LES CAMPS PARACHUTISTES

L'intervention française au Mali : évidemment oui, mais après ?

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16012013

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L'intervention française au Mali : évidemment oui, mais après ?




L'analyse présentée ci-après est de Bernard LUGAN, elle est datée du 14/01/13

Il ne s'agit que d'un extrait public, le texte complet est diffusé aux abonnés de "Afrique Réelle", ce qui n'est pas mon cas.

Maintenant qu’il est possible d’évoquer l’opération Serval sans risquer de nuire à son bon déroulement, trois questions doivent être posées :

1) Quel était le but des islamistes quand ils lancèrent vers le Sud une attaque suicidaire au moyen de colonnes de véhicules, véritables cibles pour les hélicoptères et les avions français ?

2) Pourquoi l’Algérie, jusque là opposée à toute intervention de Paris, a-t-elle subitement changé d’avis et autorisé le survol de son territoire par l’aviation française ?

3) Que peut-il désormais se passer ?

Avant toutes choses, il importe de bien voir que la situation malienne, somme toutes « sous contrôle », cache l’incendie qui est actuellement en train de se développer dans la zone péri Tchadique. Le chaos en retour se fait en effet sentir dans tout le sud de la Libye, cependant que la contagion n’est plus qu’une question de temps au Tchad et au Darfour avec le risque de voir un continuum fondamentaliste s’établir avec les islamistes de Boko Haram du nord Nigeria.

Or, l’exemple du Mali devrait faire réfléchir. Ne perdons en effet pas de vue que ce fut l’addition de non décisions qui permit à un incendie au départ limité et pouvant être rapidement éteint au moyen d’une opération « discrète » de devenir un foyer régional de déstabilisation.


Pour info.

source wikipedia :

Bernard Lugan, né le 10 mai 1946 à Meknès (Maroc), est un historien français spécialiste de l'Afrique. Il était maître de conférences hors classe à l'Université de Lyon III, où il assurait depuis 1984 différents cours autour de l'histoire de l'Afrique et de la francophonie. Il dispense également des conférences à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ainsi qu'à l'École de guerre au sein du module Histoire et géostratégie de la francophonie. Docteur en histoire et docteur d'État ès lettres, cet africaniste a enseigné pendant onze ans (1972-1983) à l'Université nationale du Rwanda, pays dans lequel il a mené des fouilles archéologiques. En 2009, il a publié une histoire universelle de l'Afrique publiée sous le titre Histoire de l'Afrique, des origines à nos jours.

Site de Bernard Lugan : http://bernardlugan.blogspot.fr/
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Message le Sam 19 Jan 2013 - 8:13 par Roman V

Une mise en perspective par André Bercoff, qui ne manque pas d'intérêt :

" Au-delà de ce qui se passe encore sur le site d’In Amenas, au-delà de l’avancée des troupes françaises - qui ne sont plus seules, contrairement à ce que prédisaient certaines Cassandres - au Mali, apparaît dans toute sa clarté un fait que la conjonction des aveuglements, des renoncements et des alibis avait caché depuis au moins trente ans, à savoir qu’il s’agit d’une guerre djihadiste internationale déclarée par les djihadistes eux-mêmes et cela depuis 1979, année charnière. Cette année-là, en effet, verra l’invasion soviétique de l’Afghanistan et sa conséquence majeure : la formation des brigades internationales de l’islamisme, avec notamment, dans ses rangs, un certain Oussama Ben Laden et, de l’extérieur, l’aide des Etats-Unis focalisés alors sur la lutte contre Moscou, considérée encore comme l’ennemi principal. Dans le même temps, l'ayatollah Khomeini, logé, nourri et blanchi par Giscard, va créer la première république islamique des temps modernes. Enfin, action beaucoup moins remarquée mais encore plus significative : la prise de la grande mosquée de la Mecque - lieu sacré de l’Islam - par des salafistes radicaux qui accusent le régime saoudien de trahir Allah. Il faudra l’intervention du GIGN français pour mettre fin - dans le sang - à cette agression.

