LES CAMPS PARACHUTISTES

Saint Michel à Bruc-sur-Aff (35)

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15092014

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Saint Michel à Bruc-sur-Aff (35)




Connaissez-vous Bruc-sur-Aff dans le département d'Ille et Vilaine ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruc-sur-Aff

Ami para, si vous passez à proximité n'hésitez pas à visiter la charmante église Saint Michel au milieu du bourg.

Je vous présente quelques photos de ce bel édifice dédié à votre Saint Patron.





Le vitrail central de la nef :





et la splendide statue sur le côté gauche du chœur :





Les membres de Bagheera Bretagne ont fêté dignement leur Saint Patron dans l'église qui lui est dédiée.
A cette occasion, la prière du para a été récitée avec la ferveur que vous avez tous en vous, amis paras.

Arcimboldo l'aviateur








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Saint Michel à Bruc-sur-Aff (35) :: Commentaires

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Message le Lun 15 Sep 2014 - 18:06 par Lothy

Merci Arcim pour ce très beau reportage....

Cette église est en effet charmante, le vitrail et la statue de l'Archange, sont magnifiques.... Avec le drapeau de "Bagheera" le cadre est parfait pour fêter dignement la St-Michel !.... Wink

Grâce au lien que tu nous as indiqué, j'ai trouvé l'église dans son intégralité....

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Message le Mar 16 Sep 2014 - 0:30 par Lothy

Notre ami le "Vieux Soldat" nous adresse quelques mots sur l'histoire de cette ravissante église où les "Bagheera" ont choisi de commémorer cette Saint Michel 2014...

Le texte est écrit en ancien français,

L'église Saint-Michel (XVIIème siècle-1761-1763-1884), de Bruc-sur-Aff, propriété de l'abbaye de Saint-Méen, puis de l'abbaye de Paimpont n'est point un monument, mais on y remarque dans le choeur les derniers vestiges d'une abside romane, et dans la nef une porte du XVIème siècle, à voussures et à colonnettes. A ce plan primitif du XIème siècle ont été ajoutées de nos jours deux chapelles, donnant à l'édifice la forme d'une croix. On y voyait autrefois l'enfeu des prieurs-recteurs dans le sanctuaire, et proche l'autel de Notre-Dame ceux des seigneurs de la Boulaye et du Bois-Orhan (ou Bois-Orhant). L'enfeu de la Boulaye était sous l'arc triomphal roman qui séparait le choeur de la nef. Quant à celui du Bois-Orhan, Robert du Bois-Orhan avait été maintenu dans sa possession dès 1478. En 1743, Jean-Joseph de Talhouët, seigneur du Bois-Orhan (ou Bois-Orhant), présentait trois chapellenies dans cette église. Les fondations faites en l'église de Bruc dépassaient 100 livres de rente au XVIIIème siècle ; entre autres était celle d'une lampe ardente devant le Saint-Sacrement, faite en 1746 par M. de Tanouarn, seigneur du Tertre, en Pipriac, et dotée de 30 livres de revenu. On attribue aux seigneurs du Bois-Orhan le don d'une croix processionnelle conservée avec soin dans la sacristie. Elle est en argent repoussé et mesure 90 centimètres de hauteur ; couverte d'arabesques, elle est ornée à ses extrémités de quatre-feuilles où sont représentés d'un côté les animaux symboles des Evangélistes, et de l'autre les docteurs de l'Eglise latine ; derrière le Christ est figuré saint Michel, patron de la paroisse, terrassant le dragon (Pouillé de Rennes).
Le clocher date de 1761 à 1763. Cette église est remaniée vers 1884 par l'architecte E. Leray. Le chœoeur et le transept datent de 1884. La nef possède du côté sud un porche du XVIème siècle. On y a ajouté deux chapelles en 1824. L'église renfermait jadis l'enfeu des prieurs et recteurs dans le choeur, celui des seigneurs de la Boulaye et celui des seigneurs du Bois-Orhant, sous l'arc triomphal roman qui séparait autrefois la nef du choeur. On voit dans l'église une belle croix processionnelle, oeuvre de l'orfèvre rennais Hiérosme Le Restiff (1644).
L'ancien prieuré Saint-Michel de Bruc, membre de l'abbaye de Paimpont et aujourd'hui disparu. Ce bénéfice était fort ancien, mais à la fin du XIVème siècle des difficultés s'élevèrent entre son titulaire et Guillaume Guiho, abbé de Paimpont ; ce dernier, pour y mettre fin, demanda à Robert de la Motte, évêque de Saint-Malo, dans le diocèse duquel se trouvait Bruc, l'union du prieuré de ce nom à sa mense abbatiale, ce qu'accorda le prélat en 1399
(Bibliothèque nationale, ms. français, n° 22322, p. 471).
Depuis lors, l'abbé de Paimpont fut considéré comme prieur de Bruc, et il nommait en conséquence un prêtre séculier pour administrer cette paroisse. L'abbé François Robert déclara en 1679 que son prieuré de Bruc consistait en « la maison presbytérale, avec les église, chapelles, cimetière, cour, jardin, pourpris, prairies et terres labourables, le tout s'entre joignant et contenant ensemble 4 journaux de terre ; — les dîmes de ladite paroisse de Bruc, levées à la trente-troisième gerbe dans toute l'étendue d'icelle, excepté en quelques fiefs, où elles se lèvent à la onzième gerbe, de tous grains, lins, chanvres et agneaux ; — enfin, un petit fief rapportant 6 livres de rente et obéissance »
(Archives départementales de la Loire-Inférieure et abbé Guillotin de Corson)

L'ancien prieuré Saint-Jean de la Lande, membre de l'abbaye de Paimpont et aujourd'hui disparu.
« Gironné d'argent et de sable de huit pièces » (Armorial général ms. de 1697).
Les ruines du prieuré de la Lande, en la paroisse de Bruc, se retrouvent encore dans le bois du Prieuré, voisin du village du Bot. C'était une fondation des seigneurs de Bossac, dont le château, aujourd'hui détruit, s'élevait non loin de là, en la paroisse de Pipriac. Au XVIIème siècle, des difficultés s'élevèrent entre les seigneurs de Bossac, qui voulaient que le prieuré de la Lande demeurât en commende, et les religieux de Paimpont, qui désiraient rentrer en possession de ses revenus. A la sollicitation du seigneur de Bossac, l'évêque de Saint-Malo fit une ordonnance par laquelle il éteignit le prieuré et réunit ses biens à la seigneurie de Bossac, comme en étant autrefois sortis. L'abbé de Paimpont s'opposa naturellement à l'exécution de cette sentence, et après bien des procédures il y eut une transaction entre les parties, sur avis arbitral, en 1673, et le prieuré fut remis dans son état précédent, c'est-à-dire que le seigneur de Bossac continua de le donner en commende à qui lui plut (Inventaire ms. des titres de Paimpont).
En 1618, le prieur René Le Vayer, rendant aveu au roi, déclara que son prieuré de la Lande consistait en « maisons, rues, courtils et herbrégement du Prieuré, avec jardins, bois et, terres, le tout dans un même pourpris, contenant environ 25 journaux de terre » (Archives départementales de la Loire-Inférieure).
En 1728, son successeur ne fit point la déclaration de ses revenus demandée par le roi, mais le bureau diocésain de Saint-Malo déclara en son nom, sans entrer dans les détails, que le prieuré de la Lande était « de bonne valeur ». En 1717, la chapelle priorale de Saint-Jean de la Lande était encore entretenue, car le prieur Jacques Allot y réhabilita un mariage à cette époque ; mais en 1746 elle était abandonnée et en 1786 « complètement en ruines ». La maison priorale subsista seule jusqu'à l'époque de la Révolution (Registres des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). A la suite de cette destruction de la chapelle de la Lande, le seigneur de Bossac, —qui était en 1746 Charles Huchet de la Bédoyère, habitant souvent son manoir de la Thébaudaye, en Saint-Ganton, —sollicita une faveur de l'évêque de Saint-Malo. Etant présentateur du prieuré de la Lande et de la chapellenie de Saint-Amand de Bréhily, il demanda et obtint la permission de faire desservir ces deux fondations dans la chapelle de Saint-Amand, à Pipriac, et même, selon sa commodité, dans la chapelle Saint-Roch de la Thébaudaye.
Depuis lors, les prieurs de la Lande nouvellement pourvus prirent en conséquence possession des chapelles Saint-Amand et Saint-Roch, et dirent le plus souvent les messes attachées à leurs bénéfices dans cette dernière chapelle, parce que les seigneurs habitaient alors ordinairement la Thébaudaye. A cette époque, les deux bénéfices réunis de la Lande et de Bréhily valaient 400 livres de rente et devaient chaque semaine six messes, réduites à trois par l'évêque (Pouillé ms. de Saint-Malo 1739-1767 et abbé Guillotin de Corson) ;
Nota : liste des prieurs de Saint-Jean de la Lande : — Frère Pierre Le Corsin (1478). —Frère Jehan Roussin (1498). —Jacques de la Tourneraye, avant 1566. —Pierre de la Tourneraye succéda au précédent et prit possession en 1566 ; il résigna en faveur du suivant ; décédé en 1578. — Jean de Lassy prit possession le 28 novembre 1574. — Pierre Bouexic, fils de Louis Bouexic et de Perrine Riaulx, prit possession le 3 juillet 1578 ; décédé en 1596. — Guillaume Bouexic fut pourvu le 21 septembre 1596. — Pierre Béruer fut pourvu à Rome en mai 1597. — René Le Vayer, recteur d'Irodouer, rendit aveu au roi le 16 novembre 1618 ; décédé en 1626. — Frère François Huchet, fils de François Huchet, seigneur de la Bédoyère, et de Perrine de Trécesson, novice à Paimpont, prit possession le 25 septembre 1626 ; devenu prieur de Ruffiac, il résigna la Lande. — Julien Huchet, frère du précédent, lui succéda et fut pourvu le 6 août 1628. — Frère Louis Asseline fut pourvu le 30 mars 1650 par le vicaire général de l'abbé de Paimpont ; mais le Saint-Siège nomma prieur frère Guillaume Provost, également moine de Paimpont, qui prit possession le 17 février 1651. Toutefois, frère Asseline maintint ses droits, prit lui-même possession, d'abord le 11 avril 1650, puis le 16 novembre 1654, et finit par rester prieur. — Jean Denis résigna vers 1660. — Claude Pantin, recteur de la Chévrolière, au diocèse de Nantes, prit possession le 1er juillet 1660 ; décédé en 1679. — Frère Jean Le Franc, présenté et pourvu le 8 octobre 1679 par le vicaire général de l'abbé de Paimpont, prit possession le 5 janvier 1680 ; mais le Saint-Siège nomma prieur Mathurin Lesny de Coatelez, qui prit lui-même possession en 1682. — Jacques Allot du Duranto, official de Saint-Malo-de-Beignon, était prieur en 1696 et 1712 ; décédé le 27 septembre 1743 et inhumé dans le chanceau de l'église paroissiale de Bruc. — Charles-François Huchet de la Bédoyère, chanoine de Tréguier, prit possession après la mort du précédent. — Joseph Huchet de la Bédoyère, clerc tonsuré, fut pourvu en 1746 ; décédé en 1786. — Frère François de Loynes, prieur-recteur de Brignac et chanoine régulier, se fit pourvoir à Rome et prit possession le 19 octobre 1786, mais il, ne put se maintenir. — François Coignard, curé de Saint-Ganton, présenté par le seigneur de Bossac, fut pourvu en 1787 et prit possession le 3 mars 1788 du prieuré de la Lande, qu'il conserva jusqu'à la Révolution (Pouillé de Rennes).

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