LES CAMPS PARACHUTISTES

Nostalgie de nos pepins

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04122011

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Nostalgie de nos pepins




NOS PARACHUTES MILITAIRE / SOA / PTS/ETC ETC NOSTALGIE TU ME TIENS


RAPPELLEZ VOUS MES AMIS ,

ALIGNEMENT DES STICKS/
Distribution de nos pepins aux culs des camions , en comptant chacun notre tour !!!!!!!!!!!!!!!!!!1/2/3/4/ ect ect
Verifications essayage et consignes de securite par nos instructeurs .
BREF BREF HO NOSTALGIE QUAND TU ME TIENS !!!!!!! que donnerai je pour sauter a l'instant precis de mon beau Nord 2501///// MB


Les parachutistes accrochent la sangle d'ouverture automatique (SOA) de leur parachute à un point fixe ou à un câble de l'aéronef ou parfois, pour l'entraînement, ballon). Lors du saut, la sangle se délove et tire le parachute hors de son sac. Lorsque le parachute est complètement sorti, la corde qui le relie à la sangle se casse et la corolle peut s'ouvrir.

Cette technique permet le largage en masse. On peut ainsi, à partir d'un C-141, larguer en un seul passage 120 hommes (60 par porte) pour autant que la zone de saut soit assez grande. La file des parachutistes se succédant par la même porte est appelée stick.

La zone de saut
Le largage en masse de parachutistes requiert certaines conditions de terrain. Les zones de saut appelées DZ (de l'anglais Dropping Zone) doivent être suffisamment étendues et ne pas comporter trop d'obstacles (lignes à haute tension, arbres, bâtiments, plans d'eau profonds…). La longueur de la DZ dépend de la longueur du stick (nombre de parachutistes sortant en un passage par une porte). Ainsi, pour un C-130 larguant ses 60 parachutistes (2 sticks de 30) en un seul passage, il faut une DZ de plus de 2 km de long (50 m entre paras d'un même stick + sécurité).

Plusieurs avions peuvent se succéder au-dessus de la même DZ et l'on peut avoir 3 « couches » de parachutistes en l'air en même temps.
Le parachutiste militaire
En plus de ses parachutes (20 kg), le parachutiste militaire est chargé de son arme et de son sac. Les sacs très lourds ou les armes encombrantes (mitrailleuses) sont placées dans une gaine que le parachutiste largue pendant la descente. La gaine pend alors à une corde ; ceci afin de réduire le poids et l'encombrement au moment de l'atterrissage. Il n'est pas rare que le parachutiste militaire se retrouve avec 50 kg sur le dos (parachutes + équipement) lorsqu'il monte dans l'avion. Dans le jargon parachutiste, un saut sans équipement s'appelle « saut de sénateur » ou « à poil » !

Le premier parachutiste d'une file (stick) peut être précédé d'un colis parachuté de 50 à 80 kg. Ce parachutiste est chargé de localiser le colis à l'atterrissage. De manière similaire, un colis peut être également largué à la suite du dernier homme.

Le parachute
En fait, il y a normalement deux parachutes. Le parachute principal dit dorsal (car placé sur le dos) et un parachute de secours appelé réserve ou ventral. Selon le type, le parachute dorsal a un poids de 11 à 14 kg avec une voilure de 70 à 90 m² soit, ouvert, un diamètre de 7 à 10 m. Le parachute de réserve pèse 5 à 6 kg, s'accroche sur le harnais du dorsal et a une surface d'environ 50 m².



Les parachutes utilisés sont de type rond car ils n'ont pas ou peu de vitesse horizontale. Étant donné la proximité des parachutes lors de leur ouverture, il est souhaitable qu'ils se déplacent tous initialement dans la même direction (celle du vent) afin d'éviter des accrochages.

Certains parachutes sont munis d'une fente et ont une faible vitesse horizontale. Le parachutiste doit alors réagir rapidement à l'ouverture pour contrôler sa direction. Le parachute américain T10 a un comportement neutre à l'ouverture mais devient manœuvrable après enlèvement de goupilles (forks) lors de la descente. Les parachutes manœuvrables permettent d'éviter plus facilement les obstacles à l'atterrissage.

Depuis 1980, l'armée française a mis au point et utilise l'EPI (Ensemble de Parachutage Individuel). La voilure de 74 m² est normalement neutre mais quand elle est sollicitée, elle peut acquérir une vitesse horizontale de 2 à 3 m/sec. Une gaine fixe a été prévue pour protéger l'arme.
A la même époque, l'armée allemande développe le T3-F. Ce système comporte, pour chaque homme, 3 parachutes de 36 m² qui s'ouvrent simultanément. Vu l'improbabilité qu'aucun des 3 parachutes ne s'ouvre, le réserve devient inutile et le largage peut se faire à la hauteur de 80m. Un accident mortel a mis fin

La descente
La vitesse de largage d'avion est de l'ordre de 200 km/h ce qui, pour un délai d'une seconde entre deux hommes, se traduit par un écart de 50 m une fois le parachute ouvert. Dans le cas d'un avion doté de deux portes, le saut opérationnel se fait simultanément par les deux portes, ce qui fait que l'écart théorique entre deux parachutistes est de l'ordre de 25 m. En pratique, il y a parfois des collisions et les parachutistes militaires sont entraînés à les éviter ou à y faire face.

