LES CAMPS PARACHUTISTES

30 décembre 2016

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30 décembre 2016

Message par béret bleu le Jeu 29 Déc 2016 - 22:27







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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Jeu 29 Déc 2016 - 22:39

Attaque du 30 décembre 1943, menée contre un détachement du groupe "Marche", chargé de protéger la distribution des tickets d'alimentation.
Mairie de Sussac

(Source : Service historique de la gendarmerie nationale 87E 348 et Sylvain Le Bail)

             "Ce jour-là, 30 décembre 1943, l'officier de paix Bonnin, et dix hommes du GMR "Marche" accompagnent le gendarme Pierre Barthès de la brigade de Châteauneuf-la-Forêt.

Les forces de l'ordre sont chargées de transporter des tickets d'alimentation en mairie de Sussac, à quelques kilomètres au sud de Châteauneuf.

A 7 heures 30 le groupe quitte la brigade de Châteauneuf, dans des véhicules du G.M.R. Le gendarme et son escorte arrivent à Sussac vers 8 heures 20
 Pendant que l'officier dispose ses hommes de façon à assurer la sécurité de la mairie, le gendarme remet le sac plombé contenant les tickets à la secrétaire de mairie.
Accompagné de l'officier, le gendarme Barthès monte au premier étage de la mairie, pour reconnaître les lieux et pouvoir parer à toute agression éventuelle.

Ils y trouvent, dans son appartement, l'époux de la secrétaire de mairie, avec lequel ils conversent quelques instants.

             C'est à ce moment que plusieurs individus armés de mitraillettes, de revolvers et de grenades, habillés d'uniformes des chantiers de jeunesse font irruption dans la pièce, en criant « Haut les mains ! », et mettant en joue les deux hommes.
Les représentants des forces de l'ordre n'ont pas le temps de faire le moindre mouvement. Le gendarme est désarmé par un des hommes pendant qu'un autre, armé d'un parabellum, le met en joue.

            Puis, sous la menace des armes, les deux hommes sont conduits dans la cour de l'école, attenante au bâtiment de la mairie et enfermés dans la salle de classe où sont déjà regroupés les hommes du G.M.R.

            Un homme, au type espagnol, mais à l'accent bien français, lui demande s'il n'y a pas un certain Barthès dans les effectifs de la brigade.
          Le gendarme lui répond aussitôt : « C'est moi ! ».Le résistant lui rétorque alors : « Vous savez que vous êtes condamné à mort ». Puis il appelle trois hommes en renfort pour garder le gendarme, et en réfère à celui en qui le gendarme croit reconnaître Guingouin, d'après le signalement et la photo que possède la brigade.

            Encadré par les trois hommes, l'homme au type espagnol, dont il pense qu'il s'agit du sous-chef, le fait conduire dans la cour de l'école. Là, Guingouin s'adresse à lui : « Vous devez savoir que tout gendarme qui tire sur un membre de la Résistance s'expose à la peine de mort.

Vous ne devez donc pas ignorer que vous êtes condamné à mort, puisque vous avez tiré sur nous à la Croix Lattée. »
            Se ravisant, Guingouin l'oblige à le suivre sur la route et lui dit : « Je sais que vous avez quatre enfants, je vous donne un sursis pour cette fois, mais n'y revenez plus ».
           Guingouin le fait à nouveau entrer dans la salle de classe où il doit se déshabiller en même temps que les gardiens du G.M.R
           Désarmés et déshabillés, les hommes font piètre figure. Les résistants leur fournissent tout de même des couvertures qu'ils ont demandées chez quelques habitants du voisinage.
           C'est ainsi que le gendarme Barthès et les hommes du GMR rejoindront, à bord de leurs véhicules, leur caserne."
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Jeu 29 Déc 2016 - 22:48

Le général de Gaulle adresse le 30 décembre 1940 un télégramme au gouverneur Bonvin qui se trouve à Pondichéry l’un des comptoirs français de l’Inde : » Dans un but de cohésion et inspiré, malgré plusieurs importantes objections qui me sont faites, par le désir de mettre fin aux divergences qui divisent les groupes Quiribet et Mosse, je vous charge d’unifier et d’orienter les Français libres de Bombay.

Invitez de ma part MM. Quiribet et Mosse à se conformer à vos directives. Mais je tiens à ce que Quiribet, qui a été particulièrement loyal et résolu, soit traité très dignement dans cette affaire. Il figurera d’ailleurs dans une prochaine promotion de l’ordre de la Libération.
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Jeu 29 Déc 2016 - 23:56

Avant la deuxième Guerre Mondiale, le lieu-dit La Maltière " était un terrain militaire qui servait à entreposer des munitions. Dans ce terrain, un stand de tir (Le Polygone) avait été aménagé, où les recrues cantonnées à la Caserne Foch à Rennes allaient s’entraîner.

