l'ensemble de parachutage du combattant ( EPC )

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27082017

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l'ensemble de parachutage du combattant ( EPC )




L’EPC est un système modulaire de parachutage individuel destiné au largage massif de fantassins parachutistes équipés avec charge, par sauts automatiques à partir des aéronefs de transport tactique en service.

Composé des trois sous-ensembles classiques de parachutage (parachute principal dorsal, parachute de secours ventral et gaine d’arme), le système principal de l’EPC constitue le moyen moderne de mise à terre du combattant parachutiste. Il doit progressivement remplacer l’EPI (équipement de parachutage individuel) en service depuis 30 ans, qui arrive en fin de vie et offre une capacité d’emport de charge (masse du parachutiste et charge annexe) trop limitée pour le combattant moderne avec son ravitaillement, son armement et ses munitions.

Le programme prend aussi en compte la réalisation et la mise en service concomitante de l’ensemble des équipements d’instruction (agrès et parachutes d’instruction) et du système de soutien associés (documentations, moyens pour le MCO et outillages de réparation).

Le programme EPC est un programme interarmées. Il concerne l’équipement des parachutistes des 3 armées qui disposent donc du même système de mise à terre.

Un marché unique et global a été passé pour permettre l’acquisition de l’ensemble du parc d’EPC pour les 3 armées.

Calendrier

L’opération a débuté en 1993 par une première phase de faisabilité de 2 ans, qui s’est poursuivie par une phase de définition jusqu’en 1999, puis une phase de développement jusqu’en 2006, permettant d’aboutir à une définition qualifiée de l’EPC en 2007.

Le marché de production de l’EPC en série a été notifié à la société Airborne Systems Europe Ltd. en décembre 2009.

Livraisons

Les livraisons des EPC ont débuté en 2010 et devraient se poursuivre jusqu’en 2019 pour atteindre une cible fixée à 13500 pour les 3 armées. Actuellement (mai 2012), le parc constitué est de 2350 ensembles EPC livrés.

L’ensemble des rechanges, documentations, moyens d’instruction et de soutien complets pour l’ensemble du parc des 3 armées sont livrés en 2012.

Titulaire

Le titulaire du marché de définition est la société Aérazur Zodiac Aérospace (France).

Le titulaire du marché de production série est la société Airborne Systems Europe (Royaume Uni).

Fiche technique

L’EPC est conçu pour assurer une mise à terre de l’utilisateur dans des conditions de sécurité accrue et de confort à l’ouverture et sous voile amélioré par rapport à l’EPI.

Dans les mêmes conditions d’utilisation, l’EPC permet l’atterrissage d’un parachutiste équipé jusqu’à 165 kg avec une vitesse verticale d’arrivée au sol inférieure à celle obtenue avec l’EPI pour un parachutiste équipé jusqu’à 130 kg.

L’EPC dispose de deux commandes de manœuvre permettant :

d’orienter la voilure (rotation dans la masse d’air) pour autoriser un poser dans le sens du vent quelle que soit l’intensité et direction de la masse d’air. Le parachutiste peut ainsi effectuer un « roulé-boulé » systématiquement vers l’avant (instruction simplifiée et risque de blessures diminué),
de contrer plus efficacement le vent au poser qu’avec l’EPI et réduire ainsi la vitesse d’impact à l’atterrissage (moins accidentogène).
Grâce à ses performances de vitesse de déploiement de la voilure et d’abaissement à l’ouverture, l’EPC permet le largage de parachutistes à des hauteurs inférieures à celles autorisées avec l’EPI, avec le même type de classe de risque (temps de descente sous voile et donc vulnérabilité du parachutiste réduite).

Les performances de l’EPC sont les suivantes :

Capacité d’emport (Masse totale maximale du parachutiste équipé, avec sa gaine d’arme) : 165kg,
Hauteur minimale de parachutage en entraînement : 200m,
Hauteur minimale de parachutage en opération : inférieure à 100m,
Vitesse verticale stabilisée de descente sous voile à masse maximale : inférieure à 6m/s,
Capacité à contrer l’effet du vent (vitesse propre) : supérieure à 2m/s
Capacité de rotation : demi-tour en moins de 10s
Architecture industrielle

La production de l’ensemble des articles, sous-ensembles et équipements divers est réalisée en Roumanie par la société CONDOR qui agit en tant que sous-traitant déclaré de la société Airborne Systems Europe.

