LES CAMPS PARACHUTISTES

Le président Sarkozy annonce le retrait d'afghanistan des forces combattantes avant la fin-2013

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27012012

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Le président Sarkozy annonce le retrait d'afghanistan des forces combattantes avant la fin-2013




http://www.opex360.com/2012/01/27/

27 janvier 2012 – 19:13

L’on attendait des annonces à l’occasion de la visite en France du président afghan, Hamid Karzaï, venu à Paris ce 27 janvier pour signé un traité de coopération. Surtout après l’assassinat de quatre militaires français désarmés par un soldat de l’armée afghane…

Ce drame avait conduit l’actuel locataire de l’Elysée, Nicolas Sarkozy, a suspendre les opérations de formation menées par l’armée française au profit de son homologue afghane dans l’attente de nouvelles mesures visant à améliorer la sécurité de ses soldats.

Manifestement, le gouvernement afghan a dû donner des gages satisfaisants en la matière puisque le président Sarkozy a annoncé la reprise des missions de formation à compter du 28 janvier. Des mesures ont toutefois été également prises du côté français.

Mais la principale annonce faite par le chef de l’Etat est l’accélération du calendrier de retrait d’Afghanistan des troupes françaises, avec un transfert de la responsabilité de la sécurité de la province de Kapisa, là où est déployée la brigade La Fayette, à l’armée nationale afghane dès mars 2012.

Ce délai paraît cependant court car les conditions pour que la transition se fasse en bon ordre sont loin d’être réunies, le secteur de Tagab restant encore un point noir. D’autre part, la province de Kapisa a une certaine importance stratégique, compte tenu que l’axe Vermont la traverse et qu’elle verrouille l’accès à Kaboul : il est donc à craindre que les insurgés y fassent porter l’essentiel de leurs efforts à l’avenir.

Quoi qu’il en soit, « la poursuite de la transition et ce transfert graduel des responsabilités de combat permettront de planifier le retour de la totalité de nos forces combattantes dès la fin de l’année 2013″ a déclaré le président Sarkozy, soit un an avant la date limite fixée par l’Otan lors du sommet de Lisbonne en novembre 2010.

Et dés 2012, le contingent présent en Afghanistan sera réduit de 1.000 militaires (sur les 3.600 actuellement déployés) alors que les plans initiaux prévoyaient le retour de seulement 600 hommes.

Toutefois, il restera encore des militaires français au-delà de l’année 2013, pour des missions de formation de l’armée afghane avec un effectif « résiduel ». « Il sera à tout le moins de l’ordre de quelques petites centaines » d’hommes, a déclaré le président Sarkozy.

Cette évolution de la politique française en Afghanistan fait penser à celles du Canada et des Pays-Bas. Ces deux pays ont en effet mis fin aux opérations de combat de leurs troupes – tout en prévenant leurs alliés de l’Otan relativement assez tôt – pour mener désormais des missions de formations au profit de l’armée nationale afghane.




ENCORE 2 ANS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Sad Sad




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Le président Sarkozy annonce le retrait d'afghanistan des forces combattantes avant la fin-2013 :: Commentaires

Message le Ven 27 Jan 2012 - 19:29  Charbonnier

Les militaires : marre de l’Afghanistan !






Notre position, là bas, est intenable. Nous avons l’impression d’être des pantins d’une stratégie indécodable et hautement meurtrière. Nous ne pouvons plus, ni ne voulons, en dépit de la haute discipline qui nous qualifie, nous exposer à ces tirs aux pigeons par des forces afghanes à la fiabilité infectée par un talibanisme avéré.

Tribune libre

Les forces, sélectionnées, dont nous avons la charge de l’instruction sont réputées être les plus fiables et les plus fidèles. On peut imaginer ce qu’est le reste de ces forces….

Fiables comment ? Fidèles à qui ? Nous venons d’en avoir la démonstration. Ce qui s’est passé devrait nous faire immédiatement changer d’attitude tactique et reconsidérer notre attitude politique. Poursuivre dans cette voie serait nous considérer comme du matériel humain consommable. Le zéro mort, l’esquive et le repli ne sont pas des valeurs que respectent les talibans et encore moins des attitudes compréhensibles par nous autres soldats.

La tactique du repli rapide ne fait qu’enhardir l’ennemi et nous décrédibiliser. A ce compte là nous serions plus utiles ailleurs et surtout pas les cibles de pseudos- frères d’armes pour lesquels nous n’avons - en vérité - guère de sympathie pour employer un mot politiquement correct. En poursuivant dans cette voie de la non initiative, nous perdons tout avantage sur le terrain, barricadés derrière des considérations que certains commencent à taxer d’électoralisme et que les talibans perçoivent comme un refus de combattre.

L’Afghanistan ? Chuuuut, pas de vagues jusqu’aux élections

L’Afghanistan ne devait plus être un sujet, motus et bouche cousue jusqu’au présidentielles, et voilà que le sujet explose par l’assassinat de quatre de nos camarades par des militaires afghans dont nous commençons non plus à nous méfier – la méfiance était déjà chevillée – mais à désirer nous défaire. Chaque regard de ces hommes est un regard de suspicion et de haine. Il nous est difficile d’opérer dans ces conditions.

Il est impératif que rapidement, les bonnes décisions soient prises avant une autre catastrophe. Nous avons perdu toute confiance en ces forces afghanes : qu’on en tire très vite les enseignements avant qu’une "mauvaise ambiance" ne s’installe...

Le président Sarkozy, saluons sa décision, vient de suspendre les opérations dont celle de l’instruction des cadres de l’armée afghanes. C’est un premier pas, gageons que le second sera exemplaire de lucidité !

La question lancinante est : pourquoi mourir en Afghanistan ? Alors que nous savons tous et avec certitude, que les talibans, soutenus par le Pakistan, ne feront qu’une bouchée de Karzaï et de sa clique de pantins une fois l’ISAF retirée. Question de temps, ce temps que nous n’avons pas, et qui inexorablement nous pousse vers la sortie, ouvrant la voie à ceux prennent aujourd’hui la vie de nos soldats. L’unité de laquelle est issu l’assassin de nos camarades aurait du être immédiatement dissoute et désarmée, assignée à résidence et quadrillée de spécialistes de l’antiterrorisme. Quelles réactions de Kaboul – notre allié ? Rien.

En attendant, nous assumons notre mission avec honneur et discipline.

Adjudant D. - Adjudant M. & Capitaine G.

Source Amée.com

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