En 1940, après l’arrivée des Allemands, tous les bâtiments et casernes militaires turent occupés et utilisés c’est ainsi que le stand de tir situé à la Maltière fut le lieu d’exécution de patriotes.

Au cours du mois de septembre 1942, 25 hommes, pour la plupart des cheminots, ont été arrêtés par la SPAC , traduits devant un tribunal de guerre allemand le 22 décembre 1942 et fusillés le 30 décembre 1942, à la Maltière.



Les faits ont plus de 74 ans. Mais le souvenir des résistants exécutés sur la butte de la Maltière, est intact pour leurs familles. L'émotion est palpable au pied du monument.

Les jeunes du lycée Jean-Brito à Bain-de-Bretagne égrènent les noms des 25 résistants, fusillés par groupes de trois au champ de tir de la Maltière, à Saint-Jacques-de-la-Lande. C'était le 30 décembre 1942. À mesure que leurs noms résonnent, des enfants des écoles de Saint-Jacques (Jean-Moulin) et de Rennes (Oscar-Leroux) déposent une rose, au pied de la plaque commémorative.

a chaque fois une foule nombreuse est rassemblée devant le monument, en hommage à ces hommes tombés « pour leur idéal », sous les balles de l'occupant nazi. Les plus jeunes avaient 19 ans. Le plus âgé, 43 ans.

Leurs enfants, leurs petits-enfants étaient là hier. « Leurs dernières lettres témoignent de leur courage et montrent ce que peut être la grandeur des hommes », a salué le maire de Saint-Jacques, Emmanuel Couet. Arrêtés à l'été 42, incarcérés à Saint-Hélier et torturés à la prison Jacques-Cartier, ces 25 résistants bretons ont été condamnés à mort le 22 décembre 1942, à l'issue d'un procès expédié en sept jours. Hier, la lettre d'adieu d'un des condamnés à sa femme a été lue à haute voix.

Un concours pour les lycées

Le sort de ces résistants avait choqué la population, marqué durablement les esprits. Deux ans plus tard, le 31 décembre 1944, plus de 10 000 personnes avaient défilé entre Rennes et le cimetière de Saint-Jacques pour se recueillir sur les tombes des fusillés. Ils ne sont pas les seuls. Entre le 17 septembre 1940 et le 30 juin

Le matin du 30 décembre, deux camions cellulaires emmènent les 25 condamnés, détenus á la prison Jacques Cartier, au stand de tir de la Maltière, á Saint-Jacques de la Lande.

Ils y sont exécutés, par groupe de trois, entre 9H15 et 10H20.

Les Allemands enterrent sommairement les suppliciés, le jour même, au cimetière de Saint-Jacques-de-la-Lande.

Les jours suivants, malgré les interdictions, des fleurs sont déposées sur les tombes par la population rennaise et jacquolandine.

« Ces hommes sortaient pour beaucoup de l'adolescence. Ils ont lutté contre l'occupation allemande, pour défendre les valeurs de notre démocratie, a rappelé Emmanuel Couet.
Aujourd'hui, il faut réussir à transmettre leur mémoire aux générations qui n'ont pas connu la guerre et qui pourraient croire que la liberté et la paix sont acquises à jamais. »

C'est pour entretenir cette flamme du souvenir, la rendre plus concrète, que les autorités associent les scolaires aux cérémonies commémoratives. C'est aussi pour cette raison que le rectorat et l'Office national des anciens combattants lancent un concours d'idées auprès des lycéens de la région, afin de rendre plus visible le site de la Butte de la Maltière.

« Le site n'est pas assez signalé, il se trouve près d'un terrain militaire, donc on peut penser que ce n'est pas accessible, explique Bernard Bougeard, élu à Saint-Jacques. Toutes les idées seront bienvenues pour aménager et mettre en valeur l'endroit, donner envie au public de s'y arrêter. » Les élèves et les enseignants peuvent consulter le cahier des charges du concours, sur le site de la ville de Saint-Jacques-de-la-Lande (www.st-jacques.fr).




