LES CAMPS PARACHUTISTES

Le bilan de la première journée.

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06042012

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Le bilan de la première journée.




Le bilan de la première journée.




A l'issue de la première journée, le bilan est plutôt bon. Les cinq plages sont toutes sécurisées, les troupes ont bien progressées à l'intérieur des terres, Bayeux est presque aux mains des Alliés, en revanche Caen et l'aérodrome de Carpiquet qui selon les prévisions devaient tomber le 6 juin sont toujours tenus par les Allemands. Les batteries de Crisbecq continuent toujours de tirer sur la flotte et à la Pointe du Hoc les Rangers subissent toujours des contre-attaques. En outres les Alliés ne disposent pas encore de ports en eaux profondes ce qui est vital pour décharger les ravitaillements en véhicules, carburants et munitions necessaires pour la suite des opérations terrestres . L'ingéniosité du plan d'Eisenhower qui avait pensé à tout, comportait la clé à se problème, deux ports artificiels flottants les Mulberry A et B en pièces détachées étaient en cours d'acheminement vers deux endroits prévus. Un en secteur américain à Omaha Beach et l'autre devant Arromanches pour les Anglo-canadiens. Ils seront opérationnels rapidement en attendant la prise de Cherbourg. Il ne faut pas oublier les actions menées par la Résistance française qui ont permis de géner les transmissions allemandes et l'arrivée des renforts venant de l'intérieur de la région. et parfois même de toute la France, grâce à ses ramifications complexes et bien structurées. Les renseignements qu'elle à transmi à Londres ont considérablement aidés les Alliés dans le déroulement du débarquement, notament en ce qui concerne le mur de l' Atlantique et les unités stationnées en Normandie. Le plus bel hommage viendra d'Eisenhower lui-même qui déclara après la guerre que leurs actions ont permis aux Alliés d'économiser l'emploi de cinq divisions.

Du côté allemand beaucoup de généraux pensent que ce n'est pas le vrai débarquement et que celui-ci se produirait dans le Pas-de-Calais, aucune raison pour que Rommel n'envoit en Normandie la redoutable 15e Armée stationnée dans le Nord. Pourtant les plus optimistes se rendront vite compte qu'aux fil des jours que les Alliés n'avaient pas l'intention de de débarquer dans le secteur le mieux défendu du Mur de l'Atlantique. Au Berghof Adolf Hitler fut mis au courant du débarquement plusieures heures après son réveil tardif. Il s'était levé de fort mauvaise humeur et personne n'eut le courage de le lui annoncer. Lorsqu'il l'appri ses officiers ont assisté à une de ses colères soudaine dont il était coutumié, pendant plusieures minutes il hurla et gisticula en répétant sans arrêt que le débarquement véritable aurait lieu dans le Pas-de-Calais. Et tous ont préféré se ranger de son côté. Toute la journée du 6 juin, une certaine pagaille à régnée dans les QG et PC allemands de Normandie. Le fait que la Résistance avait sabotée beaucoup de lignes téléphoniques, les officiers n'avaient aucune idée à ce à quoi ils avaient à faire les renseignements qui leurs parvenaient étaient incomplets et imprécis. Vers 19h, lorsqu'il arriva dans son QG de la Roche-Guyon dans le Val d'Oise, Rommel consultant une grande carte murale du secteur normand fut très surpris par le déploiement des forces ennemies et le pauvre général Hans Speidel qui assurait l'intérim en son abscence était incapable de dresser un bilan exaxt de la situation, tant les rapports étaient incomplets.

Pour Eisenhower, toute la journée dans son QG de Southwicke House, il avait consulté les bulletins de rensignements qui lui parvenait du front de Normandie et grâce à un grand tableau où des petits drapeaux représentant les unités alliés étaient épinglés il avait une vision plus précise de l'avancée de l'invasion. Les Alliés avaient débarqué 135 000 hommes, 900 chars et 1400 tonnes d'approvisionement et les pertes s'élévaient à près de 9 500 morts, blessés ou disprus. Les parachutistes a pied d'oeuvre depuis les premiers heures ont remplis les objectifs assignés et ils faisaient toujours face aux contre-attaques allemandes dans certains secteurs. Ceux de la 101th division ont établis la jonction au débouché d'une des chaussées venant d'Utah, avec les éléments de pointe de la 4th division d'infanterie américaine vers 13h. Sainte-Mère-Eglise est toujours tenue par la 82th division et les paras vont encore défendre la ville pendant encore près de deux jours avant de voir arriver les troupes venant des plages. L'hospice de la ville à été transformée en infirmerie où les blessés des deux camps sont soignés. Dans des champs environants des planeurs ont acheminés des antennes médicales qui sont rapidement dressées, où s'arrêteront beaucoup de fantassins blessés durant le trajet depuis les plages. Les britanniques de la 6th division aéroportée ont fait leur jonction avec la 1st Spéciale Service Brigade de lord Lovat à Bénouville vers midi, pour ensuite partir pour Amfreville. La Bataille de Normandie vient de commencer et ne s'achèvera que 7 semaines plus tard, avec la fermeture de la Poche de Falaise le 25 août. Durant ces deux mois les Allemands vont perdre 230.000 hommes et 2200 chars.

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