LES CAMPS PARACHUTISTES

Célébration de la Cène (Liturgie du Jeudi Saint)

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Célébration de la Cène (Liturgie du Jeudi Saint)

Message par Invité le Jeu 5 Avr 2012 - 16:59

Jeudi 5 avril 2012, 19:00
Célébration de la Cène (Liturgie du Jeudi Saint)

Jésus a témoigné de son message en donnant sa vie.
À cause de son message libérateur et parce qu’il avait trouvé des compagnons, il a été mis à mort sur la croix par ceux qui dominent les autres en leur inspirant la peur.
Mais la mort n’a pu s’en rendre vainqueur :
Jésus vit pour toujours dans la gloire de Dieu.

C’est ce que nous célébrons comme un condensé de notre foi dans le triduum pascal : Jeudi Saint, Vendredi Saint, Pâques.


TEXTES DE DEMONSTRATIONS DE FOI , D'HUMILITE , D'AMOUR ,ET DE PARDON ////// CI DESSOUS ///MB


Jeudi 5 avril 2012 - JEUDI SAINT - Année B
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jean 13, 1-15)

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, ... mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ’Maître’ et ’Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.

Pour aider notre prière

Le Christ serviteur s’incline devant ses frères, ces hommes qui vont le trahir. Dieu se met à genou devant l’homme à l’heure où l’homme abandonne Dieu. Il choisit librement la place d’en bas, celle du serviteur, et d’en bas, continue de prendre soin des siens. Il leur lave les pieds, comme on aime à laver le corps de celui ou de celle que l’on aime.
Il se tient en place de serviteur avant de prendre la place du premier né sacrifié, comme le furent les premiers né d’Egypte à l’heure de l’Exode, mais aussi les premiers nés de son peuple, quand Hérode le poursuivait. Lui le fils ainé, le fils unique, va bientôt prendre la place de l’agneau immolé de la Pâque afin que plus jamais il n’y ait besoin d’un agneau pour célébrer le pardon de Dieu.
Il n’y a pas d’agneau ni de bélier pour suppléer au Fils qui donne sa vie. Abraham, du fond de la mort où il attend son Dieu, tremble de voir le Père retenir son souffle et laisser le Fils, jusqu’au bout, s’offrir.
Car le pain qu’il offre en partage et le vin versé qu’il nous demande de boire, c’est sa vie offerte qu’il nous supplie d’accueillir. Et l’accueillir, c’est simplement en faire autant : offrir nos vies, notre temps, notre joie ; ouvrir nos maisons, nos banquets, nos bras ; en un mot, aimer la vie et aimer les hommes, aimer cette terre, ce monde et ce temps, et y œuvrer pour que l’amour du Christ s’y incarne, à chaque génération.

Dieu se met à genou devant l’homme à l’heure où l’homme abandonne Dieu, afin que plus jamais l’homme ne puisse désespérer de l’amour de Dieu, qui lui, n’abandonne pas l’homme. Jamais.

« Comprenez-vous ce que je viens de faire ? »
« C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

Commentaire proposé par une soeur de la communauté dominicaine de Dourdan.




Vendredi 6 avril 2012 - VENDREDI SAINT - Année B
Evangile de Passion du Christ : Jean 18 ; 1-19, 42

Pour aider notre prière

« JE SUIS VENU DANS LE MONDE POUR CECI : RENDRE TEMIOGNAGE A LA VERITE. »

Pilate lui dit : Qu’est –ce que la Vérité ?

Regardons de prés quatre personnage de cet évangile et la relation de chacun à la VERITE.

JUDA : L’un de douze connaissait bien Jésus et connaissait l’endroit ou Jésus se retirait avec les disciples y compris Juda pour se ressourcer. C’est là qu’il conduit des soldats et des gardes pour arrêter Jésus. Juda par sa trahison de Jésus trahit la vérité. La vérité de l’amour de Jésus pour lui.

PIERRE : Encore l’un des tout premiers disciples de Jésus avec qui il a vécu tout son ministère, partager sa vie, lâche Jésus par la peur, la crainte. Trois fois il a renié Jésus.
Tout en suivant Jésus sur le chemin de sa condamnation et de sa passion a eu peur pour sa vie à lui.

PILATE : Lui a privilégié un dialogue intime avec Jésus pour mieux le connaitre et si possible le sauver de la mort en libéreront mais, il cède à la pression de la foule « il redouble de crainte » Il condamne la Vérité. Jésus qui est le chemin, la Vie et la Vérité est mis à mort.
Jésus tient bon dans la Vérité. Il est la Vérité. Il rend témoignage à la Vérité.

Invitation à la prière (Chant de la passion « Mystère du calvaire) _ Tu sais combien les hommes ignorent ce qu’ils font.
Tu n’as jugé personne, tu donnes ton pardon :
Partout des pauvres pleurent, partout on fait souffrir ;
Pitié pour ceux qui meurent et ceux qui font mourir.


Commentaire proposé par une soeur de la communauté des soeurs de Saint-Louis, Etampes


Dimanche 9 avril 2012 - DIMANCHE DE PAQUES - Année B
Evangile selon saint Jean (Jn 20, 1-9)

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Ecriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Pour aider notre prière

Le premier jour de la semaine ! Il s’agit d’un commencement, d’une nouvelle vie.

De grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Ce n’est pas la pleine nuit, on voit poindre les premières lueurs du jour, la lumière va écarter les ténèbres et le doute.

