LES CAMPS PARACHUTISTES

Pour la première fois, l’Ordre de la Libération ne sera pas représenté par un Compagnon.

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19012017

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Pour la première fois, l’Ordre de la Libération ne sera pas représenté par un Compagnon.




Pour la première fois de son histoire, l’Ordre de la Libération ne sera pas représenté par un Compagnon mais par une personnalité extérieure à cette institution prestigieuse, créée il y a 76 ans par le général de Gaulle.

Le général de division (2s) Christian Baptiste, directeur du Musée de l’Armée depuis six ans, a été nommé mercredi 11 janvier 2017, délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » par un décret du Président de la République François Hollande.



Le général Baptiste succède à Fred Moore, septième et dernier chancelier de l’Ordre de la Libération d’octobre 2011 à novembre 2012. A cette date, Fred Moore avait été nommé délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la libération », créé pour assurer la pérennité de l’institution avec la disparition des derniers Compagnons.

Actuellement, il ne reste plus que 14 Compagnons en vie sur un total de 1.038. Le plus jeune, Louis Cortot est âgé de 91 ans. Le doyen est Guy Charmot, 102 ans.

L’Ordre de la Libération tourne ainsi une nouvelle page de son histoire. Il avait été fondé par le général de Gaulle le 16 novembre 1940. Le chef de la France Libre entendait ainsi « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’oeuvre de libération de la France et de son Empire ». Cet ordre comporte un seul grade. Ses titulaires ont droit au titre de Compagnon de la Libération. Le général de Gaulle en a été le seul grand maître. Les sept chanceliers de l’ordre, tous Compagnons, ont toujours été élus par leurs pairs.

700 Compagnons ont survécu à la guerre

Parmi les 1.038 Compagnons, 65 ont été tués avant le 8 mai 1945 alors qu’ils étaient déjà Compagnons, et 271 ont reçu cette distinction à titre posthume. Quelque 700 Compagnons ont survécu à la guerre. La croix de la Libération a également été décernée à 18 unités militaires et à cinq communes : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors, Ile de Sein.

La croix de la Libération est un écu de bronze rectangulaire portant un glaive, surchargé d’une croix de Lorraine avec au revers la devise : “Patriam servando victoriam tulit » (En servant la Patrie, il a remporté la Victoire). Le ruban de la décoration symbolise l’état de la France en 1940, alliant le noir du deuil au vert de l’espérance (voir photo de la Croix de la Libération).

Un parcours hors norme dans l’armée française

Récemment, le colonel honoraire Fred Moore, 96 ans qui avait participé à la libération de Paris en août 1944 dans les rangs de la 2e DB, a démissionné en raison de son grand âge. Son successeur, le général Christian Baptiste, a été élu à l’unanimité par les 14 derniers Compagnons pour représenter l’ordre.

A 62 ans, le général Baptiste, va boucler un parcours hors norme dans l’armée française puisqu’il a commencé sa carrière comme deuxième classe en 1975 pour atteindre les trois étoiles de général de division en 2010.

Le général Baptiste est passé par l’Ecole militaire interarmes (EMIA) de Coëtquidan dans la « promotion lieutenant-colonel Broche » (Compagnon de la Libération, tué en juin 1942 à Bir Hakeim). Il a assuré plusieurs commandements dans les régiments de parachutistes de l’infanterie de marine, occupé deux postes dans des armées africaines au titre de l’Assistance militaire technique, été attaché de défense à l’ambassade de France à Tel Aviv.

Homme de communication, il a été directeur du département médias de la Délégation à l’information et à la communication de la Défense (Dicod), conseiller pour la communication de deux chefs d’état-major des armées, puis porte-parole adjoint du ministère de la Défense.

Durant les six années passées à la tête du Musée de l’Armée aux Invalides à Paris, le général Baptiste a modernisé et développé ce grand établissement. En 2014, le Musée de l’Armée a ainsi accueilli 1,5 million de visiteurs, contre 800.000 au début des années 2000. Ce musée est ainsi devenu le 5ème de France, derrière le Louvre, Versailles, Beaubourg, Orsay et devant Branly.

« J’ai toujours voulu intéresser le grand public à son histoire pour maintenir l’esprit de défense », a expliqué le général Baptiste à « L’Essor ». La dernière exposition temporaire en cours « Guerres secrètes » a déjà reçu 100.000 visiteurs. « Je souhaite faire évoluer l’Ordre de la Libération vers ce qui a été fait au Musée de l’Armée, à savoir un outil pédagogique ».

L’Ordre de la Libération est également installé dans l’Hôtel des Invalides où il propose un musée, rouvert en mai 2016 après quatre ans de travaux. Deux mille objets (uniformes, armes, drapeaux, photos, dessins, médailles …) sont présentés sur 1.200 mètres carrés en trois parties : la France Libre, la Résistance intérieure et la Déportation.



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Pour la première fois, l’Ordre de la Libération ne sera pas représenté par un Compagnon. :: Commentaires

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Message le Jeu 19 Jan 2017 - 19:39 par Lothy

Hélas le temps fait son oeuvre....

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Message le Ven 20 Jan 2017 - 12:27 par GB33

il est malheureusemnt fatal que cela survienne un jour .

Nous sommes tous mortels et l'âge survient nous empêchant de poursuivre notre but .

de Gaulle à peut - être commis des erreurs mais il est un de ceux que je respecte, son ordre des Compagnons de la Libération a été une exellente chose.

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