La vitesse de descente est de 5 à 6 m/s (8 avec uniquement le parachute de réserve). La vitesse de descente ne correspond toutefois pas à la vitesse d'atterrissage car il faut tenir compte également de la vitesse du vent. Ainsi la vitesse d'atterrissage peut varier entre 18 km/h (vent nul) et 34 km/h (vent de 30 km/h).


La hauteur (et non l'altitude) de largage normale est de 400 m. L'abaissement, c'est-à-dire la perte de hauteur nécessaire à l'ouverture du parachute est de 50 m. La durée de la descente est de moins d'une minute. Dans certaines situations opérationnelles, le largage peut s'effectuer à 200 m mais l'utilisation du parachute de secours en cas de dysfonctionnement devient alors aléatoire.
L'utilisation de l'arme pendant la descente n'est que de la fiction cinématographique. La durée du saut (moins de 50 sec), la nécessité de manipuler la voilure pour éviter les accrochages et pour préparer l'atterrissage, le peu d'efficacité et même le danger que poserait pour les autres parachutistes l'utilisation de l'arme pendant la descente rendent cette pratique inopportune. Toutefois, il est utile, pour le parachutiste de pouvoir disposer rapidement de son arme après l'atterrissage.



le parachute T-5

Le parachute T-5 apparaît en 1941, issu d'études réalisées par l'Army Air Corps conjointement avec l'Infantery School de Fort Benning (Georgie) depuis 1940 et sera utilisé jusqu'en juin 1944 avant d'être modifié par l'ajout d'un harnais équipé d'attaches rapides. Le harnais est en coton tissé, blanc sur les premiers modèles, et kaki par la suite.

La voilure
La voilure peut être de couleur blanche ou mouchetée vert clair sur fond kaki. Sa surface est de 52 m², et composée de 28 fuseaux. En son centre, une ouverture de 0,44 m de diamètre, la cheminée, permet à l'air de s'échapper et d'offrir une meilleur stabilité lors de la descente. 28 suspentes de 6,70 m de long, réparties à la périphérie de la voilure, viennent s'attacher aux quatre élévateurs du harnais.

Les fabricants:
Hates Manufacturing Co
Irving Air Chute Co
Pionner Manufacturing Co
National Automotive Fibre Co Highstown Rug Limited.
Reliance Manufacturing Co
Alliance Manufacturing Co



Le sac à voilure
Il s'agit de l'enveloppe de la voilure principale, fixée sur le harnais grâce à quatre pontets, servant de dossier. Le sac à voilure est rendu rigide par un cadre métallique. Il est composé de 4 rabats qui ferment les côtés de l'enveloppe. Sur la face extérieur de rectangle du sac à voilure principale se trouve une petite pochette que l'on retrouve également à l'arrière du parachute de secours, portant la mention "Inspection and Packing data" et qui contient le livret du parachute (Parachute log record).



Le harnais
Il se compose d'un ensemble de sangles en coton très robustes, de couleur blanche pour les premiers modèles, puis kaki pour les suivants. Il ferme sur la poitrine au moyen d'un mousqueton situé sur la bretelle droite du harnais principal qui vient s'enclencher dans un anneau situé sur la bretelle gauche.
Pour l'Afrique, la Sicile et l'Italie, le harnais est blanc.
Pour la France, le T-5 sur lequel les paras ont rajoutés un anneau supplémentaire, un "D" Ring, le harnais est de couleur verte ou jaunâtre, néanmoins les blancs seront acceptés.
Pour la Hollande, c'est vert olive.
Pour l'Allemagne tous les modèles sont bons, T-5 et T-7 sans le blanc.

La sangle à ouverture automatique (SOA, static line)
Il s'agit d'une sangle de 4,60 m, lovée sur le dos du sac de voilure grâce à des élastiques fixés sur les pontets cousus sur les rabats de l'enveloppe. L'une des extrémités de la SOA est fixée à la calotte au moyen d'un anneau de sangle très robuste, sur lequel vient s'attacher la cheminée de la voilure, au moyen d'une seconde "ficelle à casser".


Le parachute de secours (ventral)
Sa voilure, en nylon ou en soie blanche, a une surface de 45 m². Son enveloppe est constituée d'un rectangle rigide et de quatre rabats. L'ouverture est commandée par une poignée en aluminium ou en acier, souvent peinte en rouge. L'ouverture instantanée de l'enveloppe est assurée par 6 élastiques de rappel tendus et répartis sur les rabats.
Au dos du parachute de secours se trouvent deux mousquetons qui viennent se fixer sur les anneaux du harnais, et une poignée de transport à travers laquelle passe la ceinture de l'enveloppe dorsale.






Marquages particuliers des équipements de sauts
L'observation des matériels retrouvés sur le terrain révèle des marques au pochoir spécifiques à la 101st Airborne Division. On les trouve sur les harnais du parachute, les enveloppes de parachutes de secours, les Vest-life Preserver B-4 (Mae West)et les gaines d'armes.

Surface Voilure: 52m2
Fuseaux: 28 à 3 panneaux
Longueur des suspentes: 6,70m

diamètre de la cheminée: 0,44cms
1 "back-pack" ou Dorsal: -
1 harnais en coton tressé
1 Chest-pack ou Ventral de secours (45m2)
1 Static-line: 4,60m







Parachutes 661 // Harnais marron ces parachutes ont eu une seconde vie ' destiné aux entrainements etc etc







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Nostalgie de nos pepins :: Commentaires

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Message le Jeu 31 Juil 2014 - 10:25 par Béghin Bernard

Merci Voltigeur BM pour ces photos et ces détails techniques précis sur ces objets de notre jeunesse , je dirai de nos 20 ans , et oui .

On peut ajouter à tout cela ce qui suit , puisque on est dans la nostalgie , alors allons y au taquet . C'est parti

Dans l'avion ou tout est bruit , vibration , concentration , rigolade ou grise mine , c'est selon le personnage ,

on est assis sur les sièges ou sur le plancher ( en crash) pour en mettre un max , on sent cette odeur de kéroséne ( les portes sont ouvertes en permanence ).

Puis , l'ordre "en position " tout le monde se lève , on s'accroche (SOA) et le premier à la porte, a le temps de prendre la bonne position ; les 2 mains à l'extérieur et posées sur la carlingue, un pied en avant , prêt à bondir tel le tigre. Pour mon premier saut du brevet  , j'ai demandé ce privilège qui m'a été accordé (+ d'autres fois également)
  Puis le signal sonore et la tape dans le dos et hop " tout le monde en bas" et là ........

après une chute pseudo libre , le temps de l'ouverture du pépin, après un passage à l'horizontale , un flop de délivrance , les 52 m2 de la voilure se présentent au dessus de la tête et puis c'est le silence et on entend tous les copains ; " ouah il est ouvert" .  Le Noratlas est déjà loin .

Mais vite il faut penser au sol et aussi à larguer la gaine ( souvent une AA52) et c'est le roulé boulé (pratiquement jamais comme on l' appris ) . Parfois on se touche partout pour vérifier s'il n'y a rien de cassé , puis pliage sommaire du parachute, mise en sac et rassemblement .

Saut en parachute = moment de contrastes ; bruit puis silence . Pour les sauts de nuit ; bruit et lumière puis silence et noir ( vive le clair de lune , ça arrive)

Nous avions quelques Réunionnais avec nous et ceux ci , de petite taille, arrivaient toujours les derniers et surprise
....... avec le sac sur la tête comme les Africaines qui vont aux courses .

Au premier saut ( brevet ) je me souviens qu'un gars de Montauban s'est cassé les 2 jambes et je pense souvent à lui . Nous l'avons jamais revu .

Il y en avait un autre qui ne voulait pas sauter parce que sa fiancée "ne voulait pas" . Il a été muté .

Par contre , je salue ici ceux qui n'avaient pas demandé les TAP et qui ont tout affronté avec courage et volonté . Certains en ont bavé mais ils en sont ressortis grandis et fiers .

Voilà un peu les leçons que l'on peut retenir su Service Militaire à notre époque , au moins dans certains régiments

j'ai aimé ces moments intenses et je suis fier d'avoir servi dans un régiment parachutiste : Le 35 RAP

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Message le Jeu 31 Juil 2014 - 10:36 par Béghin Bernard


Je reviens de suite car je viens de m'apercevoir que j'ai oublié de parler des petits élastiques , ceux dont parle Voltigeur qui maintiennent la sangle sur le sac ( voir photo plus haut) .

Et bien ces petits élastiques , on les récupérait sur la DZ , pendant le retour au point de rassemblement et on fait des petites balles qui rebondissaient très bien . Des gosses , je vous dis !

Allez les copains , continuez de rêver . Mais bien sûr , on en peut s'empêcher de penser à tous les paras tués dans les combats que la France a mené et bien entendu je m'incline sur cet état de fait car je respecterai toujours la Mémoire de ces jeunes de mon âge partis si tôt , trop tôt .




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