LES CAMPS PARACHUTISTES

général Jean GILLES

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

général Jean GILLES

Message  SOA le Jeu 1 Déc 2011 - 17:40

Enfant de Mont-Louis, Jean Gilles est l'un des officiers généraux les plus titrés de l'Armée française.

Né à Perpignan le 14 octobre 1904 Jean Marcellin Joseph Calixte GILLES est le fils d'un jeune capitaine Saint-Cyrien, Joseph Marius Gilles (d'origine ardéchoise tué à la tête de sa compagnie en septembre 1914) et de la catalane Marie Pagès, originaire de Mont-Louis et de Llar.

Durant toute sa jeunesse, Jean GILLES passera ses vacances dans la maison familiale de Mont-Louis avec sa soeur Madeleine née en 1906.
Madeleine, résistante de la première heure, hébergera à Perpignan les pilotes alliés à qui elle fera passer la frontière.
Elle recevra nombre de décorations pour son attitude courageuse. Professeur de lettres classiques, elle sera Maire de Mont-Louis durant 10 ans. Elle meurt en 1998.
A 12 ans, Jean Gilles est admis au Prytanée Militaire de la Flèche en qualité de fils d'Officier Mort au Champ d'Honneur. Il y fait des études brillantes et à 18 ans, parmi les plus jeunes, intègre l'école de Saint-Cyr dans la promotion 22-24 "Metz-Strasbourg".
Le futur général Leclerc est l'un de ses camarades.
Durant sa première année d'étude, lors d'un exercice de tir, il est grièvement blessé à l'œil par un éclat. Opéré, il se fait placer un œil de verre. Il parvient, par sa ténacité, à être maintenu dans sa promotion, mais il ne pourra pas, comme il le souhaitait, devenir aviateur.

Quelques années plus tard, ses troupes le surnommeront affectueusement le "Cyclope".
Il sort de Saint-Cyr sous-lieutenant et choisit l'Infanterie Coloniale.
Il est immédiatement affecté au 24è Régiment des Tirailleurs Sénégalais à Perpignan, garnison
où servait son père. Il part avec ce régiment au Maroc pour participer à la guerre du Rif contre Abd-El-Krim.
A 20 ans, le jeune officier y gagne sa première citation : la Croix de guerre des T.O.E (Théâtres des Opérations en Extérieur).
Cette première expérience du désert marquera toute sa carrière.

1926 - 1938 : Gilles l'homme des sables
Après un "retour" en France en 1926, notre jeune officier colonial opte pour les méharistes.
Cette vie nomade sévère, ardente, dynamique et indépendante l'attire.
Durant dix ans Jean Gilles parcourt sans relâche, en chameau, le désert du Sahara de la Mauritanie au Niger et jusqu'aux sables brûlants de la Libye.

Lors de ses pérégrinations, il exécute des missions d'administrateur, de cartographe mais aussi d'ethnologue.
D'un coup de crayon sûr il agrémente ses rapports par de somptueuses aquarelles. Il décrit avec précision les atmosphères, les bruits, les odeurs et les couleurs des scènes de la vie quotidienne.
Le désert est omniprésent.
La fascination de cette Afrique encore sauvage y transparaît …Casablanca, Dakar, Konakry, Cotonou, Iférouane, Agadès, Tessaouha et la fraîcheur de sa source. Le soir de vrais feux de camp s'organisent autour des aguelmans, là où les chameaux vont s'abreuver. Boubakar le cuisinier prépare les repas ; on peut écouter les Touaregs qui
consentent à dire leurs légendes à ceux qu'ils appellent les Nazaréens… L'heure est à la détente.
En 2005, un officier méhariste retrouvera une inscription de 1928 du lieutenant Gilles sur un rocherde l'Amgamgam.

