Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée

Like/Tweet/+1
La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
Derniers sujets
Flux RSS


Yahoo! 
MSN 
AOL 


Le jour même où la France est libérée,Massacre de Sétif !45.000 morts à Sétif, Guelma, Kherrata et dans tout le Constantinois...

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Aller en bas

07052012

Message 

Le jour même où la France est libérée,Massacre de Sétif !45.000 morts à Sétif, Guelma, Kherrata et dans tout le Constantinois...




8 Mai 1945 : Massacre de Sétif !
Publié le 7 mai 2011

Le jour même où la France est libérée, elle réaffirme dans le sang sa domination coloniale en Algérie : 45.000 morts à Sétif, Guelma, Kherrata et dans tout le Constantinois...


CLIQUEZ ICI SUITE
avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

- Sujets similaires
Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

Le jour même où la France est libérée,Massacre de Sétif !45.000 morts à Sétif, Guelma, Kherrata et dans tout le Constantinois... :: Commentaires

avatar

Message le Ven 11 Mai 2012 - 22:00 par Patrick SUCH

...45000 morts ? Comme vous y allez ! Pourquoi pas 6 millions ? Vous prêtez un peu trop facilement de crédit aux spéculations des falsificateurs de l'Histoire.
En plus, vous utilisez des termes, des concepts, que vous ne maîtrisez pas: "sa domination coloniale"; L'Algérie se composait de DEPARTEMENTS FRANCAIS ! Qui l'ont été d'ailleurs avant même la Savoie ! Une "domination coloniale" selon vous, qui ne se serait donc appliquée qu'aux départements français d'Algérie ? Et pourquoi pas à la Corse ? ...ou plus récemment à Mayotte !
Heu, c'est quoi ce site ?

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Sam 12 Mai 2012 - 4:30 par Roman V

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:...45000 morts ? Comme vous y allez ! Pourquoi pas 6 millions ? Vous prêtez un peu trop facilement de crédit aux spéculations des falsificateurs de l'Histoire.....

Totalement d'accord, cet article c'est l'actuelle version officielle du FLN : partisane et qui prend plus que des libertés avec l'histoire réelle. Les 45 000 morts c'est comme les 1 000 000 de morts de la guerre d'Algérie, des chiffres sans aucun fondement et relavant que de la pire propagande.

Un exemple de la " rigueur " de cet article : .....Des héli­co­ptè­res dénom­més « Bananes » sur­vo­laient les lieux du mas­sa­cre pour ache­ver les bles­sés..... En 1945 la " Banane " n'existait pas, et l'armée Française ( en Algérie et partout ailleurs ) n'avait aucun hélicoptère. Seule l'armée Américaine en avait quelques dizaines ( bi, tri et quadriplaces ), et en expérimentation !.... Les premières " Bananes " sont arrivées dans l'armée en Algérie fin 1955, début 1956.

Il suffit de parcourir même rapidement le site ou est publié l'article en question, pour constater aisément qu'il est plus que " plombé " politiquement. Certainement pas le genre de site ou les paras sont appréciés !....

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Sam 12 Mai 2012 - 6:46 par Patrick SUCH

Merci de cette réponse complémentaire qui me rassure un peu quand même. Je sais bien qu'il y a plus d'avenir à culpabiliser, à vomir, à dénigrer, à prendre fait et cause contre "c'pays" (que l'on ne nomme même plus!), qu'à entretenir le souvenir du sacrifice de nos anciens qui nous a permis d'être ce que nous sommes (...que nous étions ?). Heureusement, il reste encore ça et là, quelques îlots où l'on résiste aux coercitions de la pensée unique d'intellectuels frelatés.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Sam 12 Mai 2012 - 10:43 par Lothy

Il est tellement facile, avec plus de 50 ans de recul, d'écrire n'importe quoi !...

Les lecteurs potentiels de ce "torchon" sont prêts à croire tout et son contraire.... Merci d'avoir donner les précisions qui s'imposent....

45 000 Victimes ! Ben voyons !.... Pourquoi pas la population entière....

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 13 Mai 2012 - 16:28 par Roman V

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:... 45 000 Victimes ! Ben voyons !.... Pourquoi pas la population entière....

