LES CAMPS PARACHUTISTES

Le départ des parachutistes

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07042012

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Le départ des parachutistes




Le départ des parachutistes





Initialement prévu pour le 5 juin, le débarquement allié est reporté de 24h par le général Eisenhower, à cause des mauvaises conditions météorologiques au-dessus de la Manche. Le général en chef s'était appuyé sur les rapports météos de la RAF qui avaient motivé son choix. Cependant "Ike" s'était résolu à contre coeur de repousser l'assaut, il savait qu'un tel ajournement pouvait avoir un effet préjudiciable sur le moral des troupes , notament celles qui devaient débarquer par mer, mais lancer un assaut par mauvais temps aurait certainement était pire encore.

Sur les aérodromes du Sud-Est de l'Angleterre, les troupes aéroportées venaient donc d'apprendre que l'attaque avait été retardée. Toute la journée du 5 juin avait donc été mise à profit pour régler les derniers détails. Ike s'était déplacé personnellement sur l'aérodrome de Greenham Common où était stationné le 502th Parachute Infantry Regiment de la 101st Airborne Division, cette visite n'était pas officielle, il voulait juste constater le moral des parachutistes. Anxieu quant au sort des ces troupes, il savait par expérience que la plupart de ces hommes allaient devoir combattre en terrain inconnu, derrière les lignes ennemies pendant plusieurs jours. Il put constater que le moral était bon.

En fin d'après-midi, les parachutistes rassemblés par sticks ( groupe de 17 paras par avions ), terminaient de s'équiper près des avions qui devaient les transporter. L'équipement était considérable, pour les Américains, outre les deux parachutes ventraux et dorsaux, certains portaient divers matériels, et d'autres devaient sauter avec la mitrailleuse de 30mm. Pour les Britanniques l'emport de l'armement avait été résolu par le " Legs-bag" un sac renforcé attaché à une jambe du parachutiste que celui-ci devait détacher avant de toucher le sol. Les unités américaines emportaient également un parachute ventral, mais qui ne serait d'aucune utilité, en raison la faible hauteur de larguage, la descente devait durer une quarantaine de secondes, et en cas de défaillance du dorsal, le parachutiste n'aurait pas le temps se s'en débarasser pour ouvrir le ventral. Les troupes britanniques eux n'emportaient que le dorsal.

Les hommes surchargés comme des mulets devaient s'aider mutuellement pour pouvoir grimper dans les avions, chaque mouvement demandaient un effort considérable et certains vétérans rappellèrent qu'ils devaient peser plus d'une centaine de kilos à l'embarquement. Une fois à l'intérieur ils devaient prendre place sur les banquettes étroites et inconfortables des C-47. La plupart des parachutistes britanniques sautaient à partir de bombardiers Albertmarle, Wellington Halifax ..., transformés en transporteurs. Ils devaient quitter l'avion par un trou situé sur le plancher, cependant cette technique rallongeait considérablement la durée du saut, contrairement au C-47 qui possédait une porte latérale. Quelques unités britanniques, notament les troupes du 9th Parachute Battalion du lieutenant-colonel Otway sauteraient à partir de C-47 américains.

Alors que le gros des troupes embarquaient, les équipes d'éclaireurs (pathinders) étaient déjà à pied d'oeuvre sur le terrain. Ces hommes étaient au nombre de 260 et se composaient de volontaires surentrainés qui avait pour mission le balisage des zones de sauts. A la faveur de la nuit ils devaient retrouver les bons endroits pour disposer les balises portatives " Euréka " qui guideraient les avions dans la bonne direction. Ces groupes travaillaient contre la montre pour effectuer leur besogne, avec pour consigne stricte d'éviter tout accrochage avec les Allemands. Si certaines zones furent balisées correctement, d'autres en revanche ne reçurent aucun signal, certaines balises furent endommagées à l'atterrissage , ou les hommes parachutés trop loin de leur objectif ne purent rejoindre à temps la bonne zone, et d'autres se noyèrent dans les marais.



5 juin 1944, sur l'aérofrome de Greeham Common, le général en chef Eisenhower est venu rendre visite aux "Aigles hurlants" du 502th Parachute Infantry Regiment de la 101st Airborne Division. Au cours de cette visite non-officielle, Eisenhower pu constater que le moral des parachutistes était bon, abandonnant tout protocoles l'ambiance fut chaleureuse et le général plaisanta même avec certains soldats. Neanmoins il leur rappella l'importance de leur mission. L'homme en face du général est le capitaine Wallas Strobel de la compagnie E / 2nd battalion, il porte autour du cou le numéro de l'appareil auquel son stick est assigné. Ils seront largués dans le secteur de Saint-Martin-de Varreville par les appareils du 438th Transport Carrier Group. Les visages sont noirçis en prévision du saut de nuit.



Le Lance-Corporal Edward Delanney O'Sullivan de la 22nd Independant Parachute Company britannique le visage noirçi par le camouflage de guerre termine de s'équiper. Il sera tué dans la journée du 6 juin.



Un parachutiste américain lourdement chargé grimpe difficilement l'échelle du C-47 pour se hisser à bord. Pour ne pas perdre sa Thompson pendant le saut l'homme l'a coinçé grâce au bras de fixation de son parachute dorsal



Des parachutistes lourdement chargés de la 101st division, malgrè les visages noirçis certains regards trahissent une certaine inquiètude et beaucoup doivent se demander s'ils verront le jour se lever. L'un d'eux tient un Bazooka avec lequel il doit sauter.

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Le départ des parachutistes :: Commentaires

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Message le Sam 7 Avr 2012 - 18:55 par Invité

C'est sur que l'angoisse est de mise pour une telle opération, qui ne le serait pas dans un tel moment ??

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Message le Jeu 5 Juin 2014 - 13:16 par paratrooper GB

aujourd'hui 5 juin, pensons à ces paras du D-DAY .

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Message le Jeu 4 Juin 2015 - 23:29 par BOB 2

De l’Angleterre aux côtes Normandes, c'était un flot continu d'avions qui amenait les parachutistes vers leur destin. Des bateaux, nous ne voyions dans le ciel qu'une ligne blanche sans fin formée par les traits peints sur les ailes des aéronefs, nous entendions le vrombissement des Dakotas dont certains tractaient des planeurs.
Cette ligne blanche qui trouait le ciel, semblait nous indiquer le chemin, mais pour nous l'heure n'était pas encore venue, pour l'instant c'était la nuit des Paras.
Ils allaient payer un lourd tribut au jour le plus long de l'Histoire.

Nous ne savions pas, pas encore, que pour nous, ce serait l'enfer, notre lieu de débarquement était une plage Baptisée pour l'occasion Omaha, c'était du moins a peu près tout ce que nous savions ...............................

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Message le Sam 6 Juin 2015 - 9:18 par charly71

quel épopée, aujourd'hui jour anniversaire, souvenons nous en...
Je m'en souviens !

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