidés à nous encercler d'une manière étanche. Bof ! On arrivait quand même à passer et à rayonner assez loin. La preuve, c'est que le jour où l'attaque générale s'est déclenhée, le 13 mars 1954, j'étais à 100 km de Diên Biên Phu. On a réussi à rentrer. Mais on ne savait pas qu'on n'en ressortirait plus. Du moins libre".

" Après, il y a eu des périodes très difficiles. Surtout du fait du pilonnage d'artillerie que nous avons subi jour et nuit".

Lorsqu'on le questionne sur ce qui l'a le plus marqué dans ce combat ininterrompu de 170 jours, Guy Turnier évoque les cadavres viêts qui s'amoncelaient devant les tranchées.

"On se battait à un contre dix, parfois plus, dit-il.. A l'approche de la fin, quand nos points d'appui ont été submergés par le nombre et qu'il a fallu monter à l'assaut pour les reprendre, ça a été terrible. Je me rappelle la fois où ma section a escaladé Eliane : on était une trentaine de paras au bas de la colline".

" Je me suis retrouvé tout seul en haut. ça m'a fait une drôle d'impression d'être encore en vie".

" C'est là que j'ai été blessé pour la deuxième fois. Quelques jours avant, j'avais reçu des éclats de mortier dans la poitrine. Mais cette fois, c'est dans l'aine que j'ai été touché par un éclat d'obus. La blessure qui ne pardonne pas. Mais l'artère fémorale n'avait pas été touchée. Une ... veine, oserais-je dire. Heureusement je pouvais marcher. Car, lorsqu'il a fallu cesser le combat. Le 7 mai à 17 heures, ce fut pour entamer une marche de plus de 700 km en direction de la frontière de Chine où étaient disséminés les camps de détention viêts".

( Guy Turnier a toujours des éclats près du coeur, trop mal placés pour que l'opération soit tentée)

"Interné au camp 42, j'ai vécu l'enfer des privations de toutes sortes et l'endoctrinement idéologique. Ah, j'en ai entendu parler de l'oncle Hô et de sa grande clémence envers les suppôts du capitalisme qui se repentiraient ! Séances de cinéma diffusant des films de propagande communiste ; séances d'autocritique collective : rien ne fut épargné. Chaque jour qui passait voyait disparaître l'un ou plusieurs d'entre nous, victimes du béribéri ou de la dysenterie".

" Les survivants ont eu de la chance d'être libérés après les accords de la conférence de Genève qui se termina le 21 juillet 1954. Par les accords découlant de cette négociation une ligne sépara l'Indochine en deux, au niveau du 17e parallèle".

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Message le Sam 21 Mai 2016 - 10:16 par BriseLance13

Bonjour Junker

Qu 'est il devenu votre cousin depuis ce temps ?

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Message le Lun 23 Mai 2016 - 7:56 par Invité

Il vit toujours, mais très diminué par l'âge et les ressenties des souffrances de cet aventure de DBP !

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Message le Lun 23 Mai 2016 - 8:32 par charly71

junker a écrit:Il vit toujours, mais très diminué par l'âge et les ressenties des souffrances de cet aventure de DBP !

Pour être encore en vie -et c'est bien sur tant mieux!- il doit avoir une constitution exceptionnelle après ce qu'il
à endurer.
Transmet lui toute mon admiration pour ce qu'il à fait.

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Message le Mar 24 Mai 2016 - 0:24 par Lothy

Dieu merci, ils sont encore quelques uns parmi nous et certains en assez bonne forme...

Plusieurs sont des "Vétérans" de la 2e Guerre Mondiale....

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