LES CAMPS PARACHUTISTES

CLUNY Bataille du 11 août 1944

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11082017

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CLUNY Bataille du 11 août 1944





Bataille du 11 août 1944 : les terribles souvenirs de Jean-Paul Gallimardet

Jean-Paul Gallimardet avait 10 ans le 11 août 1944. Ses souvenirs de la tragédie et des jours qui ont suivi l’ont incité à maintenir la mémoire de ces tristes journées. Il préside l’Association des anciens combattants et amis de la Résistance.


J’ai vécu de près cette histoire. En 1944, j’ai 10 ans et je vis à Lournand, se souvient Jean-Paul Gallimardet. J’ai enrichi mes souvenirs de cette journée et des suivantes, en parlant avec ceux qui les ont vécues de l’intérieur, comme Henri Mondange. » Aujourd’hui, Jean-Paul Gallimardet perpétue la mémoire des combattants de la France libre au travers de l’Association des anciens combattants et amis de la Résistance (Anacr). Le 1er mai, il a emmené un groupe au Bois-Clair et en différents lieux symboles de l’activité de la Résistance.

Des avions allemands au-dessus de Lournand
Le matin du 11 août 1944, comme d’autres habitants de Lournand, il s’interroge sur « les avions allemands qui viennent faire demi-tour au-dessus du village. Ma mère me demande de me cacher. Ce n’était pas pour nous. On s’est demandé ce qui tombait des avions » avant de comprendre à cause des déflagrations qui ensanglantent Cluny. L’après-midi, l’enfant assiste de loin, depuis la Cras, aux combats qui se déroulent autour de la Valouze, puis au Bois-Clair. « Les jours suivants, je suis monté au Bois-Clair à vélo : il y avait encore les traces du combat, les barricades pour bloquer le passage des camions allemands. Je pense à ce jour douloureux, aux jeunes gens pas tous originaires du pays qui sont morts ici, à chaque fois que je passe au col. »

Le souvenir de son père résistant le pousse à transmettre la mémoire. « Il travaillait à Chalon comme cheminot et aidait des personnes à passer la ligne de démarcation, jusqu’au jour où il a été dénoncé puis interné », précise Jean-Paul Gallimardet.

Un père résistant
À sa libération, son père rejoint la région de Cluny, puis le maquis. « C’est lui qui a interrompu la jonction ferroviaire entre Mâcon et Cluny en subtilisant une locomotive au dépôt de Cluny, pendant le repas de midi des soldats allemands, puis en la faisant dérailler dans le tunnel du Bois-Clair, où des rails de la voie unique avaient été déboulonnés. Après coup, il a confessé avoir ressenti la plus grande peur de sa vie, mais en ajoutant : il fallait le faire. »




Frédéric Renaud (CLP)
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