LES CAMPS PARACHUTISTES

commando Armand Cannevet

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commando Armand Cannevet

Message  Béret V le Sam 20 Oct 2012 - 14:11

Armand Cannevet dans le commando français en Indochine

Aux lisières de la jungle sont postées trois divisions de soldats de l'armée française. Ils doivent arrêter la progression de l'ennemi sur le delta tonkinois. En cette soirée du 28 mai 1951, pour barrer leur progression dans les rizières, le commando François intervient. Sous les ordres du lieutenant de vaisseau Labbens, les 70 hommes se regroupent dans une église sommairement défendue.
Encerclée par les assaillants pendant la nuit, ils la soutiennent jusqu'à épuisement de munitions. Une infime partie du commando sortira de l'enfer de Ninh Binh. Le commando François restera un exemple de qualités militaires poussées jusqu'au sacrifice total.
En son sein, Armand Cannevet, né à Pont-Aven rue de Concarneau un 25 janvier 1931. Il suit ses études à Trégunc. Puis, malade, il part en cure de soin pulmonaire à la Bourboule (Puy-de-Dôme). Il signe un engagement de 5 ans dans la marine en 1947. Après l'école des mousses à Loctudy, il entre chez les fusillés marins puis intègre le groupe des commandos.

Béret vert, il sera muté au commando François pendant deux ans. Armand, quartier-maître chef, est décoré de la Croix de guerre en 1951. « On partait de Marseille en bateau. Il fallait trois semaines pour aller au cap Saint-Jacques, la base, où trois commandos étaient basés, 300 hommes, dont les opérations couvraient toute l'Indochine, du Tonkin au Laos. On allait partout. »
Le commando est désigné, pour des interventions de renfort ou des interventions spontanées. Il se déplaçait sur de courtes distances en Doris (petite barque légère en bois). « Quand on entendait les balles claquer, c'est qu'elles étaient passées au raz des oreilles, j'en ai entendu beaucoup. On intervenait dans les forêts de caoutchouc, et dans la baie d'Along où se pratiquait le trafic d'armes » raconte Armand, montrant les photos de camarades tués à ses côtés.

Leur mission étant d'empêcher toute forme de logistique de l'ennemi.

Armand a pris le relais de son père transporteur, en retraite, il vit aujourd'hui en famille, sur les hauteurs de Pont-Aven.



"source Ouest-France"

Béret V
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