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Le FA-MAS (pour " Fusil d'assaut de la manufacture d'armes de Saint Etienne»),

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30012012

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Re: Le FA-MAS (pour " Fusil d'assaut de la manufacture d'armes de Saint Etienne»),




Le FA-MAS (pour « fusil d’assaut de la manufacture d’armes de Saint-Étienne »), dont la dénomination officielle (Fusil d’assaut de 5.56 mm modèle F1 MAS) est souvent simplifiée en FAMAS, est un fusil d’assaut français. En raison de son aspect (faible longueur et poignée garde-main), il fut surnommé « le clairon » par certains militaires français, bien que cette appellation non réglementaire soit tombée en désuétude.
Par 2005 David Monniaux (Travail personnel) [GFDL, CC-BY-SA-3.0, CC-BY-SA-2.0 ou CC-BY-SA-2.0-fr], via Wikimedia Commons FA-MAS F1 équipé du chargeur PCL (Pour Cartouche de Lancement)
Il a été commandé et mis en service par l’armée française qui voulait une arme tactique puissante et d’encombrement réduit qui soit également facile à utiliser et entretenir. Le FAMAS a remplacé le fusil FSA MAS 1949-56 en calibre 7,5 mm et le pistolet mitrailleur MAT 49 en calibre 9mm parabellum, supprimant ainsi l’ancienne organisation binôme.

Une étude, sorte de phase préparatoire au remplacement de cette arme à partir, éventuellement, de 2015, a été lancée fin 2009[1].

Description


Par Rama (Travail personnel) [CC-BY-SA-2.0-fr], via Wikimedia Commons
1 : Partie plate = talon de crosse / Partie anguleuse = bec de crosse
2 : Crosse amovible du FA-MAS
3 : Appuie-joue mobile (permet de passer d’un FA-MAS pour droitier à un FA-MAS pour gaucher)
4 : Ensemble mobile. Fenêtre d’éjection des étuis selon le montage de l’extracteur (ici à droite)
5 : Goupilles à démontage rapide
6 : Branche de Bipied
7 : Poignée garde-main
8 : Levier d’armement
9 : Alidade de visée pour les tirs de grenade (on lui attribue plusieurs noms : alidade de tir courbe, alidade de tir vertical).
10 : Bague d’enfoncement de grenade
11 : Manchon cache-flamme
12 : Canon
13 : Sélecteur de tir 3 positions : sûreté, rafale, coup par coup
14 : Queue de détente
15 : Crochet de chargeur
16 : Chargeur (ici, chargeur PCL (Pour Cartouche de lancement) appelé aussi "chargeur feuillette")
17 : Numéro de série de l’arme
18 : Boîtier de mécanisme et levier limiteur de rafale à 3 coups ou libre

Type : fusil d’assaut, semi-automatique rafale de trois coups automatique
Architecture : bullpup
Fabricant : Manufacture d’armes de Saint-Étienne
Date de création : 1973
Caractéristiques techniques
Munitions : 5.56x45mm (version F1) 5,56 × 45 mm OTAN(uniquement version G2)
Mode d’action : arme à culasse non calée à masse additionnelle levier amplificateur d’inertie
Cadence de tir : 1000 coups/min (F1) 1100 coups/min (G2)
Vélocité : 960 m/s (F1) 925 m/s (G2)
Portée maximale : 3200 m
Portée pratique : 300 m
Masse (non chargé) : 3,780 kg (F1) 3,747 kg (G2)
Masse (chargé) : 4,370 kg (F1) 4,170 kg (G2)
Longueur : 757 mm
Longueur du canon : 488 mm
Capacité : 25 coups (F1) 30 coups (G2)

Le FA-MAS coûte environ 1500 € en version F1 et 3000 € en version G2.

Son architecture bullpup explique sa compacité malgré une longueur de canon (488 mm) lui assurant puissance et, a priori, précision. La position très reculée de la culasse d’un fusil bullpup place l’éjection des étuis à la hauteur de la joue du tireur, ce qui impose de l’épauler toujours du même côté. Le FA-MAS peut être utilisé aussi bien par les gauchers que par les droitiers en changeant la configuration de la fenêtre d’éjection ; cela implique une inversion de l’appui-joue ainsi qu’un démontage de l’arme afin d’inverser l’extracteur et l’obturateur se situant de part et d’autre de la tête amovible dans la culasse[2]. Dans le jargon militaire, l’ensemble tête amovible + obturateur + extracteur est surnommé la « tête de Mickey » car, vu de face, il évoque les trois cercles (tête et oreilles) permettant de dessiner la tête de Mickey Mouse. Le sélecteur de tir rafale/coup par coup est situé dans l’arcade de pontet, devant la queue de détente, donc accessible par les droitiers comme par les gauchers et le limiteur de rafale se situe sous la crosse sur le boîtier de mécanisme. La sécurité de l’arme est assurée par le LAI (levier amplificateur d’inertie) sur le F1.

