LES CAMPS PARACHUTISTES

Saint Michel 2012 - Homélie du Père Kalka

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15092012

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Saint Michel 2012 - Homélie du Père Kalka




Notre ami Arcim me communique ce magnifique sermon signé du Père Kalka lors de la messe du 8 Septembre où l'on célébrait l'Archange .... En prélude à d'autres d'ici le 29 septembre...


Je n’ai pas l’habitude de parler de moi dans une homélie. Aujourd’hui, je ferai une exception. Arrivé en France à l’âge de 27 ans, je ne parlais pas un mot français. J’ai donc appris cette belle langue et, par un concours de circonstances providentiel, je me suis rapidement intégré dans ce pays. Je suis, comme on dit, la première génération d’immigré, celle qui a souvent du mal à se reconnaître, à trouver sa place, à s’identifier. Celle qui dans la plupart des cas se révolte, tout en profitant du système. Non seulement je me suis intégré et assimilé, mais je me suis laissé séduire par le charme et la grandeur de la France. J’aime ce pays. Mon statut d’aumônier militaire m’a permis, à maintes reprises, de le dire et aussi, en toute humilité, de le prouver. C’est pour cela qu’aujourd’hui je prie le Seigneur de nous donner le courage, à nous tous et à chacun de nous, de prendre conscience de ce qui se passe en France. Je prie le Seigneur de nous donner la force de faire le nécessaire pour sauver la France. Je prie le Seigneur de nous donner la foi, car il n’y a que dans la foi que notre service et notre sacrifice pour la France prennent tout leur sens.

Nous nous rassemblons depuis longtemps sous le signe et la bannière de saint Michel. Le combattant par excellence, l’archange nous guide dans nos tourmentes et nos bagarres, pour que nous puissions efficacement combattre les puissances du mal. Et celles-ci, vous les savez bien, sont de plus en plus à l’œuvre aujourd’hui dans notre pays.

Des fous qui ne comprennent rien, des inconscients ou des ravis de la crèche, des naïfs et des candides qui poursuivent leur chemin de félicité imperturbables, des enfants de chœur : tous ceux-là ne sont pas méchants, mais ils ne nous aident en rien.

Mais les autres ? Des libres penseurs qui sont nuisibles par vocation, quelles que soient leur idéologie, origine ou appartenance. Les médias qui se croient toujours à la page du moment qu’ils poursuivent leur action d’intoxication. Et enfin tout le reste : cette masse informe, ou plutôt uniforme, sublime dans sa tiédeur et admirable dans sa bêtise, qui abandonne petit à petit tout ce qui donnait à la France sa noblesse : Dieu, la foi, l’Eglise, la famille, le travail, la justice, la vraie justice, celle qui s’ajuste à la volonté de Dieu.

Noyé dans la magouille internationale, ayant le fric, le taux d’intérêts et le rendement à tout prix pour dieux, l’amour remplacé par le profit, les convictions par le politiquement correct, les sentiments par des réseaux d’influence et l’espérance par un orgueil démesuré, sans foi ni Dieu, le monde se croit très fort, voire invincible.

Et même à notre petit niveau : petit confort, petits mensonges, petites jalousies, petite tranquillité, petites trahisons, petites magouilles et grosses conneries. Voilà nos armes, voilà notre bouclier : « on n’aura pas mis longtemps à quitter le chemin ». Mais le pire, le pire est que nous vivons aujourd’hui un véritable « déclin du courage ».

Je vais être vulgaire : tout fout le camp aujourd’hui. Et puisque la nature ne supporte pas le vide… On nous tiendra un discours comme dans l’Ancien Testament : « Puisque vous n’avez pas été fidèles, puisque vous avez adoré les idoles, puisque vous avez versé dans les abominations, puisque vous avez rejeté le bien pour cultiver le mal, je vais vous exterminer… » Ou peut-être un autre, moins violent, celui de l’Apocalypse : « Puisque vous n’êtes ni chauds ni froids mais tièdes, je vais vous vomir… »

Ouvrez les yeux, réveillez-vous, convertissez-vous ! Que l’archange Michel, dont le nom signifie « Qui est comme Dieu », vous montre le chemin et qu’il vous mène au combat contre l’intégrisme tapi à vos portes, contre l’exclusion et le mépris de l’autre, contre le fanatisme, contre toute sorte de puissance démoniaque. « Il y eut un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon. »

Dans son livre « Aimer l’Armée », le général Bentégeat cite la fameuse boutade de Victor Hugo : « Il y a des hommes qui sont nés pour servir leur pays, d’autres sont nés pour servir à table ». Vous, vous êtes nés pour servir la France. Restez donc fidèles à votre vocation.

