LES CAMPS PARACHUTISTES

bataille ou pas bataille aux Glières le 26 mars 1944

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26032012

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bataille ou pas bataille aux Glières le 26 mars 1944





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guépard

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bataille ou pas bataille aux Glières le 26 mars 1944 :: Commentaires

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Message le Lun 26 Mar 2012 - 14:15 par la Géline

Au coeur de la polémique se trouve la thèse de Claude Barbier, soutenue en novembre 2011 à La Sorbonne devant un jury de spécialistes de la période, Olivier Wieviorka, Jean-Pierre Azéma, Pascal Ory, Gilles Vergnon et Jean-Marc Berlière. Ce docteur en histoire de 47 ans, qui a eu accès à des archives jusque-là inexploitées, écorne sérieusement la version officielle des événements. "Il n'y a pas eu de bataille à Glières", assène-t-il. "Ce qui est appelé la bataille des Glières le 26 mars 1944, ce sont 2 maquisards tués et un autre blessé lors d'une reconnaissance offensive d'un détachement allemand de 30 à 50 hommes", ajoute-t-il.

L'accrochage n'a d'ailleurs pas lieu sur le plateau lui-même, mais à côté. Et quand les Allemands montent sur le plateau, le lendemain, les maquisards ont fui. Le mythe de la bataille serait né, sur fond de guerre psychologique entre Vichy et la France libre, de deux télégrammes envoyés par un agent des services secrets français "dont le contenu était totalement imaginaire". Repris sur les ondes de Radio Londres, cela donne une bataille de 14 jours durant laquelle 500 Français résistent à 12 000 Allemands. Un "bilan extravagant" qui s'est imposé "parce que Glières offrait une vision valorisante des Français pendant la guerre", dans la droite ligne du "mythe gaulliste d'une France en résistance", estime Claude Barbier.
"Le vocabulaire de Vichy"

Des mots qui ne plaisent pas aux dirigeants de l'Association des Glières, chargée de faire vivre l'héritage du maquis, qui chahutent régulièrement le chercheur au cours de ses conférences. À Annecy, début mars, l'ancien sénateur Jacques Golliet a ainsi dénoncé un travail à l'interprétation "un petit peu biaisée", évoquant "l'état d'esprit" des archives de Vichy dont "il est difficile de se remettre". Le général Jean-René Bachelet, président de l'association, critique, lui, "une démarche de notaire pointilleux et chagrin". "Ergoter autour du mot bataille est assez dérisoire au regard des enjeux", dit-il, accusant Claude Barbier de reprendre le "vocabulaire de Vichy" qui parlait de "légende".

Balayant ces polémiques, Jean-Marc Berlière, professeur émérite à l'université de Bourgogne, prédit au contraire "un extraordinaire tournant historiographique" sur la période. "Pendant 60 ans, on a vécu sur des équations fausses. Grâce à l'ouverture des archives et à une nouvelle génération d'historiens qui ne s'autocensurent plus, on va fortement nuancer et corriger ce qui a été écrit" sur l'Occupation, promet-il. "Petit à petit, un certain nombre d'évènements vont apparaître pour ce qu'ils sont : des mythes, des légendes", assure-t-il.


"source le point"

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Message le Lun 26 Mar 2012 - 14:21 par bergham

La bataille a été commémorée sur place, le dimanche 25 mars 2012, pour la 68e fois.

Événement marquant de la Résistance, la « bataille » du plateau des Glières sera commémorée pour la 68e fois dimanche 25 mars. À l’issue de cet épisode, 129 maquisards trouvèrent la mort après avoir été pris dans un piège tendu par 5 000 soldats allemands et miliciens. Cette année 2012, la notoriété du site, à laquelle Nicolas Sarkozy avait donné un retentissement en le visitant le 4 mai 2007, avant le second tour de l’élection présidentielle, pourrait pâtir d’une polémique sur l’importance des faits historiques en question. Celle-ci oppose un historien local auteur d’une thèse sur le sujet, Claude Barbier, et les associations d’anciens résistants savoyards.

Âgé de 47 ans, consultant en entreprise passionné d’histoire, Claude Barbier a passé sa thèse en novembre 2011 à la Sorbonne, avec les félicitations d’un jury de spécialistes reconnus (Jean-Pierre Azéma, Jean-Marc Berlière, Olivier Wieviorka). Ce travail d’un millier de pages n’a pas encore été publié, mais son auteur en a exposé les grandes lignes lors d’une conférence le 12 mars à Annecy, intitulée « Glières : de la réalité au mythe ». « Il n’y a pas eu de bataille à Glières », soutient en substance l’auteur.

« Ce qui est appelé la bataille des Glières, le 26 mars 1944, ce sont deux maquisards tués et un autre blessé lors d’une reconnaissance offensive d’un détachement allemand de 30 à 50 hommes », soutient Claude Barbier qui affirme que « le mythe de la bataille est né, sur fond de guerre psychologique entre Vichy et la France libre, de deux télégrammes envoyés par un agent des services secrets français dont le contenu était totalement imaginaire ». Sur Radio Londres, cela a donné, précise-t-il, « une bataille de quatorze jours, durant laquelle 500 Français résistent à 12 000 Allemands ».
Construction d’une « légende »

Parlant de construction d’une « légende », Claude Barbier explique que ce « bilan extravagant » s’est imposé « parce que Glières offrait une vision valorisante des Français pendant la guerre ». Enfin, selon lui, les maquisards avaient gagné le plateau moins pour recevoir des armes parachutées par les Alliés, comme le veut le récit de la bataille, que pour « s’y cacher » afin de ne pas accomplir le service du travail obligatoire (STO).

Cette présentation a été très mal accueillie par les associations savoyardes d’anciens résistants et leurs amis. Dans un communiqué commun daté du 5 mars, celles-ci reconnaissent bien que « Londres a magnifié les combats dans le cadre de la guerre psychologique », mais soulignent qu’il convient de ne pas « omettre que ces combats sont précédés de deux mois d’affrontements avec les forces de répression de Vichy, suivis d’une traque sanglante », au cours de laquelle la majorité des victimes sera enregistrée.

De son côté, le général Jean-René Bachelet, ancien commandant du 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, dont les officiers encadraient le maquis, remarque que « se soustraire au STO pouvait être une preuve de courage » et que « Vichy qualifiait aussi les Glières de légende ».

Joint par La Croix, Claude Barbier se défend de « tout négationnisme ». Il précise qu’il se base sur « une consultation critique des archives » et que « les choses sont plus nuancées ». Il y a bien eu selon lui « un siège » avant l’accrochage et « une répression féroce ensuite ». Pour sa part, le général Bachelet, qui préside aussi l’Association des Glières pour la mémoire de la Résistance, estime que « cette question de vocabulaire dérisoire n’entache pas l’esprit de la Résistance et ses valeurs ».

ANTOINE FOUCHET

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