Depuis, à Londres comme à Madrid, au Kenya comme à Bali, à Marrakech comme à Toulouse, précédée et couronnée évidemment par le 11 septembre 2001 à New York, la guerre des intégristes contre les infidèles se poursuit sur tous les fronts, ne faisant aucune différence entre Arabes et Européens, Russes et Américains, Chinois et Indiens, civils et militaires, adultes et enfants. Les buts sont avoués, cohérents et explicites : restaurer le Califat aboli en 1924 par ce traître d’Ataturk, après la chute de l’empire ottoman, reconstruire la nation islamique avec l’application totale de la charia, reconquérir les terres européennes abandonnées aux mécréants à la fin du XVème siècle. Aux autruches qui ne voulaient rien voir ni rien entendre, il suffisait depuis longtemps d’écouter un certain nombre de télévisions satellitaires du Moyen-Orient, pour connaître quotidiennement l’énoncé du programme.

Peu importe dès lors les oiseuses discussions sur l’identité de l’état-major : Al-Qaïda n’est qu’une des expressions de cette idéologie totalitaire, et a depuis longtemps franchisé la marque en des myriades de labels qui œuvrent ici ou là, en Europe comme au Sahel, au service du même objectif. Que nous le voulions ou non, cette guerre mondiale bat son plein et ne s’arrêtera pas de si tôt, parce qu’elle n’a rien à voir avec les précédents conflits internationaux. Certains raisonnent encore avec les lunettes de 40-45 ou de la Guerre froide. N’en déplaise aux nostalgiques de l’anti-colonialisme d’il y a un demi siècle, cette guerre asymétrique oppose, bien au-delà des dictatures corrompues et des régressions organisées, tous ceux - musulmans, chrétiens, juifs, athées ou agnostiques - qui mettent la liberté et les droits humains au-dessus de tout, et ceux qui veulent instaurer le nouvel ordre totalitaire. C’est pourquoi le Mali et In Amenas ne sont que les épisodes d’un feuilleton dont on est loin de connaître la fin. "


http://www.atlantico.fr/decryptage/grand-aveuglement-pourquoi-ne-voyons-pas-que-mali-est-qu-episode-guerre-mondiale-declenchee-30-ans-andre-bercoff-610782.html

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 10:15 par Invité

s'il est vrai que l'avancée des intégristes est inéxorable, il faudra des dizaine d'année pour conquérir l'Afrique, à ce moment là, notre survie sera de courte durée ! la pieuvre islamiste intégriste balaiera tout sur son passage, accélérée par le laxisme des dirigeants de notre vieux peuple d'Europe, des sursauts interviendront toujours trop tard, on s'aperçoit bien en France de la main mise en douceur et grande discrétion sur des postes de plus en plus importants dans notre pays, même si se sont des modérés, islam s'insinue dans notre vie quotidienne ! je le vois dans nos brocantes dans nos manifestations, des vendeurs arabes de tous genre prennent la place dans notre structure de campagne et se mélange à la population locale, je suis sidéré de voir avec quelle aisance ces islamistes se noie dans la masse sans que personne ne proteste !! Les bras m'ont tombent !!! Les envahisseurs sont déjà parmis nous !!! Pas besoin de feuilletons télévisés !!!!pauvres Infidèles!!

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 10:19 par Invité

J'apprécie particulièrement André Bercoff et ses écrits.

Il reste qu'il commette une "petite" erreur quand il écrit :

’il s’agit d’une guerre djihadiste internationale déclarée par les djihadistes eux-mêmes et cela depuis 1979, année charnière

En effet, le djihad, que d'aucuns (manipulateurs, idiots utiles et séides) voudraient nous faire passer pour un "combat intérieur pour l'amélioration de soi", a une origine beaucoup plus ancienne : c'est au 7e siècle, à peu près dans la foulée de la prédication entreprise par un chamelier s'étant auto proclamé le dernier prophète de Dieu, que le djihad a commencé ! Et, dans le même temps ce sont les premiers pogroms qui sont survenus (si le terme n'existait pas encore à l'époque, c'est bien le concept !), leur auteur "ratissant large", puisqu'ils étaient menés tant contre des tribus arabes polythéiste, des tribus arabes juives ou des tribus arabes chrétiennes.

Et, au cours des siècles qui ont suivi, les successeurs du prophète : les califes, ont conservé les "bonnes habitudes" prescrites dans le livre saint (en ce qui concerne le djihad, avec des expressions modernes, on pourrait dire qu'il a constitué le "manuel de référence", réponse à la question QUOI FAIRE ?), et les modalités d'application ont été rassemblées dans les hadiths (on pourrait dire qu'ils ont constitué le "manuel utilisateur", réponse à la question COMMENT FAIRE ?).
C'est ainsi que dans le contexte des différents califats, le djihad a cru et embelli - il est vrai avec des hauts et des bas - jusqu'à la chute de l'empire ottoman en 1923.


