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26 janvier 2012 – 18:44

Lors de la présentation de ses promesses électorales, le candidat du Parti socialiste, François Hollande, a déclaré vouloir « rompre avec la Françafrique ». Seulement, l’actuel locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy, a déjà pris les devants lors de son quinquennat, notamment en révisant les accords de défense qui liaient Paris avec ses anciennes colonies africaines. Selon lui, en effet, la France « n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique », continent qui « doit prendre en charge ses problèmes de sécurité ».

Et d’annoncer, lors d’un discours prononcé en Afrique du Sud en février 2008, la refondation des relations franco-africaines sur « le principe de transparence ». En clair, ces accords de défense revus et corrigés allaient être totalement publiés, ce qui n’était pas le cas par le passé, des clauses secrètes ayant servi de cadre à des interventions militaires françaises afin d’aider un dirigeant africain contesté à se maintenir au pouvoir, voire, dans certains, à le « débarquer » en fonction des intérêts de Paris.

La politique de la France à l’égard du continent africain consiste désormais à développer des pôles de coopération régionaux, via l’Union africaine. Les forces françaises ont ainsi réduit significativement la voilure en Afrique. Et ce n’est peut être pas terminé car le dispositif Epervier pourrait également subir de sérieux ajustements à l’avenir, Paris et N’Djamena étant officiellement liés par un accord « d’assistance technique logistique et de renseignement ».

Au total, 8 accords de défense passés avec des pays africains devaient être revus. Il n’en restera désormais plus qu’un seul à renégocier après la visite officielle en France du président ivoirien, Alassane Ouattara. En effet, ce dernier a signé avec son homologue français un nouveau texte qui abroge celui négocié et paraphé en 1961 par Houphouët-Boigny, le « père de l’indépendance » de la Côte d’Ivoire.

Pour le président ivoirien, ce nouvel accord de défense doit être « ambitieux et transparent ». La France doit rester dans notre pays plus longtemps et de manière plus substantielle. Je comprends les contraintes budgétaires, mais Paris doit bien prendre en compte la fragilisation de l’Afrique du Nord. Il est important que nous ayons une coopération plus forte en matière d’équipement et de formation mais aussi dans le renseignement et la lutte contre le terrorisme » a ainsi déclaré Alassane Ouattara, dans les colonnes du quotidien Le Monde

Mais la France n’entend pas, visiblement, laisser un contingent trop important en Côte d’Ivoire étant donné qu’elle dispose déjà de forces prépositionnées relativement importantes au Gabon. Alors qu’au cours des 10 dernières années, la Force Licorne, qui a renforcé en 2002 le 43e Bataillon d’Infanterie de Marine (BIMa) au début de la crise politico-militaire qui a agité le pays, a compté près de 5.000 hommes, il ne serait plus question pour Paris que de déployer environ 300 militaires pour assurer principalement une mission de formation au profit de l’armée ivoirienne.

Selon l’Etat-major des armées, il y aurait eu encore, jusqu’à l’été 2011, environ 750 soldats français en Côte d’Ivoire, pour armer un état-major, le bataillon Licorne (BATLIC) et un détachement d’hélicoptères.

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