LES CAMPS PARACHUTISTES

livre, la grosse Bertha

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03122016

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livre, la grosse Bertha




Un ouvrage revient sur l'histoire de ce canon géant qui tua 256 personnes dans la capitale à la fin de la Première Guerre mondiale.



Pendant six mois, de mars à août 1918, les obus de la Grosse Bertha ont terrorisé Paris et ensanglanté ses rues et ses boulevards. Près de cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, son souvenir est encore dans les mémoires. Un traumatisme et un canon légendaire dont l'histoire est racontée avec précision et passion par Christophe Dutrône dans la riche monographie qu'il vient de lui consacrer*. Document après document, il nous invite à plonger dans l'atmosphère d'une ville insouciante et soudain assiégée.

Alors que le front se trouve à plus de 100 kilomètres, ce gigantesque canon allemand parvient à envoyer 320 projectiles sur la capitale et sa banlieue, provoquant la mort de 256 personnes et en blessant 625. La première fois que les Parisiens subissent le terrible feu de cette pièce d'artillerie révolutionnaire, la ville est comme frappée de stupeur. À 7h30 du matin le 23 mars 1918, une première explosion ravage le n° 6 quai de Seine. Une seconde déflagration retentit une dizaine de minutes plus tard devant la gare de l'Est, puis tous les quarts d'heure. «Les habitants de la capitale ne tardent pas à baptiser ce monstre “Grosse Bertha” du nom de Bertha Krupp, la fille de l'industriel allemand dont la firme a développé ce canon longue portée, prodige de technologie balistique digne de Jules Verne», explique Christophe Dutrône.
À 120 km de distance

En fait, cette nouvelle arme dissimulée dans les bois de Crépy-en-Laonnois, en Picardie, à environ 120 km de Paris, est composée de trois canons de marine que les Allemands appellent Pariser Kanonen. Une guerre d'usure entre l'artillerie française et allemande vient de commencer… À la fin du conflit, ces Pariser Kanonen furent détruits pour ne pas tomber entre les mains ennemies. Mais leur histoire va continuer dans l'immédiat après-guerre. L'enjeu? Percer le secret de ces canons capables d'atteindre des cibles à plus de 120 km de distance.

* Christophe Dutrône «Feu sur Paris, l'histoire vraie de la Grosse Bertha», Éditions Pierre de Taillac, 207 p., 30 euros.
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EAGLE

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livre, la grosse Bertha :: Commentaires

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Message le Sam 3 Déc 2016 - 18:45 par EAGLE

La grosse Bertha, ou « dicke Bertha » en allemand, est le surnom d’un canon allemand de gros calibre utilisé par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. Conçu et fabriqué à Essen, dans les usines de Gustav Krupp von Bohlen und Halbach, ses projectiles sont capables de transpercer un mur en béton armé de 3 mètres d’épaisseur à une distance d’une dizaine de kilomètres. La grosse Bertha se fait connaître par les énormes dégâts qu’elle provoque lors des sièges de Liège, Namur, Maubeuge, Anvers ou encore Verdun. Longtemps, les Allemands crurent que la grosse Bertha, avec ses 70 tonnes et ses obus de 800 kg, serait l’arme miracle qui leur permettrait de remporter la guerre, ce qui ne fut pas le cas.



Mais au fait, d’où vient ce surnom de « grosse Bertha » ? Apparemment, la tradition au sein des usines Krupp voulait que l’on donne un petit nom aux canons du groupe industriel, et de préférence des prénoms de la famille Krupp. Et comment s’appelait l’épouse du patron, héritière de l’entreprise ? Bertha Krupp von Bohlen und Halbach. Une femme à la carrure imposante, paraît-il…

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Message le Sam 3 Déc 2016 - 20:27 par baltique

Il faut avant tout préciser que Français et Allemands désignent sous le nom de Grosse Bertha deux canons entièrement différents.

Pour les Allemands, la pièce d’artillerie baptisée Dicke Bertha par référence à madame ou mademoiselle Krupp (les sources divergent), était un obusier de très gros calibre (420 mm) et de faible portée (14 km) conçu pour l’attaque des forts. Les pièces de ce modèle ont été utilisées avec succès, en 1914, à Liège et à Maubeuge. Compte tenu de leur portée, elles n’ont pu tirer sur Paris qui ne s’est jamais trouvé à moins de 20 km de l’extrême avancée allemande en 1914 et à moins de 90 km en juillet 1918.

D’autres pièces du même genre (très gros calibre, très courte portée) ont également reçu le surnom de Bertha ou Dicke Bertha de la part des Allemands et, par confusion, les habitants proches des emplacements de batterie ont conclu après la guerre qu’il s’agissait des fameux canons tirant sur Paris.


Avec plus de raison, mais quand même à tort, le nom de Grosse Bertha a été donné à des pièces de marine de fort calibre (355 ou 380 mm), à longue portée (45 à 62 km) établies sur des embases bétonnées fixes (circulaires ou semi- circulaires), parfois équipées d’une plate-forme métallique.

C’était le cas, en particulier, de Ziellisheim (Haut-Rhin), de Semide (Ardennes), de Coucy-le-Château et du bois du Châtelet (entre Château-Thierry et Fère-en-Tardenois, Aisne) et coïncidence, de Crépy-en-Laonnois (aussi dans l’Aisne) où furent installées les deux premières et véritables Grosses Berthas, dans le sens que les Français ont donné à cette appellation 3. Les idées reçues ont la vie dure et des habitants des communes concernées entretiennent l’erreur : c’est historique ! Quant à elle, la municipalité de Coucy-le-Château a supprimé, en 2002, les beaux panneaux émaillés qui, en bordure de la D 934, identifiaient un soi-disant emplacement du terrible engin.

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