La société Airborne Systems Europe, titulaire du marché, est le maître d’œuvre industriel. Il est responsable du management général de l’opération côté industriel, pilotage et suivi du marché. Il assure le transport et la réception des composants en provenance de Roumanie, la vérification et le contrôle qualité des fournitures de son sous-traitant, l’assemblage des EPC et des équipements à livrer, le contrôle final avant livraison, la livraison (transport et passage en douanes) des lots de matériels à la 3ème RMAT de Montauban.

La société Airborne Systems Europe s’est adjoint les compétences de la société Sonovision (France), en tant que sous-traitant pour l’élaboration de l’ensemble de la documentation technique et de maintenance de l’EPC.

Équipements et munitions

L’EPC est compatible avec :

les aéronefs de transport tactique actuellement en service : C160, C130, CN235 ; avec les mêmes procédures et moyens de parachutage en vigueur pour l’EPI
les équipements et armements des TAP : gaines d’arme EL20, EL22 et EL32 ; fusils Famas, FRF2, mitrailleuse Minimi; casques F1, F2…
L’EPC est en liaison avec d’autres opérations ou programmes avec lesquels il est en interface directe. Il s’agit en particulier :

de la cellule de maintenance automatisée des parachutes (CMAP) : installation de type industriel, responsable de l’entretien, du pliage, de la réparation, du stockage et de la distribution de l’ensemble des parcs de parachutes du ministère de la défense. L’EPC, dont la gestion et la maintenance sont assurées par la CMAP, doit nécessairement être entièrement compatible du process interne de traitement des parachutes de la CMAP conçue à l’origine sur la base de la définition de l’EPI,
de l’équipement du combattant FELIN qui équipe entre autres les troupes aéroportées. L’EPC, vecteur de mise à terre du fantassin parachutiste, est compatible avec le système Félin en cours de mise en service,
de l’A400M, futur aéronef de transport tactique et de parachutage des troupes aéroportées françaises, qui sera à moyen terme le remplaçant de l’avion de largage français actuel : le C160 atteint par sa limite de durée de vie,
des moyens et agrès d’instruction actuellement en place à l’ETAP et des certaines unités qui ont été conçus pour l’EPI et qu’il a fallu adapter pour tenir compte des nouvelles fonctionnalités de l’EPC.
Pays équipés

L’armée belge s’est dotée d’un parc d’EPC dans une définition sensiblement différente de celle acquise par l’armée française.








Sources : DGA

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l'ensemble de parachutage du combattant ( EPC ) :: Commentaires

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Message le Lun 28 Aoû 2017 - 13:54 par mat Geoges

salut
il y a quelques temps on m'avait parlé qu'il y avait quelques soucis avec cet ensemble, notamment avec l'A400M.
puis j'ai perdu le fil, je ne sais plus ce qu'il en est exactement.
amitiés paras

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Message le Lun 28 Aoû 2017 - 14:12 par LUDO



Problèmes de parachutes , d'Avions ? faut-il modifier les parachutes, les avions ?


" Mais Airbus est loin d'être sorti d'affaire. Le groupe a toujours le plus grand mal à mener à bien le développement de certaines capacités, comme le parachutage de 116 soldats par les deux portes latérales.

Résultat : les délais de livraisons ne sont pas tenus, et les pénalités de retard s'accumulent. "Il va falloir sortir de ce cercle vicieux, plaide-t-on chez l'industriel. Il faut relâcher l'étreinte des pénalités, qui nous empêche d'aller plus vite." Mais le groupe va surtout devoir régler ses propres problèmes internes.

"Fernando Alonso est un peu seul à faire tourner la baraque, dénonce un cadre d'Airbus.  Il a dû composer avec un directeur du programme A400M dont il ne voulait pas, Kurt Rossner, remplacé récemment.

Et il a pâti d'un manque d'implication incompréhensible de Tom Enders et du patron d'Airbus Defence & Space, Dirk Hoke."

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