LES CAMPS PARACHUTISTES

Fréjus 2012, général BIGEARD

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Fréjus 2012, général BIGEARD

Message par AMARANTE le Ven 23 Nov 2012 - 11:01



le 20 novembre 2012, après 2ans de polémique, le général Marcel BIGEARD trouvait enfin le repos au Mémorial des guerres d'Indochine à Fréjus.





en effet, ses cendres ont été placées dans une petite stèle au milieu de ses compagnons d'Indochine.



Garde au drapeau du 3° Régiment parachutiste d'infanterie de marine ( 3° RPIMa )

La date retenue pour cet hommage, le 20 novembre, est la date anniversaire de l'opération Castor, au cours de laquelle Bigeard sauta en 1953 sur Dien Bien Phu à la tête de son Bataillon.

Ciel bleu immaculé, hier, au-dessus du camp Lecocq du 21e RIMa de Fréjus. Il est midi. La France rend les honneurs militaires au général Bigeard dans une douceur presque printanière. Autour de l’imposante et vaste place d’Armes, les escadrons sont tous au garde-à-vous. Une centaine de porte-drapeaux et plus du double d’anciens compagnons d’armes du para le plus célèbre de la Nation sont alignés. Plus que jamais, la fierté de porter cet emblématique béret rouge sur la tête se lit sur les visages de ceux qui ont un jour croisé la route de Marcel Bigeard.



le Ministre de la Défense dépose une gerbe


de nombreuses associations et amicales avaient fait le déplacement


Le Ministre de la défense Jean-Yves Le Drian commence son allocution

"On ne peut citer tous les combats de Marcel Bigeard. Pendant vingt ans, il est de toutes les guerres de la France", a affirmé Jean-Yves Le Drian, qui a rappelé qu'il a connu lui-même le général, devenu député, à la fin des années 1970 sur les bancs de l'Assemblée nationale.

Après avoir passé en revue les troupes au son de la musique des parachutistes de Toulouse, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, rappelle à la mémoire de tous quelques tranches de vie héroïques du général : « Et comme s’il n’avait rien laissé au hasard, il est parti le 18 juin. Une date synonyme de courage, de dévouement et de grandeur. » Mais de celui qui « sera de toutes les guerres de la France » au XX e siècle, « cinq fois blessé au combat ». Il retient, avant tout, l’abnégation de ce « chef charismatique » à Dien Bien Phû, à compter de son parachutage dans une cuvette amenée à entrer à jamais dans l’Histoire dès le 20 novembre 1953 : « Toute la France vibre au nom de Bigeard. »

Cinquante-neuf ans plus tard, personne n’a oublié « l’acharnement, l’héroïsme et le lien avec ses hommes » de ce jeune officier audacieux. Même « l’ennemi Viet Minh le reconnaîtra », souligne le ministre. « De militaire du rang à général », Bigeard incarne, selon Jean-Yves Le Drian, « l’élévation au mérite ». « Un grand soldat, un grand destin. »





Des paras de la promotion BIGEARD Au premier plan en béret rouge, le colonel Jacques ALLAIRE, un ancien du 6
de BIGEARD, et figure emblématique des parachutistes .  


L'urne et la plaque mortuaire


Les cendres du général BIGEARD rejoignent leur dernière demeure


Nombreux mon général, seront ceux qui viendront s'incliner devant vous.


le Président Valéry Giscard d'Estaing, Marie France BIGEARD - la fille du général - , le Ministre de la défense

A l'issue de la cérémonie d'hommage, Marie-France Bigeard, la fille du général, a souligné qu'il s'agissait d'un moment "formidable" pour elle et sa famille, "après toutes les polémiques qu'il y a eu"

Le Président Valéry Giscard d'Estaing, qui avait appelé Bigeard au gouvernement en janvier 1975, était présent, a-t-il dit, par "reconnaissance" et "fidélité".

"Les vieux soldats ne meurent jamais. Ils s'effacent seulement a l'horizon", a dit l'ancien Président de la République,  affirmant que Bigeard est "le dernier soldat emblématique de notre histoire".

L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing cite un poème de Victor-Hugo, et se fait volontiers porte-parole de « la voix d’un peuple qui rend à Bigeard les honneurs qui lui sont dus ». C’est pourtant sur fond d’anecdote qu’il évoque le parcours politique de l’homme « qu’il a décoré de la grand-croix de la Légion d’Honneur le 27 septembre 1974 aux Invalides ». Une première rencontre ponctuée d’une « accolade » inhabituelle. « J’avais devant moi le dernier soldat emblématique de notre histoire militaire. » Il pense tout naturellement à Bigeard quand il ressent « un malaise profond dans l’armée française en 1975. Je l’ai reçu, seul, à l’Elysée avec pour mission de remonter le moral des militaires et la discipline ». Le secrétaire d’Etat à la Défense « est revenu en 1976 en me disant qu’il avait rempli sa mission. Il m’a demandé de le laisser partir. Notre armée avait retrouvé son allure ». Mettant en exergue « la reconnaissance et la fidélité » de Marcel Bigeard, le président d’honneur de la Fondation Bigeard la perçoit jusqu’au dernier jour : « Je l’ai eu au téléphone alors qu’il était à l’hôpital. Il était toujours plein d’allant et d'optimisme. » Valéry Giscard d'Estaing y voit toute une symbolique : « Les vieux soldats ne meurent jamais, ils s’effacent à l’horizon. »



Garde au drapeau du 3° RPIMa et du 6° RPIMa devant le Monument aux morts du Mémorial des guerres en Indochine


Nous sommes particulièrement heureux de ce dénouement et de l'Hommage mérité qui a été rendu au général BIGEARD.


HOMMAGE A MARCEL BIGEARD
Poème de Jean-Jacques Panicali
(extrait du livre « BIGEARD l’hommage » éditions du Rocher)


Lorsque, mon général, vous aurez fui la terre
Que vos cendres iront sur ces endroits maudits,
Exilé mais éternelle, votre poussière
Rejoindra vos soldats, les grands et les petits

Vous irez jusque dans les murs des cinq collines
Retrouver vos chevaliers dormant sur ces monts.
Pitons qui firent tant d’orphelins, d’orphelines,
Tant de mères éplorées, tant de moribonds.

Général, vos cendres, sous vos ailes de flamme,
S’étaleront sur vos guerriers, vos paladins.
Et vos preux chevaliers accueilleront votre âme
En claquant leurs talons, saluant de leurs mains.

Un para vous dira : « Tu valais une armée.
Tu étais aussi grand qu’Épaminondas ! »
Un autre : « Tu étais la légende et l’épopée,
Un seigneur, un Roland, un Bayard, un d’Assas ! »

Adieu mon général, mon œil pleure et ruisselle
D’ici j’entends crier les paras votre nom.
Dormez mon général dans la nuit éternelle,
Dormez sur Éliane où gronda le canon.

Adieu mon général, je pense à vous sans cesse,
Puis-je vous dire aussi combien je vous aimais.
Là-haut, si vous voyez ma fille, avec tendresse
Prenez-la dans vos bras ; puis saluez Langlais.

Saluez Botella, ce combattant splendide,
Saluez nos héros où qu’ils soient enterrés ;
Saluez Bréchignac, ce grand chef intrépide,
Et nos purs officiers aux beaux galons dorés.

Nota : ce poème fut écrit en tenant compte de l'éventualité où les cendres du général seraient dispersées au dessus de Dien Bien Phu


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