Père Richard KALKA

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Saint Michel 2012 - Homélie du Père Kalka :: Commentaires

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Message le Sam 15 Sep 2012 - 21:22 par Invité

Je ne suis pas croyant, mais je suis chrétien de part mes origines ! et je trouve cette homélie des plus accessible à n'importe quel esprit de bonne foi, il crie une vérité qui nous déborde de partout, et a entendre les nouvelles qui nous arrivent de toute la terre par cet INTERNET qui nous dépasse très souvent part ses nouvelles fulgurantes et dramatiquement mise au jour comme des petits faits quelconques, tout à fait anodins ! moi j'y voie exactement ce que nous fait comprendre sans mâcher ses mots le Père KALKA!! si personne ne veut secouer le panier de crabes, s'en est fait pour un conflit qui sera d'une violence terrible , quand on voit les manoeuvres en mer de chine, et le brassement de ses immenses populations fanatisées, ils préparent leurs couteaux d'égorgeurs, craignez petits européens le choc brutal, qui va avoir lieu d'ici peu!

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Message le Sam 15 Sep 2012 - 22:29 par Invité

Malheureusement, la sur-information, "nécessaire" aux piteuses manipulations infantiles des journaleux et politicards, ne permet pas toujours de prendre connaissance des bonnes informations. Je veux dire de celles qui ont une résonance chez nous Paras.

La DEPECHE.FR avait publié le 25/01/2012 09:24 l'article suivant :

Castres. L'aumônier du "8" évoque ses 6 mois en Afghanistan

Outre que cet article permet d'un peu mieux connaître cet aumônier du 8 RPIMa, il apporte quelques informations dont personne, à ma connaissance, n'avait parlé ...


Le père Richard Kalka est l'aumonier militaire du 8e RPIMa. Il a séjourné durant plus de 6 mois en Afghanistan. Il évoque ce séjour. Le militaire restant très discret et l'homme de foi très pudique, livre quelques-uns de ses sentiments.

Le père Richard Kalka porte la soutane… mais plus souvent l'uniforme de l'armée française, flanqué d'un écusson orné d'une ancre de marine, celui du « 8 ». L'aumônier du régiment castrais a passé plus de six mois en Afghanistan. Rencontre et récit.

Où étiez-vous exactement ?

Warehouse, commandement organique de forces françaises en Afghanistan à Kaboul, était ma « résidence principale », le point de départ de ma « paroisse » opérationnelle.

Comment se déroule une semaine type ?

Une présence permanente auprès de la troupe. Un samedi sur deux, je suis au HQ ISAF, le haut commandement de la Coalition en Afghanistan. L'autre samedi, je me rends au Camp Phœnix, une emprise américaine, où se trouve le détachement français « Epidote ». Sa mission consiste à former des sections et des compagnies de la future armée afghane. Tous les vendredis, je sévis au « Rôle 3 » à KAIA, un véritable hôpital militaire armé par le service de santé français, avec une collaboration belge et tchèque. Le reste du temps, je circule entre Nijrab, qui abrite l'état-major de la Task Force Lafayette, la base aérienne de Kandahar où est stationné le détachement de la chasse française, Mazâr-é Sharîf et Wardak, les deux grandes écoles de police du pays, commandées par les gendarmes français. Dès que les moyens de transport le permettent, je vais dans les FOB, bases opérationnelles avancées, et les COP, postes de combat avancés. La Providence divine m'a laissé pratiquement un mois, pour faire un tour quasi complet de ma paroisse… avant de vivre le premier drame du mandat, le 24 avril !

Que reste-t-il en vous aujourd'hui de ce séjour ?

Une fatigue physique, morale, psychique… 20 morts et une centaine de blessés durant mon mandat. Chaque mort, c'était un coup de massue, moralement et physiquement. Depuis la mort jusqu'à l'avion, j'ai accompagné tous les cercueils. J'ai même pu être présent à la morgue de l'hôpital militaire français de Kaboul lors de la toilette mortuaire de Guillaume Nunez en juin. Je découvrais, avec le personnel médical concerné et les deux prévôts, la dépouille de Guillaume. Les prévôts prenaient des photos. Ils faisaient leur travail habituel et rituel d'enquêteurs. Pendant ce temps, les infirmiers enlevaient péniblement le treillis souillé… Je priais. Mais, je suis finalement ravi d'avoir effectué cette mission difficile.

Que vous inspirait là-bas ce conflit et que vous inspire t-il ici ?

Je suis en admiration devant tous les soldats français présents en Afghanistan. Ils font tous un travail grandiose. Quelles que soient les considérations politiques qui, forcément, les dépassent, quelle que soit la stratégie qui n'est pas toujours celle que la France aurait souhaité, quel que soit le contexte qui revêt parfois des couleurs de guêpier, ces hommes vivent une mission noble et exaltante. Tout d'abord, parce qu'ils sont des soldats, des vrais. Ensuite, parce que tous, comme un seul homme, déploient toute l'étendue de leurs compétences et ne font pas la moindre économie de leurs efforts.

Pourtant la situation reste inextricable ?

Face à toutes les menaces, l'armée française présente deux points faibles, à la fois traumatisants et anesthésiants : le problème des règles d'engagement et celui de l'adaptabilité au terrain. Le premier concerne toute armée au monde issue de culture judéo-chrétienne face à un terrorisme ou une insurrection se parant de boucliers humains (femmes et enfants). Dans le second cas, il s'agit de l'équipement de combat, extraordinaire par ailleurs), du soldat français ; son poids dans la plupart des cas dépasse celui du combattant ! Enfin, je pense qu'aucun pays au monde ne peut supporter une présence militaire étrangère qui se prolonge. L'Afghanistan, le « royaume de l'insolence », comme le qualifie Michaël Barry, n'a jamais admis sur son sol une présence étrangère d'occupation, même à court terme, tout en étant toujours aussi avide par ailleurs de subsides venant de l'extérieur.

4 ans au "8", et 40 de prêtrise

Richard Kalka est né voilà 60 ans en Pologne. Il exercera son sacerdoce de parachutiste-prêtre durant encore une année. Maisil devrait rester auprès du « 8 » encore un peu. Il est aumônier militaire depuis 26 ans, 6e RPIMa, 1er RCP, 3e RPIMa, et le 8e RPIMa et état -major de la brigade depuis quatre ans. Il est entré en prêtrise voilà 40 ans, après le séminaire suivi d'un doctorat de philosophie. « J'ai été coopté par des amis aumôniers militaires, explique-t-il. L'armée n'était pas un choix au départ; j'y suis entré par le hasard. Dans un premier temps, j'ai dit OK. Pour voir… Je suis passionné par ce qui est effort, dépassement de soi. »

Le chiffre : 20

Morts > français. Durant le mandat du père Kalka, entre fin mars et octobre, la France a eu à déplorer la perte de 20 militaires. La première est intervenue le 24 avril : Alexandre Rivière du 2e RIMa. Le second, le 1er juin, Guillaume Nunez, du 17e RGP…

« Une éventuelle prise d'otage pourrait également être considérée comme une menace et un mode de fonctionnement… mais, ça reste peu vraisemblable. »

Père Richard Kalka

Il avait pressenti le drame du 20 janvier

Au lendemain d'un nouveau drame humain en Afghanistan (les décès de 4 militaires français abattus par un taliban infiltré dans l'armé afghane), le témoignage du « padré » du 8e RPIMa prend un relief tout particulier. Voici en effet, comme un pressentiment, ce qu'écrivait en septembre le père Richard Kalka sur son carnet de route : « Une forme de menace, nouvelle et pernicieuse, a vu le jour ces derniers temps : l'infiltration. Des traducteurs-interprètes, pour la plupart d'entre eux, retournés par les talibans, qui distillaient de fausses informations dont les conséquences s'avéraient parfois tragiques pour les opérations en cours. Certaines autorités locales (chefs de village, chefs religieux) qui nous avaient toujours été favorables, décidaient soudain, sous la menace sans doute, de changer de camp et de jouer un double jeu. Nous avons constaté aussi un nombre important d'infiltrations au sein de l'armée et de la police afghanes. Cette forme de menace est à prendre aujourd'hui très au sérieux, puisque nous avons commencé la phase d'« afghanisation » de notre présence sur le terrain, qui consiste à mettre en avant l'armée afghane.

Et le père de préciser : « Deux exemples apporteraient la preuve, si besoin en était, de ce genre d'infiltrations : un attentat suicide le 13 juillet et l'encerclement d'une base le 7 septembre. Dans le premier cas, la compagnie afghane s'est retirée du terrain, de façon inattendue, inhabituelle et inexpliquée, 10 minutes avant l'explosion. Le 7 septembre, les insurgés talibans connaissaient parfaitement les positions de tous les éléments français. Ceux-ci n'ont été pris à partie, puis encerclés dans une base qu'après que la compagnie afghane avait quitté sa position. La volonté des insurgés d'épargner les forces afghanes ce jour-là était incontestable. »

Recueilli par S.B.

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