Pour l'origine de ce chiffre fantaisiste et la fourchette des morts réels, il suffit de parcourir l'article de Wikipédia sur ce sujet :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Entre autre le paragraphe suivant :

Il y aura parmi les Européens plus d'une centaine de morts et autant de blessés. Le nombre des victimes autochtones, difficile à établir, est encore sujet à débat en 2011. Les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165. Un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17 000 morts et 20 000 blessés. Le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts. Suivant les historiens, le nombre varie de 8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à 15 000 victimes. Pour Antoine Benmebarek, l'administrateur chargé de la région de Sétif lors du massacre, il s'élèverait à 2 500 morts1.

Le chiffre de 8 000 / 10 000 morts avancés par plusieurs historiens, on le retrouve si je ne me trompe dans le rapport du général Duval qui avait coordonnés l'ensemble des opérations de répression. Le gouvernement Algérien, comme pour ceux de la période 1954 / 62, il se " contente " de le multiplie par 4 ou 5 !.... sic ....

La disproportion des morts Européens / Algériens, elle s'explique en partie par les horreurs commises par une partie des émeutiers Algériens. Là encore voir dans l'article de Wikipédia, le paragraphe ci-après :

Se produiront des violences contre les Européens dans le Constantinois, surtout dans les fermes isolées. Des femmes sont violées, des actes de barbarie sont commis. Le nombre total d'Européens tués aurait été de 102. Parmi les victimes, on trouve des modérés du « troisième camp », tels le maire de Sétif, ou Albert Denier, le secrétaire du Parti communiste, qui aura les deux mains tranchées

Suite à cela les cadres et militants communistes de Sétif et Constantine, seront les principaux organisateurs des milices civiles qui pourchasseront les émeutiers. Une partie des morts Algériens, et notamment les exécutions sommaires sont de leurs fait.

Si les faits en question n'avaient pas été aussi tragique; l'actuel reprise du chiffre fantaisiste du gouvernement Algérien par les communistes et mouvances dans leur giron ou proches. Cela prêterait à rire, car tous ces falsificateurs de l'histoire oublient sciemment d'évoquer le rôle conséquent du parti communistes Algériens dans la répression de ces émeutes !...... Ils oublient également de citer la position de Maurice Thorez, ministre dans le gouvernement provisoire Français de l'époque, qui approuva sans réserve la répression et la justifia :" émeutes organisées par les collabos du PPF et autres sympathisants des nazis "

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 13 Mai 2012 - 16:43 par Lothy

Nous avons les mêmes sources !

Wikipedia, annonce 10 000 victimes, c'est aussi ce que j'ai eu l'occasion de lire dans plusieurs ouvrages sérieux...

Il est difficile d'avoir un chiffre exact en raison de l'époque, mais 8 à 10 morts est déjà conséquent, tout autant que les 20 000 blessés qui semblent faire l'unanimité...

On connait la propension des adeptes de la faucille et du marteau a "revoir et corriger" l'histoire dans le sens qui leur convient, et surtout à "oublier" toute forme de responsabilité lorsqu'elle peut les desservir.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 13 Mai 2012 - 17:02 par Roman V

Rectificatif et compléments à mon message précédent :

A / Le chiffre Français semi officiel de 8 / 10 000 morts, ne provient pas du rapport du général Duval qui à conduit les opérations de répression, mais du général de gendarmerie Tubert qui conduisit une commission d'enquête dans les mois suivants.

B / Même des actuels historiens Algériens vivant dans ce pays dénient toute valeur à ce chiffre " officiel " de 45 000 morts :

Les chercheurs Rachid Messli et Abbas Aroua, du Centre de recherche historique et de documentation sur l’Algérie, déclaraient le 9 avril 2005 que « la plupart des historiens s’entendent sur le fait que 45 000 est un chiffre exagéré. Il serait plus réaliste de penser que le bilan humain se situe entre 8 000 et 10 000 morts » ( source : article Wikipédia cité dans mon précédent post )

C / Au sujet des atrocités commises par une partie des émeutiers, dans le même article de Wikipédia :

Ferhat Abbas, dans son Testament politique, écrit en 1945 et resté inédit jusqu'en 1994, condamne « les organisateurs d’émeutes, ceux qui avaient poussé à la violence des paysans désarmés ... ceux qui tels des chiens sauvages se sont jetés sur Albert Denier, secrétaire de la section communiste, auquel un salaud sectionna les mains à coup de hache »

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 13 Mai 2012 - 17:21 par gervez alexis

