LES CAMPS PARACHUTISTES

Famille d'Astier de la Vigerie

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24012017

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Famille d'Astier de la Vigerie




Notre Histoire compte dans ses pages quantité de familles qui furent de véritables dynasties de militaires, le métier des armes se transmettant de père en fils ou oncle à neveu de génération en génération, avec plus ou moins de réussite.
Il n’est pas rare encore de voir que tel Chef de Corps succède à son père ou son grand-père au sein d’une unité à quelques décennies d’écart…

En lisant le texte de PARATROOPER évoquant Henri d'Astier de la Vigerie, ici je me suis souvenu de son frère Emmanuel... Et j'ai souhaité approfondir l'histoire de ces trois frères...

Tous les trois, issus d'une fratrie de huit enfants, sont nés au foyer du baron Raoul d'Astier de La Vigerie, ancien de Polytechnique, officier d'artillerie et de Jeanne, née Masson-Bachasson de Montalivet ; la famille, originaire du Vivarais est anoblie en 1829 sous la Restauration.


François d’Astier de la Vigerie - né au Mans le 7 mars 1886 - décédé à Paris le 9 octobre 1956
Résistant,  général de l’Armée de l’Air, ambassadeur de France, Compagnon de la Libération

Après avoir passé tout son jeune âge au domaine du Rancay près de Châteauroux, il s'engage en octobre 1907 dans l'armée.

Après un an au 29e Régiment de dragons, il entre le 21 octobre 1908 à Saint-Cyr (promotion “Maroc”). Il en sort comme sous-lieutenant de cavalerie au 13e Régiment de dragons l'année suivante.

Lieutenant en 1911, il part en campagne le 2 août 1914 avec son régiment de cavalerie avant de passer à l'Etat-major de la 1ère Brigade de la Division du Maroc.

En décembre 1915 il entre dans l'aéronautique et part faire son apprentissage de pilote. Il obtient son brevet de pilote militaire le 16 avril 1916 avant d'effectuer des stages à Avord, Cazaux et Pau.

Affecté à l'escadrille 65, le lieutenant d'Astier de la Vigerie obtient sa première victoire en combat aérien le 15 septembre 1916 mais est blessé huit jours après et évacué sur Amiens. Commandant de l'escadrille 65, promu capitaine en avril 1917, il repart au combat.

Il crée l'escadrille de chasse 88 avec laquelle il remporte de nouvelles victoires et est de nouveau blessé. Il est cité sept fois.

Entre les deux guerres il occupe divers postes administratifs dans l'Armée de l'Air : directeur de la mission aéronautique militaire en Finlande, chef adjoint au cabinet technique, attaché de l'air à Rome. Il prend part à la campagne du Rif au Maroc et assure, de 1926 à 1929, le commandement des centres de Fez et celui du groupement d'aviation du Sud.

Il est promu lieutenant-colonel le 25 décembre 1929 et colonel le 25 septembre 1933 alors qu'il commande le 3e Régiment d'aviation puis la 3 e Brigade.

Après avoir suivi les cours du Centre d'Etudes Tactiques d'Artillerie puis du Centre des Hautes Etudes Militaire, François d'Astier de la Vigerie est promu général de brigade aérienne le 25 octobre 1936. Il commande à partir de 1937 la région aérienne d'Aix-en-Provence et devient titulaire de la chaire de l'aéronautique des HEDN puis inspecteur général des écoles.

Commandant de la zone d'opérations aériennes du Nord (Z.O.A.N.) à partir du 12 septembre 1939 comme général de corps aérien, il dirige, en mai et juin 1940, la bataille aérienne de France en liaison avec la Royal Air Force. Le 10 juin, il propose au général Vuillemin et à l'amiral Darlan de replier l'aviation en Afrique du Nord pour continuer la lutte. Le 16 juin, il est relevé de son commandement et envoyé en mission au Maroc. Il est de nouveau relevé de son commandement le 23 août 1940 pour avoir pris position en faveur de Pierre Mendès France qu'il a accueilli dans son Etat-major.

Il rentre alors en France et se mêle, dès le mois de novembre aux activités de "La Dernière Colonne", petit groupe de résistants créé par son frère Emmanuel. François d'Astier fait également en novembre 1940 deux dépositions à décharge au procès de Pierre Mendès-France.

