LES CAMPS PARACHUTISTES

Six militaires jugés pour la fusillade de Carcassonne

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10042013

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Six militaires jugés pour la fusillade de Carcassonne




http://lci.tf1.fr/france/justice/six-militaires-juges-pour-la-fusillade-de-carcassonne-7919413.html

"Ces militaires ou ex-militaires sont jugés à partir de mercredi à Montpellier pour la fusillade qui avait fait 16 blessés civils dans une caserne.

C'est l'histoire d'une incroyable confusion entre balles "à blanc" et balles réelles. Six militaires ou ex-militaires sont jugés à partir de mercredi à Montpellier pour la fusillade qui avait fait 16 blessés civils dans une caserne de Carcassonne (Aude) en 2008. Le 29 juin 2008, à l'occasion d'une journée -"portes ouvertes", un sergent du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) avait ouvert le feu en direction du public, blessant 16 personnes dont cinq enfants. Le tireur, aujourd'hui âgé de 33 ans, et cinq autres prévenus, dont le chef du régiment, comparaissent devant un tribunal correctionnel pour "blessures involontaires". Les débats devraient durer jusqu'à vendredi.

L'ancien président Nicolas Sarkozy s'était rendu sur place le lendemain des faits, dénonçant des "négligences inacceptables" et promettant des sanctions. Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bruno Cuche, avait démissionné dans la foulée. Le tireur, le sergent Nicolas Vizioz, a été révoqué de l'armée sans droit à pension en décembre 2008. Il encourt deux ans d'emprisonnement devant le tribunal correctionnel. "Dès la première minute, il a assumé avec un raisonnement de soldat: 'C'est mon arme qui a tiré, il n'y a aucun autre responsable que moi et je ne vais pas désigner d'autres responsabilités'", a expliqué à Reuters son avocat, Me Jean-Robert NGuyen Phung.

Les spectateurs dans l'axe du champ de tir

Le principal prévenu "assume mais ne s'explique pas" la présence de munitions de guerre dans son arme, a-t-il ajouté, estimant qu'il y aurait "beaucoup de choses à dire sur l'institution militaire" à l'audience. Pour Me Hervé Gerbi, avocat de parties civiles, les victimes souhaitent "qu'on ne se serve pas de ce pauvre sergent Vizioz pour éluder tous les manquements graves dans la gestion des munitions". "Ce qu'on craint, (...) c'est que les anciens militaires ne reportent l'entière responsabilité sur Vizioz, disent que finalement il s'est trompé avec un chargeur d'une précédente opération, et éludent totalement le reste", a dit l'avocat de la famille Rosala, présente dans le public ce jour-là.

L'instruction a révélé que les spectateurs avaient été imprudemment placés dans l'axe du champ de tir de certains des militaires en démonstration. Quelques 5.200 munitions de guerre grapillées au fil des années étaient par ailleurs irrégulièrement stockées dans un local du RPIMa afin de fournir des balles supplémentaires aux soldats lors des exercices, sans passer par la lourde procédure d'approvisionnement. "Même si la hiérarchie n'est pas le tireur, leur faute est suffisamment grave pour être traitée au même degré que le tireur", a fait valoir Me Hervé Gerbi. "Sans cette permissivité (dans la gestion des munitions, NDLR), il n'y aurait pas eu l'erreur de Vizioz."

L'ex-chef du régiment, le colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux, espère de son côté que l'audience lui permettra de "répondre aux questions des familles", a indiqué son avocat, Me Alexis Gublin."Le dysfonctionnement est manifeste, c'est quelque chose qui n'aurait jamais dû arriver", a dit ce dernier. "C'est la raison pour laquelle le colonel du Vignaux se considère comme moralement et humainement responsable de ce qui s'est passé, ce qui ne veut pas dire que nécessairement sa responsabilité pénale sera retenue, ça c'est à la juridiction de l'apprécier." Figurent également parmi les prévenus l'adjoint du chef de corps, deux autres supérieurs de Nicolas Vizioz et l'officier chargé d'organiser les démonstrations lors de la journée "portes ouvertes".

(c) 2013 TF1

Nota : Selon mes sources, le tireur est (était) un GCP. Les GCP, pour des raisons évidentes d'efficacité, peuvent s'arranger autrement que selon les voies officielles pour avoir des mun à dispo. A mon avis, le gars revenait d'un exercice et avait gardé un chargeur approvisionné par mégarde. D'où l'accident. Il a eu de la chance que les BTB soient en Zamak ou un truc approchant. S'ils étaient en acier, le FAMAS lui pêtait à la figure. Quant à la démission du général Cuche, celui-ci ci a pris cette décision parce que Sarko a déclaré "les parachutistes français sont des amateurs" ou un truc approchant, ce qui est aussi ridicule que de déclarer que les Gendarmes du GIGN sont des brutes épaisses assoiffées de sang...
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Message le Mer 10 Avr 2013 - 22:04 par DE PAOLI

Qui peut me dire pouvoir confondre balles réelles et balles a blancs?
Les procédures que j'ai connu, ne permettai aucune erreur, surtout en temps de paix !
Je pense à une faute très grave de la part d' un homme!
Je suis très en colère quand je pense au carnage que cela aurait pu causer!
Une arme reste une arme ! ( j'ai été dressé par un père chasseur)!