Encore mieux ,réponse de monsieur Hollande en date du 26 mars 2012 à monsieur Gérard PERRIN de Cannes qui lui demandait ses intentions avev l'Algérie si il était élu :
Je crois effectivement utile que la France présente des excuses officielles au peuple algérien . Ce, pour plusieurs raisons. Rappelons ,pour mémoire,que le 8 mai 1945 ne fut pas seulement marqué par la victoire des alliés sur l'Allemagne et la fin de la seconde Guerre Mondialeen Europe,mais aussi le début des massacres de Sétif oü furent perpétrées des répressions sanglantes en réponse aux émeutes survenues dans le département de Constantine . Lesquelles visaient clairement à réclamer la reconnaissance dans la République Française. ELLE FIRENT PLUSIEURS DIZAINES DE MILLIERS DE MORTS ,côté algériens .
Plus loin au sujet de la guerre d'Algérie:
Le bilan est naturellement terrible. Côté algérien ,les pertes humaines sont évaluées à 500.000 victimes ( là il augmente les chiffres) ,contre environ 24 614 militaires,côté Français,parmi lesquels 5 000 Français Musulmans(il n'y aurait donc eu que 19614) soldats du contingent de tués ? ) et 2788 civils français furent également tués auxquels il faut ajouter 3018 enlévements ( la il diminue les chiffres)
C'est signer : François Hollande de sa main
Rien d'étonnant de la part du parti des Porteurs de Valises qui veullent ainsi se justifier et se dédouaner . Attendez vous donc A LA REPENTANCE OFFICIELLE et au DEFIL2 DE L'ARMEE ALGERIENNE LE 14 JUILLET A PARIS COMME DEJA ANNONCE par le candidat en campagne .
______________________
Para un jour,Para toujours

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 13 Mai 2012 - 17:55 par Roman V

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Encore mieux ,réponse de monsieur Hollande en date du 26 mars 2012 à monsieur Gérard PERRIN de Cannes : .........mais aussi le début des massacres de Sétif ..... ELLE FIRENT PLUSIEURS DIZAINES DE MILLIERS DE MORTS ,côté algériens .

...... la guerre d'Algérie: Côté algérien ,les pertes humaines sont évaluées à 500.000 victimes ( là il augmente les chiffres) ..........
______________________
Para un jour,Para toujours

Soit François Hollande est un ignare en histoire contemporaine, ce dont je doute, ou plus certainement un politicien démagogique qui flatte un certain électorat communautaire et guaucho - communiste.

Pour ce qui est des morts de Sétif, je ne reviendrai pas sur ce sujet car déjà évoqué précisemment dans les précédents posts.

Quand aux morts Algériens de la période 1954 - 62, tous les historiens Français spécialistes du sujet les estiment dans une fourchette de 250 à 300 000 morts * . Mais ce chiffre comprend notamment, tous les Algériens morts du fait du FLN !....

* Cela quelque soit la méthode utilisée : recoupement des archives, ou analyse démographique (surtaux de décès dans les pyramides d'âges ). Cette dernière méthode utilisée au début des années 80, vu l'impossibilité à accéder à nombre d'archives, permit alors de démontrer l'imposture du 1 millions de morts et ramena ceux - ci à 250 / 300 000 morts. Depuis toutes les autres recherches sont arrivées aux mêmes chiffres, et tendent même plus vers les 250 000 morts.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Mer 16 Mai 2012 - 1:52 par Invité

Lorsque l'on sait que la culture générale est supprimée à Sciences Po... Que l'économie n'est pas au programme de l'ENA, on peut se demander quelles sont les connaissances réelles du nouveau chef d'Etat français !

L'Histoire est revisitée régulièrement, dans le sens qui convient à ceux qui la réécrivent...

Il serait bon de consulter ce qu'écrivit Yves Courrière sur le sujet, bien que les détails apportés par RomanV soient tout à fait clairs...

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Mer 16 Mai 2012 - 9:22 par Invité

C'est exacte de dire : "" qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son " et comme je suis de ceux qui aime tous les sons, pour trier les meilleurs!!! alors...faites comme moi ..restez logique! et....Français dans l'âme !!!

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 20 Mai 2012 - 0:17 par Patrick SUCH

SETIF MAI 1945
"Ces évènements allaient servir à la propagande des excitateurs des foules musulmanes."
Colonel Groussard

Soixante cinq ans plus tard, un autre excitateur de foules, Bouchareb, reprenant le mythe de la
répression massive, lancé par la radio du Caire et par les frères musulmans, à cette époque,
tente à son tour, d’exciter les populations musulmanes de France et d’Algérie à travers son
film-fiction «Hors la loi» et de la propagande qu’il véhicule.

