lettre au président de la Republique

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11082017

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lettre au président de la Republique




Monsieur le président de la République, Chef des armées.

C’est un vieux soldat fatigué et malade, quasi-inconnu, retraité sans gloire, peu gradé au demeurant, qui s’adresse à vous. Un de ceux qui ne revendiquent que de ne plus compter. J’ai néanmoins deux mots à vous dire.
Vous avez viré notre chef, le général de Villiers, Chef d’Etat-major des armées, en le poussant ignominieusement à la démission.

Vous l’avez poussé dehors non pas en lui donnant des ordres inapplicables. Les militaires français ont toujours, de tous temps et sous toutes les latitudes, reçu des ordres idiots et s’en sont toujours accommodés. Cela n’a jamais été une raison, dans leur longue histoire, pour poser leur fusil et déguerpir. Surtout dans l’adversité.
Vous l’avez poussé dehors non pas, non plus, parce qu’il devenait franchement insupportable de ne plus avoir de moyens matériels décents pour effectuer leurs missions : armes (mitrailleuses de 12,7 récupérées sur les stocks américains en 1945…), munitions, véhicules (quarante ans bien souvent), tenues, eau pour boire et se laver (quatre litres par jour par homme sous le cagnard africain), nourriture…, non pas parce qu’au Mali il y a des soldats qui dorment sur les cailloux à même le sol quand les « migrants » qui viennent de ces pays susciteraient l’indignation des bonnes consciences en France si on les faisait dormir chez nous dans de telles conditions. Non pas à cause de cette indécence dans les moyens qui leur sont accordés alors qu’il y a tant de gaspillages dans notre pays. Les soldats français ont connu bien pire par le passé, et Dieu seul sait ce que l’avenir leur réserve. Ce n’est pas cela non plus qui a fait partir Pierre de Villiers.

Vous l’avez poussé dehors, notre général de Villiers, parce que vous l’avez insulté. L’insulte du chef à son subordonné, Monsieur le Président, Chef des armées, ce n’est pas seulement un manque de loyauté, c’est une forfaiture. Le soldat français, Monsieur le Président, Chef des armées, sait faire face à tout : les conditions matérielles et de terrain difficiles, le mauvais temps en mer pour les marins, la disette en tout, l’Ennemi, qu’il respecte, même quand celui-ci s’apprête à le tuer à moins que ce ne soit l’inverse. Mais faire face à la forfaiture de ses chefs, ses insultes en particulier, ça, il ne sait pas faire. Vous le saviez très bien, Monsieur Macron, qu’il ne le supporterait pas, et qu’il ne saurait pas faire face. Vous saviez très bien que tout débat objectif et sincère avec lui sur les moyens dont l’armée française dispose ne pouvait tourner qu’à votre désavantage et c’est bien pour cela, que, délibérément, vous avez coupé net à tout débat et préféré, comme on dit, « botter en touche » en recourant à l’insulte, à l’humiliation.

Vous n’avez pas le droit, Monsieur Macron, président de la République, Chef des armées, d’insulter le soldat français. Quel qu’il soit.

Vous êtes le « chef des armées ». Les militaires vous obéissent. Mais l’organe démocratique qui dans notre pays décide du volume des moyens à accorder à nos armées, c’est le Parlement. Et à ce titre le Chef d’Etat-Major des armées s’exprime devant le Parlement, pour faire part de ses besoins, de ses difficultés, pour rendre compte du juste emploi des moyens qui lui sont octroyés, au même titre et aussi légitimement qu’il vous rend compte à vous des ordres qu’il a reçus de vous.

Après que le général de Villiers, chef d’Etat-major des Armées, s’est ainsi exprimé il y a quelques jours devant la Représentation nationale, de façon parfaitement respectueuse du rôle et des responsabilités que la Constitution et la loi attribuent à chacun, vous avez publiquement déclaré, avec une indicible légèreté : « il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique ».

Je passerai sur le caractère injurieux des expressions « pas digne », « étaler », « place publique ».
Je retiens surtout qu’ en vous exprimant ainsi vous avez contesté au général le droit, et le devoir, de s’adresser à la Représentation nationale dans le strict respect de la loi, et de ses responsabilités. Mais qui êtes-vous Monsieur Macron, pour vous permettre une telle arrogance ? Une telle outrecuidance ?

