LES CAMPS PARACHUTISTES

un nouveau Chef de Corps pour l'école des Troupes Aéroportées

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

28072017

Message 

un nouveau Chef de Corps pour l'école des Troupes Aéroportées




La passation de commandement de la seule école militaire de parachutisme s’est déroulée le 17 juillet 2017

La fanfare de la 11e brigade parachutiste de Pau a entonné, hier, son traditionnel « Adieu du bataillon de choc » pour la passation de commandement à l’École des troupes aéroportées (Etap) au camp d’Astra de Pau.

En fonction depuis trois ans, le colonel Géraud Lhours laisse sa place au lieutenant-colonel Jean-Christophe Ott, 47 ans, à la tête de l’unique unité de formation des parachutistes en France.

Le colonel sortant va rejoindre le Corps européen à Strasbourg.
Depuis une semaine les deux officiers supérieurs préparent ce passage de relais. Pendant un mois et demi, le lieutenant-colonel prendra connaissance des dossiers.
Parmi les tâches qui l’attendent, la préparation du soixante-dixième anniversaire de l’école qui sera célébré le 29 septembre prochain.



Le nouveau chef débarque en terrain connu. Le lieutenant-colonel est passé à l’Etap entre 2006 et 2009 en tant que chargé des relations internationales et comme chef de la brigade de formation des moniteurs largueurs.
Son fils est même un Palois de naissance. Il arrive de l’École de guerre à Paris où il enseignait aux officiers supérieurs. À Pau, il sera en charge des 160 militaires et 30 civils qui travaillent à l’école. Il devra cordonner l’apprentissage la formation des 3 500 stagiaires qui passent chaque année à l’Etap.

La « maison mère » des paras
Depuis soixante-dix ans, tout soldat formé au parachutisme a effectué son apprentissage à Pau qu’il soit de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la Marine ou de la gendarmerie nationale.
L’école fonctionne quarante-cinq semaines par an.
Toutes les deux semaines, une nouvelle promotion d’une centaine d’hommes et de femmes commence une formation initiale. Six sauts sont nécessaires pour l’obtention du brevet dont un de nuit et l’autre avec une charge.

Deux semaines pendant lesquelles ils apprendront à sauter de nuit, en tandem. En plus des nouveaux brevetés, l’Etap forme des sauteurs expérimentés.
Chantant « Debout les paras », les agents de l’Etap, béret rouge sur la tête et plastron bleu des écoles de formation au cou, ont défilé à l’issue de la cérémonie.

C’est une chose rare à l’école : « Il s’agit d’un moment fort de cohésion. Le rôle du chef est très important, estime la lieutenant Maud, officier de communication. Encore plus dans un corps de l’armée dont l’esprit est si particulier comme chez les parachutistes. » « S’ouvre une nouvelle page de l’histoire de l’école », a déclaré le général Bellot des Minières, commandant de la 11e brigade de parachutiste. Une page qui devrait être émaillée de défis pour le nouveau chef de l’école entre rigueur budgétaire et explosion du nombre de formations.

45 000 sauts par an
Le général Bellot des Minières, a félicité le colonel Lhours pour son travail malgré des moyens réduits. En effet, depuis 2016, le colonel a dû composer avec des moyens limités mais une « montée en puissance de la 11e ». Entre 2015 et 2016, l’école a assuré l’apprentissage de 50 % de stagiaires de plus. Entre 2016 et 2017, le centre a délivré 20 % de brevets supplémentaires. Les promotions sont passées de 80 à 105 soldats en moyenne. Tout ça avec une dotation et des moyens matériels inchangés.

« Au Sahel, les parachutistes sont particulièrement utiles. Débarquer par les airs est la seule façon d’arriver de manière discrète. Les agents opérationnels peuvent aussi déposer sur le terrain des médecins ou des agents du renseignement », souligne le lieutenant Maud. Les parachutistes sont présents sur tous les théâtres d’opération dans lesquels est engagée la France.

Entre 2016 et 2017 le centre a délivré 20 % de brevets supplémentaires et ce avec les mêmes moyens POURQUOI À PAU ?

Les unités de la 11e brigade de parachutiste sont essentiellement stationnées dans le Sud-Ouest de la France comme l’Etap (Tarbes, Pamiers, Castres, Carcassonne, Montauban, Toulouse, Pau et Caylus) et ceci pour une bonne raison. Le lieutenant Maud explique que c’est à cause des conditions météorologiques : « Dans le Sud-Ouest, les vents ne sont ni trop forts ni trop faibles et les nuages d’orages ne sont jamais trop bas. On peut s’assurer de pouvoir presque tout le temps voler. »
avatar
major64
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

un nouveau Chef de Corps pour l'école des Troupes Aéroportées :: Commentaires

avatar

Message le Ven 28 Juil 2017 - 9:29 par Lemarc

Oui, fin septembre ce sera les 70 ans de l'ETAP, un très grand moment en perspective avec beaucoup de souvenirs. les 70 ans et la Saint Michel.
n’hésitez pas à cocher ce rendez-vous.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Mar 8 Aoû 2017 - 15:39 par BOI

oui, MAIS !
faisant parti des paras du siècle dernier, force est de constater que l'ETAP que nous avons connu n’existe plus. Oh je ne parle pas de la valeur des Militaires qui y servent ni des formations qui y sont données, non, je veux parler de la fréquentation. Une ruche dans les années 70/80, un presque désert maintenant.
la suppression de la conscription y est pour beaucoup !
bravo à ceux qui entretiennent toujours le lien.

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum