Le dégagement de la base de Bizerte

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20032012

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Le dégagement de la base de Bizerte




Le dégagement de la base de Bizerte

Par Loïc Chardon

Dès les premiers mois de l'année 1961, alors que dans l'ombre se prépare ce qui sera le putsch des généraux, le président tunisien Habib Bourguiba cherche à consolider son pouvoir contesté, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de son pays.

Profitant des difficultés que rencontre la France avec l'Algérie et ses négociations avec le FLN qui viennent d'être interrompues, Bourguiba renouvelle ses exigences au sujet d'une modification de la frontière Algéro-Tunisienne.
Par cela il conteste l'option « Sahara tout algérien », du même coup il exige avec force la restitution de la base stratégique de Bizerte à l'état Tunisien.

La crise se développe à partir du 7 juillet 1961 par des déclarations agressives et surtout les préparatifs d'un blocus de la base par l'armée et la garde nationale tunisienne.

Au soir du 17 juillet, la France à préparé sa riposte.
A Paris, l'État major à envisagé un plan qui vise à renforcer la base de Bizerte par des moyens aéroportés, le porte avion « Arromanche » appareille et va croiser au large des cotes tunisiennes.

A Alger, un groupement d'intervention est constitué, il est sous les ordres du colonel Lalande, l'officier Légionnaire , héros du PA « Isabelle » à Dien Bien Phu. Son groupement est composé des régiments paras 2ème et 3ème Régiment parachutistes d'infanterie de Marine, des légionnaires du 3ème Régiment Étranger d'infanterie, d'une section du Génie et des cavaliers du 8ème régiment de hussards.
La flotte de transport des Nords 2501 est mise en alerte maximum et un élément naval d'assaut est ancré dans le port de Bougie.

Sur la base de Bizerte, le vice amiral Aman, commandant la base, dispose d'une force aérienne stationnée sur l'aérodrome de Sidi Ahmed qui lui assure une supériorité aérienne absolue, en revanche, son 8ème Régiment Inter Arme est disséminé et réparti à la garde des postes militaires dans un rayon de 10 km.
Sur le plan naval, 4 LCT sont prêts à dégager le goulet barré par un câble tendu entre les rives.
Toute la base est en alerte maximum, les familles qui logent en ville sont très inquiètes car Bourguiba à déclaré qu'à partir du 19 juillet, la base serait isolée par des barrages dressés sur les voies de communication.

En conséquence, l'état major des armée décide de riposter en aéro-transportant un régiment de parachutistes pour renforcer la base assiégée.
La réaction des forces tunisiennes ne fait qu'aggraver la situation, ils ouvrent le feu sur des appareils de transports lors des atterrissages.
La décision est prise d'intervenir militairement, le colonel Lalande et son groupement, d'intervention se mettent en route.

Les dés sont jetés, l'opération Bizerte est inéluctable, elle va se dérouler selon 3 phases principales du 19 au 23 juillet.

1 renforcement et dégagement de la base
2 contrôle de la ville européenne et du port
3 contrôle de la Médina et conquête des défenses côtières (Fort d'Espagne)

1 - Renforcement et dégagement de la base

C'est au 2ème RPIMa du commandant Mollo qu'est confié le dégagement et le renforcement de la base.
Éloigné d'Alger après le putsch, le 2ème RPIMa tient garnison en Oranie, c'est un régiment aguerri composé de volontaires qui a déjà sauté sur Suez sous les ordres du légendaire colonel Chateau-Jobert dit « Conan ».
Ses compagnies se dirigent vers l'aéroport de la Sénia où une escadrille de Nord 2501 met ses moteurs en route dés qu'ils aperçoivent les camions des paras.
Dans les avions au roulage, les paras s'interrogent, ils ne savent rien de l'opération en cours, des biens informés parlent d'un saut sur la Tunisie...

Les appareils se posent à Blida, les 2ème et 3ème compagnies ont reçu l'ordre de constituer la 1ère vague, les paras perçoivent les parachutes pour être largués si la piste s'avère impraticable .
Les capitaines ont briffé les chefs de section, la zone de saut est tenue par des amis, de plus elle est vaste, puisque c'est la piste d'aviation de la base de Bizerte.
Vaste mais dure, il risque d'y avoir de la casse à l'atterrissage.

Vers 18h, les Nords de la 1ère vague, emportant les 2ème et 3ème Cie accompagné par le PC léger du 2ème RPIMa, tournent au dessus de Bizerte, les paras aperçoivent des colonnes de fumée qui montent de la piste.
- Pas question de se poser ! Conclut le commandant de l'escadrille de transport. La piste est sous le feu ennemi depuis 15 h.
L'ordre retenti alors dans les avions
- Debout, accrochez !

18h15, les compagnies des capitaines Jacquemin (2ème Cie) et Subregis (3ème Cie) sautent au dessus du terrain de Sidi Ahmed.
En plein ciel, les paras sont immédiatement pris à partie par les mitrailleuses tunisiennes qui cherchent à les atteindre avant qu'il n'atterrissent.
Mais les hommes du 2ème RPIMa ont étés largués au plus bas, ils n'offrent que des cibles fugitives aux tireurs tunisiens, de plus des chasseurs de l'aéronavale « Corsair » entrent en jeu et mitraillent sans ménagement les tunisiens.
Les 2 compagnies paras s'installent aussitôt en périphérie de la base , assurant ainsi une sécurité rapprochée et permettant les atterrissages.

En fin de journée, le commandant Mollo dispose de son 2ème RPIMa au grand complet, il prépare aussitôt l'opération de dégagement de la base selon les ordres données par le Vice Amiral.

Vers 2h du matin, un tir de mortier de 81 s'abat sur le terrain d'aviation et endommage plusieurs appareils dont un Nord 2501 qui est en flammes. Le vice amiral Aman ordonne alors le déclenchement de l'opération « Colline » qui vise a assurer la sureté éloignée de la base aérienne de Sidi Ahmed.

Le commandant Mollo a installé sont PC près de celui capitaine de vaisseau Dalle, qui commande la base, afin de coordonner au mieux l'action de ses compagnies et de leur délivrer l'appui nécessaire selon l'évolution des combats. Il ignore tout de la valeur et du nombre des troupes tunisiennes qui occupent les point hauts dominant la piste d'envol.

4h45, les capitaines du 2ème RPIMa sont au briefing, Mollo annonce :
- Attention, nous n'avons pas de renseignements précis sur l'ennemi, mais nous disposons d'appuis nécessaires si les résistances se durcissent. Alors allez y, rentrez leur dedans ! Occupez vos objectifs et rendez compte, écoute permanente sur la fréquence du régiment et évacuation des blessés sur la base navale.

Les paras se préparent à l'attaque. L'odre est donné. Départ 6h00

6h00 La 2ème Cie du capitaine Jacquemin, marche droit devant sur carrefour situé au pied du marabout de Sidi Zid et l'occupe, elle récupère au passage 2 armes antichar avant de pousser à 10h00 jusqu'au douar Djafeur, celui ci est solidement tenu par un bataillon tunisien.
15h00, les tunisiens tiennent toujours, les paras ont des tués et des blessés, mais la 2ème Cie du lieutenant Cann du 3ème RPIMa vient d'arriver, les efforts conjugués des 2 compagnies payent et obligent l'ennemi au repli, poursuivi par les corsairs.
La 2ème perd 3 tués et 9 blessés, ils ont tués 190 tunisiens, blessés 90 et récupérés 10 mitrailleuses, 4 mortiers et 2 canons anti char.

La 3ème Cie du 2ème RPIMa du capitaine Subregis quand à elle s'empare de la cote 79 avec l'appui de 2 corsairs, une compagnie tunisienne est mise en fuite, 15h00les paras sont maitres du terraion, ils recoivent le renfot du commando du 3ème RPIMa, dans les combats les paras ne perdent que 1 tué et et 4 blessés, les tunisiens laissent sur le terrain 45 tués, 26 prisonniers 1 canon, 2 mitrailleuses, 45 armes diverses.

La compagnie portée du capitaine Demetz est amalgamée avec la 4ème compagnie du capitaine Cazals, appuyé par un détachement léger d'observation (DLO) d'artillerie, le sous groupement est baptisé « Orange », Demetz commande l'ensemble.
Comme les autre à 6h00 les paras débouchent au nord du terrain ou ils sont stoppés par une compagnie tunisienne enterée.
Un hélico d'appui est touché, Demetz demande l'appui des canons de 105, la résistance est bousculée.
12h00, le sous groupement « Orange »appuyé par 2 corsairs s'empare des cotes 110 et 114 et s'installe sur le djebel Hallouf, les paras perdent 1 tué et 1 blessé, les tunisiens 42 tués, 12 prisonniers 2 canons et 30 armes diverses.

Le commandant en second du 2ème RPIMa, commandant Bonnet, reçoit le commandement du sous groupement « Gris », composé de la 1ère compagnie du capitaine Tartera et d'un peloton de 3 chars M24 Shaffee du 8ème RIA.
08h00, après un dur combat de 2 heures le sous groupement Gris s'empare enfin de la cimenterie de Sebra tenue par l'ennemi, 17h00, les tunisiens contre attaque par l'ouest avec un fort élément, mais les paras appuyés par les chars les mettent en fuite et les poursuivent.
Mollo donne l'ordre de se replier sur la cimenterie, il ne veut pas disperser ses unités et risquer un encerclement.
Les paras perdent 2 tués et 6 blessés.

La compagnie d'appui du capitaine Buisson s'embarque quant à elle dans les LCM de la marine, les paras débarquent prés de l'arsenal, au sud du lac de Bizerte.
Les Tunisiens sont là, les paras les délogent et délivrent l'arsenal, puis appuyé par 2 corsairs, les paras s'emparent du barrage élevé sur la route qui conduit à la pyrotechnie.
12h00, la CA capture une section tunisienne, et recoit l'ordre de garder l'arsenal, elle y demeurera jusqu'au 23 juillet.

2 - Contrôle de la ville européenne et du port

Dès 13h30, les actions menées par le 2ème RPIMa ont permis de neutraliser toutes les armes qui tenaient la piste d'aviations sous le feu ennemi.
L'aéro-transport du 3ème RPIMa du colonel Leborgne peut alors commencer.
Les paras du 3 sont également des professionnels, c'est l'ancien 3ème RPC connu pour ses actions d'éclat sous les ordres des colonels Bigeard et Trinquier.
15h00, tout le 3ème RPIMa est là, les compagnies reçoivent des camions mais pas de chauffeurs... qu'à cela ne tienne, les paras conduisent eux même les camions. Le 3ème RPIMa se porte alors immédiatement au secours des compagnies du 2ème RPIMa en danger.

Cette souplesse d'emploi 2ème /3ème RPIMa va créer des sous groupement qui vont se faire et se défaire en fonction des missions demandées, ce qui fera gagner un temps précieux.

Comme nous l'avons vu plus tôt, la 2ème Compagnie du 3ème RPIMa du Lieutenant Cann s'est portée en renfort de la compagnie Jacquemin. Une fois la mission de ce denier réalisée, Cann regroupe ses hommes.
A la nuit, sans liaison et sans ordres, Cann décide, après les écoutes des différentes fréquences radio, de placer sa compagnie en embuscade sur la voix ferrée. Il a réussi à apprendre qu'une unité tunisienne se replie vers le sud.
1h00, la compagnie tunisienne en fuite tombe en plein sur l'embuscade de Cann, ils y perdent une vingtaine d'hommes avant de fuir de nouveau vers le Nord.
Cann décide de maintenir ses hommes sur place toute la nuit, pour apprendre au matin que son initiative a permis de réaliser la couverture sud de l'opération.

21 juillet, sans attendre l'arrivée par avion des légionnaires du 3ème REI, devant normalement relever les unités paras qui assurent toujours la couverture de la base, Aman décide de passer à la 2ème phase du plan : contrôler la ville européenne et le port.
C'est le colonel Lalande qui se chargera de l'opération, le légionnaire monte son affaire ainsi

Conquérir une base départ à la lisière ouest de la ville européenne. Aprés avoir enfoncé la ligne défense et neutralisé les points forts, nettoyer la ville jusqu'au port et s'assurer la maitrise des 2 rives du goulet.
Ces 2 dernières actions seront couvertes au nord par un groupement qui devra s'emparer des casernes, de la batterie du Koudia et de Fort d'Espagne.
Dans le cadre de ce plan, Lalande réparti les missions entre ses 2 régiments de paras.