Appelé à le rejoindre par le général de Gaulle en mai 1942, il rallie les Forces françaises libres à Londres le 18 novembre 1942. Le général François d'Astier de la Vigerie est nommé adjoint au général de Gaulle le 1er décembre 1942, et membre du Haut comité militaire.

Envoyé par le général de Gaulle à Alger du 19 au 22 décembre 1942, il a pour mission de faire le point sur la situation politique. Il y retrouve son frère Henri qui fut un des principaux responsable de la Résistance ayant permis le débarquement anglo-américain du 8 novembre 1942 à Alger. François d'Astier y rencontre plusieurs personnalités dont le comte de Paris, le général Giraud et l'amiral Darlan, haut-commissaire pour l'AFN, dont il constate l'impossibilité d'obtenir son retrait volontaire.

Inspecteur général des Forces aériennes de la France libre le 15 mai 1943, il est nommé, après le départ pour Alger du général de Gaulle, le 3 juillet 1943, commandant des forces militaires françaises en Grande-Bretagne, puis commandant supérieur des troupes françaises en Grande-Bretagne, le 16 octobre.

Délégué militaire à Londres du COMIDAC, Comité d'Action en France, à partir de décembre 1943, il est notamment chargé d'étudier et de préparer la participation militaire française aux futures opérations de débarquement. Il assure la liaison avec le général Eisenhower en janvier 1944 dans la préparation des opérations offensives menées à partir de la Grande-Bretagne.

Rappelé par le général de Gaulle en avril 1944, il est remplacé par le général Koenig et passe en Afrique du Nord. Il est envoyé en mission en Espagne en juin 1944 afin de préparer le rassemblement de tous les Français mobilisables sur le sol métropolitain et de recueillir tous les éléments d'information permettant de rétablir, dès la libération, l'organisation territoriale militaire française. Sa mission étant annulée, il retourne à Londres le 20 juillet 1944.

Ayant rejoint le général de Gaulle à Paris, François d'Astier est nommé Ambassadeur de France à Rio de Janeiro le 8 novembre 1944, poste qu'il occupe jusqu'en 1946.

De retour en France après le départ du général de Gaulle en janvier 1946, il fonde avec René Capitant l'Union gaulliste et publie les Cahiers de la France Libérée.

Marié à Anne de Salignac-Fénelon en 1910, ils auront six enfants dont trois décorés pour faits de Résistance

François d'Astier de la Vigerie est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 8 novembre 1944
• Croix de Guerre 1914-18 (9 citations)
• Croix de Guerre des TOE (2 citations)
• Médaille de la Victoire (dite Interalliée)
• Air Force Cross (GB)
• Chevalier de l'Ordre de la Couronne avec glaives (Roumanie)
• Croix de la Rose Blanche de Finlande de 1ère classe

Source : Ordre de la Libération
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Message le Mar 24 Jan 2017 - 12:52 par Invité

Henri d’Astier de la Vigerie - né le 11 septembre 1897 à Villedieu-sur-Indre et mort le 10 octobre 1952 à Genève.
Résistant, ancien chef des Commandos de France – Compagnon de la Libération


Décédé sans postérité, il repose au cimetière de Vaucresson (Hauts de Seine).

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Message le Mar 24 Jan 2017 - 13:02 par Invité

Emmanuel d’Astier de la Vigerie - né le 6 janvier 1900 (dernier des 8 enfants) à Paris, décédé  12 juin 1969 à Paris
Ecole Navale, puis journaliste, Résistant, Député



Après des études au lycée Condorcet, puis à l'école Sainte-Geneviève à Versailles, il entre à l'Ecole navale en 1919.

Il démissionne de la Marine en 1931 pour entamer une carrière journalistique publiant dans Marianne, et dans l'hebdomadaire Vu en particulier.

Mobilisé en août 1939 au centre de renseignements maritimes de Lorient, il rejoint, en juin 1940, le 5e Bureau replié à Port-Vendrès avant d'être démobilisé le mois suivant.

Dès septembre 1940, refusant l'armistice, il fonde dans le sud de la France l'organisation La Dernière Colonne, qui se destine au sabotage.

Après l'arrestation du co-fondateur, Edouard Corniglion-Molinier, en décembre 1940, il gagne Clermont-Ferrand où règne une atmosphère favorable à la Résistance, notamment au sein de l'équipe de rédaction de La Montagne.

En janvier 1941, La Dernière Colonne étant décimée par les arrestations, il entre dans la clandestinité sous le pseudonyme de Bernard.

Il crée en juin 1941, avec Jean Cavaillès notamment, le mouvement Libération qui, avec Combat et Franc-Tireur, deviendra l'un des trois plus importants mouvements de résistance de la zone sud. Libération recrutant le plus souvent ses membres dans les milieux syndicaux (CGT) et socialistes. A la tête de du mouvement il fait paraître affiches, tracts et le journal du même nom dont le premier numéro paraît en juillet 1941.

En janvier 1942, une liaison est établie avec Londres par Yvon Morandat, représentant du général de Gaulle, puis par Jean Moulin qu'Emmanuel d'Astier rencontre pour la première fois. En mars a lieu la première réunion, à Avignon des responsables de Libération, Combat et Franc-Tireur sous la présidence de Jean Moulin.

Emmanuel d'Astier effectue lui-même, par sous-marin, une mission à Londres en mai 1942 au cours de laquelle il rencontre le général de Gaulle. Envoyé en mission à Washington, en juin 1942, il est chargé de négocier auprès de Roosevelt la reconnaissance de la France libre.

Il repart pour la France à bord d'un chalutier en juillet 1942, avec le titre de chargé de mission de 1ère classe, équivalant au grade de lieutenant-colonel.

En novembre 1942, après un deuxième voyage à Londres, il regagne la France avec Henri Frenay et est désigné pour siéger au Comité de coordination des Mouvements de Résistance qui devient, en janvier 1943, le Directoire des Mouvements unis de Résistance (MUR) dont il est le commissaire aux affaires politiques. Il est par ailleurs l'auteur, sous son pseudo "Bernard" de La Complainte du Partisan*sur une musique d'Anna Marly.


Emmanuel d'Astier repart pour Londres en avril 1943, et, retourne en métropole en juillet 1943, à la suite de l'arrestation de Jean Moulin.

De retour à Londres en octobre 1943, il prend les fonctions de commissaire à l'Intérieur du Comité français de la Libération nationale (CFLN) à Alger à partir de novembre 1943. Emmanuel d'Astier est membre du COMIDAC, Comité d'action en France, institué en septembre 1943 à Alger et chargé de définir la stratégie et les crédits affectés à l'action de la résistance métropolitaine. Dans ce cadre, il rencontre Churchill à Marrakech en janvier 1944 pour lui demander des armes pour la Résistance.

A partir de la création du Gouvernement provisoire de la République française en juin 1944, Emmanuel d'Astier devient ministre de l'Intérieur. Il débarque en France en juillet 1944.

Il quitte ses fonctions en septembre 1944 et refuse la proposition de servir comme ambassadeur à Washington.

Elu député apparenté communiste de l'Ille-et-Vilaine de 1946 à 1958. Prix Lénine de la Paix 1957.

Il fonde le quotidien Libération puis en 1966, le mensuel l'Evénement.

Membre titulaire des programmes de radiodiffusion.
Marié à deux reprises, il était père de trois enfants : Jérôme (23 avril 1952, Christophe (23 août 1947), Jean-François

Emmanuel d'Astier de la Vigerie est inhumé au cimetière d'Arronville (Val d'Oise).


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 24 mars 1943
• Croix de Guerre 1939-45

* Cette complainte devient une chanson populaire dans les années 1950. Elle acquiert une renommée internationale quand elle est reprise, dans une version anglaise sous le titre The Partisan, en 1969 par le chanteur canadien anglophone Leonard Cohen, puis en 1972 par la chanteuse américaine Joan Baez.
Il ne faut pas la confondre avec Le Chant des partisans, l'hymne officiel de la Résistance française, dont la musique est également due à Anna Marly mais dont les paroles françaises ont été écrites par Joseph Kessel et Maurice Druon.

Source : Ordre de la Libération

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