En 1933, Jean Gilles se marie avec Suzanne Tivolle une amie d'enfance. Leurs pères : le lieutenant Emile Tivolle et Joseph Gilles se sont rencontrés au régiment de Rodez et les deux familles se sont liées d'amitié. De cette un union, naîtront 4 garçons, tous entameront une carrière militaire : Pierre finit général et Officier de la Légion d'honneur, Michel lieutenant et Chevalier de la Légion d'honneur. Louis et Henri s'orienteront dans des carrières civiles.
On ne renie pas ses origines : tous les fils et petits-fils du général GILLES ont été Parachutistes ou ont passé leur brevet.
1938 : notre méhariste rentre en France. L'Europe bout. Pas question d'envisager un nouveau séjour colonial. Le capitaine Gilles prépare alors l'Ecole Supérieure de Guerre. Il est reçu en 1939 dans la 61 è promotion. Il n'y rentrera jamais : la guerre embrase toute l'Europe.

Gilles le résistant
Avec la 7è Division Coloniale, Gilles fait partie de la campagne 1939-1940, la ''drôle de guerre''.
Il a la chance de ne pas être fait prisonnier comme tant d'autres.
Nostalgique du désert, fin 1940, il embarque à Port-Vendres pour l'Afrique occidentale française.
Il prend le commandement du cercle de Bilma pour une mission purement administrative, il est l'équivalent d'un préfet.
Rappelé en France en août 1942, le commandant Gilles ronge son frein.
Démobilisé et avec le commandant Huard, camarade de promotion, il décide de rejoindre les troupes alliées en Afrique du nord en passant clandestinement en Espagne via les Pyrénées Orientales. Sa sœur Madeleine leur procure discrètement plans et faux papiers et repère un passage par Saint-Laurent de Cerdans.
À la nuit, Gilles et Huard arrivent à St Laurent de Cerdans.
Là c'est le contrôle des gardes mobiles. Gilles avec son béret catalan vissé sur la tête passe, mais pour Huard, c'est plus difficile, sa photo d'identité se décolle...
Finalement les deux hommes se retrouvent chez le curé qui leur indique le passage fourni par la Résistance.
Mais, vers minuit, une fois la frontière espagnole franchie, les deux hommes sont arrêtés et amenés à la prison de Gérone.
Quelques jours après, transfert au camp de Miranda de Ebro. De la colonne de détenus monte une rumeur : les prisonniers murmurent la Marche Lorraine. Furieux, les gardes cognent au hasard.
Gilles et Huard, pour éviter, la déportation se déclarent Canadiens.
Là, pêle-mêle, prisonniers de droit commun et prisonniers de guerre sont internés. La vie y est indescriptible. La boîte vide se négocie au marché noir à 17 pesetas ; une grève de la faim est déclenchée pour provoquer la visite de la Croix Rouge. Elle entraînera une légère amélioration des conditions de vie.
Mais Gilles trouve le temps long et veut partir. Les Anglais proposant des denrées en échange de prisonniers malades, Gilles se présente à l'infirmerie et pose son œil de verre sur la table…
la commission de contrôle reste médusée. Reconnu inapte au service armé, il est ''troqué'' !
Une semaine plus tard, il rejoint la 9 è Division d'Infanterie Coloniale à Alger en tant que Chef du 2è bataillon du 13è Régiment des Tirailleurs Sénégalais. Le commandant Gilles a pour mission d'en faire une unité opérationnelle avec laquelle il débarquera sur l'île d'Elbe.
L'opération se monte .A la tête de ses 1753 hommes, Gilles, alors chef de bataillon, a pour mission de débarquer, de se rendre maître de la plage de Marina di Campo et de permettre ainsi un accès facile à l'intérieur.
Le 16 juin au matin, tout est prêt. Dans la nuit, le Bataillon de choc est débarqué alors que le reste des troupes patiente en mer.
3 h 30, le ciel s'illumine de fusées, c'est le signal. Une longue rafale de mitrailleuse déchire la nuit,
puis une seconde, les tirs n'arrêtent plus.
A leur tour, canons et mortiers ouvrent le feu. Dans un concert infernal, la nuit est rayée d'une multitude d'étoiles filantes. Un choc mou : la porte du bateau s'ouvre. Devant, c'est la plage.
Pas de temps à perdre… et les mines ? Elles sont là ! Un Sénégalais saute sur la première, un deuxième le remplace et tombe à son tour,… les autres se ruent vers les maisons. Progression en rasant les murs, l'oreille tendue l'œil fouillant avidement la nuit, le doigt sur la détente.
Grenade lancée, quatre hommes sautent. Il y a des tranchées partout, l'ennemi est là, terré.
Jet de lance-flammes, c'est l'assaut. Huit hommes sont là, figés par la mort, d'autres sortent, torse nu, mains levées.
Enfin sur la position conquise, le silence se fait… il fait déjà bien jour.
Bilan de l'opération : en trois jours, l'île est tombée après de rudes combats. Cette glorieuse et habile opération du 17 juin 1944 vaut au 2è bataillon du 13è de RTS commandé par le chef de bataillon Gilles une citation et l'attribution de la Croix de guerre avec palme, décernée par le général de Gaulle.
La 9è Division d'Infanterie Coloniale sait à présent de quoi elle est capable. Débutant par le débarquement de Sainte-Maxime puis par la remontée de la vallée du Rhône, la boucle du Doubs, Mulhouse, Fribourg, Constance …
Cette équipée mènera le lieutenant colonel Gilles et la 1ère Armée jusqu'au cœur de l'Allemagne en mai 1945.

Découverte de l'Indochine
En octobre 1945, pour son premier voyage en Indochine, le lieutenant colonel Gilles embarque à Marseille.
Il passera 1 an avec le 23è Régiment d'Infanterie Coloniale.
Lors de la bataille d'Haïphong Gilles n'hésitera pas à s'exposer seul en première ligne pour permettre l'accostage d'un bâtiment français. Nommé Colonel, il est alors appelé par le Général Leclerc à son Etat-Major en Indochine.

Retour en France :
il n'est jamais trop tard pour devenir parachutiste

Rentré en France en 1947, il prend le commandement du Régiment Colonial de Chasseurs de chars à Ravensburg en Allemagne occupée.
Début 1948, il devient instructeur à l'Ecole de Guerre. A 44 ans et, malgré l'opposition de sa hiérarchie, il passe "clandestinement" son brevet de parachutisme. En 1949, le colonel Gilles abandonne son poste d'enseignement, trop casanier, prend le commandement de la 1ère demi- brigade des Commandos des Parachutistes Coloniaux et devient Inspecteur des troupes aéroportées en France.

Gilles le tacticien,
Début 1951, le général de Lattre commandant les forces françaises en Indochine, aimant s'entourer de gens qu'il connaît, réclame Gilles en Indochine
L'Indochine, vieille colonie française, longtemps pacifique et somnolente…
Mais les nationalismes se sont réveillés et les rebelles Viet-Minh se manifestent depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Soutenus par la Chine communiste menés par le général Giap ils combattent pour prendre possession du pays ou, selon les points de vue, pour le libérer.
La guerre dure déjà depuis plusieurs années …
Commandant les unités d'infanterie, le colonel Gilles est de tous les coups durs. En février 1952, couvrant le retrait d'Hoa-Binh, il permet l'évacuation, sans perte, d'une division entière.

Le général Salan le charge en 1952 de fortifier un camp pour éviter l'avancée vietminh vers le Laos et la Chine, lieu d'approvisionnement en armes.
Na San marquera la carrière de Jean Gilles et révélera son sens aigu de la stratégie.
La vallée de Na San, située à 50 minutes de l'aéroport d'Hanoi, est un point de passage obligatoire vers le Laos et la Chine. La cuvette permet un ravitaillement facile avec, au centre, une piste d'atterrissage utilisable par des bimoteurs.
Gilles va organiser la défense du camp en utilisant en partie les principes de 1917 : dans la cuvette, un véritable camp retranché à 4 mètres sous terre avec tranchées, barbelés et abris.
Pour la fortification, Gilles met en place un gigantesque pont aérien : toutes les dix minutes, un Dakota apparaît dans le ciel de Na-San. Quand le temps ne permet pas les atterrissages, les parachutages les remplacent.
Le 22 novembre 1952, Na-San devient le point de ralliement des postes français et alliés à 80 km à la ronde, transformée en une véritable forteresse tenue par 9 bataillons et 4 batteries.
A partir du 23 novembre, la tension monte. Les affrontements entre les troupes françaises et Viet-Minh dureront plus d'une semaine, rudes et très engagés Malgré la protection de l'aviation, un véritable flot déferle sur certains points d'appuis. Peu avant l'aube du 2 décembre, les crêtes autour de Na-San ne sont plus qu'une longue ligne de feu. Le dernier assaut se traduit par un nouvel échec Viet-Minh.
Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1952, abandonnant sur le terrain plus de 1500 tués et 2000 blessés prisonniers, les troupes très affaiblies du général Giap se retirent.
A Na-San, les français remportent un grand succès défensif.
Malgré cela, à Paris, on cherche des solutions politiques pour sortir de la crise.
Pourtant, le général Navarre, nouveau Commandant en Chef en Indochine, s'engage sur la voie d'une solution militaire. Il élabore un projet audacieux : aménager une nouvelle base aéroterrestre, plus puissante, en copiant le modèle de Na San à Dien Bien Phu.
Avec le projet Dien Bien Phu, le camp de Na San n'a plus de raison d'être. Il faut donc, sans attirer l'attention des troupes de Giap, évacuer les hommes et le matériel de Na San vers Dien Bien Phu.
Gilles va utiliser la ruse pour mettre au point un plan d'évacuation. Pour tromper les forces Vietminh, il envoie de faux messages réclamant des renforts de troupes à Na-San. Les avions atterrissent, déposent quelques hommes censés constituer le renfort demandé et repartent les soutes chargées de troupes. Cette agitation apparemment désordonnée, mais soigneusement planifiée, désoriente les observateurs Viet-Minh.
Jusqu'au bout ils croiront au renforcement de la garnison.
Une fois de plus, Gilles fait preuve d'une grande lucidité et de stratégie. En quelques jours, il a fait évacuer tout le camp de Na San sans aucune perte au nez et à la barbe de Giap !!!
La réussite totale au camp de Na San vaut au colonel Gilles ses étoiles de général de Brigade, il est également fait Grand Officier de la Légion d'Honneur.

Mais la guerre d'Indochine continue…


Le 17 novembre 1953, Navarre convoque tous les généraux à Hanoï pour mettre en place le projet Dien Bien Phu. Gilles et bien d'autres généraux doutent de la réussite de l'opération. Etablir un camp à Dien Bien Phu demande un parachutage important d'hommes et de matériels et la remise en état de la piste d'atterrissage du futur camp. De plus, l'aérodrome d'Hanoï est à 300 km, trop loin pour assurer la sécurité des hommes.
Navarre restant sur sa position, il confie à Gilles la première phase du projet : l'opération " Castor ". 2650 parachutistes doivent sauter au-dessus de Dien Bien Phu en évitant l'ennemi, récupérer le matériel pour la remise en état de la piste et, enfin, être prêts pour subir l'arrivée en masse des troupes de Giap dix jours après le saut… Tout cela dans le plus grand secret.
À 9 h, le 20 novembre 1953 le signal vert apparaît : la plus grande opération aéroportée de la guerre d'Indochine commence.
Pour la première vague, le largage se passe mal : elle dévie de la zone prévue.
L'affrontement dure. A 16 heures enfin, les Viet-Minh se replient.
Le champ est libre pour la seconde rotation avec le Général Gilles et les premiers largages de matériel lourd. Gilles arrive, tombe mal …et met un peu de temps à récupérer….

Le 25 novembre 1953, 5 jours après le premier saut, l'opération Castor, se termine. Elle a permis le parachutage de plus 5000 hommes avec leurs armes, le largage de 190 tonnes de matériel, la réalisation d'un pont aérien avec 50 à 100 rotations d'avions par jour, la remise en service de la piste d'atterrissage de Dien Bien Phu avec une semaine d'avance sur les prévisions.
Le succès est complet.

