général Chabanne un para à l'Honneur

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Aller en bas

30012012

Message 

général Chabanne un para à l'Honneur




Né à Clermont-Ferrand le 27 mars 1924, le général Raymond Chabanne quitte le domicile familial à 15 ans. Il entre chez les Compagnons de France, puis intègre une "école de cadres" d'où il sort "assistant pour les activités sportives".



Le jour de ses 18 ans, il quitte les Compagnons et s'engage à Fréjus dans les troupes coloniales de l'armée d'armistice, "victime des affiches en couleur". En septembre 1942, suite à l'invasion de la zone libre, Raymond Chabanne est mis en congé d'armistice, rentre à Clermont, puis rejoint la résistance. Après le débarquement en Provence, il intègre une unité de la 1ère Armée qui "passait par là" dans son chemin vers Paris, et est affecté au 4e régiment de tirailleurs sénégalais à Montpellier. A la demande de l'état major, un peloton de volontaires pour l'école militaire inter-armes de St Cyr-Coetquidan devait être formé et Raymond Chabanne y fut appelé, école d'où il sorti aspirant d'active deux ans après. Pendant son stage en école d'application, il passe son brevet de parachutisme. Il fut nommé sous-lieutenant en janvier 1948, puis parti en 1949 pour un premier séjour en Indochine avec un bataillon de marche de tirailleurs sénégalais, le 27e BMTS.

Chabanne est ensuite muté disciplinairement au 6e RIC à Hanoï suite à une bagarre. Il déclarera plus tard que cette mutation fut la chance de sa vie car grâce à elle il intégra dans ce régiment une "compagnie mobile", ancêtre des commandos. Retour en France en 1951 où il resta peu de temps puisqu'il se porta immédiatement volontaire pour un deuxième séjour en Indochine, demande acceptée sans délai. Chabanne fut affecté au commando du Nord-Vietnam n° 21. Après diverses missions, le groupe qu'il commande est mis à la disposition du commandant Marcel Bigeard, patron du 6e BPC, au moment de l'affaire de Na San. Bigeard écrira dans sa biographie, Ma vie pour la France, que "le capitaine Chabanne avait un caractère de cochon, un courage extraordinaire et beaucoup d'ascendant sur ses hommes". Après une action particulièrement périlleuse face à des ennemis supérieurs en nombre, situation dont il se sorti avec brio, Bigeard lui demanda pourquoi il n'avait pas demandé de renforts. Chabanne lui répondit : "Mon Commandant, j'ai l'habitude de mener mes affaires tout seul".
avatar
Kaky mobile
Invité


Revenir en haut Aller en bas

- Sujets similaires
Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

général Chabanne un para à l'Honneur :: Commentaires

avatar

Message le Mer 1 Fév 2012 - 17:48 par Kaky mobile



Né à Clermont-Ferrand le 27 mars 1924, le général Raymond Chabanne, dit "Le chat-tigre", quitte le domicile familial à 15 ans et entre chez les Compagnons de France. Le jour de ses 18 ans, il quitte les Compagnons et s'engage à Fréjus dans les troupes coloniales de l'armée d'armistice, "victime des affiches en couleur".


En septembre 1942, suite à l'invasion de la zone libre, Raymond Chabanne est mis en congé d'armistice, rentre à Clermont, puis rejoint la résistance. Après le débarquement en Provence, il intègre une unité de la 1ère Armée qui "passait par là" dans son chemin vers Paris, et est affecté au 4e régiment de tirailleurs sénégalais à Montpellier.

Il est ensuite envoyé à l'école militaire inter-armes de St Cyr-Coëtquidan, d'où il sort aspirant. Pendant son stage en école d'application (EAI), il passe son brevet de parachutisme. Nommé sous-lieutenant en janvier 1948, il part en Indochine en 1949 au sein du 27e BMTS puis du 6e RIC.

Retour en France en 1951 puis départ volontaire pour un deuxième séjour en Indochine où Raymond Chabanne est affecté au commando du Nord-Vietnam n° 21 (plus de cent-vingt personnes). Après diverses missions, le commando qu'il dirige est mis temporairement à la disposition du commandant Marcel Bigeard, patron du 6e BPC, au moment de l'affaire de Na San en décembre 1952.

Bigeard écrira dans sa biographie, Ma vie pour la France (Éditions du Rocher) que "Chabanne avait un caractère de cochon, un courage extraordinaire et beaucoup d'ascendant sur ses hommes".

Après une action particulièrement périlleuse face à des ennemis supérieurs en nombre, situation dont il se sortit avec brio, Bigeard lui demanda pourquoi il n'avait pas demandé de renforts. Chabanne lui répondit : "Mon Commandant, j'ai l'habitude de mener mes affaires tout seul"...

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Mar 27 Mar 2018 - 9:56 par EAGLE



Le général Chabanne a été élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’Honneur. en avril 2017 .
Les insignes lui ont été remis aux Invalides par le général d’Armée Schmitt, ancien CEMA, au sein du Club des Chefs de Section Para ayant commandé au Feu (CDSPF) et en présence du général d’armée Puga, Grand Chancelier de la Légion d’Honneur.



Le capitaine Chabanne avait passé le commandement de la CA du 3 RPIMA au capitaine Schmitt en Algérie.
Notons que le 3 RPIMA compte désormais dans les rangs de ses Anciens 12 Grand Croix de la Légion d’Honneur : impressionnant et admirable record pour ce prestigieux régiment !


Allocution du général SCHMITT

Mon général

C’est le 30 avril 1957 que je me suis présenté à vous, à Sidi Ferruch, au cantonnement de la CA du 3ème RPC que commandait le lieutenant-colonel Bigeard.

Je servirai un an sous vos ordres. Une année restée marquée dans mon esprit car les hasards de la guerre me conduisirent à combattre à vos côtés à Agounenda, Miliana, Timimoun et Djeurf lors de la bataille des frontières et à Alger lors de la destruction de l’organisation terroriste qui garde le triste record de la fréquence et du nombre d’attentats dans une ville française.
C’est au sud des Nementcha que vous m’avez transmis le commandement de la C.A.

Soixante ans après cette année très dense, c’est un grand honneur pour moi de vous élever à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur en cet hôtel des Invalides, cher à tous les soldats de France, en présence de votre famille et de nos camarades du club des anciens chefs de section parachutistes ayant commandé au feu dont plusieurs anciens de la C.A font partie ou en ont fait partie comme le colonel Tiger récemment disparu. En fait partie aussi le général Puga Grand Chancelier de la Légion d’Honneur qui nous fait l’honneur de sa présence.

Vous avez été artilleur puis très vite vous êtes passé dans l’infanterie coloniale.

C’est ainsi que lors d’un premier séjour au Tonkin vous servez au 6ème RIC. Vous y méritez quatre citations entre avril 1949 et septembre 1951, année de votre retour en France.

Vous êtes affecté au 110ème R.I.C. en Allemagne. Mais la guerre froide ne vous passionne pas et en octobre 1952 vous repartez au Tonkin où vous prenez le commandement d’un commando opérant en Moyenne et Haute région.

Vous serez blessé, trois fois cité et nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1953.

Cette même année 1953 vous agirez quelques semaines aux ordres de Bigeard qui vous repère et vous décrit ainsi dans « Pour une parcelle de gloire » : «je reçus en renfort un commando d’une cinquantaine d’hommes commandés par le lieutenant Chabanne, petit, brun, tout en muscles, gueule d’amour, forte personnalité, ayant un ascendant certain sur son commando ».

Fin 1954 vous regagnez la France et ce sera l’Algérie.

Après quelques mois, en mars 1955 vous rejoignez Bayonne. Affecté au 3ème BCCP en formation, vous êtes désigné pour en commander la CA. Vous êtes nommé capitaine alors que le 3ème BCCP rejoint en décembre 1955 le Constantinois. Quelques mois après le bataillon devient le 3ème RPC et Bigeard en prend le commandement. A la tête de la C.A vous accumulez les succès dans les secteurs d’El Milia et de Bougie.

Avant que ne survienne l’intermède de Chypre. A son retour le 3 s’installe à Sidi Ferruch et est engagé dans ce que l’on appelle depuis la bataille d’Alger. Avec la C.A vous remportez des succès exceptionnels avant de découvrir l’Atlas Blidéen lorsque le dispositif d’Alger est allégé.

J’ai déjà évoqué la suite que j’ai vécue sous vos ordres. Je compléterai en précisant qu’à Djeurf le 27 février 1958 vous avez été à la base des succès du régiment. Vous serez promu officier de la Légion d’honneur avec citation à l’ordre de l’armée.

Vous quitterez le 3 en même temps que Bigeard et le suivrez au centre d’entrainement à la guerre subversive à Philippeville puis dans le secteur de Djelfa.

En avril 1959, vous participerez à la mise sur pied du groupement de commandos parachutistes de réserve générale. Vous serez à nouveau blessé et cité.

Au total durant les campagnes d’Indochine et d’Algérie, vous aurez été quatorze fois cité. Six fois à l’ordre de l’armée. Vous aurez été blessé trois fois au combat.

Après 1962 vous alternerez les fonctions de commandement et les affectations en France et Outre-mer.

Vous servirez ainsi à Madagascar et au Gabon tout en retrouvant deux fois le 3ème RPIMa à Carcassonne ; en 1964 pour en diriger le groupement d’instruction et en 1972 comme chef de corps.

Le 14 juillet 1971 vous êtes promu commandeur de la Légion d’honneur.

En novembre 1979, vous êtes affecté en RCA afin de conseiller le Président de la République et de réorganiser les forces centrafricaines.

Enfin, le 28 mars 1981 vous êtes nommé général et versé dans la 2ème section du cadre des officiers généraux.

Vous vous établissez à Fontainebleau et devenez un membre fidèle du club des chefs de section parachutistes ayant commandé au feu.

Vous serez enfin élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur en mars 2003.

A vos proches, ici présents pour la plupart, je dis qu’ils peuvent être fiers d’un tel cursus.

Grand soldat, je le rappelle quatorze fois cité et trois fois blessé au combat, il n’était que justice que vous soyez élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur. C’est pour moi je le répète un grand honneur de vous en remettre le cordon devant l’étendard de l’Institution nationale des Invalides qui porte brodée sur ses plis depuis le Premier empire l’inscription « Toutes les batailles ».




UNP

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum