LES CAMPS PARACHUTISTES

les parachutages du bois d'Anjou

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21092017

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les parachutages du bois d'Anjou




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Michel ROUSSEAU

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les parachutages du bois d'Anjou :: Commentaires

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Message le Ven 22 Sep 2017 - 0:00 par Roger LANDRE

Article paru en 2016

Lors de la Seconde guerre mondiale, le capitaine Georges Fournier a participé la libération du sud de la Loire.

72 ans après, un vibrant hommage lui a été rendu.

L'histoire

Le 72e anniversaire des combats du Bois d'Anjou en juillet 1944, a été commémoré dernièrement en présence de nombreuses personnalités, d'habitants de la commune et d'enfants de l'école.
Une gerbe fut déposée à la stèle du chef Tessier et à l'Hardonnerie.

« Je voudrais dédier cette journée à un homme en particulier, le capitaine Fournier qui a dirigé l'opération Dickens, décédé il y a tout juste 20 ans, et qui repose au cimetière de Somloire avec son épouse, a rappelé le maire, Éric Poudray.
Mme Fournier nous avait offert et mis à disposition une vitrine afin que chaque acteur de ces faits, puisse déposer librement des objets personnels, précieux ou basiques en relation avec cette période. Aujourd'hui, nous allons y déposer des objets très personnels qui ont appartenu au capitaine et qui m'ont été remis par sa filleule. »

Il s'agit de son béret amarante, de sa cravate de Commandeur avec la Légion d'honneur, de la croix de Gerre 1939-1945 avec palmes et étoiles, de la médaille des évadés, et de la médaille Military cross (médaille anglaise).

« On ne peut rester insensible devant le parcours de ces personnes qui ont pris des responsabilités très jeunes avec pour seule volonté, nous laisser une France Libre », a conclu l'élu dans son allocution.

Opération Dickens

Georges Fournier est né le 5 juin 1909 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). A la déclaration de guerre 39-45, il est mobilisé à 30 ans comme lieutenant du 6e régiment d'Infanterie colonial (6e RIC).
Il passe l'hiver 39-40 dans la forêt de Walt où il gagne sa première citation, puis il est fait prisonnier le 20 juin 1940 près de la frontière tchèque. Il réussit à se faire passer pour sourd, et en 1941 obtient un rapatriement sanitaire en France.

Il sollicite alors un poste dans l'armée de Vichy, stationné en Extrême Orient, dans l'espoir qu'à son passage à Gibraltar, les Anglais pourraient l'aider à rejoindre Londres. Mais cet espoir est déçu car il doit rejoindre son affection au Tonkin.

En 1943, il s'évade vers la Chine nationaliste avec l'intention de rejoindre les troupes de la France libre à Tchoung-King. Il signe alors son engagement dans les FFL.

Après un long périple par Calcutta et Bombay, il atteint le Moyen-Orient puis Alexandrie.
Le 15 juillet 1943 il prend le commandement du détachement parachutiste de Rayack et rejoint Le Caire le 15 août 1943 avec ses hommes qui sont regroupés avec les autres éléments du 43e Bataillon d'infanterie aérienne de Tripoli et de Raouïba.

Il rallie Camberley en Angleterre, où il est nommé adjoint du capitaine Chateau-Jobert, puis commandant du 3e escadron du Spécial air service SAS au camp d'Auchinleck.
Ensuite, il est parachuté à la base du Bois d'Anjou en juillet 1944 à la tête du 3e régiment de chasseurs parachutistes (3e RCP) pour assurer l'opération Dickens pour la libération du Sud de la Loire.

Retour au civil

Après la libération du Choletais, des Deux-Sèvres et de la Vendée, il poursuit la campagne de France en combattant dans le secteur de Paimboeuf-Saint-Nazaire.

Grièvement blessé à Paimboeuf en octobre 1944, il quitte le 3e RCP. Devenu colonel, il est affecté à la recherche des criminels de Guerre en Allemagne du 7 mai 1945 au 1er juillet 1948.

A la fin de cette mission, il quitte l'Armée et retourne à la vie civile comme ingénieur agricole, tout en gardant des liens étroits avec les anciens du 3e RCP, les anciens volontaires qui les avaient rejoints pour les opérations de Libération et avec les populations de Somloire et du Bressuirais, en raison de l'aide que celles-ci avaient apportés à ses troupes durant l'été 1944.

Il est décédé le 7 décembre 1966, à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes), et a été inhumé, suivant sa volonté, à Somloire.





SOMLOIRE

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