LES CAMPS PARACHUTISTES

Un audacieux, l'Abbé Georges Henocque

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Un audacieux, l'Abbé Georges Henocque

Message par Béghin Bernard le Mer 2 Sep 2015 - 23:17

L'abbé Georges HENOCQUE (1870- 1959)

Né en 1870, l'abbé Georges Hénocque participe à tout la guerre de 1914-1918.
Sous les bombardements, il est à la fois médecin et prêtre. Touché par des éclats d'obus,à la tête et au bras, il continue de réconforter et de soigner. Il a sauvé des vies et des âmes.
Sa conduite héroïque lui valut 12 citations et le titre d' "as des aumôniers militaires" décerné par les soldats eux-mêmes.
Il sera fait Chevalier de la Légion d'Honneur.

Mais ce n'est pas tout. En 1940, les Allemands remettent cela, aussi, l'abbé Hénocque répond présent en les incriminant du haut de sa chaire en l'église d'Enghien. Mais un "drôle de paroissien" le dénonce. Il est convoqué par la Gestapo le 29 juillet 1944. Fort de sa foi, il se présente devant la police allemande le 1 août 1944, ou on lui reproche ses propos anti-allemands en son église d'Enghien. Assumant ceux-ci et sa responsabilité, il est incarcéré à la prison de Fresnes.

En tant qu'aumônier de St Cyr, quelque temps auparavant, il avait parlé aux jeunes cyrards en ces termes : "Ne pas craindre l'allemand même en cas de menace de mort". Il s'en est donc tenu à ses convictions de patriote.
A la prison de Fresnes, il fait connaissance de l'abbé Stock, l'aumônier des prisons allemandes. Celui-ci avait étudié en France, et "avait dû échapper à l'emprise prussienne, car c'était un bon samaritain" (dixit l'abbé Hénocque).

Le 15 août 1944, direction l'Allemagne, en l'occurrence Büchenwald, matricule 76396.
Ne pouvant dire la messe, il se contente de prêcher la bonne parole, mais avec des propos toujours "tendres" envers les geôliers. Une nouvelle fois dénonciation, convocation, interrogation, désapprobation et menace de pendaison.
Rien que ça, mais notre abbé ne se démonte pas, il tient tête, au culot, toujours fort de sa foi. Il est même limite de l'arrogance, mais toujours digne. A son grand étonnement, il sera "pardonné". Audace, quand tu nous tiens.

L'abbé Georges Hénocque sera libéré par les Américains le 1er mai 1945, et rentrera en France le 15 du mois, à Paris dans le 13éme arrondissement où une place porte son nom depuis 1968.

Il meurt en 1959 et il est inhumé au cimetière de Gentilly.

Souce : Revue du Souvenir Français n° 485.
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