LES CAMPS PARACHUTISTES

Le Putsch d' Alger

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12122011

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Le Putsch d' Alger




Le début des négociations

Une rencontre historique et autorisèrent a lieu le 28 mars 1960 à la préfecture de Médéa,le responsable politique de la Wilaya IV, le commandant Si Lakhdar, rencontre le conseiller aux affaires algériennes du général de Gaulle, Bernard Tricot et le colonel Mathon. Elle est suivie deux mois plus tard, d’une autre rencontre, au même endroit. La possibilité d’un cessez-le-feu est évoquée.

Tandis que les troupes du général Challe balaient le cœur du Maghreb et que les survivants de l’A.L.N. de l’intérieur se terrent dans les montagnes les plus inaccessibles, une première tentative de conclure une paix des braves, se faisait jour. Elle demeurera secrète, au début, aussi bien les dirigeants du F.L.N. que pour l’ensemble de l’armée française, à l’exception de son commandant en chef et de quelques officiers des services de renseignements. Même mis en accusation après sa participation au putsch d’avril 1961, le général Challe ne révélera rien des contacts entre Si Salah, commandant la Wilaya IV et l’entourage immédiat du général de Gaulle et de Michel Debré.

Le 9 juin 1960 dans la soirée, les trois chefs de la Wilaya IV embarquent pour Paris à bord d’un S.O. Bretagne. Si Lakhdar, Si Salah et Si Mohammed, ils sont accompagnés de Bernard Tricot et du colonel mathon qui, une fois à Villacoublay, escortent leurs invités jusqu’au château de Rambouillet. Après une nuit blanche, le lendemain à 22 heures les trois commandants algériens et leurs hôtes français sont reçus par le général de Gaulle, à l’Elysée. De cette rencontre sous haute tension, il ressort que le chef de l’Etat promet aux Dyounouds, qui déposeront les armes, de leur reconnaître le statut de combattants, qu’il leur sera permis soit de regagner leurs villages, soit de s’engager dans l’armée française, soit d’entrer dans un centre de formation. Et le général insiste sur la nécessité de bâtir l’Algérie. Les chefs de la Wilaya IV précisent alors qu’ils sont prêts à cesser les combats et qu’ils accepteront l’autodétermination.

Tandis que Si Salah tente de convaincre mohand One Hadj, chef de la Wilaya III Si Mohammed, liquide deux des instigateurs des contacts avec Paris.

Si Salah n’obtient aucun succès auprès des kabyles, il sera tué, en juillet, au cours d’une opération conduite dans le Djurdjura, par le 22e bataillon de chasseurs alpins. Si Mohammed signalé dans un faubourg de Blida, sera abattu, l’année suivante par les hommes du 11e choc.

Le référendum sur l' autodétermination

Le Putsch d' Alger

En janvier 1961 le référendum sur l'autodétermination du peuple algérien donne raison au général de Gaulle, le oui l’emporte sur le non et représente 56,6% des inscrits et 75 % des suffrages exprimés.

Quatre généraux poussés par vingt colonels, s’insurgent en avril 1961. De Gaulle rassemble la France contre le « quarteron ».

de gauche à droite et de haut en bas : Le général Salan et le général Challe, le général Jouhaud et le général Zeller.
Le "quarteron" est rarement réuni.
En avril 1961 l'alerte est plus sérieuse. Quatre généraux de premier plan dont deux anciens commandants en chef en Algérie (Salan et Challe), l'ancien chef de l'aviation en Algérie (Jouhaud), l'ancien chef de l'état-major de l'armée de terre (Zeller), provoquent un putsch à Alger. Soutenus par une partie des unités, et se préparent à tenter une opération militaire en métropole. Le refut des soldats du contingent de suivre les rebelles, une série d'arestations en métropole des partisans du putsch, une très ferme intervention télévisée du chef de l'Etat amènent en quelques jours la désintégration du mouvement qui apparaît comme privé d'assises solides.

La date du 20 avril est retenue, les chefs rebelles doivent gagner Alger, en profitant notamment des sympathies conservées dans l’armée de l’air. A l’exception de Salan, retardé, tous se retrouvent à Alger le 20 avril au matin. Les unités sûres ne sont pas nombreuses, mais elles font toutes partie des troupes d’élites.

24 heures passent avant le déclenchement du putsch. A Alger, secouée par des attentats au plastic, le bruit à une fois de plus couru, d’une action militaire hostile au gouvernement.

A 20 heures, la sûreté signale des mouvements de troupes suspects. Après minuit, le 1er REP investit Alger et procède à l’occupation systématique des bâtiments publics. Les hauts responsables de l’Etat sont arrêtés. La radio commence à émettre pour le compte des insurgés.

Les premiers coups de feu éclatent dans une mêlée générale. On voit du cinquième étage une femme en robe de chambre tirer au pistolet sur les gendarmes. L’ordre de repli est donné alors qu’un fusil-mitrailleur mis en batterie fauche les forces de l’ordre. On comptera une vingtaine de morts dont 14 gendarmes, et près de 150 blessés., le couvre-feu est donné, Alger est décrétée en état de siège.

A Paris, de Gaulle enregistre une allocution qui, à partir de 4h le lundi est diffusée toutes les heures : L’émeute qui vient d’être déclenchée à Alger est un mauvais coup porté à la France… j’adjure ceux qui se dressent à Alger contre la patrie, égarés qu’ils peuvent être par des mensonges et par des calomnies, de rentrer dans l’ordre nationale. Dès lors, le sort des activistes est scellé. En métropole, le gouvernement n’écoute plus les élus algériens venus leur dire que les insurgés lutteront jusqu’à la mort. La police procède à une cinquantaine d’arrestations dan les milieux extrémistes de droite. Le député jean Marie le Pen (poujadiste) est gardé à vue.

A Paris, rien n’a d’abord filtré, le chef de l’Etat n’est prévenu que vers 2 heures du matin, les forces de sécurités sont mises en alerte.

Le lendemain matin, un conseil des ministres exceptionnel décrète l’état d’urgence.

Alors que plusieurs ministres commencent à s’affoler, de Gaulle reste imperturbable et précise : Ce qui est grave dans cette affaire, c’est qu’elle n’est pas sérieuse.

A Alger les conjurés perdent du temps, enfin rejoint par Salan, Challe, Jouhaud et Zeller s’emploient à rallier l’armée.

De Gaulle a annoncé qu’il parlerait le dimanche 23, à 20 heures. Dans les cantonnements de toute l’Algérie, les postes à transistors sont allumés. Le message du Président de la République est un vrai coup de semonce. Déjà Challe a renoncé, lui qui voulait une reprise de pouvoir en douceur a maintenant peur de faire couler le sang. Alors que la métropole se prépare à faire face à un éventuel lancé de parachutistes, l’Algérie se trouve coupée du monde. Challe est le premier à jeter l’éponge, Salan et Susini veulent encore résister et lance un appel aux européens. Mais il est top tard, le 1er REP commence à évacuer la ville. Peu après, Challe et Denoix de Saint marc se rendent. Les autres putschistes ont choisis la clandestinité, où déjà une organisation se prépare à les cacher, le temps de l’O.A.S. commence.

Le putsch n’a duré que quatre jours, l’hostilité d’une bonne partie du contingent, le loyalisme de la marine et de l’armée de l’air ont condamné cette entreprise.

Le 17 octobre 1961, dans un climat de tension extrême le F.L.N. organise une marche de protestation. Il souhaite qu’elle soit pacifique. Sans armes et sans drapeaux, qu’agitent désormais les populations des quartiers arabes dans la grande ville d’Alger. En vertu de l’état d’urgence proclamé, au moment du putsch et jamais levé, toute manifestation sur la voie publique reste interdite.

Dans Paris, au cours de la journée, des rafles ont lieu à Belleville, Montmartre, à la goutte d’or, Saint-Séverin, les halles. Des rumeurs circulent, on parle d’exaction de noyades en seine.

La police attendait 1500 manifestants sur les Champs-Elysées et la concorde, vers 19 heures les Algériens forcent les barrages et pénètrent dans un véritable piège. Ils défilent silencieusement et quand les matraques s’abattent sur les têtes, le seul slogan est une Algérie algérienne. Il y aura 1100 interpellations. La manifestation aura fait des milliers de blessés et 100 à 300 morts Algériens.

Avec le référendum sur l’autodétermination, ce fut la reprise des négociations avec les dirigeants du F.L.N. Le contact est confié à deux hommes d’une fidélité et d’une discrétion absolue, Georges Ponpidou familier du général et de Bruno de Leusse. La rencontre à lieu en Suisse à Lucorne et Neuchâtel. L’intermédiaire est toujours Me Boumendjel, flanqué de Boulharouf, représentant le G.P.R.A. En même temps, de gaulle reçoit Bourguiba à Rambouillet. La Tunisie est prête à favoriser les négociations. En Suisse les discutions se poursuivent en une approche de moins en moins technique et qui déborde sur la préparation d’entretiens au plus haut niveau.

Peu à près, les activistes de tous bords se retrouvent dans l'organisation de l'armée secrète (O.A.S.), qui par une série d'attentats en France et en Algérie, s'efforce d'abord d'empêcher tout accord avec le F.L.N. Un attentat revendiqué par l’O.A.S. tue le maire d’Evian, lieu supposé de la prochaine rencontre.

Le 5 février 1962, le général de Gaulle fait savoir à la presse que l’issue de la guerre est proche. Louis Joxe, Robert Buron, Jean de Broglie ont quitté Paris pour la station de Rousse, tout proche de la frontière Suisse. Le 11 février, ils y sont rejoints par Belkacem Krim, Saad Dalhab, Ben Tobbal et Yazid. Les deux parties ont une seule volonté : ne plus échouer.

Les 17 et 18 février, Joxe fait la navette entre les rousses et Paris. De Gaulle a beaucoup cédé : sur le Sahara, sur les garanties apportées aux européens.

Très vite, les discutions se passent mal, elles échoppent, aussi bien sur les garanties à donner aux français d’Algérie que sur les modalités du cessez-le-feu.

Le retard apporté à négocier la paix et l’indépendance rend toute co-habitation impossible.

Les attentats commis par l’O.A.S. visent d’abord des établissements publics ou administratifs. Ils visent ensuite les personnalités qui s’opposent notamment aux activistes ou qui détiennent une part du pouvoir gouvernemental. Une fois les accords acquis à Evian, l'O.A.S. tente d'en rendre l'application impossible en pratiquant le terrorisme à grande échelle. enfin lorsqu'il s'avère que cette tactique est vaine, elle se lance comme mot d'ordre de rendre l'Algérie au F.L.N., dans l'état où la France l'avait trouvée 130 ans plus tôt, elle déclenche une campagne de destruction systématique. Bénéficiant de l'appui d'une grande partie de la population européenne qui voit en elle son dernier espoir, l'O.A.S. entre en conflit avec les autorités de l'armée française en Algérie. Ces mots d'ordre vont conduire à de dramatiques affrontements au cours desquels l'armée, prise à partie par la population, fait usage de ses armes, provoquant des morts et des blessés.

Les commandos de l’O.A.S. s’en prennent aux masses musulmanes et pas seulement dans les quartiers d’Oran et d’Alger. Le but recherché est de rendre irrémédiable la coupure entre les deux communautés afin que l’une d’elles « l’européenne » ne puisse choisir d’autre voie que celle du combat total. L'indépendance de l'Algérie s'accompagne du départ de la plus grande partie de la communauté européenne, qui quitte avec déchirement et en abandonnant l'essentiel de ses biens ainsi qu'une terre où elle était née, pour affronter un difficile reclassement en métropole.

Pourchassée par la police, l'O.A.S. ourdit de multiples complots pour assassiner le général de Gaulle. Celui-ci n'échappe à la mort que de justesse lors d' l'attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962. Il semble même qu’à un moment, celui qui précède les accords d’Evian de mars 1962, l’O.A.S, misent sur le bénéfice que leur donnerait la vacance du pouvoir. Les victimes du terrorisme de l’O.A.S. seront des milliers, impossibles à dénombrer avec précision. Pour celles qui ont été recensées, le chiffre passe de 600 en août 1961 à 900, en février 1962.

La conséquence de l’emploi du plastic ira à l’encontre de ce que souhaitait l’O.A.S. Les Français de la métropole, vont se rassembler autour d’une idée fixe : se débarrasser le plus rapidement possible de l’Algérie française et de ses partisans.

Le chef de la délégation française Louis Joxe dépend directement de l’Elysée. Il n’a qu’une marge de manœuvre très mince. Les délégués algériens n’ont guère plus de latitude, mais ils ont pour atout de constater tous les jours que les français veulent aboutir, particulièrement à n’importe quel prix.

L’acte final se jouera avec les accords d'Evian . ( voir en bas de page )

L’appellation d’accords d’Evian comportent un ensemble de textes bien distincts. Le plus évident de ces documents est l’accord de cessez-le-feu en Algérie fixé le lundi 19 mars 1962 à midi, heure locale, et paraphé par le gouvernement français et le G.P.R.A. Il précise qu’il sera mis fin aux opérations militaires et à toute action armée sur l’ensemble du territoire algérien le 19 mars à 12 heures. Ce n’est ni une armistice, ni une capitulation, mais un arrêt officiel des combats. L’O.A.S. s’enfonce dans une guerre civile Les attentats et les nombreux massacres qu’il commettra, semant la terreur dans la population, ne modifie en rien les fait : la guerre d’Algérie proprement dite s’est achevée le 19 mars 1962.

Pendant des siècles, l’Algérie fut envahie par les Phéniciens, les romains, les Vandales et Byzantins, Espagnols et Turcs. Puis à son tour, la France l’envahit et met fin ainsi à la domination Turque. Sur cette terre, façonnée par le labeur opiniâtre des médecins, des ingénieurs, des colons, des instituteurs, le drapeau français ne flottait plus et les européens d'Algérie quittaient leur terre natale. Ils partaient, regrettés par beaucoup d’amis algériens avec lesquels ils avaient presque toujours entretenu des relations de confiance, nées d’une vie en commun. Comment auraient-ils pu oublier la gloire dont s’étaient couverts les musulmans sur les champs de bataille pour défendre l’honneur de la France.

Par l’acquisition de son indépendance, l’Algérie venait d’obtenir son identité nationale. Dès lors, l’Algérie comme le Maroc et la Tunisie, se trouvait désormais seule face à son destin.

"mais ce qui se passera après les accords d'Evian, notamment les tueries et massacres d'européens et de Harkis, ne permettra jamais une réconciliation entre les deux pays.
le crimes particulièrement atroces du FLN, avec parfois la complicité du gouvernement Français sont sans noms et resteront impunis "
























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