Chacun sait ce qui adviendra bientôt à Dien Bien Phu. Gilles, en fin stratège et en homme de terrain expérimenté, l'avait prévu : "On ne refait pas un second Na-San, Giap saura tirer les leçons de son échec" avait-il dit, sachant pertinemment que le général Giap ne tomberait pas deux fois dans le même piège.
Rapatriable pour raison médicale et inaptitude au saut, à la fin de son séjour en Indochine, Gilles compte 14 opérations avec 14 victoires.

Le retour au désert.
Revenu en France en mars 1954, le général Gilles est appelé à la fonction d'Inspecteur des Troupes Aéroportées à Bayonne. Il retrouve ses premières amours en prenant le commandement de la 25è Division Aéroportée en Algérie.
Il est ensuite nommé commandant en chef des Troupes Aéroportées de la Force d'Intervention. Ce sera le seul de toute l'histoire des parachutistes.
Le 26 juillet 1956, à la radio égyptienne, Nasser annoncela nationalisation du canal de Suez.
Français et Britanniques, perçoivent les droits de péage sur le canal, ripostent aussitôt en préparant une opération.
Gilles organise l'assaut aérien partant de Chypre et Massu la partie amphibie.

Le mardi 6 août, sans rencontrer d'opposition sérieuse et grâce à un saut à très basse altitude, la route du Caire est ouverte. Sur le terrain la réussite est totale. Tous les chefs attendent les ordres mais c'est l'annonce du cessez-le-feu qui leur parvient : il est fixé à 1 h 59 le lendemain matin.
La politique en a décidé ainsi !
En 1958, le général Gilles cumule ses fonctions avec celles de Commandant du Corps d'Armée de Constantine.
Après le 13 mai, il assume la lourde charge des pouvoirs civils et militaires dans l'Est Algérien.
Ceci ne l'empêche pas, entre juin 1958 et juin 1960, de participer directement à toutes les opérations.
Il deviendra ensuite l'Adjoint Opérationnel au Commandant en Chef, le Général Challes.
Il se montre brillant dans les missions de pacification auxquelles sa formation coloniale l'a particulièrement bien préparé.

Désillusions
Le 1er juillet 1960, le général Gilles est appelé au commandement militaire de la 5 è Région Militaire à Toulouse et de la Zone de Défense Métropolitaine n°2.
Il retrouve nombre de ses paras.
Il a entre temps refusé de prendre le commandement de Dakar : "Je ne veux pas y aller pour amener les couleurs françaises".

Cette dernière année, deux événements graves le marquent profondément.
Son fils Michel, lieutenant en Algérie, tombe au Champ d'Honneur le 2 février 1961 à Aïn Zerga.

Puis le putsch d'Alger et son issue l'attristent. D'abord par le sentiment affectueux qui le lie au général Challe et par les mesures discriminatoires prises à l'encontre des paras.

Comme un air de famille
Dans la vie, Jean Gilles aime les plaisirs simples, il adore danser, en particulier la valse, il peint, dessine pendant ses permissions dans la maison familiale de Mont-Louis.
La vie au grand air l'attire énormément. Tout est prétexte pour aller pêcher la truite.
La veille de sa mort, il en prend une belle de 35 cm. Un grand moment !
Le 10 août 1961, à 7 heures du matin, terrassé par une crise cardiaque,le Général de Corps d'Armée Jean Gilles s'éteint à Mont-Louis.

Grand-Croix de la Légion d'Honneur, titulaire de 18 citations et de nombreuses décorations
françaises et étrangères, il est l'un des officiers généraux les plus décorés de l'armée française.
Une promotion de Saint-Cyr (1971-1973) a l'honneur de porter son nom.
Ses succès et son rôle ont incontestablement contribué au renom et à la popularité des parachutistes
français dans le monde entier.


"source les amis de Mont-Louis"

















SOA
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: général Jean GILLES

Message  baltique le Mer 15 Fév 2012 - 16:50

bien connu des anciens, un peu tombé dans l'oubli aujourd'hui

baltique

Messages : 253
Points : 2938
Date d'inscription : 21/11/2011

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum