LES CAMPS PARACHUTISTES

Marcello Kichenassamy Parvedy.

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24102017

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Marcello Kichenassamy Parvedy.




26 septembre 2017 - l'Echo Républicain.

Ancien sniper chez les paras, il est le nouveau président de l’Union Nationale des parachutistes de Chartres



Ancien sniper chez les parachutistes, le caporal-chef Marcello Kichenassamy Parvedy vient de relancer l’Union chartraine des parachutistes.
Celui qui vient de relancer la section chartraine de l'Union des parachutistes (UNP 280 Chartres) est né à La Réunion et porte le nom de plusieurs îles : Marcello Kichenassamy Parvedy.


Il a été soldat, au sein du 8 e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8 e RPIMa), basée à Castres, entre 1983 et 1998.

Cet habitant des Villages-Vovéens, mécanicien de formation, s'est lancé dans l'aventure avec des certitudes : « Mon père a passé vingt-huit ans dans la marine nationale, comme navigateur timonier. Il était second maître et orientait le navire. Ma mère a été trente-deux ans dans l'Armée de terre. J'ai suivi leurs traces. » Même son oncle a servi sous le drapeau, au sein du 2 e RPIMa !

Un fils parachutiste
Marcello Kichenassamy Parvedy a appris durant des mois les bases du combattant. Et, bien sûr, à sauter en parachute, la plupart du temps à 400 m d'altitude : « Tout dépend des missions. On peut sauter de plus bas, de 250 m. Mais les risques de blessure sont énormes. »

Le béret rouge argumente : « Il faut 120 m pour que le parachute s'ouvre. Et trois secondes pour prendre le contrôle sous voile. » Le sol est alors déjà très proche dans la phase atterrissage.

L'ancien militaire s'est aguerri dans les airs, avec une concentration extrême à chaque saut : « Il faut se méfier de la routine. On ne pense pas au parachute qui ne s'ouvre pas car c'est très rare. On appréhende surtout le vent qui nous empêche de nous poser dans le périmètre déterminé. »

Depuis dix ans, le matériel des bérets rouges a considérablement évolué : « Mon fils, engagé au sein du 35 e Régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes, me dit qu'il peut faire trois tours avant de se poser au sol. »

« Il faut se méfier de la routine. On ne pense pas au parachute qui ne s'ouvre pas car c'est très rare. On appréhende surtout le vent qui nous empêche de nous poser dans le périmètre déterminé. »

Lorsqu'il servait, Marcello Kichenassamy Parvedy était largué depuis un Transall avec ses camarades se jetant dans le vide à moins d'une seconde d'intervalle ! Il sautait de jour, de nuit, sous la neige, sous la pluie, sur terre et sur mer.

Les combattants, atterrissant sur un kilomètre de distance, se regroupaient ensuite : « On ne nous imposait pas de la précision mais nous étions largués sur un axe. »

Le béret rouge est devenu tireur d'élite. Il sautait avec un sac à dos de 35 kg et son arme fétiche, le fusil à répétition modèle F2 (FR-F2), pesant 6,2 kg. Cette carabine française, calibre 7,62, a une portée maximale de 3.850 m avec une balle propulsée à 820 m/s : « Je tirai sur mes cibles à environ 500 m. »

Le caporal-chef a vécu des opérations extérieures « secrètes » dans de nombreux pays comme le Tchad, la Somalie, Djibouti, la République de Centrafrique, le Gabon et les Îles Éparses de l'Océan Indien. Il devait protéger des ennemis son chef de groupe, le transmetteur. Il intervenait aussi dans des conflits de population ou pour surveiller des sites sensibles.

J'ai effectué 452 sauts durant ma carrière »
Il sautait parfois de l'avion équipé de son fusil-mitrailleur (12 kg) ou de son Famas (3,7 kg). Le béret rouge s'est épanoui dans les missions, les entraînements intenses et le tir de précision.

Il confie : « La mission extérieure, c'est la vocation première des troupes de marine. Voyager, c'était très agréable. »

Le tireur d'élite a étoffé son registre en devenant tireur de lance-roquettes antichar. Il sautait avec : « Il ne faut pas oublier de s'en délester à 20 m du sol, sinon, c'est la blessure assurée. »

Le soldat a terminé sa carrière comme chef de garage. Le béret rouge, 55 ans, n'a pas perdu la mémoire : « J'ai effectué 452 sauts dans ma carrière. »





Thierry Delaunay
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