Marie-Madeleine découvre le tombeau ouvert : la grosse pierre ronde qui le fermait a été roulée sur le côté. Sans même entrer, elle imagine que le corps du Seigneur a été enlevé et elle court en avertir Simon-Pierre et l’autre disciple. Bouleversés, ceux-ci courent à leur tour. L’un après l’autre ils entrent dans le tombeau et voient le linceul et le linge qui recouvrait la tête. Mais le corps du Seigneur n’est plus là !

Alors, c’est l’illumination pour l’autre disciple : il vit et il crut.

Si on peut penser que cet autre disciple est l’apôtre Jean, c’est lui qui était tout près de Jésus pendant le dernier repas ; c’est lui qui était au pied de la croix avec Marie ; c’est lui aussi qui, voyant Jésus marcher sur les eaux, s’écrie : « c’est le Seigneur ! » et là, il court et arrive le premier. Ce disciple que Jésus aimait a été très proche de son maître et sa confiance en Jésus, son intimité avec le Seigneur lui « ouvre les yeux » et le fait accéder à la foi.
Le tombeau vide, le linceul resté là, le linge bien roulé à sa place ne sont que des indices ; il n’y a pas de preuves de la Résurrection, seulement des certitudes, fruit d’une relation vivante avec Jésus ressuscité dont témoignent pour nous les Apôtres dans l’Evangile.

La liturgie de Pâques peut nous amener à faire l’expérience des disciples au tombeau – voir et croire - : essayons de la préparer par plus d’intimité avec le Seigneur dans la prière.

Commentaire proposé par des Sœurs de Notre Dame à Brunoy


Dimanche 15 avril 2012 - 2ème dimanche de Pâques - Année B
Évangile selon saint Jean (Jn 20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.
Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

Pour aider notre prière

« Jésus vint et il était là au milieu d’eux. » Rien de spectaculaire. Il n’a pas joué les passe-muraille. Simplement, il est là — dans ce lieu verrouillé par la peur — et il répand la paix… Savons-nous le reconnaître quand nos peurs nous verrouillent ? Attendons-nous de lui la Paix ? Nous qui pourtant le savons Vivant ?

Et c’est bien Lui — il porte les marques de ce qu’il a vécu de si terrifiant, de totalement incompréhensible. C’est avec cela qu’il est Vivant.
Il n’a rien renié, rien effacé.
Alors la joie peut éclater…
Mais il n’est pas venu seulement les rassurer, les réconforter. Il est là pour leur confier, comme jamais il ne l’avait fait aussi complètement, la poursuite de cette œuvre du Père qu’il avait commencée avec eux.
Oui, il les avait envoyés en mission, oui, ils avaient expérimenté la joie de voir Satan défait (Luc 10, 17-18 et 11), ils avaient aussi expérimenté leur impuissance à guérir un possédé (Matthieu 17, 21). Jésus les envoie pour être ses continuateurs, mais pas avec leurs propres forces : il répand sur eux le souffle de son Esprit. Et dans la force de cet Esprit, il leur transmet le pouvoir exorbitant de remettre les péchés, ce pouvoir qui est l’apanage de Dieu et qui chez lui va de pair avec les guérisons physiques (Matthieu 9, 6), ce pouvoir, voilà qu’il le transmet à ceux qu’il a institués pour qu’ils le continuent. Peut-être aussi est-ce un signe de la place incroyable que Dieu a préparée pour l’homme de toute éternité.

Ainsi, à la fin du verset 23, on peut croire que tout est dit de la mission des apôtres.

Mais l’absence de Thomas, son incrédulité (peut-être sa frustration de ne pas avoir été présent) vont nous mener encore plus loin. Thomas “en rajoute”. Les autres ont expérimenté la présence du Seigneur ? Lui exige de le toucher pour croire. On peut penser qu’il est “gonflé”… Pourtant Jésus ne le lui reprochera pas. Il répondra à cette demande exorbitante comme il avait répondu naguère à Jacques et Jean qui se targuaient de pouvoir boire la coupe qu’il allait boire (Matthieu 20, 22-23).

Nos demandes sérieuses, le Seigneur les prend toujours au sérieux, même si comme c’est si souvent le cas, elles sont mal posées, mal placées. Simplement, il les réajuste…
Thomas a besoin de “preuves” ? Il se présente à lui et lui offre de le toucher. Mais Thomas n’en a plus besoin. Cette expérience que les autres avaient faite huit jours plus tôt, il la fait à son tour. Sa revendication tombe et, comme Jésus l’y invite, il devient croyant. Il devient même d’une certaine manière le croyant par excellence, car son cri « Mon Seigneur et mon Dieu » va infiniment plus loin que toutes les affirmations antérieures qui donnaient à Jésus le titre de “fils de Dieu”, car ce titre comme l’attestent de nombreux écrits juifs est généralement utilisé de façon figurée. La rencontre que Thomas fait lui révèle soudain l’incroyable : Jésus EST Dieu.
Après la profession de foi de Thomas, Jésus indique l’essence même de la mission qu’il avait confiée aux disciples : ils sont là pour susciter la foi. Jésus l’avait dit naguère : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en Celui qu’il a envoyé » (Jean 6, 29). Parce que c’est la foi qui ouvre le cœur à cette vie que Jésus est venu transmettre — la vie même de Dieu —. C’est pourquoi ceux qui croient sans avoir vu, sur la parole des témoins, sont bienheureux.


Commentaire proposé par les Carmélites de Frileuse.


avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum