LES CAMPS PARACHUTISTES

adieux aux Armes de général Stéphane Abrial

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adieux aux Armes de général Stéphane Abrial

Message par bergham le Mer 17 Oct 2012 - 23:07

Vendredi 12 octobre 2012, le général Stéphane Abrial a fait ses adieux aux armes dans la cour d'honneur de l'École militaire. À l’occasion de cet événement, il a accepté de revenir sur sa carrière et les temps forts de ses quarante années passées au sein de l’armée de l’air. Rencontre avec cet aviateur qui n’a jamais eu peur « de sortir des sentiers battus ».

C’est toujours avec cette même élégance qui le caractérise que le général Abrial se retire de la vie militaire. «Quarante ans sous l’uniforme, cela vous marque», lance-t-il avec humour et un brin d’émotion. C’est avec un peu de nostalgie que l’officier va ranger définitivement sa casquette blanche d’aviateur. «La prochaine fois que je remettrai mon uniforme, ça sera pour le mariage de ma fille maintenant ! plaisante-t-il. Même si je quitte l’institution, je continuerai à en suivre les évolutions.»
Aujourd’hui, l’officier a décidé de poser ses valises, à Paris, avec sa famille, «mon fils a commencé la faculté à l’université du Panthéon, tandis que ma fille poursuit ses études aux États-Unis. Je conserve ainsi un lien transatlantique. Je suis content d’avoir retrouvé la France après une riche carrière à l’international». Pour cette cérémonie d’adieux aux armes, le général Abrial a convié ses amis militaires et civils, «tous ceux avec qui j’ai partagé des moments forts, aussi bien heureux que difficiles».
Désormais, le général se sent comblé et reconnaissant envers l’armée de l’air «pour tout ce qu’elle m’a permis de faire et de vivre. Ma carrière militaire aura été rythmée par l’international, l’opérationnel et le politico-militaire». Pas facile de revenir en quelques minutes sur ces années aussi riches qu’atypiques. Le leitmotiv de l’officier pendant quarante ans : «Il ne faut pas avoir peur de sortir des sentiers battus !»
Lorsque le général Abrial regarde par-dessus son épaule, il ne peut oublier ses débuts en tant que pilote de chasse et son expérience en Allemagne en 1981, lorsqu’il devient commandant d’escadrille sur Phantom à l’escadron 742 «Zapata» de la 74eescadre de chasse «Mölders» de la Luftwaffe. De retour en France en 1984, il devient commandant en second de l’escadron de chasse 1/2 «Cigognes» basé à Dijon, puis commandant de l’escadron 2/2 «Côte-d’Or» jusqu’en 1988. Des souvenirs encore très forts dans la mémoire du général, «ce fut pour moi une expérience formidable que de vivre les débuts du Mirage 2000 à Dijon», se remémore-t-il avec un soupçon de nostalgie. Fort de cette expérience, le général Abrial deviendra par la suite chef du détachement de transformation sur Mirage 2000 du premier escadron de l’armée de l’air hellénique, à Tanagra en Grèce. Après avoir commandé la 5eescadre de chasse d’Orange et l'avoir emmenée en opérations pendant la Guerre du Golfe, il s’envole en 1991 de l’autre côté de l’Atlantique au Air War College à Montgomery, aux États-Unis. À son retour, il occupera la fonction d’adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de l’air à Paris, puis adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major des armées en 1995. Il s’envole ensuite, direction Bruxelles, afin d’assumer la fonction de chef de branche à l’état-major international de l’Otan. En 2000, il revient à Paris en qualité d’adjoint au chef de l’état-major particulier du président de la République puis, en 2002, de chef du cabinet militaire du Premier ministre. « Cette expérience à l’Élysée et à Matignon m'aura apporté une compréhension des relations politico-militaires qui m'a beaucoup aidé dans la suite de ma carrière », confie-t-il lors de l’entretien. Il poursuit, «en 2005, j’ai eu l’honneur d’assurer le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Je conserve de ce passage au CDAOA le souvenir précis de deux opérations menées dans le cadre de la Force de réaction rapide de l’Otan, l’une pour les sinistrés américains après le passage de l’ouragan Katrina et l’autre au profit des victimes du tremblement de terre au Pakistan».
En 2006, le général Abrial est nommé chef d’état-major de l’armée de l’air. Après «ces trois années extraordinaires où j’ai eu le privilège de commander les hommes et les femmes de l’armée de l’air», il est envoyé aux États-Unis et devient le premier non-Américain à être nommé à la tête de l’un des deux commandements suprêmes de l’Otan, l’ACT (Commandement Allié pour la Transformation) à Norfolk, en Virginie. «Prendre ce commandement interarmées et international complètement tourné vers l’avenir fut une véritable ouverture de domaine. Et après trois ans extrêmement denses, c’est avec fierté que j’ai passé le relais le mois dernier au général Paloméros».
Avant de quitter la vie militaire, le général Abrial souhaite transmettre à la nouvelle génération d’aviateurs son enthousiasme en cette période de restructuration des armées: «Il ne faut jamais rêver d'un soi-disant âge d’or du passé. Toutes les époques considèrent que demain est plus difficile qu'hier. Mais ceux qui ont fait le bon choix de servir la France, sous l’uniforme de l’armée de l’air, doivent faire face. Il faut s’adapter, c’est tout, et bâtir son propre âge d'or». Et d’ajouter, «il ne faut pas avoir peur de sortir des schémas traditionnels, d'aller vers l'inconnu. Toutes les expériences sont enrichissantes et contribuent à l’intérêt d’une vie».

« source Armée de l’Air »


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