Le lieutenant colonel Leborge du 3ème RPIMa avec un groupement « Indigo » conduira l'action principale en 2 temps :
1er temps, avec les compagnies paras du 2ème et du 3ème RPIMa qui ne sont pas engagée dans la couverture, conquérir la base de départ.
Pour cela, le sous groupement « indigo1 » composé des 1ère compagnie du 2ème RPIMa et des 3ème, 5ème compagnie portée du 3ème RPIMa recherchera le contact à la lisière ouest de la ville.
Le sous groupement « indigo 2 » formé de la 4ème Cie du 2ème RPIMa d'un peloton de cars M24 et de 2 sections du 8ème RIA agira sur ordres au sud du goulet.
2ème temps, après avoir récupéré ses 2ème et 4ème Cie, Leborgne devra enfoncer la ligne de résistance et se lancera dans le contrôle de la ville et du port.

Le commandant Mollo, formera un groupement « Amarante » et devra, dès sa relève par le 3ème REI, assurer la couverture nord de l'effort principal fourni par « Indigo ». Il marchera sur Fort d'Espagne ou il recevra le renfort du commando du 3ème RPIMa.
En réserve et en appui de l'ensemble de la manœuvre, la compagnie du capitaine Gozé du 3ème RPIMa renforcée de mortiers et de canons sans recul du 8ème RIA.

L'emploi de ses armes lourdes s'avère assez peu probable, les ordres de Paris sont très clair, pas de casse inutile parmi la population civile.

C'est le 21 juillet, dans l'après midi que le colonel Lalande déclenche la phase n°2 de l'opération.
Les compagnies débouchent sans préparation d'artillerie, en raison des ordres de Paris.
10h30, le commandant Bonnet, patron du sous groupement « Indigo 1 », lance sa 5ème Cie, le commando et la Cie portée vers le nord et lance 2 Cie vers l'hôpital.
Dès les 1ers mouvements les paras se font « allumer » de partout par les tunisiens embusqués. 14H, le contact est établi partout, et il est clair que l'on ne pourra pas enfoncer la ligne de résistance sans appui d'armes lourdes ni le renfort des Cie protégeant la base.
Heureusement, l'arrivée des légionnaires du 3ème REI est plus rapide que prévue, Leborgne récupère alors la 2ème Cie de Cann et la 4ème du capitaine Volquemane qu'il envoie aussitôt sur les casernes pour Cann et à l'entrée de la ville pour la 4ème.

La compagnie Cann, progresse en livrant des combats de rues, les paras ont vite repérés un mur d'enceinte aisément franchissable et non gardé, ils le franchissent aussitôt, s'infiltrent dans le bâtiment. Lorsque les tunisiens se rendent compte de ce mouvement, il est trop tard, Pris entre 2 feux ils décrochent, laissant aux mains des paras de Cann un important butin.
Dans la foulée, les paras investissent les casernes Jappy et Lambert, l'ennemi est en fuite.
Le verrou principal a sauté, la marche vers la ville et le port est désormais possible.

Mollo de son coté a suivi les combats à la radio, il met en marche son groupement « Amarante » vers le Nord comme convenu.

C'est dans un nouveau combat de rues, dans la progression de la 3ème du lieutenant Pissard, de la 1ere du capitaine Heulard et de la 4 de Volquemane que tombent plusieurs paras.
Pourtant ils avançent vers les installations portuaires, la 3 et la 1 accrochent et débordent tandis que la 4 nettoie les ilots de résistance dépassés par les Cies de tête. L'appui des chars aux tirs précis permet d'éviter la destruction d'immeubles.
19h30, l'affaire est presque réglée, seule la garde nationale tunisienne s'est réfugiée dans l'école, elle est encerclé et sera contrainte à la reddition le lendemain matin.
Plus de 100 prisonniers sont aux mains des paras.

Au Sud du goulet, la 4ème Cie du 2ème RPIMa, capitaine Cazal, doit livrer de violents combats contre des éléments tunisiens enterrés, mais avec l'appui des LCT, sa compagnie fait sauter toutes les résistances et atteint ses objectifs vers 20h.

Au Nord, le groupement « Amarante » de Mollo s'est heurté 2 fois à l'adversaire et a dut faire appel aux chars et à l'appui des « corsairs » pour se dégager. L'habitat était heureusement rare dans cette partie et a permis l'intervention des chars et de l'aéronavale.
A 19h, « Amarante » établi sa liaison avec le commando du 3ème RPIMa qui passe sous les ordres de Mollo.

A la tombée de la nuit, tout les objectifs du groupement Indigo de Leborgne sont atteints. Il reste maintenant à contrôler la Médina et à conquérir le Fort D'Espagne et les casernes Nord.

3 - Contrôle de la Médina et conquête des défenses côtières (Fort d'Espagne)

Le 22 juillet, 6h00, le groupement « Amarante » comprenant les 2ème, 3ème Cie et la Cie portée du 2ème RPIMa ainsi que le commando du lieutenant Bouquet du 3ème RPIMa progresse vers ses objectifs.

Le 8ème Hussard arrive à son tour équipé d'auto mitrailleuses

La 2 et la 3 doivent attaquer le fort d'Espagne, le commando la caserne Philibert, la CP de Demetsz, la caserne Maurand.

La 2 accroche au carrefour du Koudia, elle est prise à partie par une batterie d'artillerie, mais le 8ème Hussard arrive, avec l'appui des AM les paras bousculent la résistance et poursuivent vers le Fort.
En traversant l'espace entre les 2 bâtiments, la Cie est clouée au sol par le tir de plusieurs armes automatiques placée à l'entrée du Fort d'Espagne.
Les AM du 8ème Hussard sont trop faiblement armées et blindées pour affronter ce point de résistance.
Le capitaine Jacquemin a capturé la veille un petit obusier de 57, il le fait placer face au fort et en quelques coups bien ajusté détruit les pièces qui assuraient la défense.
Les 2 compagnies du 2ème RPIMa se lancent alors à l'assaut, les tunisiens sont submergés et se rendent rapidement.

Pendant ce temps, le commando du 3ème RPIMa et la CP se sont assez facilement emparés de leurs objectifs. Ils décident alors de se diriger vers la Médina.
Ils y sont accueillis par des tirs nourris d'armes automatiques installés sur les toits et les terrasse de la Médina, plusieurs paras sont touchés.
Le capitaine Demetz fait alors installer 2 FM sur le toit d'un immeuble qui domine la Médina. Profitant de cet appui, les paras s'élancent à la réduction des nids de résistance installés et là .

Ces combats sporadiques vont se poursuivre jusqu'à 23 h et seront stoppés sur ordre par un cessez le feu qui doit prendre effet à 00h00.

La base de Bizerte est dégagée, les combats ont duré 4 jours et 4 nuits, le bilan est impressionnant.
Les tunisiens ont perdus 720 tués et 656 blessés, un armement important est tombé aux mains des troupes de Lalande dont 9 canons de 105, 10 de 90 anti aérien, 15 canons sans recul, 20 mortiers, 77 mitrailleuses et FM, 16 armes antichars d'infanterie 1153 armes diverses.
La Marine n'est pas en reste, les marins capturent au port 1 escorteur et 2 vedettes rapides avec leur équipage.

Dans cette opération les paras perdent 19 tués et 93 blessés.



"Sources : la saga des paras, général Gaget"


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Le dégagement de la base de Bizerte :: Commentaires

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Message le Mar 20 Mar 2012 - 16:43 par EAGLE

tout au long de la lecture de ce texte on y retrouve des noms prestigieux des Troupes Aéroportées .

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Message le Mar 20 Mar 2012 - 19:36 par EAGLE










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Message le Mar 27 Mar 2012 - 23:25 par LOUSTIC

impossible après cela de dire que l'on connait mal cette opération .

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Message le Jeu 29 Mar 2012 - 1:22 par Invité

Après un tel article et les documentations qui l'accompagne, il est en effet difficile d'ignorer...