**Tir

Le FA-MAS est chambré en 5,56 mm OTAN. Les versions F1 et G1 possèdent un chargeur propriétaire de 25 cartouches tandis que la version G2 à 30 cartouches, est compatible avec la norme OTAN STANAG[2]. Le coût unitaire d’une cartouche, selon les fabricants retenus pour l’approvisionnement, est de 0,20 à 0,25 €. Son mécanisme assure deux modes de tir : coup par coup et rafale. Le limiteur de rafale situé derrière le puits de chargeur permet d’opter entre des rafales libres ou limitées à trois coups. La cadence de tir théorique, élevée pour un fusil d’assaut, est d’environ 1000 coups/minute en mode rafale illimitée.

Pour l’entraînement avec munitions à blanc, un bouchon de tir à blanc (BTB) peut être vissé au bout du canon. Il permet le réarmement de l’arme en freinant les gaz de combustion. Lors d’un tir à munitions avec balles, si le BTB est monté, le BTB et le manchon cache-flamme cassent. L’espérance de vie minimale théorique du canon est de 30 000 cartouches tirées.

Le FA-MAS est aussi capable de tirer des grenades mixtes antipersonnelles/antivéhicules (APAV40 notamment) ou antichars (comme l’AC58) au moyen de cartouches spéciales (cartouches feuilletées pour grenades modèle F1) ou de cartouches ordinaires F1 (grenades modèle F2, où la grenade est dotée d’un piège à balle). Les grenades tirées de cette manière peuvent peser un poids maximal de 500 g. On peut aussi adjoindre au FA-MAS un lance-grenade (M203 américain), qui se place sous le canon, ou une baïonnette.

**Visée

L’alidade de tir courbe du FA-MAS est conçue pour employer les grenades à une portée de 120 à 340 m (par incréments de 20 m) en tir courbe à 45° (tir antipersonnel) ou 60 à 170 m (par incréments de 10 m) à 74°. Le tir avec une alidade de 74° n’est théoriquement pas utilisé en entraînement. Malgré la suppression de l’alidade de tir tendu, ce dernier reste possible grâce à un dispositif amovible livré avec les grenades. La poignée garde-main du FA-MAS F1 est échangée sur le G2 contre une version équipée d’un rail dit OTAN pour recevoir de nombreux types de lunettes de visée de tir (avec ou sans amplification de lumière). La lunette OB 50 A ou B (terre, air) est directement montée sur la poignée garde-main renforcée.

Le FA-MAS possède un bipied pour le tir couché. Sa version équipée d’une Poignée Garde-Main Polyvalente (PGMP) permet de monter une lunette Scrome J4, un viseur clair (point rouge) Aimpoint ou encore un dispositif d’aide à la visée de nuit "Pirat".

Histoire

Conçu afin d’équiper l’armée française, le FA-MAS a été présenté pour la première fois en 1973 et commandé en 1979. Il était censé remplacer trois armes en service à l’époque : le fusil semi-automatique MAS Mle.49/56, le pistolet mitrailleur MAT 49 et le fusil mitrailleur MAC Mle.29.

La version initiale du FA-MAS, nommée F1, a été vendue à plus de 400 000 exemplaires aussi bien en France (Armée de terre) qu’à l’étranger (Djibouti, Gabon, Sénégal, les Émirats Arabes Unis, et pays partisans de l’unité de résistance dite "Cabirole")[2]. Giat Industries a ensuite produit une variante G1 qui servit de transition vers le G2. Cette dernière est conforme à la norme de standardisation STANAG 4719 de l’OTAN. En France, il est en service dans la Marine nationale.

La production du FA-MAS a cessé en 2000 avec la fermeture du site de la manufacture d’armes de Saint-Étienne[3]. Sa maintenance est aujourd’hui assurée par l’usine Nexter Mechanics de Tulle, anciennement Manufacture d’Armes de Tulle, où fut produit le pistolet-mitrailleur MAT 49.

