LES CAMPS PARACHUTISTES

Algérie 18 mai 1956

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24032012

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Algérie 18 mai 1956




Avec 400.000 rappelés, et "maintenus" envoyés en Algérie pour la pacification, c'est pratiquement toutes les familles françaises qui sont concernées .

Et quand le 18 mai 1956 une section de jeunes soldats commandée par le sous-lieutenant ARTUR tombe dans un guet-apens tendu par le commando d'Ali Khodja à Palestro
en grande Kabilie, la France est touchée.
Il ne reste sur la route qu'un seul survivant et 17 corps mutilés.

L'émotion est à son comble quand on apprend que le FLN s'est procuré les armes de l'embuscade par une trahison :
Un jeune aspirant communiste ( MAILLOT ) a déserté le 04 avril précédent avec un camion chargé de pistolets mitrailleurs .

Il sera tué 2 mois plus tard dans l'Ouarsenis par les troupes du BACHAGA BOUALEM, un chef traditionnel qui, lui, a mis toute sa famille et la population de ses DOUARS
au service de l'Algérie Française.

en examinant le corps de l'aspirant MAILLOT on s’apercevra qu'il s'était teint les sourcils et les cheveux en noir pour ressembler à un algérien

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LOUSTIC

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Algérie 18 mai 1956 :: Commentaires

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Message le Sam 24 Mar 2012 - 7:04 par EAGLE

Les gorges de Palestro.


les gorges de PALESTRO , la corniche

Avril 1956. Sur ordre du gouvernement, les premiers militaires du contingent débarquent sur le sol algérien. Ils sont appelés, ou rappelés : c’est-à-dire qu’ayant effectué déjà leur service militaire, ils reviennent sous les drapeaux pour une durée de six mois, ou plus selon leur demande.

C’est ainsi le cas de l’aspirant Hervé Artur. Natif de Casablanca, âgé de trente ans, préparant son agrégation de philosophie, il effectue une nouvelle période et intègre le 9ème régiment d’infanterie coloniale. Il a sous ses ordres les fantassins de la 2ème section : les sergents Bigot et Chorliet, les caporaux-chefs Galleux et Aurousseau, les caporaux Poitreau et Hecquet et les soldats Desruet, Dufour, Caron, Dobeuf, Gougeon, Carpentier, Serreau, François, Villemaux, Chicandre, Nicolas, Daigneaux, David-Nillet et Dumas.

Le 9ème RIC est implanté non loin de la ville de Palestro, aujourd’hui appelée Lakhdaria, en Kabylie. Au matin du 18 mai 1956, Artur reçoit l’ordre d’une mission de reconnaissance dans des villages se trouvant non loin de l’Oued Djerrah. Une mission tout à fait ordinaire, menée par un officier qui croit en l’œuvre de pacification de l’Armée française en Algérie, comme le demande le secrétaire d’Etat aux Forces armées, chargé des Affaires algériennes, Max Lejeune. C’est d’ailleurs bien dans cet esprit que sont menées toutes les sorties de la section depuis plusieurs semaines.

Après plusieurs heures de marche, la section s’arrête dans un village où elle est reçue avec respect. C’est l’heure du casse-croûte, et les militaires commencent les palabres avec le chef du douar. Vers 11h, la section reprend sa marche. La piste se transforme en un sentier et commence la montée dans le djebel. Soudain, parfaitement placés, des fellaghas se mettent à tirer sur les soldats français. C’est une tuerie. Les hommes d’Artur ne peuvent se replier, pris sous un feu croisé. Aux ordres du lieutenant Khodja, ancien sergent de l’Armée française, déserteur, les militaires de l’Armée de libération nationale abattent les Français un par un. Le combat ne dure pas plus de vingt minutes. Seuls cinq marsouins survivent : Caron, Chorliet et Aurousseau sont blessés et intransportables ; ils sont confiés à des villageois. Dumas et David-Nillet sont faits prisonniers. Leurs geôliers leur laissent le temps d’écrire des lettres à leurs familles en indiquant qu’ils sont bien traités.

Macabre découverte.

Au lendemain, sans nouvelles de la section, le régiment donne l’alerte. Les parachutistes du 13ème dragons sont envoyés sur place. Ils trouvent le village abandonné. Ils trouvent également les hommes de la section Artur. Les villageois les ont exposés sur des rochers. Les marsouins sont atrocement mutilés : les yeux sont crevés, les testicules sont coupées, les entrailles retirées et remplacées par des cailloux, les pieds sont striés de coups de couteau. La chasse est lancée dans le djebel environnant et se solde par la mort d’une cinquantaine d’Algériens.

L’embuscade fait la une des journaux, à commencer par le magazine Paris Match et d'historia. L’article fait sensation en métropole : en Algérie, c’est bien la guerre, enfin
si on peut appeler ça comme cela.........

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