Laurent LE GOFF.
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Ven 30 Déc 2016 - 0:00

30 décembre 2006
Saddam Hussein est pendu
Condamné à mort par le Tribunal pénal irakien début novembre, Saddam Hussein est pendu à Bagdad, aux alentours de 6h du matin, heure locale. L’ancien dictateur irakien avait répondu de l’accusation du massacre de près de 150 chiites du village de Doujaïl. L’exécution est filmée et les images sont diffusées dans le monde entier.
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Re: 30 décembre 2016

Message par charly71 le Ven 30 Déc 2016 - 10:14

Merci bleu ciel de nous rappeler que le 30/12 ce n'est pas "que" la Saint Roger.
Ta doc est parfaite et se lit avec avidité.
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Ven 30 Déc 2016 - 10:51

Jeudi 30 décembre 1915

L'artillerie s'est montrée active, de part et d'autre, en Belgique et en Artois.

Au nord de l'Aisne, nous avons détruit par notre tir des abris de mitrailleuses et dispersé des travailleurs autour de la Ville-aux-Bois.

En Argonne, nous avons fait exploser deux mines au nord de la Fille-Morte. Un poste allemand a sauté.

Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons canonné une batterie allemande repérée au bois de Warmont, au nord-est de Saint-Mihiel.

Canonnade assez vive dans les Vosges, entre Fecht et Thur, et violente à l'Hartmannswillerkopf.

L'ennemi a contre-attaqué; malgré tout, nous sommes restés maîtres d'une série d'ouvrages allemands entre le Rehfelsen et le Hirzstein; 300 Allemands ont été pris; nos captures totales s'élèvent à 1668.

Les pertes de l'ennemi sont très considérables.
Les Russes ont obtenu un succès sérieux près de Riga, où une division allemande et demie leur était opposée.
Le cabinet anglais continue à délibérer sur la conscription. On croit que la majorité de ses membres sont disposés à établir le service obligatoire pour les célibataires.
Les Serbo-Monténégrins ont victorieusement refoulé les armées autrichiennes sorties de Bosnie et d'Herzégovine.
Les Athéniens ont célébré la fête de M. Venizelos.
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Ven 30 Déc 2016 - 12:14

Merci Charly.
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Ven 30 Déc 2016 - 12:18

pour la Saint Roger on peut penser à :  Roger DEGUELDRE

Ci-dessous un texte de José Castano à ce sujet :

«  Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM – R.D –

C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que dg prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre.
Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »

Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul.
Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.
« Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur.
Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise.
Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres.
Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive.

L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes… Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.

Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin.

L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension.
Exaspéré par cette situation –unique dans les annales de l’exécution- le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant… et il souffrait.

A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.

Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce qu condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.

Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.

Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».

Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.

C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien. Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! »

Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton.

Décidément, le crime était profondément enraciné !…


Dernière édition par bleuciel le Ven 30 Déc 2016 - 12:31, édité 2 fois
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Ven 30 Déc 2016 - 12:25

mais aussi :

C’est le 10 janvier 2010, âgé de 89 ans, que le colonel Roger Flamand, ancien SAS de la France libre, est enterré à Pau.

Né le 4 décembre 1920, Roger Flamand s’engagea dans les parachutistes de la France libre qui fesait alors parti de l’armée de l’air.
Il est affecté au 3td SAS (3ème RCP), avec lequel il va participer à deux opérations. Caporal lors de la première qui consitait à un parachutage dérrière les lignes allemande en compagnie d’un stick dans la nuit du 28 29 juillet 1944. Devenu sergent, il est engagé dans l’opération Amherst en avril 1945, en compagnie d’autres SAS ils sautent à l’avant des troupes canadiennes pour prendre le devant en Hollande et ainsi empecher que les allemands n’inondent le pays en fesant sauter les digues.
En 1945 il rejoint Coetquidan d’ou il sort officier de la promotion « Victoire« . Il suit sa carrière chez les parachutistes désormais rattachés à l’armée de Terre. Il commence alors un travail comme instructeur à Pau au 18 ème BPC et au 11ème Choc. Sa route le conduira aux guerres d’Indochine et d’Algérie avant de quitter l’armée en 1971, avec le grade de colonel.

Grand croix de la Légion d’Honneur, Roger Flamand était l’auteur de plusieurs ouvrages, dont « les paras de la France libre« .
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Ven 30 Déc 2016 - 12:29

et encore :

Roger Faulques est maquisard en 1944 et prend part aux derniers combats de la Seconde Guerre mondiale au sein de la 1re Armée, alors caporal il est cité et reçoit la Croix de guerre à l'âge de 20 ans. Remarqué pour son ardeur au combat et son sens du commandement, il est désigné pour l'École spéciale militaire de Saint-Cyr qui facilite largement ses conditions de recrutement pour palier au manque d'officiers dans l'armée française à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1946 il est promu Sous-Lieutenant et est affecté sur sa demande, à la Légion Etrangère au 3e REI (3e Régiment Etranger d'Infanterie ).

Lieutenant, il sert en Indochine au 1er BEP (Bataillon étranger de parachutistes) et participe à tous les combats de cette unité jusqu'à son premier anéantissement en octobre 1950. Le 26 février 1948, commandant un groupe de légionnaires, il tombe dans une embuscade sur la route coloniale no 3. Ayant perdu la moitié de ses légionnaires il mène un combat au corps à corps lorsqu'il voit ses deux pieds ouverts par une balle de mitrailleuse. Ses légionnaires le récupèrent alors in extremis et l'éloignent de l'avant de la ligne de feu. Rapatrié vers la métropole pour graves blessures de guerre, il se trouve alors à 23 ans, Chevalier de la légion d'honneur, et titulaire de cinq citations.

Rétablit il participe aux combats sur la RC4 (Route Coloniale no 4), c'est alors que lui est confié le commandement du Peloton des élèves gradés du 1er BEP qui verra près de 80% de son effectif disparaître lors de l'opération d'évacuation de Cao Bang en septembre et octobre 1950. Grièvement blessé à quatre reprises lors de cette bataille (l'épaule droite fracassée par balle, la poitrine ouverte par une rafale, le coude gauche et le fémur droit brisés par balles), il gît sur le terrain et est laissé pour mort durant 3 jours. Ayant survécu il est fait prisonnier par les troupes du Viêtminh qui, le jugeant condamné, décident de le rendre, avec d'autres blessés graves, aux autorités françaises.
Un colonel de l'armée du Viêtminh le félicite alors pour son courage. Cité à l'ordre de l'armée il est fait Officier de la Légion d'Honneur pour services exceptionnels de guerre et se voit de nouveau rapatrié vers la France. Ses blessures lui imposent de séjourner durant plusieurs années à l'hôpital militaire du Val-de-grâce pour se rétablir.

Terminant la guerre d'Indochine avec 6 blessures et 8 citations, Roger Faulques sert ensuite en Algérie au sein du 1er REP, en particulier comme officier de renseignement de ce régiment, lors de la bataille d'Alger.
Faulques obtient des résultats de guerre exceptionnels, personnellement artisan du démantèlement de plusieurs réseaux du FLN. Mis en disponibilité pour apporter un soutien à la rébellion katangaise dans l'ancien Congo belge, il ne participe pas au putsch d'avril 1961, comme beaucoup le prétendent.

Ayant quitté l'armée, il entame une carrière de mercenaire, aux côtés de son ami Bob Denard, au Yémen d’août 1963 à la fin 1964, pour le compte du MI6 (services secrets britanniques), puis au Biafra pour le compte du gouvernement français. Selon David Smiley dans Arabian Assignment (page 156), les mercenaires français et belges alternent au début des années 1960 entre les théâtres yéménites et congolais car au Congo ils ont femmes et alcool à volonté mais sont rarement payés, tandis qu’au Yémen ils sont rémunérés mais privés de femmes et d’alcool.

Faulques a servi de modèle à certains personnages des romans de Jean Lartéguy.
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Re: 30 décembre 2016

Message par béret bleu le Ven 30 Déc 2016 - 12:33

Roger Trinquier, né le 20 mars 1908 et mort le 11 janvier 1986, est un officier supérieur parachutiste, ayant participé à la guerre d'Indochine, à la crise de Suez et à la guerre d'Algérie. En tant que membre de l'état-major de la 10e division parachutiste de Jacques Massu, il prend part, dans un rôle de premier plan, à la bataille d'Alger en 1957. Commandeur de la légion d’honneur, titulaire de 14 citations dont 10 à l'ordre de l'armée, le colonel Trinquier est l'auteur de plusieurs ouvrages.

Auteur de La Guerre moderne (éditions de la Table Ronde, 1961), il est un des théoriciens de la « guerre subversive » et sera abondamment cité dans les écoles de guerre, en particulier à l'École militaire des Amériques, située au Panama ainsi qu'à Fort Benning en Georgie (États-Unis).
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Re: 30 décembre 2016

Message par charly71 le Ven 30 Déc 2016 - 15:55

Degueldre, Flamand, Faulque, Trinquier ...
Merci bleu ciel de nous ravivez la mémoire avec ces Roger célèbres qui ont tant compter pour nous les Paras....
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