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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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13 avril 1954 à Dien Bien Phu

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13042012

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13 avril 1954 à Dien Bien Phu




13 avril 1954

Cette nuit, 71 hommes dont une antenne chirurgicale et 66 tonnes de matériel ont pu être largués sur ELIANE 1 .
Le lieutenant BOULINGUEZ commandant la 6° compagnie du 2° B.E.P a relevé LECOUR GRANDMAISON sous des rafales d’obus .

Deux compagnies, une du 2° B.E.P. et une du 2/1 R.C.P. gardent la petite colline bouleversée .
Au petit matin, profitant des traînées de brumes, le capitaine BIZARD fait reboucher la tranchée Viêt-minh devant HUGUETTE 6 et la mine !

A la tombée de la nuit le harcèlement s’intensifie, la corvée de ravitaillement pour HUGUETTE 6 subit des pertes importantes .

La piste d’aviation est coupée en son tiers par une tranchée Viêt-minh creusée à l’explosif .

Toutes les sonnettes d’ISABELLE trouvent le contact ……………….

Les blessés :

Nous savions que la bataille des 3 HUGUETTES serait perdu, mais au prix de telles pertes chez l’ennemi qu’il ne pourrait pas la baptiser victoire .
De notre coté, cette résistance acharnée, ces contre-attaques si souvent victorieuses restent les pages glorieuses , mais trop peu connues d’une histoire écrite par les sept bataillons de Légion et de Parachutistes engagés dans ces combats .

Et les rangs de ces bataillons se creusaient chaque jour davantage, les blessés s’accumulaient dans l’hôpital souterrain du commandant GRAUWIN , les catacombes .
Il arrive au combat que les hommes à bout de résistance souhaitent la bonne blessure qui les envoie momentanément dans un hôpital de l’arrière .

Mais à DIEN BIEN PHU bonne ou mauvaise blessure conduisait à l’horreur des catacombes et si les blessés pouvaient compter sur l’admirable dévouement des chirurgiens et de l’unique infirmière, il n’y avait pour eux depuis la fin mars aucun espoir d’évacuation .

Je revois le long boyau fangeux , éclairé par quelques bougies ou s’ouvrait le trou sombre des abris et les niches creusées à même la paroi, parfois sur plusieurs étages où étaient enfournés les blessés .
Là aussi le moral était bon, je me souviens un jour avoir découvert tout au fond d’une galerie où régnait une obscurité complète, à la lueur de ma torche électrique, un commandant de compagnie, le capitaine MINAUD du 2/1 R.C.P.
Blessé une première fois sur HUGUETTE 7 , une seconde fois sur ELIANE 1 , il avait conservé son commandement et je le croyais encore valide, lorsque je le vis sur un grabat, son pied était broyé, il me dit simplement « je viens d’être touché pour la troisième fois , cette fois je suis HS »

Cette affaire de blessés qui s’entassaient dans les abris dans des conditions épouvantables avait en son temps provoqué une grosse émotion en France et dans le monde .
On évoquait la barbarie Viêt ………….

GIAP faisait la guerre, et quand on fait la guerre on ne fait pas de sentiments .
Il savait que ces blessés étaient le plus lourd handicap du camp retranché.
Si l’on m’avait donné le choix entre l’arrivée d’un bataillon de renfort ou les évacuations des blessés, j’aurais choisi sans hésiter les évacuations .

Il ne pouvait donc pas y avoir de compromis .

« Notes de Pierre LANGLAIS »
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EAGLE

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