Mais il y a pire. En ne disant pas à la Représentation nationale ce qu’il avait à lui dire, vous auriez voulu sans doute qu’il ne lui dise pas la vérité. Vous lui reprochez, de fait, de ne pas lui avoir menti, au moins par omission. Mais c’est extrêmement grave, Monsieur le Président, Chef des armées. Le vieux soldat que je suis se permet de vous dire une chose, Monsieur le Président, Chef des armées, que je vous demande de retenir. Ne demandez jamais à un soldat de mentir, de mentir sur ordre ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! D’abord il ne vous obéira pas. Ce serait contraire à sa conscience, son éthique, sa dignité. Mais aussi vous encourrez illico, et définitivement, de ne plus jamais être leur chef. Constitution ou pas Constitution.

Un dernier mot, et non des moindres. Ce n’est plus l’ancien soldat qui parle mais le citoyen qui vote encore, et vous a élu.
Vous contestez la capacité, le droit, le devoir du CEMA de s’adresser à la Représentation nationale. Mais ce faisant, vous contestez AUSSI le pouvoir du Parlement de prendre ses décisions en s’éclairant de son mieux sur les conséquences de ses décisions démocratiques, d’entendre qui il veut sur les sujets qu’il veut. Y compris l’état réel de nos forces armées.

Mais dites-moi, Monsieur Macron, c’est quoi ce petit relent fascisant ? Vous vous prenez pour qui ? On ne vous a pas élu pour ça. Prenez garde à bien rester, à strictement rester, dans votre rôle et vos fonctions. Dites-vous qu’il y a plus de veilleurs que vous ne le pensez sans doute en état de veille, et pas seulement dans les canyons du massif de Tigharghar au Mali ou sur la passerelle de nos bateaux au grand large.

Je vous rappelle que les derniers vrais fascistes sur le sol de notre pays, ce sont nous, les soldats républicains et citoyens, les soldats de France et d’ailleurs, qui les avons combattus, et chassés.



Sergent Robert Guillemard
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lettre transmise
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lettre au président de la Republique :: Commentaires

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Message le Ven 11 Aoû 2017 - 14:55 par lettre transmise

bonjour
je ne sais pas si cette lettre est vraie !! . tellement de choses sur la toile circulent ..........

si tel est le cas, si elle est vraie, j'en suis heureux.

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Message le Ven 11 Aoû 2017 - 15:39 par EAGLE

salut
bien sur qu'elle est vraie puisque tu viens de la lire et de la mettre en ligne .

la question ou les questions qu'il faut se poser c'est : est-elle réellement du sergent Guillemard et a-t-elle été envoyée au président de la République ?

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Message le Ven 11 Aoû 2017 - 15:45 par baltique





Rumeurs, désinformation ou manipulations d’images : la vérité ne sort pas toujours de la bouche d’Internet… Garder un esprit critique face à ce qu’on lit sur la toile est donc nécessaire et vérifier l’information doit être un réflexe à acquérir. Pour y parvenir, Action Innocence vous donne quelques pistes.

De plus en plus d’internautes, surtout parmi les adolescents, utilisent Facebook ou Twitter comme principaux outils pour se tenir informé, notamment de l’actualité. Or ces plateformes sont particulièrement propices à la diffusion de fausses informations et la facilité de partage rend leur prolifération difficile à contrôler.

Si la propagation d’informations fallacieuses est parfois le résultat d’erreurs ou d’incompréhensions, elle est aussi souvent faite de manière intentionnelle, dans le but de nuire à des individus, de faire le « buzz » ou de promouvoir un agenda politique particulier.

