LES CAMPS PARACHUTISTES

Sanctions adoptées ce dimanche 27 novembre 2011 contre la Syrie

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Sanctions adoptées ce dimanche 27 novembre 2011 contre la Syrie

Message  actu le Lun 28 Nov 2011, 14:13

Sanctions adoptées ce dimanche 27 novembre 2011 contre la Syrie par la Ligue arabe, intenses manœuvres diplomatiques européennes pour contraindre Damas à stopper ses exactions, importante manifestation populaire et anti-gouvernementale à Tripoli, dans le nord du Liban, c’est dans cet environnement que le gouvernement de Beyrouth doit décider ces jours-ci d’honorer -ou non- sa contribution financière au Tribunal Spécial pour le Liban. Quelle que puisse être cette décision -et ses conséquences- les Libanais n’attendront peut-être pas les élections législatives de 2013 pour recouvrer -à nouveau- une véritable "indépendance" dont ils viennent de célébrer le soixante-huitième anniversaire.
Une croisée des chemins?
Non. Une impasse.
Mercredi prochain, l’actuel gouvernement libanais, pro-syrien et sous contrôle du Hezbollah, devra trancher la question de sa contribution financière au Tribunal Spécial pour le Liban en charge de juger les assassins de Rafic Hariri: 49% du budget du TSL, soit 33 millions de dollars à régler avant la fin du mois de novembre, a rappelé son nouveau président, Sir David Baragwanath.
Un conseil des ministres décisif: radicalement opposé au financement d’une instance qui incrimine plusieurs de ses cadres, le Parti de Dieu a toutefois reçu de Bachar Al-Assad, la consigne de ne pas faire tomber un gouvernement qui offre à la Syrie un utile soutien institutionnel.
Les ministres partisans du général Michel Aoun, engagé pour des raisons électorales dans une alliance contre nature avec la milice chiite, ont boycotté la dernière réunion ministérielle dans une démarche jusqu’au-boutiste probablement téléguidée par le grand voisin.
Soumis à d’intenses pressions internationales et financières -notamment sur l’une des plus grandes banques libanaises dont il reste un important actionnaire- le premier Ministre Najib Mikati a pour sa part mis sa démission dans la balance afin d’obtenir in extremis une majorité favorable au versement de la quote-part libanaise.

Peu importe finalement la décision à venir: en collant au sanguinaire régime alaouite dont le destin semble désormais scellé, cette coalition gouvernementale, même démissionnaire et chargée des affaires courantes, périclitera au rythme et dans la même indignité que son "frère" syrien. Un juste retournement de l’histoire pour ceux qui ont volé par les armes et la violence sur le terrain une victoire que les urnes leur avaient refusée aux élections législatives de mai 2009. On entend encore leur arrogance, sinon leur certitude que des "arrangements politiques entre Damas et Washington" viendraient à bout du TSL. La tergiversation libanaise "se dissociant du vote" de la Ligue arabe contre Damas n'y changera probablement rien.


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