Le Val de Grâce

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02122017

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Le Val-de-Grâce, une vocation hospitalière depuis la Révolution

Article de 2014

Nota : l’Hôpital Militaire du Val de Grâce est fermé depuis 2016



Projet à confirmer :L’hôpital militaire du Val-de-Grâce perd ses activités médicales mais abritera « un pôle d’excellence » réservé à la recherche et la formation.
Église, École, musée, bibliothèque, hôpital : le prestigieux site parisien est voué à la médecine militaire depuis la Révolution française.

Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a confirmé mercredi 15 octobre que « les activités médicales de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce à Paris seront progressivement transférées » vers deux hôpitaux militaires de la région parisienne, Percy à Clamart (Hauts-de-Seine) et Begin à Vincennes (Val-de-Marne).

Une restructuration dénoncée par l’intersyndicale de l’établissement hospitalier et la maire UMP du 5e arrondissement Florence Berthout, qui a lancé une pétition contre la fermeture.

Un pôle d’excellence pour la recherche
« À l’avenir, le Val-de-Grâce abritera un pôle d’excellence réservé aux activités de recherche, de formation académique et de mémoire du Service de santé des armées autour de l’École du Val-de-Grâce et du musée du Service de santé des armées. Ces activités seront densifiées, en raison de l’attachement historique des Français et de la communauté de défense au site du Val-de-Grâce », a expliqué Jean-Yves Le Drian dans un message aux armées.

Une histoire démarrée avec Ambroise Paré
Situé au cœur de Paris, dans le 5e arrondissement, le site du Val-de-Grâce ne se limite pas à l’hôpital, un immeuble moderne en forme de X asymétrique inauguré en 1979, avec une capacité de 360 lits. C’est aussi une église aux allures de château, avec son dôme et son parvis, une école de formation, une bibliothèque et un musée.

L’histoire de l’Hôpital d’instruction des armées du Val-de-Grâce s’inscrit dans une longue tradition de la médecine militaire française. Celle-ci commence à s’organiser sous l’impulsion du chirurgien Ambroise Paré, dès le XVIe siècle, avant de prendre la forme d’un Service de santé des armées, institué par l’édit du roi Louis XIV du 17 janvier 1708.

Un édifice sur l’ancien potager de l’abbaye
C’est au moment de la Révolution française, le 31 juillet 1793, qu’il est décidé d’édifier un hôpital militaire sur le site religieux du Val-de-Grâce, à l’endroit de l’ancien potager de l’abbaye créée par Anne d’Autriche en 1 621.

Autre temps fort. Le 9 août 1850, Napoléon III signe le décret impérial instituant l’École d’application de médecine militaire pour former les médecins et pharmaciens. C’est cette vocation qui devrait être préservée avec la création d’un pôle consacré à la recherche.

Un musée sur les missions de la médecine militaire
La fondation du musée du Service de santé des armées remonte à la création de l’École d’application. En 1850, c’est un musée essentiellement anatomique, à vocation pédagogique. On y trouve « un cabinet d’histoire naturelle et minéralogique constitué par les médecins, les pharmaciens, les vétérinaires et les officiers d’administration qui participaient à la conquête de l’Algérie », relate le site Internet du musée.

En 1886 s’ébauche l’idée d’un musée historique avec nombre de tableaux, bustes, portraits, souvenirs et reliques évoquant l’histoire du Corps de santé militaire. Puis, des appareils de transport, anciens et modernes, de matériel sanitaire.

Près de 100 000 dossiers d’archives
C’est en pleine guerre de 1914-1918, le 2 juillet 1916, que le nouvel établissement est inauguré dans le cloître. « Durant les quatre années de guerre, près de 100 000 dossiers d’archives, 10 000 objets et 6 500 photographies sont rassemblés ou réalisés, constituant ainsi l’exemple unique et complet d’un musée de commande, avec un seul thème : les secours aux blessés depuis le champ de bataille jusqu’à l’hôpital », détaille le site Internet du musée.

Toutes les missions de la médecine militaire y sont exposées. De l’essor de la chirurgie maxillo-faciale, avec des moulages en cire des « Gueules Cassées » de la Grande guerre, à la médecine subaquatique et aérospatiale ou la lutte contre les gaz toxiques et les maladies infectieuses.


Corinne Laurent


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