Variantes

À noter qu’une copie du FA-MAS a été produite en 22LR par la société UNIQUE : il s’agit d’une carabine X51 bis carénée dans une crosse en matière plastique comportant une tringle de renvoi de la détente vers la détente originelle, toujours en place. Cette copie n’a jamais été règlementaire dans l’armée française. La MAS a également travaillé et proposé une version en 4,5 à air comprimé. Le projet etait de proposer une arme d’entrainement et de familiarisation aux armées possédant le FAMAS. L’armée Française ne l’a pas adopté

**FA-MAS F1

Première version mise en service dans les années 1970.

**FA-MAS civil

Afin de pouvoir être vendu sur le marché français, le canon du FA-MAS Civil est allongé à 570 mm et est chambré en .222 Remington. Il tire au coup par coup et la bague pour fixer les grenades a été supprimée. Il n’est plus produit depuis 1992.

**FA-MAS commando

Le canon du FA-MAS Commando a été raccourci à 405 mm afin de l’adapter aux usages des forces spéciales. La possibilité de lancer des grenades a aussi été supprimée. Cette variante n’a pas été produite en grande quantité.

**FA-MAS export

Conçu pour les marchés extérieurs, le FA-MAS Export peut seulement tirer au coup par coup et n’est pas capable de lancer des grenades.

**FA-MAS G1

Dérivé du F1, le FA-MAS G1 était une version de transition entre le F1 et le G2. Il utilisait toujours le chargeur de 25 coups du F1, mais possédait une poignée garde-main similaire au G2 (pour l’utilisation de gants).
Par Rama (Travail personnel) [CC-BY-SA-2.0-fr], via Wikimedia Commons
**FA-MAS G2

Le G2 est identique au F1 d’un point de vue mécanique. Les rayures du canon sont de dimensions différentes (pas de 1/9 contre 1/12 pour le F1) et le G2 peut ainsi tirer indifféremment les munitions de type M193 (M16A1) ou SS109. Extérieurement, cette dernière se distingue par la suppression de l’arcade de pontet, remplacée par une large garde partant de la base de la poignée et qui finit à la moitié du fût, ainsi que par un chargeur courbe de 30 cartouches aux normes STANAG. La fibre de verre utilisée pour la poignée garde-main et le fût est remplacée par du plastique, le reste de l’arme est réalisé en acier. La suppression de l’arcade de pontet, mobile sur le F1, a été apportée pour permettre l’usage du FA-MAS en milieu arctique (avec des gants).

**FA-MAS FÉLIN

Le FA-MAS FÉLIN a été mis au point à partir du G2 dans le cadre du programme FÉLIN (Fantassin à Équipements et Liaisons INtégrés). Il comprend une lunette à vision thermique permettant le tir de nuit et un ordinateur embarqué délivrant des informations tactiques. Le fantassin pourra par exemple, grâce au système de visée déportée, sécuriser une aire sans s’exposer aux tirs ennemis, en restant à l’abri alors qu’il examine la zone ou vise. Afin de faciliter la manipulation de l’arme, elle est dotée d’une seconde poignée verticale à l’avant et d’un carénage entre les deux poignées. L’ordinateur installé sur le Félin déplace toutefois le centre de gravité de l’arme vers l’avant, ce qui modifie son comportement lors du tir.

Deux nouveaux modèles sont en évaluation. Une version du F1, dite « revalorisée », qui se distingue par le remplacement de la poignée garde-main par un rail Picatinny [4]. Le canon est également remplacé par un canon Beretta au pas de 7 pouces compatibles avec les munitions SS109 OTAN. Cette version fera évoluer le modèle F1 dans quelques années (en photo dans la rubrique Félin). Le second modèle est le FA-MAS Félin à proprement parler qui recevra les équipements développés dans le cadre de ce programme.

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Le FA-MAS (pour " Fusil d'assaut de la manufacture d'armes de Saint Etienne»), :: Commentaires

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Message le Lun 30 Jan 2012 - 19:32 par Invité



Oui ANDRE bel arme mais qui devra prochenement etre remplacé article ci dessous mon ami , bien a toi / MB

En 2013, l’appel d’offres sera lancé. Le remplaçant du FAMAS ne sera pas français : nous ne fabriquons plus ce type d’armes. Alors ? Allemand H&K ou Suisse avec le SIG ? Pas de boule de cristal en la matière, malgré la solution – murmurée – d’une arme franco-britannique, c’est vraisemblablement une arme fabriquée en Allemagne ou en Suisse qui équipera nos soldats.



