LES CAMPS PARACHUTISTES

Ce texte retrace la vie et la mort du colonel Jean-Marie Bastien-Thiry.

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Ce texte retrace la vie et la mort du colonel Jean-Marie Bastien-Thiry.

Message  Invité le Mer 18 Jan 2012 - 16:07



Le lundi 11 mars, alors que ses deux compagnons bénéficiaient de la grâce présidentielle, le colonel Bastien-Thiry était fusillé au fort d’Ivry.

Il assista avec une grande ferveur à la messe de l’aumônier et communia en brisant en deux l’hostie que lui tendait le prêtre, lui demandant d’en remettre la moitié à son épouse.

Il marcha ensuite au poteau, en égrenant son chapelet, le visage calme et serein, même joyeux. Avant la salve, il ne cria pas “ Vive la France ! ” mais pria pour elle et pour ceux qui allaient le tuer.

Au retour, son avocat déclara bouleversé : « Bastien-Thiry a vécu pour Dieu, pour sa patrie : il est mort au service de Dieu et de sa patrie. C’est désormais un martyr. »

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Ce texte retrace la vie et la mort du colonel Jean-Marie Bastien-Thiry. Il est paru dans le tome 1 du Dictionnaire de la politique française de Henry Coston.

Ingénieur militaire, né à Lunéville le 19 octobre 1927, mort au fort d’Ivry, le 11 mars 1963. Dès son plus jeune âge, ce patriote se dévoua à son pays. Il fut scout de France pendant les années de guerre et d’occupation, puis fit partie des équipes secouristes de la Croix-Rouge: il reçut une médaille pour les services rendus lors de la libération de Lunéville. Aprés une année d’Hypotaupe à Nancy et deux années de Taupe à Sainte-Geneviéve, il fut reçu à l’X en 1947. Mais il fit d’abord son service militaire et ce n’est qu’ensuite qu’il fit deux années à Polytechnique (1948-1950) et deux années à l’Ecole Supérieure de l’Aéronautique. A Colomb-Béchar où il fut envoyé comme ingénieur militaire, puis à Brétigny, au centre d’essais en vol et au terrain de l’Ile du Levant, il mit au point les fameux missiles balistiques SS 10 et SS 11 qui sont la fierté de l’aéronautique militaire française.

Cependant, ses préoccupations majeures depuis plusieurs années déjà n’étaient plus scientifiques. Le feu qui a éclaté au Maroc, qu’il connaît, en Algérie, le brûle. Ce feu le consumera jusqu’à la fin. (L’esprit Public, avril 1963.) C’était au Maroc qu’il avait fait la connaissance, chez ses parents, de Geneviève Lamirand, fille de l’ancien ministre du Maréchal Pétain, devenue sa femme en février 1955. Le 8 janvier 1961, jour du référendum d’approbation de la politique gaulliste en Algérie, commence véritablement pour Bastien-Thiry le chemin qui le conduira un an et demi plus tard sur la route du Petit-Clamart. (Ibid) S’estimant trompé, il avait résolu de s’opposer aux entreprises de celui qu’il rendait responsable de violation grave de la Constitution, des référendums truqués et illégaux qui firent entériner par la majorité du corps électoral l’abandon de l’Algérie ainsi que des coups trés sérieux portés à la solidité de l’Alliance atlantique (cf. ses déclarations devant les juges, le 2 février 1963).

Arrêté le 17 septembre 1962, quatre semaines aprés l’attentat du Petit-Clamart qu’il avait organisé contre le général De Gaulle, il fut jugé, en même temps que Bougret de la Tocnaye, Jacques Prévost et leurs amis, par la Cour Militaire de Justice (le procés dura plus d’un mois, de janvier à mars 1963) et condamné à la peine de mort le 4 mars. Sa grâce ayant été rejetée par le chef de l’Etat, il tomba sous les balles du peloton d’exécution au fort d’Ivry le lundi 11 mars 1963, à 6 h 40 du matin. Le reporter de Radio-Luxembourg qui décrivait l’atroce mise en scêne policière qui fait partie du décor de ces aubes sanglantes, ne put terminer sa relation: sa voix, brusquement se cassa. On arrive difficilement à croire la réalité d’un tel fait. Pendant que la France s’éveillait, un homme, le long d’un mur, était abattu. Au nom de la Société. Au nom de la Civilisation. Au nom de la Raison d’Etat… (TémTombeau du colonel Jean Bastien-Thiry (cimetière de Bourg-la-Reine)

Sur sa tombe, fleurie par des mains pieuses, viennent s’incliner ceux qui, avec Philippe Tesson, pensent qu’il est mort de trop de rigueur, de trop de candeur, et d’une fidélité démesurée à soi-même.



EN L’HONNEUR ET A LA MEMOIRE
DE JEAN-MARIE BASTIEN-THIRY
LACHEMENT ASSASSINE
PAR LE POUVOIR GAULLISTE,
LE 11 MARS 1963

Rendons un hommage tout particulier au Colonel Jean BASTIEN-THIRY, héros et martyr de la Patrie, fusillé il y a aujourd’hui 47 années, le 11 mars 1963.

Jean-Marie BASTIEN-THIRY était Lorrain, Polytechnicien, Lieutenant-colonel dans l’Armée de l’air et l’inventeur de deux missiles antichars, les SS-10 et SS-11. Il avait 36 ans et laissait une veuve et trois petites orphelines.

Organisateur de l’opération du Petit-Clamart, le Colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY aura tout sacrifié, sa famille et sa vie, pour que vive la France. Il nous a laissé, en versant son sang, un message, un exemple à méditer, à admirer et à suivre.

Alors que les tireurs du Petit-Clamart seront graciés par De Gaulle, celui-ci refusera d’accorder sa grâce à BASTIEN-THIRY. De Gaulle n’aimait pas les héros, n’en ayant jamais été un lui-même.

Jean-Marie BASTIEN-THIRY est l’exemple parfait du dévouement, du courage, de l’abnégation, du don de soi et du sacrifice de sa vie envers la Patrie. Il est l’honneur de l’Armée Française.

Homme de Foi, grand Catholique, il mourra comme un Saint, marchant vers le peloton d’exécution son chapelet à la main, après avoir entendu la Messe. Refusant d’avoir les yeux bandés, il regardera la mort droit dans les yeux avant de pouvoir contempler ensuite la Vie Eternelle.

Assassiné sur ordre de celui qui aura trahi l’Algérie Française et livré des dizaines de milliers de Harkis et Pieds-noirs aux tortures les plus innommables des bouchers fellouzes du FLN, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY demeure un Français modèle, un héroïque soldat dont le nom restera pour toujours inscrit sur le Martyrologe de la Nation.

Que Jean-Marie BASTIEN-THIRY repose en paix, aux côtés de tous les Morts pour la France, dans le Paradis des Héros, des Martyrs et des Soldats.

Source: http://tinyurl.com/2vsqocq

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