LES CAMPS PARACHUTISTES

LETTRE OUVERTE du Général CANN

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LETTRE OUVERTE du Général CANN

Message par Jean-Luc le Mar 27 Nov 2012 - 17:49

LETTRE OUVERTE du Général CANN A ceux qui FERAIENT MIEUX DE LA FERMER

et en particulier à Monsieur Fischer,
Sénateur communiste des Bouches du Rhône




Nous venons enfin de donner une sépulture décente au général Bigeard, l’un des plus grands soldats que l’Armée française s’honore d’avoir eu dans ses rangs.

J’ai servi en Algérie comme lieutenant sous les ordres de ce grand chef que nous sommes des millions de frères d’armes à admirer.

Je viens d’apprendre que vous vous étiez répandu en propos injurieux à l’encontre de ce chef prestigieux.

Qui êtes-vous donc pour vous permettre de telles vilenies sur une personne que vous m’avez probablement jamais rencontrée … ?

Vous êtes sénateur ? et alors ? Communiste qui plus est !

On croit rêver. Malheureusement, il s'agit d'un mauvais cauchemar de vous voir ainsi paraître en moraliste innocent, vous qui avez soutenu et continuez de soutenir une idéologie qui, depuis 1917 et jusqu'à aujourd'hui, porte la responsabilité de cent millions de morts.


Au moment où éclate en 1957 ce qu'on appelle la "bataille d'Alger" vos séides se sont déjà tristement distingués. En avril 1956, l'aspirant Maillot, membre du parti communiste algérien détourne un camion militaire et livre au F.L.N. 263 armes en tous genres et leurs munitions.

En août de la même année, Yveton, employé communiste de l'E.D.F.-G.D.F. locale, pose une bombe à l'usine à gaz d'Alger. Il est fort justement guillotiné au mois de février suivant.

Et pendant ce temps-là en Europe les chars soviétiques dévastent Budapest et écrasent dans le sang l'appel à la liberté des Hongrois.

Vous souvenez-vous de l'été 1954 où l'Indochine nous rend des fantômes hagards, exsangues, décharnés qui, pour nous rejoindre, doivent enjamber les milliers de tombes des leurs assassinés dans les camps de "ré-éducation" par les commissaires politiques vietminh et français de vos amis… au motif de ce que vous appelez alors une guerre injuste.

Et les grèves de Berlin-Est et de Postdam qui laissent sur le pavé trois cents ouvriers hachés à la mitrailleuse des chars T 34 pour avoir osé demander une augmentation de salaire ?


Oseriez-vous évoquer la mascarade des procès staliniens d'Europe Centrale (Lazlo Rajk en Hongrie, Mazaryck et Benes à Prague), alors qu'au même moment plus de trois mille soldats de l'O.N.U., essentiellement américains, prisonniers des Nord-Coréens, disparaissent dans les camps sans avoir jamais laissé de traces ? Et les goulags en Sibérie devenus l'interminable cimetière de millions de prévenus politiques ? Et les purges de Staline où, les maires étaient tenus de fournir un pourcentage de leurs concitoyens à fusiller ; comme nous, vous avez lu ces pauvres listes de victimes expiatoires offertes à un holocauste idéologique. Ne nous dîtes pas que vous ne le saviez pas !

Vous nous trouvez ringard de remonter ainsi dans le temps. Alors revenons à l'Algérie et dîtes-nous ce que sont devenus nos harkis, ces braves volontaires qui avaient cru en la France et qui furent ébouillantés, empalés, déchiquetés.


Dîtes-nous ce que sont devenus les 2993 (chiffre officiel) Européens disparus sur leur terre algérienne entre 1954 et 1963 et dont les familles resteront à jamais sans nouvelle.

Et 1968 ? Vous souvenez de cette année où vous jouez facilement aux "héros" dans les rues de Paris pendant qu'en Tchécoslovaquie les chars russes écrasent le printemps de Prague et qu'en Chine la révolution culturelle élimine par centaine de milliers les "affreux bourgeois".

Faut-il évoquer ce 30 avril 1975 qui voit le départ du Vietnam du dernier Américain, ce qui fait titrer à l'un de vos journaux préférés "Saïgon libéré". Quelle libération, dîtes-nous ! En avez-vous parlé aux boat people ? Vous auriez eu du mal, la plupart d'entre eux ayant disparu en mer de Chine dans leur fuite éperdue vers la liberté pour échapper au communisme.

La même année, vous avez indécemment applaudi à l'entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh. Quatre ans plus tard, on ne vous a pas tellement entendus, lorsque le voile s'est levé sur une des pires abominations de l'humanité : un habitant sur six massacré parce qu'il savait lire, écrire et compter un peu plus que les autres.


Il est facile dans l'absolu de condamner la torture, cette "souffrance physique que l'on fait subir à quelqu'un" (Larousse). Qui ne le ferait pas ? Seulement il se trouve que la guerre ne se fait jamais en théorie et dans l'absolu ; elle est contingente, par essence ; les décisions et les actions qu'elle génère ont toujours des circonstances particulières, sans cesse renouvelées.

J'étais lieutenant au 3° R.P.C. du colonel Bigeard. Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous quittions le djebel pour venir à Alger suppléer une police défaillante.

Qui nous lançait dans cette galère ?