Voici, dans son intégralité, le récit circonstancié des émeutes qui ont vu le jour, à Sétif, le 8 mai
1945 et de la répression qui suivit cette insurrection, par le colonel Adolphe GOUTARD,
historien militaire, tel qu’il l’a écrit pour Historia Magazine La Guerre d’Algérie.

Sétif était une subdivision de la division territoriale de Constantine que commandait le général
Duval. Nul mieux que lui n’a défini l’insurrection qui embrasa cette subdivision.
«Dès le 8 mai, écrit-il dans son rapport, l’insurrection prend le caractère de la guerre sainte, de
la djihad. Elle se développe avec une soudaineté, une violence et un fanatisme qui démontrent
que l’âme fruste du berbère n’a pas changé depuis des millénaires.
L’insurrection s’est déroulée sous le signe de la haine du roumi et de la France.
Elle n’a épargné ni les vieillards, ni les femmes, ni les enfants. Ceux qui ont vu les scènes de
carnage et les corps atrocement mutilés en garde une impression d’horreur.»

C’est jour de marché. De nombreux indigènes venus des douars voisins emplissent les rues.
Vers 7 heures, un rassemblement se forme devant la mosquée. La troupe scout musulmane
Kechafat el-Hyat est autorisée à défiler pour se rendre au monument aux morts.
Vers 8h30, elle se met en marche, suivi par un cortège de 7000 à 8000 personnes. En tête,
trois hommes portent un drapeau français et deux drapeaux aux couleurs du prophète. Derrière
eux apparaissent des pancartes sur lesquelles on lit : Libérez Messali ! Nous voulons être vos
égaux! Vive l’Algérie indépendante!
Vers 9 heures, le cortège arrive rue de Constantine où il se heurte à un barrage de police. Le
commissaire central somme les manifestants de faire disparaitre les pancartes séditieuses. Sur
leur refus, la police essaye de s’en emparer.
C’est le signal de la bagarre. Des coups de feu éclatent. Le cortège se disperse et les
manifestants se répandent dans la ville assaillant à coups de pistolet, de couteau, ou de bâton,
les européens rencontrés dans les rues ou assis à la terrasse des cafés. On entend les cris de
N’Katlou ennessara ! (Tuons les européens!). Les femmes poussent de stridents you-you.
Rue Sillègue, M. Deluca président de la délégation spéciale s’efforce de calmer les excités. Il est
abattu.
D’autres meurtres sont commis.
Quand vers, midi l’ordre est rétabli, on relève dans les rues vingt et un cadavres d’européens.
D’après le procès verbal détaillé, on voit que treize de ces cadavres ont le crâne complètement
enfoncé, un est éventré et un autre émasculé.
Dans l’après midi, les troubles s’étendent au nord de Sétif.
A El ouricia, à 12 kilomètres, l’abbé Navarro est abattu.
Aux Amouchas à 10 kilomètres plus au nord les maisons européennes sont pillées mais leurs
habitants ont pu fuir.
A Périgotville, les insurgés pénètrent dans le bordj et s’emparent de 45 fusils Lebel, et de
10000 cartouches puis ils attaquent les européens et pillent leurs maisons. Au soir, quand le
village sera dégagé, on relèvera 12 cadavres sauvagement mutilés.
A Sillègue, le garde champêtre M. Mutschler est tué ainsi que sa femme et le cantonnier. Les
maisons européennes sont pillées puis incendiées.
A La Fayette, de gros rassemblements d’indigènes se forment mais sur l’intervention de
l’administrateur, aidé par des notables musulmans, les attroupements se dispersent.
Il n’en est pas de même malheureusement à Chevreul, à 60 kilomètres au Nord de Sétif. A 2
heures du matin, le village est pillé et incendié. La plus part des européens s’étaient réfugiés à
la gendarmerie, mais ceux qui ne l’avaient pas pu sont massacrés et mutilés. Le lendemain
quand les secours arriveront, on trouvera 5 cadavres dont ceux de trois hommes émasculés. Le
garde forestier Devèze et les agents des Ponts et Chaussées Coste et Bovo et ceux de deux
femmes : Madame Devèze et Madame Bovo, celle-ci est mutilée des deux seins.
En outre quatre femmes ont été violées dont Mme Ruben, âgée de 84 ans, madame Grousset et
sa fille Aline âgée de 15 ans.
Pour ce premier jour on dénombrera au total dans la subdivision de Sétif : 84 tués dont 13
femmes.
Dans l’après midi du 8 mai, autour de la place du marché où les associations patriotiques se
sont réunies pour célébrer l’armistice, de nombreux indigènes se massent portant des
pancartes et l’étendard du prophète. Quand le cortège arrive devant le monument aux morts,
les manifestants se mettent à scander: libérez Messali ! tapant des mains en cadence et levant
l’index vers le ciel.
L’intervention de la police déclenche une bagarre à laquelle met fin l’arrivée d’un renfort de
policiers.
Bilan 46 blessés chez les agents et les civils européens, un tué et 30 blessés chez les
manifestants.
Le 9 mai, un nouveau foyer s’allume autour de Guelma. Croyant la ville aux mains des
insurgés, de nombreux groupes de musulmans armés descendent de leur montagne sur
Guelma mais ils se heurtent au bataillon d’instruction du 7° tirailleurs et aux civils français que
l’énergique sous-préfet Achiary a fait armer conformément au «Plan de défense des centres de
colonisation».
Cependant les abords et les communications ne seront dégagés qu’à partir du lendemain avec
l’aide du groupe mobile motorisé de Combourieu envoyé d’urgence de Tunisie.

Dans les départements d’Alger et d’Oran l’ordre n’est pas troublé.
En somme, le 8 mai 1945 un foyer insurrectionnel a éclaté à Sétif, fief de Ferhat Abbas et de
ses «Amis du Manifeste» et a gagné les environs. Il s’agit maintenant d’éteindre cet incendie
avant qu’il se propage dans toute l’Algérie.

Le 8 mai 1945, les unités de campagne de la division de Constantine sont en Allemagne. Pour
maintenir ou rétablir l’ordre dans cette immense région sous-administrée qui comporte des
massifs comme ceux de l’Atlas tellien, de l’Aurès et des Babors, difficilement pénétrables, le
général Duval ne dispose que d’un effectif total de 9000 hommes en grande partie composé de
dépôts et unités de garde, inemployables en opérations.

En fait, il n’a, comme éléments mobiles, que le 15° régiment de tirailleurs sénégalais, un
bataillon de marche du 3° zouaves, le 9° spahis, privé des deux escadrons détachés en Tunisie,
un escadron motorisé de la garde, un peloton motorisé de légion, un goum marocain et un
groupe d’artillerie.

La gendarmerie n’a que 523 gendarmes présents disséminés sur tout le territoire en 74
brigades. Il est évident que, pour arrêter le massacre avec si peu de moyens et avant l’arrivée
d’importants renforts d’Algérie et du Maroc, il fallait agir vite et fort.

C’est ce que le général Duval exposera au ministre, par lettre du 26 mars 1946, en réponse aux
accusations de Ben Djelloul:
«J’ai hautement conscience, non pas d’avoir dirigé des opérations de répressions, mot qui
choque mon sentiment de soldat et de français, mais d’avoir rétabli la sécurité en limitant, dans
la mesure du possible, l’emploi de la force… Si le mouvement insurrectionnel n’avait pas été
étouffé à ses débuts, l’incendie aurait embrasé tout le constantinois, puis l’ensemble de
l’Algérie. Il me souvient non sans émotion de la période critique, qui dura jusqu’au 18 mai, où
l’on sentait les masses indigènes des campagnes en transes et poussées à la guerre sainte,
guettant la proie facile des villages et des fermes isolées, prêtes à se lancer au pillage au
premier succès d’émeute.»

Le 7 mai au soir, inquiété par certains renseignements, le général Henry Martin, commandant le
19° corps et la X° région militaire à Alger, avait prescrit à ses trois divisions territoriales Alger,
Oran et Constantine, de constituer des piquets en armes. En conséquence, le 8 mai à 5 heures ,
le colonel Bourdila commandant la subdivision de Sétif qui dispose de la valeur d’un bataillon
fait rassembler dans la cour de la caserne deux compagnies, faisceaux formés, avec ordre au
chef de détachement d’«éviter à tout prix, s’il doit intervenir, de faire usage des armes, sauf le
cas de légitime défense».
A 9 heures, un agent de police arrive en courant à la subdivision, et se précipite vers le
colonel :«Mon colonel, on tire du côté de l’Hôtel de France!».
Aussitôt, l’ordre est donné au commandant Rouire de se porter avec le détachement dans le
centre de la ville.
La troupe s’y rend au pas cadencé. Le chef de bataillon s’avance avec un clairon au-devant des
manifestants et ses sommations, sans aucun coup de feu, aident la police à dégager le centre
de la ville.
A 11 heures, le commandant Rouire reçoit l’ordre de se porter avec une compagnie au marché
arabe où, comme nous l’avons vu, plusieurs milliers d’indigènes sont aux prises avec la police.
Là, sa troupe repousse les manifestants à coups de crosse, sans tirer, malgré la découverte
exaspérante de cinq cadavres d’européens affreusement mutilés.
Vers midi, le calme est revenu à Sétif, où l’on relève les 21 cadavres d’européens que nous
savons.
Mais l’insurrection a gagné les environs.
A 10 heures, la division de Constantine a reçu ce message de Sétif:
«Emeutes ont éclaté. Morts et blessés dans la population européenne. Situation semble très
grave.»
Un second message dit: «Rassemblement inquiétants à Oued-Zenati»

