LES CAMPS PARACHUTISTES

Mémoire d’un ancien élève au sujet du comportement exemplaire de nombreux Tarnais durant la Seconde Guerre mondiale.

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Mémoire d’un ancien élève au sujet du comportement exemplaire de nombreux Tarnais durant la Seconde Guerre mondiale.

Message par LEVALLOIS le Sam 12 Aoû 2017 - 12:02

Il y a exactement 73 ans, le 18 octobre 1944, dans la matinée, l’école pratique de commerce et d’industrie de Mazamet fêtait la Libération. Parmi eux, Robert Portal, jeune élève qui découvrit ce jour-là le vrai visage de quelques-uns de ses professeurs et camarades.

Mémoire d’un ancien élève au sujet du comportement exemplaire de nombreux Tarnais durant la Seconde Guerre mondiale.

«En présence de professeurs, élèves et résistants, nous découvrions alors ce jour-là, par le discours du directeur, M. Charrondiere (lui-même résistant), que certains de nos camarades étaient des enfants juifs céchés à Mazamet. Nous avions ignoré pendant quatre ans que Barda (hébergé chez M.-A. Houlès aux Bausses), Schapiro (habitant avenue Guynemer), Savary et autres n’étaient pas de simples «réfugiés» mais que, par le dévouement de Mazamétains, ils avaient échappé à la déportation.

Et ce n’est que beaucoup plus tard que nous avons appris la conduite exemplaire de Mlle Malcuit, notre professeur d’allemand à cette époque : habitant Le Rialet, elle se trouva mêlée, le 12 août 1944, aux tragiques escarmouches entre les hommes du corps franc du Sidobre, les parachutistes américains et le détachement allemand en garnison au Vintrou. Un blessé allemand est soigné au café Houlès, il a 20 ans… ses camarades de Mazamet viennent le récupérer mais ils sont attaqués par les maquisards : un Allemand tué et d’autres blessés qui remontent au Rialet en attendant les renforts de blindés qui ne tardent pas à arriver. Mlle Malcuit, qui parle couramment allemand, sert d’interprète, répondant évasivement à l’officier sur la situation du maquis. Il la remercie ainsi que les quelques habitants présents pour les soins prodigués aux blessés. Ils repartirent dans la nuit. «Selon les sources locales, les Allemands hésitèrent à brûler le village en représailles de ces attaques, se ravisèrent, peut-être en raison des traitements décents prodigués aux blessés ou parce qu’ils étaient pressés de rechercher les maquis».

Malheureusement, ce 12 août 1944, en début d’après-midi, deux parachutistes américains sont morts au combat lors d’une fusillade avec une patrouille allemande sur la départementale 53 à Betges. Ils appartenaient au commando US parachuté quelques jours auparavant dans le Sidobre.

Quelle absurdité la guerre ! Venir se faire tuer au Rialet en venant de Düsseldorf, de Russie ou du fin fond des USA. Les familles des Américains viennent régulièrement dans la région pour rendre hommage à leurs proches».



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LEVALLOIS
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