La prolifération des « théories du complot »
Beaucoup de rumeurs et de fausses informations diffusées sur Internet sont liées à ce que l’on nomme communément des « théories du complot » ou « conspirationnisme ». Pierre-André Taguieff, sociologue français et spécialiste de la question, identifie quatre grands principes qui permettent d’identifier les croyances conspirationnistes (P. A. Taguieff, L’Imaginaire du complot mondial, pp. 57-60) :

Rien n’arrive par accident ;
Tout ce qui arrive est le résultat d’intentions ou de volontés cachées ;
Rien n’est tel qu’il parait être ;
Tout est lié, mais de façon occulte.
Les thèses conspirationnistes sont généralement dirigées contre des groupes particuliers (identifiés par leurs auteurs comme étant à la source du « complot ») et qui font dès lors souvent l’objet de messages haineux, voire de menaces. Le phénomène n’est pas récent mais a trouvé un nouveau souffle avec l’avènement d’Internet, qui permet de facilement diffuser ces théories auprès d’un large public. Suite aux attentats à Paris en 2015, leur prolifération a suscité l’inquiétude des autorités françaises. Le gouvernement a réagi en créant une plateforme internet pour contrer la propagation du conspirationnisme en donnant, notamment, des outils de réflexion critique.

Sites parodiques
Le cas des sites parodiques est également problématique lorsque l’on touche à la question de la désinformation sur le web. Des plateformes comme « Le Gorafi » (en France), « The Onion » (aux Etats-Unis) ou « 24 Matin » (en Suisse) se sont spécialisées dans la publication de faux articles d’actualité à visée humoristique. Malheureusement, il n’est pas rare que les informations publiées sur ces sites soient prises au sérieux et relayées sur les réseaux sociaux. Hors contexte, l’aspect parodique peut, en effet, facilement échapper au lecteur.

Manipulation par l’image
La communication moderne passe avant tout par l’image et ceci est d’autant plus vrai sur les réseaux sociaux où le partage de photos est omniprésent. Certaines images deviennent rapidement virales et circulent sans que leurs sources soient mentionnées. Dans ces conditions, elles peuvent être attribuées à des événements auxquels elles ne sont absolument pas liées, ce qui constitue l’une des falsifications d’information les plus courantes.

Avec l’avènement d’Internet et la démocratisation des logiciels de retouche d’images, il est également devenu beaucoup plus aisé de créer et de diffuser des photographies manipulées. Faire disparaître un élément d’une photo peut, par exemple, être réalisé sans trop de difficulté par une personne n’ayant que des connaissances basiques en retouche numérique.

Quelques conseils pour vérifier l’information
S’informer à l’aide d’Internet requiert donc de faire preuve d’esprit critique et de vérifier la véracité de ce qui nous est transmis.

Le premier réflexe, lorsqu’une information est véhiculée par les réseaux sociaux, est de vérifier quelle en est la source – dans le cas où celle-ci est spécifiée. Elle peut être un bon indicateur sur la crédibilité de ce qui est relayé. De manière générale, favorisez les sources reconnues : grands titres de presse, agence de presse, sites institutionnels, etc. Cependant, une source crédible ne garantit pas à 100% la véracité d’une information. En effet, les journalistes professionnels peuvent parfois, eux-mêmes, être à l’origine de la diffusion de fausses informations. Ce fut le cas, par exemple, avec l’annonce par l’agence AFP de la mort du PDG Martin Bouygues, démentie peu de temps après avoir été relayées par de nombreux sites d’information en ligne. C’est pourquoi, il est nécessaire de comparer et de recouper diverses sources pour procéder à une vérification fiable.

Dans le cas des images, il est important de vérifier qu’elles correspondent bien aux contextes auxquels elles sont attribuées. Des outils tels que Google Images Reverse Search ou TinEye permettent d’effectuer une recherche à partir d’une image et consulter la liste des diverses pages Internet sur lesquelles elle a été publiée. Comparer la date de publication de ces pages avec la date de l’événement qui est attribué à la photo est une bonne façon de vérifier la véracité de celle-ci. Si, par exemple, une image décrite comme ayant été prise lors des attentats de Paris en 2015 se retrouve dans un article publié en 2012, c’est que sa description est fausse.

Pour finir, n’oubliez pas qu’il est toujours possible de vérifier une information en dehors d’Internet. N’hésitez pas à consulter des livres – notamment les encyclopédies ou les dictionnaires – ou à contacter une personne qualifiée dans votre entourage.

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