Je partage complètement le point de vue d'André Bercoff, mais, QUI, en Europe, aux États-Unis, en FRANCE particulièrement, veut comprendre que nous sommes dans une guerre à mort pour la domination du monde et l'établissement d'un califat mondial ?

En ce qui concerne notre pays, pas les gouvernants actuels, ni leurs prédécesseurs !!!!!!!!!!!!!!!!



pour ceux que cela intéresserait, voici quelques mois j'ai fait - sur ce site - une courte présentation d'un travail que j'ai entrepris sur le sujet.
Avec l'autorisation et surtout l'assistance des Administrateurs, je vais essayer de le mettre en ligne ... mais il vous faudra être patients et indulgents (900 pages, dont beaucoup de documents, et des formats différents ne rendent pas la chose aisée)
.

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 10:42 par Invité

Le fil de posts ouvert sous le titre "L'intervention française au Mali : évidemment oui, mais après ?" ne permet pats d'aborder la seule et vraie question : L'intervention française au Mali : évidemment oui, mais POURQUOI ?

Si l'aspect "régional" des pays du Sahel qui, pour beaucoup de raisons doit être pris en compte, il convient de se poser la seule question qui ait vraiment de l'importance, comment justifier que la France et bien d'autres pays occidentaux :

- soutiennent les islamistes
qui sont en train de foutre en l'air la Syrie (pays dans lequel vivaient en toute tranquillité chrétiens, musulmans), il est vrai dirigée par un dictateur particulièrement retors;

- combattent les islamistes au Sahel.

Cette attitude qui consiste à soutenir tout à la fois la thèse et l'anti-thèse est suicidaire .... L'ennui étant que si les hommes politiques entendent se suicider :
- que Dieu les aide, nous ne pleurerons pas !
- que Dieu nous préserve de leur folie criminelle !

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 11:57 par Lothy

Pour reprendre une expression souvent utilisée dans les écrits du commandant de Saint-Marc, c'est "tout et le contraire de tout...."

Soutenir les mêmes islamistes en un ou plusieurs lieux et les combattre en d'autres, tout à coup par un beau jour de janvier 2013 ?..... Il est permis de se poser des questions !...

Quant à cette "guerre" à laquelle fait référence André Bercoff dans son article, pour ma part, dès le 11 Septembre, j'ai considéré que nous y étions !... Et pas simplement les américains, les espagnols ont suivi peu de temps après, tout comme les britanniques.

Peut-être suis-je une pessimiste outrancière, mais je n'ai jamais trouvé quel autre nom donner à une situation telle que celle que nous avions commencé à vivre déjà quelques années avant !....

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 18:25 par Roman V

Cerbère a écrit: comment justifier que la France et bien d'autres pays occidentaux :

- soutiennent les islamistes
qui sont en train de foutre en l'air la Syrie (pays dans lequel vivaient en toute tranquillité chrétiens, musulmans), il est vrai dirigée par un dictateur particulièrement retors;
- combattent les islamistes au Sahel.
Cette attitude qui consiste à soutenir tout à la fois la thèse et l'anti-thèse est suicidaire ....
Au sujet de la Syrie et soutien de la France et occidentaux aux islamistes de ce pays, lire la conférence de Alain Chouet à l'IHEDN * de Nice en fin Juin. Conférence qui traite pas que de la Syrie, mais aussi des rapides "OPA " des Islamistes sur les printemps arabes.
* ancien chef du service de renseignement et sécurité à la DGSE

Désolé ne pouvoir en publier des extraits, mais ce texte de six pages est sous forme d'un fichier pdf dont on ne peut recopier des paragraphes. Mais il consultable dans son intégralité à partir du lien ci-dessous :

http://alain.chouet.free.fr/import/Syrie1206.pdf

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 18:41 par Roman V

Sue le après de notre intervention militaire au Mali, le général ( 2 S ) J-B Pinatel dresse une " feuille de route " réaliste. Notre actuel Président et gouvernement ferait bien non seulement de la lire, mais de l'appliquer ou du moins s'en inspirer fortement.

Les certitudes

Grâce à nos bases et aux forces armées pré-positionnées en Afrique, la France était la seule puissance capable de porter sans délai un coup d’arrêt à l’offensive des rebelles et des terroristes vers Bamako.

Les armées françaises ont une grande expérience politique et militaire des combats au Sahel du fait de notre engagement continuel au Tchad de 1969 à nos jours.

Que peux-t-on tirer comme enseignement de cette expérience ?

Jamais les gouvernements d'Afrique Noire n’ont pu établir durablement leur contrôle sur les territoires et les populations qui vivent dans les zones désertiques. En conséquence, nous pourrons reprendre Tombouctou, Gao, mais nous ne pourrons jamais contrôler les déserts au nord du Niger jusqu’à la frontière algérienne sauf si nous favorisons l’installation à Bamako d’un gouvernement dirigé par un leader du Nord, ce qui est le cas au Tchad ou si le gouvernement malien se résigne à négocier avec les leaders Touaregs une large autonomie de Azewad.

Il n’y aura jamais une armée malienne capable d’assurer la sécurité de son territoire tant que les militaires putschistes ne seront retournés au pas dans leurs unités ou n’auront été mis en prison et qu’un pouvoir politique élu démocratiquement ne sera pas installé à Bamako.

Les gouvernements de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) n’ont ni les moyens ni la volonté d’aider de manière décisive le Mali et l’armée malienne.

Le risque d’exactions et de massacres contre les populations Touaregs par les forces armées et de sécurités maliennes lors d’une offensive vers le Nord ne doit pas être sous-estimé.

Les objectifs politiques et militaires qui en découlent pour le gouvernement français

Se limiter dans un premier temps à assurer la sécurité du Sud malien en s’opposant à toute attaque des forces rebelles au-delà d’une ligne Mopti –Sandare. Cet objectif doit permettre d’assurer la protection de nos ressortissants et de fournir les délais nécessaires à la mise en place d’un pouvoir politique légitimement élu à Bamako et à rebâtir une armée malienne capable de prendre à sa charge le combat terrestre.

Ne viser sur le plan militaire que l’affaiblissement des forces terroristes et en aucun cas afficher l’objectif de leur destruction, ce qui est irréalisable. La rébellion Touareg est endémique et ne pourra être réduite que par la négociation politique. Faire porter l’effort militaire sur les forces d’AQMI et le MUJAO tout en poursuivant les contacts et les négociations avec Ansar Dine avec lequel il ne faut pas fermer la porte de la réconciliation nationale.

N’appuyer la reconquête des villes importantes du Nord Tombouctou, Gao et Kidal que lorsque ces deux dernières conditions politiques et militaires seront remplies en affichant clairement que cet objectif doit être lié étroitement avec l’installation dans ces villes de responsables politiques issus du milieu Touaregs restés fidèles ou neutre depuis septembre 2012.

Mettre en place au niveau de chaque compagnie malienne une équipe de conseillers qui aura une mission officielle de conseil et officieuse de veiller à ce que les forces maliennes n’exercent aucune représailles contre la population de ces villes.

L’objectif de destruction des forces d’AQMI et de Mujao ne sera pas réalisable sans un engagement militaire des pays voisins du Mali et en particulier de l’Algérie et sans la mise en place d’une coalition comportant des forces des principaux pays européens et l’aide des Etats-Unis.

La stratégie à mettre en place doit donc être globale et combiner étroitement les manœuvres diplomatique, politique et militaire qui seule peut permettre d’éradiquer l’instabilité sahélienne dont il ne faut pas sous-estimer la force des racines et la capacité de nuisance.


http://www.atlantico.fr/decryptage/que-militaires-savent-maintenant-qui-attend-vraiment-france-au-mali-jean-bernard-pinatel-610105.html

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 19:05 par Invité

Roman V,

Ton post m'a donné l'occasion de me relire ...
J'avais mentionné le fait que la Syrie était dirigée par un dictateur particulièrement retors ... Ce que personne, je le pense, ne contredira.

