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21 février 1916 : L'enfer de Verdun

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21022012

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21 février 1916 : L'enfer de Verdun




21 février 1916 : L'enfer de Verdun

Le 21 février 1916, à 16h 45, l'infanterie allemande se lance à l'attaque contre les positions françaises autour de Verdun, en Lorraine. Aucune bataille, aucune tragédie n'a autant marqué la mémoire des Français que la bataille de Verdun.
Elle dure dix mois et pratiquement tous les soldats de la Grande Guerre y participent chacun à leur tour. Le sort de la France se joue dans cet affrontement...

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21 février 1916 : L'enfer de Verdun :: Commentaires

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Message le Mar 21 Fév 2012 - 9:23 par la Géline

très durs moments que cette bataille de Verdun .
cela serait impensable de se battre dans ces conditions aujourd'hui , et heureusement !

dans cette guerre il n'y a pratiquement aucune famille qui a été épargnée .

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Message le Mar 21 Fév 2012 - 9:35 par EAGLE

Le 21 février 1916, il est 7h15 du matin, lorsque l’armée allemande fait donner l’artillerie sur les lignes françaises. Sur Verdun même, les premiers obus tombent à 8h15 et visent la gare et les ponts en amont de la cité. Fidèle à une stratégie qui sera désormais suivie par toutes les armées, l’artillerie « prépare le terrain » en pilonnant les lignes françaises pendant plusieurs heures. Le Trommelfeuer, le feu roulant, les orages d’acier. Et en fin d’après-midi, l’assaut est lancé sur des troupes que l’Etat Major allemand croit à l’agonie.

Côté français, la surprise a été « presque » totale et le choc effroyable. Mais la débandade attendue par l’ennemi n’a pas eu lieu. Les survivants des deux divisions françaises ne battent pas en retraite, ni ne se rendent. A dix contre cent, fusils Lebel contre Mauser et lance-flammes, la défense française s’organise. L’infanterie allemande procède par vagues d’assaut, espacées d’une centaine de mètres. Toutefois, les difficultés du terrain les obligent souvent à progresser par colonnes, désorganisant leur montée en ligne. Et les français encore debout les prennent à revers. Cette capacité de résistance n’avait pas été envisagée par l’état major allemand, fort de la doctrine militaire du moment « l’artillerie conquiert, l’infanterie occupe ». Une lutte impitoyable oppose donc les deux camps dès les premières heures. Elle se prolongera pendant plusieurs mois sur cette poche de quelques kilomètres carrés, causant la perte de 163 000 français et 143 000 allemands, tués ou disparus . 216 000 français et 196 000 allemands seront blessés.

Les deux tiers de l’armée française combattent à Verdun. Des combats particulièrement durs. Les poilus qui en réchappent peuvent jouir de quelques moments de répit à l’arrière- pour 4 jours de combat , deux jours de repos - et se refaire - dans la mesure du possible - un moral. Ce n’est pas le cas des troupes ennemies jamais relevées, usées par « l’enfer de Verdun ». Car c’est bien d’un enfer qu’il s’agit. Des villages entiers sont détruits, les champs sont labourés par les obus, l’air est vicié par les gaz toxiques, les bois disparaissent pour laisser place à un paysage lunaire fait de cratères et de tranchées dans lesquels se terrent les survivants. On se bat souvent pour quelques mètres, baïonnette au fusil, couverts de boues, assoiffés, asphyxiés, rompus... Les villages perdus un jour sont reconquis le lendemain ; celui de Fleury devant Douaumont sera pris et repris 16 fois, celui de Vaux treize fois. Le moindre surplomb devient un enjeu, la ligne de front ne cesse de bouger mais ne cède pas.

Les premiers jours de la bataille sont terribles. Un déluge de feu et de gaz toxique s’abat sur seulement 5 kms de front durant plus de huit heures. Près de 80 000 Allemands sont mobilisés pour l’offensive. Du jamais vu sur un aussi petit terrain. Et pour la première fois à si grande échelle – une expérimentation avait déjà eu lieu à Malancourt - le lance-flammes est utilisé par les fantassins allemands. C’est une arme terrifiante. Au Bois des Caures, les chasseurs placés aux avant-postes ripostent comme ils peuvent. Mais ils ripostent. A leur tête, le lieutenant-colonel Driant, également député. Le mois précédent, il avait tenté d’alerter le plus haut niveau de l’état des faiblesses de la défense de Verdun. Il est tué au cours des combats du 22 février. Ses unités sont décimées.

Les jours suivants, les combats se poursuivent avec la même intensité. Sur les 2 000 hommes du 362ème RI, il n’en reste que 50 debout. Les chiffres des pertes donnent le vertige. Près de 20 000 hommes tués en quelques jours. Le village de Brabant est évacué le 23 février. Samogneux, Beaumont, Ornes sont perdus le jour suivant. Neuf villages seront complètement détruits, « morts pour la France ». Le fort de Douaumont, occupé par une cinquantaine de territoriaux, est pris le 25 février, par surprise et sans combat, par une patrouille de reconnaissance ennemie. La propagande allemande crie victoire. Mais pour le reste, chaque parcelle de terrain est défendue au prix de mille souffrances. Le courage et le calvaire des défenseurs commence à être connu à l’arrière. C’est dans ce contexte que le général Pétain, à la tête de la 2ème armée française, prend le commandement des opérations sur le front de Verdun le 26 février. Tenir coûte que coûte, « jusqu’à la dernière extrémité » est plus que jamais à l’ordre du jour. Verdun ne doit pas être prise par l’ennemi.
« Courage, on les aura ! »

Finalement, à la fin du mois de février, la progression allemande a été meurtrière mais reste limitée. La supériorité numérique et matérielle n’a pas suffi. Et les pertes allemandes sont plus importantes que prévu par leur commandement. Au début de mars, le village de Douaumont est pris. C’est au cours de ces combats que le capitaine Charles de Gaulle, encore inconnu, est blessé par balles et fait prisonnier. Depuis le début de l’offensive, les allemands ont progressé de quelques kilomètres, sur un front restreint, sans réussir à percer. Le 5 mars, l’armée du Kronprinz organise un nouvel assaut, qui englobe cette fois la rive gauche de la Meuse, plus facile d’accès. Forges tombe le 6 mars mais les allemands sont arrêtés au Morthomme le huit.

Depuis Baudonvillers et Bar-le-Duc, une noria de camions est mise en œuvre sur la route reliant Bar le Duc à Verdun, baptisée plus tard par Maurice Barrès la « Voie Sacrée ». Elle va permettre d’acheminer les premiers renforts, puis ravitailler le front et enfin renouveler les troupes régulièrement. Près de 1 500 camions empruntent quotidiennement le circuit selon une mécanique bien huilée. Verdun n’est pas isolée. 2 500 000 combattants français emprunteront le tourniquet de la Voie Sacrée.

Désormais les contre-attaques françaises succèdent aux attaques allemandes. L’armée française ne se contente plus de subir et rend coup pour coup. Le 9 avril, le Morthomme est pris par les Allemands mais les Français opposent une défense acharnée et le gain est limité, au regard des gigantesques moyens mis en œuvre par l’assaillant. Le lendemain, le général Pétain peut rédiger le mot d’ordre historique qui n’est pas encore un cri de victoire mais déjà la marque d’un certain optimisme « Courage, on les aura !».

Pour l’heure, les combats se poursuivent, sur les deux rives de la Meuse et jusqu’aux Eparges, avec leur cortège d’atrocités. On meurt sous les obus, sous les balles, on meurt asphyxié, transpercé par une baïonnette, on meurt au bord d’une tranchée ou d’un trou d’obus, empêtré dans les fils de fers barbelés, on meurt enterré dans la boue sanglante du champ de bataille. Et quand on ne meurt pas, on revient blessé, handicapé, la « gueule cassée » et, dans tous les cas, à jamais marqué par les souffrances que l’on a vécues et auxquelles on a assisté. C’est le lot du poilu de Verdun.
Les Allemands persistent

Au mois de mai, les Français essaient de se rapprocher de Douaumont. La perte du fort n’a jamais été acceptée par le commandement français. Le 1er mai, le général Pétain est remplacé par le général Nivelle, que Joffre juge plus offensif. Sous les ordres de Nivelle, le général Mangin tente de reprendre le fort de Douaumont mais échoue, en raison notamment d’une préparation d’artillerie insuffisante. Ce n’est que partie remise.

Au début du mois de juin, les Allemands, malgré des pertes importantes, s’entêtent à vouloir prendre Verdun. Au prix d’intenses efforts et au terme d’un siège de sept jours, ils parviennent à s’emparer du fort de Vaux le 7 juin. La résistance héroïque du commandant Raynal et de ses hommes reclus à l’intérieur du fort de Vaux, manquant d’air et d’eau, est saluée par l‘ennemi au moment de la reddition, devenue inévitable.

Le 23 juin, après un bombardement incessant, d’autant plus traumatisant que les Allemands utilisent des obus à gaz toxique, 60 000 hommes s’avancent sur un front de 6 km. Fleury est pris par l’ennemi. Les pertes sont nombreuses, des deux côtés. Mais les tentatives allemandes pour conquérir Verdun échouent à nouveau. L’ultime assaut prend appui le 12 juillet sur le secteur de Souville et marque le point le plus avancé de la progression ennemie. Mais c’est encore un revers et le fort de Souville reste aux mains des Français. Les Allemands n’ont jamais approché à moins de 5 KM de Verdun. Aucun des objectifs n’a été atteint. Et le 12 juillet le Kronprinz, Guillaume de Prusse, à la tête de la 5ème armée allemande, reçoit l’ordre de se contenter désormais d’une action défensive.

A compter de cette date, les Allemands ont renoncé à prendre Verdun. Pour autant, les combats ne vont pas cesser. Les Français vont se livrer durant tout l’été à un grignotage des positions ennemies. Le 24 octobre, le fort de Douaumont est reconquis par le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc, aidé, entre autres, de tirailleurs sénégalais et somalis. Le fort de Vaux est repris le 3 novembre. Au 21 décembre, au terme de 300 jours et 300 nuits de combat, la plupart des positions perdues pendant la bataille ont été réinvesties par l’armée française. L’hiver peut s’installer. La bataille de Verdun est gagnée.

"source ville de Verdun"

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Message le Mar 21 Fév 2012 - 9:58 par Charbonnier

1916
La bataille de Verdun commence

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Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C’est le début d’une bataille inhumaine — opération baptisée Gericht ( tribunal ) par les Allemands — qui va durer dix mois.
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De 21 février 1916 au 16 décembre 1916 - La bataille de Verdun est déclenchée. Ce sera l'un des combats les plus longs et les plus sanglants de la Première Guerre mondiale. La bataille, dans laquelle mourront 328 500 Français et 348 000 Allemands, se terminera en décembre 1916.

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Soldats français

Verdun est le lieu d’une des batailles les plus inhumaines auxquelles l’homme s'est livré. Durant l’année 1916, le genre humain semble s'enliser dans la boue et le sang, au cours d’une bataille qui durera 10 mois sur un territoire extrêmement réduit. Cette immobilité du front malgré les moyens engagés est due à l'équilibre global des forces en présence (en 1940, Verdun tombera en 24h).
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Squelettes de soldats allemands (Verdun 1916)

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Message le Dim 18 Mar 2012 - 16:09 par Baêtz Daniel

Mes grands-pères paternel et maternel ont tout les deux fait Verdun. Ils étaient aux éparges, le chemin des dames, etc. Chose incroyable, lorsque l'on sait la boucherie que c'était, là ou ailleurs, qu'ils en soient revenu tout les deux. Pas intact évidemment, mon grand-père maternel emputé d'une jambe et vu les conditions sanitaires.....? et mon grand-père parternel un éclat d'obus lui à touché la colonne vertébral. Il est resté paralysé près d'un an puis l'éclat s'est déplacé et miracle il a pu remarcher. La guerre de 1914-1918 je la connais par les livres, jamais ils n'en parlaient. Leur seul paroles était de me souhaiter ne jamais connaitre ces horreurs.
Il n'y avait pas de cellule psychologique en place à l'époque, il a fallu vivre avec après. C'étaient des braves et lorsque j'apprend que des putai. de sal..... ont profané l'ossuaire de Douaumont pour y dérober des ossements, quel sacrilège. Dans quel monde vivons-nous ? même plus de respect pour nos morts. Aux infos c'était juste un entre filet histoire de meubler....je n'en ai pas rééntendu parlé ???

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