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LES 100 ANS DE L'ONAC

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21042016

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LES 100 ANS DE L'ONAC






Cette année, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) fête ses 100 ans.
Né pendant la Grande Guerre, cet établissement public continue à apporter un soutien moral et matériel à plus de 3 millions de personnes. A l’occasion de ce centenaire, la rédaction rend hommage aux hommes et aux femmes ayant servi sous les drapeaux et qui ont à cœur de témoigner de leur engagement pour la France.
Aujourd’hui, c’est le colonel Pierre Desroche, 91 ans, résistant durant la Seconde Guerre mondiale et officier dans l’armée de Terre de 1945 à 1968, qui raconte son histoire.

« A tout juste 16 ans, en octobre 1940, j’ai rejoint le mouvement Jeunes gaullistes de Savoie. Avec mes camarades de lycée, nous participions à de nombreuses actions de résistance : recrutement, propagande, distribution de tracts... En 1943, j’ai remplacé le chef de notre unité, Pierre Dumas, qui s’était fait arrêté.
Nos missions étaient de plus en plus risquées. Nous devions, par exemple, réceptionner de l’armement parachuté. La Gestapo a essayé de m’arrêter en mars 1944 mais j’ai pu m’échapper. Trois mois plus tard, j’ai rejoint le maquis en Savoie. Il représentait une plus grande sécurité et liberté car en ville, notre grande crainte était d’être dénoncé. On pouvait se battre vraiment et surtout, on connaissait l’ennemi.

En 1945, j’ai intégré l’école de Saint-Cyr Coëtquidan. Venant d’une famille de militaires, mon chemin était tout tracé. Durant ma carrière, j’ai été déployé deux fois en Indochine et deux fois en Algérie. En 1949, alors au 13e bataillon de chasseur alpin, j’ai effectué mon premier séjour en Indochine, à la tête de supplétifs du 1er bataillon Thaï. Un jour, en poste isolé sur la fleuve Rouge, nous avons été attaqués par 3 000 Vietminh. Sachant bien manipuler les armes lourdes, j’ai pu clouer au sol cette vague de combattants. Nous avons eu cinq morts et une quinzaine de blessés dans le poste. Chaque mois, en Indochine, environ 600 soldats étaient tués et blessés. Ils n’ont jamais eu de décorations. C’était une autre époque.

Aujourd’hui, je suis président du comité d’entente des mouvements de résistance et de déportation de Savoie. Je m’occupe aussi du prix de la résistance et de la déportation. C’est important que les jeunes apprennent l’histoire. Un peuple qui n’a pas d’histoire, est un peuple sans mémoire, voué à disparaître. Donc je continuerai à aller dans les lycées jusqu’à ce que mes jambes me portent ! Aux combattants d’aujourd’hui, je leur dirais qu’il faut toujours avoir l’esprit de résistance de façon à ne jamais admettre ni la banalité ni la lâcheté. »

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Message le Jeu 21 Avr 2016 - 10:26 par charly71

Je ne pensais pas pas que cette "vieille dame" si utile et si efficace ait un tel âge.
Merci Bidassoa

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Message le Jeu 21 Avr 2016 - 11:19 par Lothy

charly71 a écrit:Je ne pensais pas pas que cette "vieille dame" si utile et si efficace ait un tel âge.

Moi non plus ! Mais en y réfléchissant bien, la Grande Guerre aura 102 ans !

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Message le Ven 22 Avr 2016 - 18:54 par la Géline

Le premier Office a été crée en 1916, au cœur de la Première Guerre mondiale.
Il s’appelait alors l’Office national des mutilés et réformés, était rattaché au ministère du travail et était chargé de rendre hommage, de reconnaître l’engagement, le sacrifice, la souffrance de ces milliers de soldats qui combattaient pour la liberté de la France.

Mais bientôt ce seul Office ne suffit plus. En 1917, l’Etat décide de créer un second Office : l’Office des Pupilles de la Nation chargé, celui-ci, de prendre en charge les milliers d’enfants devenus orphelins au cours de ces années de guerre.

Cet Office est placé sous tutelle du ministère de l’instruction publique et ses moyens financiers deviennent rapidement très importants au vu du nombre d’aides à apporter. Il est d’ailleurs prévu par le Traité de Versailles que les dépenses de cet Office soient mises à la charge de l’Allemagne.

Enfin, en 1926, après la Grande Guerre, un troisième Office est créé : l’Office du combattant affecté à la prise en charge des besoins généraux des anciens combattants.

Cet Office est destiné à la catégorie des anciens combattants non pensionnés, c’est-à-dire ni blessés, ni mutilés, ni invalides. Ils sont 3 millions environ en 1926. L’office doit notamment gérer toutes les questions d’assistance, d’assurance, de prévoyance sociale, de crédit, de chômage, etc...

Ces trois organismes fusionnent en 1935 pour devenir l’Office national des mutilés, combattants, victimes de la guerre et pupilles de la Nation. A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en 1946, l’Office prend son appellation actuelle : Office national des anciens combattants et victimes de guerre - ONACVG - et entreprend de se moderniser afin de s’adapter, notamment, à de nouvelles catégories de ressortissants comme les déportés ou les internés.

Au fil des conflits successifs qui ont marqué l’Histoire de la France depuis le début du XXème siècle, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a vu s’enrichir les facettes de ses missions fondatrices de reconnaissance et de réparation. Sa devise actuelle « Mémoire et Solidarité » rappelle que l’établissement public s’investit pleinement dans la préservation des droits matériels et moraux du monde combattant, mais aussi dans la transmission des valeurs de ce dernier.

Aujourd’hui, l’ONACVG, est un établissement public, sous tutelle du ministère de la défense. Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, il a été confirmé dans ses missions par le Gouvernement et se voit confier des responsabilités supplémentaires à l’égard du monde combattant.

Plus de 90 ans après, l’ONACVG continue donc d’apporter soutien moral et matériel à ses 3 millions de ressortissants et veille à préserver ce lien unique et privilégié qu’il entretient avec le monde combattant.

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