LES CAMPS PARACHUTISTES

Une SML du 35e RAP témoin de l'attentat du "Drakkar"

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22102014

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Une SML du 35e RAP témoin de l'attentat du "Drakkar"




A LA MÉMOIRE DES PARAS FRANCAIS DU DRAKKAR LÂCHEMENT ASSASSINÉS À BEYROUTH LE 23 OCTOBRE 1983.


Je vous livre le résumé d'un récit relatant le séjour du 35e RAP à Beyrouth.

Ce texte a été édité sous la plume du lieutenant-colonel Delaval président de l'Amicale du régiment.

Les régiments suivants étaient représentés par des détachements, en ces lieux de forte tension où la FMSB (Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth) essayait d'y apporter le calme.

Il s'agissait principalement du 1er RCP et du 9e RCP (les victimes de l'attentat), du 3e RPIMa, 1er RHP, 7e RPCS et le 6e RIP
(composé de VSL (Volontaires service long) encadrés d'éléments du 6e RPIMa) et des sapeurs du 17e RGP.

Comme titré plus haut, le 35e RAP y détachait une Section de Mortiers Lourds, composée de trois officiers dont le lieutenant
Vergniolle De Chantal (chef de section), de sept sous officiers et de trente et un artilleurs.


Lieutenant Vergniolle De Chantal

La SML du 35 et la SADAA (section de canons de 20) du 9e RCP remplacent la SML du 2e REI dans le poste " Inès ", rebaptisé "Catamaran" par les nouveaux arrivants, se trouvait à une centaine de mètres du "Drakkar "


Les groupes pouvaient ainsi "s'auto sécuriser ".

Pas loin de là, se trouvait le quartier chaud de Chatila, où étaient en faction les 3e et 6e RPIMa.

Jusqu'au 3 octobre, les artilleurs s'activèrent à aménager et protéger leur bâtiment avec des sacs de sable.
L'importance de l'artillerie du 35 était conséquente puisque les canons de la Marine, au mouillage près de Beyrouth, ne pouvaient atteindre leurs objectifs désignés, en tir plongeant, surtout par mer agitée.

Les sapeurs du 17e RGP aménagèrent des alvéoles de protection pour les mortiers du 35, avec des sacs de sable, en opposition à d'éventuels tirs de contre batterie.


A partir du 16 octobre, des éléments quelque peu provocateurs, et, semble t-il, hostiles, s'aventurèrent dans les environs
des postes. Par contre des sympathisants "osèrent" s'en approcher pour avertir de certaines rumeurs.

Et le 23 octobre, tout bascule. D'abord les Américains et ensuite le " Drakkar"

Deux paras du 35, témoins de l'explosion, se précipitèrent pour tenter de secourir ce qui pouvait l'être, car, à voir les photos,
cela devait être dur de retrouver quelqu'un de vivant, .....et pourtant.

Voici le lien de l'Amicale permettant de lire la suite et voir d'autres photos : voir ICI
Quand on lit et voit tout cela, on a du mal à comprendre pourquoi ces soldats de la Paix, ont été lâchement assassinés .

Ces soldats américains et français étaient pourtant sur le sol libanais pour y aider un peuple ami .

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Béghin Bernard
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Message le Mer 22 Oct 2014 - 19:35 par Invité

Merci d'apporter ce complément d'informations sur ce drame vieux de 31 ans, mais à jamais gravé dans les mémoires...

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Message le Mer 22 Oct 2014 - 22:09 par Charbonnier

  Le journal télévisé d'Antenne 2 du 23 octobre 1983.



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Message le Mer 22 Oct 2014 - 22:11 par Lothy

Il est vrai qu'il faut aussi se souvenir des 241 Marines U.S. tués quelques minutes plus tôt que les nôtres....

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