Le général Massu dîtes-vous ? Que je sache, il ne s'est pas approprié les pleins pouvoirs de police. Un ministre les lui a donnés, le même, sans doute, qui avait suggéré l'engagement des forces armées dans les opérations de maintien de l'ordre, avant le rappel de nos réservistes en mai 1956 et le maintien pendant trente mois sous les drapeaux de ce brave contingent de la classe 54/2/b.

Cet été 1957, l'ambiance à Alger est éprouvante. Deux bombes viennent d'exploser, l'une en centre ville au bar-restaurant le Coq Hardi et l'autre sur la corniche, au Casino, déchiquetant des dizaines de jeunes pieds-noirs. Une psychose de terreur frappe les Algérois. Où et quand explosera la prochaine bombe ? Angoisse collective.

Par chance, une compagnie voisine met la main sur un suspect qui avoue appartenir au réseau des poseurs de bombes et révèle que le stock en réserve comprend 52 engins dont quatre viennent d'être posés quelque part dans la ville et activés. Puis-je en vouloir à mes camarades d'avoir bousculé cet assassin afin d'en obtenir des aveux précis ? Trois bombes ont pu être désamorcées, la quatrième explose au moment de l'arrivée des parachutistes tuant un caporal. Les 48 autres engins de mort peuvent être récupérés, ce qui donne l'occasion au ministre de féliciter notre chef de corps, le colonel Bigeard.

Comme dit le père Cordier " il est des cas où le mal est nécessaire dès lors qu'il évite le pire". Combien d'innocents les 51 bombes restantes auraient-elles tués ?

Personne n'a le droit de demander à ces soldats de se repentir pour avoir accompli une action salutaire, même si dans l'absolu elle était condamnable.

Personne, en tout cas pas vous, les communistes. Vous êtes disqualifiés depuis 1917, date de création de la Tcheka, la sinistre police politique de Lénine qui, de façon industrielle, torturait des gens, non pas parce qu'ils posaient des bombes, mais parce qu'ils ne pensaient pas comme eux.

L'un de vos inspirateurs, Jacques Duclos, pas très grand par la taille ni par l'esprit mais immense par la haine, a dit en 1947 : "Notre devoir est de combattre l'Armée française partout où elle se bat". Il a tenu parole.

Et vous, aujourd'hui, vous déterrez la hache de guerre !

Nous en prenons acte !

J’ai pris, pour vous écrire, l’attache de président des Anciens du 8ième R.P.I.Ma dont 395 des leurs ne sont pas revenus des geôles communistes du Tonkin où vos « coreligionnaires » les avaient laissés mourir de faim et de manque de soins. La plupart de ces jeunes Français n’avaient pas vingt ans.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’assurance des sentiments qui vous sont dus …. ceux du mépris


à : Monsieur Fischer
Sénateur des Bouches du Rhône

Pour information :
Monsieur Pastor
Sénateur du Tarn

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Re: LETTRE OUVERTE du Général CANN

Message par DILEO le Mar 27 Nov 2012 - 23:28

merci mon général de cette lettre ouverte .
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Re: LETTRE OUVERTE du Général CANN

Message par junker le Mer 28 Nov 2012 - 7:53

Bien sûr, cette lettre est magnifiquement écrite, le général CANN ne dit même pas un dixième de ce que les COCOS ont fait comme atrocitées, dans leurs fureurs de vouloir nous imprégner de leur idéologie meurtrière, CANN lieutenant que j'ai connu en Algérie, blessé dans un accrochage avec les felouzes, encore une gloire vivante du 3e RPC. Notre Escadron du général Le Boudec, capitaine à l'époque à sortie de sa compagnie 4 futures généraux et je ne sais combien de colonels, le plus célèbre et le Général MENAGE, qui de 2eme classe en 1940, sergent-chef en Indochine, adjudant-chef en Algérie dans ma section, a fini général de brigade, je pense que c'est le seul dans ce cas. Mes respects mon Général!!!
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Re: LETTRE OUVERTE du Général CANN

Message par Lothy le Mer 28 Nov 2012 - 8:49


Le général de corps d'armée (cr) François CANN

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Re: LETTRE OUVERTE du Général CANN

Message par junker le Ven 30 Nov 2012 - 9:33

Qelle bonne tête sympa!!! il a l'air d'être un bon grand-père, et avec 3 palmes et 3 étoile sur sa valeur militaire, (normal pour un officier, au fur et à mesure de la montée en grade les palmes remplacent les clous!!)
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Eloges du 3 et du général Bigeard : courrier du général Cann

Message par Charbonnier le Sam 2 Mar 2013 - 21:49

Au sein du 3ème RPIMa:

Eloges du 3 et du général Bigeard : courrier du général Cann


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Re: LETTRE OUVERTE du Général CANN

Message par Lothy le Dim 3 Mar 2013 - 0:03

Cette lettre est-elle datée ?....

Car le "3" a eu pour chef de corps un colonel (Bruno ?) Guibert entre 2003 et 2005.... Magnifique texte en tout cas, il aura fait grincer quelques mâchoires probablement, mais qu'importe, le général Cann ne s'en soucie guère...

Merci Général pour ce bel hommage au "3" et à son célèbre chef.

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Re: LETTRE OUVERTE du Général CANN

Message par Charbonnier le Dim 3 Mar 2013 - 12:11

Cette lettre est-elle datée ?....

Plus de précisions ICI

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