Mais, j'ai un peu honte, je n'ai pas été impartial, il convient de mentionner ces hommes épris d'amour, de fraternité, ... tout comme la religion dont ils sont les adeptes.
Ces chefs d’État qui sont les prescripteurs, les partisans, les organisateurs, au nom de la religion :
- de l'esclavage selon diverses formes, bien sûr, au sens "traditionnel", mais aussi dans le domaine sexuel ...
- du mariage à l'essai, qui permet à tout obsédé, frustré, de "convoler en justes noces", pour éviter les châtiments réservés aux fornicateurs. Mariage dont la durée peut être de quelques heures à quelques jours, quelques mois ...
- de la répudiation des épouses, juste parce qu'elles ne plaisent plus ...
- du mariage de vieux barbeaux obsédés sexuels, frustrés avec des fillettes de 9 ans (en il s'agit là non pas de l'âge du mariage, mais de sa consommation);
- de la lapidation de femmes adultères OU le plus souvent dénoncées comme telles par trois tarés ...
- de la condition inférieure des femmes par rapport aux hommes (particulièrement en justice 2 témoignages de femmes sont nécessaires pour égaler 1 témoignage d'homme) ...
- de la condition des femmes les contraignant à sortir voilées, voire grillagées;
- de l'interdiction faite aux femmes de conduire une automobile ou de tenir un magasin de sous-vêtements féminins ...
- d'amputer les voleurs et/ou de les bastonner ...
- de battre les enfants afin qu'ils apprennent leur livre saint par coeur, jusqu'à l'abrutissement et l'effondrement physique ...
- et bien d'autres encore !

Mais oui, les dirigeants des pays qui laissent faire ou pratiquent de tels agissements, ne sont pas des dictateurs, des tyrans, ... ce sont des princes, des rois, ou des fous d'Allah.

S'il vous plaît, surtout ne les considérez pas comme le chef de l’État syrien, eux ils sont écoutés, adulés, respectés, cités en exemple, vous auriez là de bien mauvaises pensées ...

Comme je suis honnête, je dois reconnaître que dans ces pays, il y a du pétrole, du gaz et aussi toutes sortes de drogues en production intensive. affraid
De là à ce que vous pensiez que je fasse un amalgame ... loin de moi cette idée ! Embarassed

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Message le Sam 19 Jan 2013 - 20:39 par Roman V

Merci Cerbère pour ce rappel des pratiques ayant cours, notamment à l'encontre des femmes, dans toutes ces pétromonarchies du Golfe et autres théocraties islamistes du même acabit. Mais ces fournisseurs de pétrole et gaz, sont nos alliés soit disant indéfectibles mais haïssant toutes nos valeurs occidentale. Au mieux nos dirigeants et intelligentsias se refusent de voir ces pratiques archaïques-obscurantistes, et voir même leur trouve un charme exotique. En France on a guère vu de manifestations des mouvements féministes ou des Femens, devant les ambassades de ces pays ou lors de la venue de leurs dirigeants !...

Autre point qui là concerne la dimension " hautement sociale " de ces pétromonarchies. Les tâchent dites d'exécution sont toutes effectuées par une masse d'immigrés, provenant du sous continent Indien. Hommes et femmes traitées comme des quasi esclaves : passeport confisqués, semaine de travail de 70 heures et bien plus pour les domestiques (avec droit de cuissage sur celles femmes ), salaires dix fois moindre que ceux des nationaux, etc..... Pour ces immigrés-semi esclaves, un poste de manoeuvre dans une entreprise de BTP ou automobile en France serait un eldorado !....

Certes Hafez el Assad, comme feus Saddam Hussein et Kadhafi, et à un degré bien moindre Moubarak et Ben Ali, est un tyran sanguinaire réprimant avec une extrême brutalité toute forme d'opposition politique. Mais chez tous ces dictateurs que maintenant ont honnis, la liberté religieuse était respectée, les femmes jouissaient d'une condition proche de celles des occidentales ( certes avant tout dans les villes, car dans les campagnes il y avait le poids des traditions archaïques ) *, l'instruction et pas que primaire était relativement développée, il existait un système de santé publique certes pas au niveau de nos standards Européens, etc.....

* Dans l'Iran du Shah la condition des femmes étaient autrement meilleure, que dans celui actuel des Mollahs. En autre exemple : pendaison au bout d'une flèche de grue, des femmes adultères ou supposées telles, était alors une chose impensable.

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Message le Dim 20 Jan 2013 - 11:18 par bergham

merci à vous pour ces posts plein d'enseignements !

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