LES CAMPS PARACHUTISTES

Le lion de la caserne Laperrine

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28082017

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Le lion de la caserne Laperrine





L'historien Henri Alaux nous raconte dans son ouvrage "Carcassonne, quartiers et faubourgs au fil du temps" qu'il y avait autrefois quatre lions sculptés aux coins de la place d'armes.
Les socles sur lesquels ils étaient posés ont été enlevés lors du passage de Louis-Napoléon Bonaparte à Carcassonne, le 3 octobre 1852 ; ceci, afin que le Prince-président puisse passer les troupes en revue.


Il y a quelques années, il restait un de ces quatre lions au coin de l'actuelle rue Basse. Sur son piédestal, une inscription gravée a disparu ; elle rappelait la date de l'inauguration de la place d'armes en 1728, ainsi que les noms des consuls présents durant la cérémonie : Joseph Airolles, François Fornier, Nicolas Austic et François Blanchet.
Afin de secourir l'antique sculpture contre les ravage du temps, il fut décidé de la déposer à l'intérieur de la salle du musée du 3e RPIMA dans la caserne Laperrine.

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Le lion de la caserne Laperrine :: Commentaires

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Message le Lun 28 Aoû 2017 - 11:33 par Michel ROUSSEAU




La Caserne LAPERINNE de Carcassonne du 3eme RPIMa

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Message le Lun 28 Aoû 2017 - 12:06 par Michel ROUSSEAU

L'actuelle caserne Laperrine est le fruit de travaux réalisés à la fin du XIXe siècle, mais son inauguration date de 1737. Malgré la mise en place de cet imposant bâtiment, Carcassonne n'eut pas, au cours du XVIIIe siècle, une garnison permanente au sens où nous l'entendons aujourd'hui.

Par contre, notre ville fut, tout au long de l'Ancien Régime, une «ville d'étape», voyant défiler de nombreuses troupes auxquelles elle offrait le logement chez l'habitant avant la construction de la caserne. Le Carcassonnais retenu devait fournir au soldat un toit, les couverts pour manger, une place près du feu pour se chauffer et une bougie lui permettant de s'éclairer. Tout ceci était organisé par un personnage qui, véritable chef d'entreprise assumant le rôle aujourd'hui tenu par l'intendance, devait en outre prévoir le logement et la nourriture des chevaux. Cette organisation fut mise en place au milieu du XVIIe siècle par le secrétaire d'État à la Guerre, notre ministre des Armées, Michel Le Tellier, puis, sous Louis XIV, par son fils et successeur François-Michel, plus connu sous le nom de marquis de Louvois.

Carcassonne bénéficiait du statut de ville d'étape du fait de sa situation sur le trajet de plusieurs lignes de déplacements de troupes se dirigeant vers les frontières. L'essentiel des combats de cette époque se déroulaient dans le nord et le nord-est de la France, mais aussi sur la frontière espagnole : en avril 1678, les Français prirent Puigcerda. Un autre théâtre d'opérations dans le Midi était la Savoie, envahie par exemple en 1690.

Dans ces deux cas, la marche vers les frontières entraînait un passage incessant de troupes dans notre région avec, pour accélérer leurs mouvements, la construction de routes bien balisées, mais aussi la création de fonderies de canons en Roussillon, ainsi que la construction par Vauban de forteresses comme Mont-Louis ou Villefranche-de-Conflent. Nous essaierons prochainement d'évoquer ces soldats, alors si nombreux dans notre ville.

Jaupart (F.), « La caserne de Carcassonne », Bull. Sesa, 1958.


Claude Marquié.


On peut ajouter = Pour garder une place-forte, encore faut-il des forces armées. A quoi serviraient des remparts, des tours, des BARBACANES… sans soldats en armes pour les défendre ? Ce fut longtemps le rôle des mortes-payes,garnisons présentes dans les places fortes du royaume que ce soit à Narbonne, dans les châteaux frontières des Corbières ou dans la Cité de Carcassonne. La charge devenue héréditaire est assortie d’une solde.

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