Amitiés paras!
MARIO.

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Message le Jeu 11 Avr 2013 - 7:41 par Invité

De mon époque les balles à blanc était en plastique blanc, donc pas possible de se tromper !!Maintenant si les balles à blanc sont impossibles à différencier des réelles alors là ... c'est vraiment grave !! Quelqu'un peut-il faire voir une balle à blanc et une balle réelle ?

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Message le Jeu 11 Avr 2013 - 8:06 par Invité



Je suppose que le personnel a réalisé un changement de chargeur lorsque son premier a été vide, et le nouveau était approvisionné avec des vraies. Il semble qu'il ait commis une erreur en ne vérifiant pas ce qu'il y avait dedans avant d’approvisionner son arme.

Cela dit, s'il avait été un vétéran, il aurait pu peut-être noter la différence de poids. De plus, le vétéran privilégie en général les rafales de trois, plus précises, et non le tir continu. S'il avait tiré une rafale de trois, l'explosion du BTB l'aurait immédiatement informé du problème.

L'autre possibilité est qu'il ait approvisionné son chargeur avec des cartouches à blanc alors qu'il restait des cartouches réelles dans celui-ci, mais c'est peu probable, les ogives des balles réelles sont trop différentes et très visibles.

Un accident similaire a eu lieu au 1er RPIMa en 1995 (cf. http://www.mecanopolis.org/?p=740)

MISE A JOUR
http://lci.tf1.fr/france/justice/carcassonne-6-mois-ferme-requis-contre-l-auteur-des-coups-de-feu-7920924.html

Deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis, ont été requis jeudi contre le parachutiste qui avait blessé 16 civils en 2008 dans une caserne de Carcassonne après une confusion entre balles "à blanc" et balles réelles.

Deux ans de prison, dont 6 mois ferme, ont été requis jeudi par le procureur de la République de Montpellier contre Nicolas Vizioz, auteur de tirs à balles réelles alors qu'il pensait tirer à blanc, blessant 16 personnes lors d'une démonstration du 3e RPIMa à Carcassonne.

M. Damien Kincher a réclamé un an avec sursis contre l'ex-Lieutenant Christophe Allard et l'ex-capitaine Hugues Bonningues. Il a requis 6 mois avec sursis à l'encontre de l'ex-lieutenant-colonel Lionel Peyre et de l'ex-colonel Frédéric Merveilleux du Vignaux, l'ancien patron du 3e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (3RPIMa). Enfin, le procureur a laissé le tribunal décider d'entrer ou non en voie de condamnation pour le lieutenant-colonel Jean-Baptiste Pothier et, si c'est le cas, de lui infliger 2 mois avec sursis.

"Tôt ou tard, un accident devait arriver"

En raison des états de service des prévenus, le ministère public a précisé ne pas s'opposer à ce que les peines ne soient pas inscrites au casier judiciaire. Selon le magistrat, la cause immédiate de ce drame est claire : une seule arme, celle de l'ex-sergent Vizioz qui a "commis deux fautes", l'une volontaire, celle de ne pas respecter les consignes de réintégration des munitions, et l'autre involontaire. Or, pour M. Kincher, c'est la première qui a entraîné la seconde, celle d'avoir mélangé les balles à blanc et les balles réelles. Mais pour le ministère public, "toutes les personnes présentes ici sont impliquées dans cet accident", a-t-il souligné.

Deux fautes sont reprochées : l'imprudence dans l'organisation de la manifestation avec l'implication du public dans une scène de libération d'otages et/ou d'avoir laissé ou favorisé la circulation des munitions, avec la découverte après les faits de stocks illicites. "Ce n'est pas le procès du 3e RPIMa. Tôt ou tard, un accident devait arriver", a souligné M. Kincher. Les plaidoiries de la défense sont prévues vendredi, le jugement sera mis en délibéré à un mois.

Le 29 juin 2008, à l'occasion d'une journée "portes ouvertes", le sergent Nicolas Vizioz avait ouvert le feu en direction du public lors d'une démonstration, blessant 16 personnes dont cinq enfants. "Vizioz a assumé depuis le début, n'a jamais cherché à diminuer sa responsabilité ou à pointer du doigt une autre responsabilité que la sienne", a réagi l'un de ses avocats, Me Jean-Robert Nguyen Phung. "Au contraire, il veut être le seul à assumer tellement il culpabilise, non seulement pour les victimes mais aussi d'avoir entraîné ses frères d'armes et ses supérieurs dans ce qu'il a fait. La peine requise n'a pas d'importance et la peine prononcée n'en aura pas."

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