LES CAMPS PARACHUTISTES

Mgr Ravel : « un militaire n’est pas une machine à tuer »

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Mgr Ravel : « un militaire n’est pas une machine à tuer »

Message par Lothy le Jeu 24 Nov 2016 - 11:10

Mgr Luc Ravel : « un militaire n’est pas une machine à tuer »




Le rapport annuel du Haut comité d’évaluation de la condition pointe un  « tournant majeur » pour les armées en 2015. La mission Sentinelle et les opérations extérieures ont mis les soldats à rude épreuve, y compris sur le plan personnel. Le regard de Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées françaises.

La mission, toute la mission, rien que la mission… Mgr Luc Ravel le rappelle : « Les militaires sont disponibles par statut, la mission prime, c’est le service d’abord, c’est constitutif ». Cela n’est pas sans conséquences sur la vie de famille de beaucoup d’entre eux : les dates de permission ne sont pas choisies, et bien souvent ceux qui en ont ne peuvent même pas rentrer chez eux. Beaucoup de militaires deviennent ainsi des « hommes invisibles » pour leurs épouses et leurs enfants, souligne Mgr Ravel. « Cela peut avoir un impact sur la vie familiale avec à la clé des séparations et des divorces ». Un cercle vicieux quand on sait combien le moral du soldat repose en partie sur le bien-être de la famille. Et Mgr Luc Ravel d’évoquer ce « parachutiste aguerri, après dix opex, sur son lit à l’hôpital à Kaboul ». « Visiblement, il n’avait rien », raconte l’évêque aux Armées, « puis il m’a dit que sa femme était en train de le plaquer…  Il s’est donc effondré intérieurement ».

Une écoute gratuite

C’est dire le rôle essentiel de l’aumônier. « N’oublions jamais qu’un militaire n’est pas une machine à tuer, c’est un être humain », répète Mgr Luc ravel, « l’aumônier militaire est là pour écouter mais pas de la même façon que le psy. On ira voir le psy dans le cas d’un syndrome post-traumatique et un aumônier pour évoquer les problèmes familiaux. C’est une énorme part de notre mission aujourd’hui, être une écoute gratuite et donner éventuellement des conseils ». Il faut aussi jouer la carte de la solidarité, explique Mgr Ravel, évoquant l’exemple des femmes de sous-mariniers. « Les sous-mariniers ne peuvent pas donner de nouvelles, il partent en patrouille pendant deux mois, se fondent dans l’océan sans savoir où ils sont, et leurs femmes ne peuvent pas les contacter en cas de souci familial, c’est alors la solidarité qui joue entre les femmes de sous-mariniers, mais aussi avec les officiers restés au port ».

Source : Radio Notre-Dame

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