Mais ce fait marquant de notre histoire, intervenu dans une période particulièrement troublée, est passé totalement inaperçu auprès de bien des français de métropole... Hier, et encore bien davantage aujourd'hui....

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Message le Jeu 29 Mar 2012 - 8:18 par Invité

L'hitoire des combats de Bizerte, sont très connu du monde militaire, par contre qui se souvient ou qui à fait hommage à cette époque, aux soldats morts au combat, et des blessés? dans la grande majorité Française pas beaucoup n'en on fait cas, et pourtant ce fut un engagement mortel ! la France s'occupe beaucoup plus de ses petits maux internes, que de la gravité des situations militaire !!! J'ai connu le Lieutenant Cann, devenu Général et Subrégis Lieutenant d'une section de mon Escadron du 3ème RPC ! j'ai était son chauffeur une courte durée, il a fini Colonel et demeure dans les Landes.

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Message le Sam 21 Fév 2015 - 10:49 par Béghin Bernard

Je viens de regarder tout cela et, bien sûr ce n'est pas réjouissant . On peut admirer le gros travail effectué pour l'amélioration de navigation et de protection du port de Bizerte, avec un plan d'avenir, évident, à longue échéance, mais quelle tristesse de voir plus tard des vrais soldats français (j'en connais deux du 3e RPIMa qui y étaient) être défiés par des jeunes tunisiens venus du fond du pays parce que l'on leur a secoué la fibre patriotique (assez récente d'ailleurs), sans expérience de combat, parce que le "combattant suprême" a décidé de montrer que lui aussi pouvait tenir tête à son ancien "protecteur".
Etait-il en manque de "martyrs" comme il est dit dans le reportage ? Faire comme le frère algérien lui serait semblé bon ?
Je déplore ce que certains paras ont pu faire là-bas, car d'après les témoins (qui semblent sincères et sans animosité excessive) il y a eu quelques mauvais comportements, mais on ne va pas s'étendre là-dessus à chaque fois, et ce que je ressens, c'est un énorme gâchis pour un pays (un beau pays) en développement qui aurait pu se passer de cela, ayant eu son indépendance sans trop de grabuge.
Ma femme est née à Gabès (Tunisie) en 1955 et rapatriée avec sa famille en 1956, donc j'en ai entendu parler. J'y ai voyagé par 2 fois, et je m'y suis bien plu, il y a des gens simples
et accueillants, et c'est tellement dépaysant.

Mais, bon, l'Histoire en a décidé autrement.

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Message le Mer 11 Juil 2018 - 0:39 par stick23


Pour essayer de compléter, ci dessous un fichier sur Bizerte.
Fichiers joints
Bizerte.pdf Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(1.4 Mo) Téléchargé 137 fois

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Message le Mer 11 Juil 2018 - 21:34 par LANG

Merci stick23 pour se rafraîchissement.
Encore un épisode bien oublié.
Et pourtant on devrait en parler un peu plus.
On avait quand même de sacrées unités...

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Message le Mer 11 Juil 2018 - 22:29 par prigent

Je reviens sur ce combat avec le 3 RPIMa, mon camarade Fernand Keller y était, un dur à cuire avec 9 citations dont une palme comme cabo-chef c'est un cas rare, le capitaine Cann devenu général et disparu depuis, et le capitaine Subrégis, mon ancien lieutenant qui fini colonel et s'est retiré dans les Landes !! Bof !!! C'est du passé, par contre Keller me téléphone assez souvent

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Message le Jeu 26 Juil 2018 - 18:55 par marie-claude.pellegri@wan

Gerard PELLEGRI .
Je viens de lire l'espose sur les opérations de dégagement de la base de Bizerte de 1961
j'y étais aussi .Arrivé avec la deuxieme vague du 2eme RPIMA à la 4eme section de la 2 eme cie que je commandais . Nous étions en poste à l'hotel des sous -officiers à Ferryville (Mensell bourguiba)
Effectivement , il est triste de voir ce que toute cette région est devenue ,aujourd'hui .Mais la vie continue et les souvenirs restent .mais n'oublions ce qui ont disparus dans cet évenement .
L'esprit para reste toujours vivant en nous .

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