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Message le Lun 30 Jan 2012 - 19:58 par Charbonnier

Et oui, peu d'espoir pour cette nouvelle arme qu'elle soit aux normes N.F

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Message le Jeu 19 Juin 2014 - 17:34 par BRIOCHIN

Le FELIN, symbole de l’efficacité du combattant embarqué

Le Salon International de Défense et de Sécurité terrestres « EUROSATORY » se déroule du 16 au 20 juin 2014 au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte. Le ministère de la Défense y met en avant les capacités opérationnelles des armées françaises. Parmi elles, le système de Fantassin à équipement et liaison intégrés (FELIN) fait l’objet d’une démonstration quotidienne sur le stand de la Défense.

Avec pour thématique « Prêt à l’engagement », l’édition 2014 du stand du ministère de la Défense au salon EUROSATORY met en avant la capacité de la France à s’engager sur un théâtre et à conduire des opérations dans la durée. Ce thème, décliné en plusieurs pôles,  recouvre le renseignement, le commandement, le contact, la protection, l’appui et le soutien des forces. Programme majeur pour l’armée de Terre, le fantassin à équipement et liaison intégrés (FELIN) est le système d’équipement du "soldat du futur". Il optimise les fonctions de protection, d’observation, de communication et d’emploi des armes des combattants. Plusieurs fois par jour, un groupe de fantassins présente ce système de combat au travers d’une démonstration dynamique reprenant un scénario réaliste.


Eurosatory FELIN sortie VBCI

Un groupe ennemi stoppe la progression d'une compagnie. Une section d’infanterie sur Véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI), équipée de matériel FELIN, part en éclaireur. Une première équipe, dotée de moyens d'observation puissants, identifie les cibles. Elle photographie l'objectif et transmet les informations au chef de section, resté auprès du VBCI. « Le système d’observation allie vision optique, infrarouge et thermique », explique le sergent-chef Fabien Darua, du 35ème régiment d’infanterie. « Cela permet de scanner l’environnement et de détecter une menace à une distance maximum de 800 mètres ». Avec ses hommes, il appui une seconde équipe qui dispose de moyens d'agressions adaptés aux tirs à 300m. Le fusil posé en direction de l'objectif, les fantassins du second groupe observent à couvert en utilisant la capacité de vision déportée. Ils peuvent utiliser soit l'oculaire accroché à leur casque, soit l'écran de leur interface.

Le système d’information FELIN confère au soldat une véritable capacité de combat en réseau grâce au bandeau communicant, qui remplace les micros et écouteurs de la génération précédente. « La commande du micro se trouve sur la poignée du fusil. Je peux l'utiliser sans jamais quitter mon arme des mains » explique le sergent-chef. Depuis le VBCI, le chef de section transmet en temps réel des compte-rendus d'observation au PC en utilisant les moyens de transmissions numériques. « Véritable relais entre les fantassins et le poste de commandement, ce véhicule blindé assure non seulement la protection des groupes de combat mais permet aussi de recharger les systèmes d’alimentation des équipements » précise le chef de Bataillon Eric Poitrimoult, appartenant à la section technique de l’armée de Terre, « la géolocalisation des positions amies/ennemies accélère la compréhension de la situation tactique et du cycle décisionnel ».


Eurosatory démonstration FELIN

Le PC de la brigade a reçu la demande de tir, la valide et transmet l'ordre de tirer aux pièces d'artillerie. Le chef de section observe l'arrivée des tirs depuis son VBCI et peut ainsi confirmer la destruction de l'objectif au PC de la brigade. Système révolutionnaire pour l’intégration du combattant dans la chaîne de commandement numérisé, le FELIN est en service dans les unités de l’armée de Terre depuis 2010. Une version allégée et ergonomiquement améliorée devrait être livrée aux unités à la fin de l’année 2014. A terme, ce sont plus de 18 500 systèmes de combat qui seront déployés au sein des unités de l’armée de Terre.

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Message le Mar 14 Oct 2014 - 22:37 par Charbonnier

Essaie et tir fictif à la Saint Michel 2014 à Pamiers.

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