Le général Duval dirige alors de Philippeville sur Sétif un peloton de 5 half-tracks de la garde
mobile et une compagnie du 15° sénégalais en camions.
Le peloton de la garde arrive à Sétif à 15H30. On lit dans le journal de marche de l’unité:
«De Sétif, le half-track du capitaine Mazucca repart immédiatement pour dégager Périgotville,
qui est encerclée. Aux abords de ce village, le half-track est stoppé par un barrage de pierres et
pris sous des feux assez nourris. Les balles s’écrasent contre le blindage. Il riposte à la
mitrailleuse et fait sauter le barrage. Son arrivée dans Périgotville coupe court aux massacres.
Une douzaine de cadavres sont relevés, sauvagement mutilés. Les faces sont en bouillie. De
larges flaques de sang s’étalent sur le seuil des maisons aux portes ouvertes. Poursuivis par le
feu des mitrailleuses, les assaillants se retirent dans le djebel.»
Quant à la compagnie sénégalaise, retardée par des pannes, elle n’arrive à Sétif qu’à 22
heures.

Une partie est aussitôt envoyée sur Sillègue, qu’elle trouve en flammes à 2 heures. L’autre
partie, comprenant deux sections sous les ordres du lieutenant Bentegeat, est dirigée sur Aïn-
Abessa, à 18 km au nord de Sétif. Quand elle y parvient, vers 1 heure, la situation est la
suivante : depuis la veille au soir, le bordj où la population européenne s’est réfugiée et dont la
défense a été organisée par le chef de brigade de gendarmerie, est assiégée par un millier
d’indigènes conduits par Debache Seghir, membre influent des «Amis du Manifeste». Ils
arrosent le bâtiment de rafales de mitraillette et de coups de fusil.

A l’arrivée du lieutenant et de sa petite troupe, les assaillants se retirent. Une patrouille
envoyée dans le village délivre la famille Heyberger, également assiégée dans sa maison. La
patrouille arrête plusieurs des assiégeants, pris les armes à la main, dont le secrétaire général
des «Amis du Manifeste». En fouillant le village, on découvre le cadavre de M. Fabre, tué à
coups de pistolet et de gourdin.
Voir taille réelle
Autre délivrance: le 9 mai, au matin, le lieutenant Poutch est envoyé avec un petit
détachement sur Kerrata. Il fait irruption dans le village en plein massacre ! Son arrivée y met
fin.
On lit dans son rapport:
«Nous trouvons cinq cadavres, dont ceux du juge de paix M. Trabaud et de sa femme. Vingt
personnes se trouvent sur le toit d’une maison en flammes. Je réussis à les sauver et après
avoir dispersé à la mitrailleuse les assassins, je rassemble la population européenne au château
Dussaix, sous la protection des gendarmes.»
Autre sauvetage de justesse: celui de Chevreul.
Nous avons vu que le 8 mai, les habitants européens, qui avaient échappé au premier
massacre, s’étaient réfugiés à la gendarmerie où se trouvaient en dépôt les armes du centre
colonisation. Les deux gendarmes du poste les avaient distribuées aux hommes. La
gendarmerie fut investie et le siège commença. Pendant toute la journée du 9 mai, les
insurgés, postés aux alentours, tirèrent sur les fenêtres. Ils coupèrent la conduite d’eau, privant
les assiégés d’eau potable. Dans la soirée du 9 mai, ils parvinrent à s’emparer du rez-dechaussée.
La défense se concentra alors au premier étage.
Ce n’est que le 10 mai au matin, qu’arrive devant Chevreul le détachement du commandant
Rouire (une section de half-tracks et une compagnie de zouaves). Le commandant envoie une
section à l’est du village et une autre à l’ouest pour le cerner. La section de l’est met en fuite
les rebelles et capture des bourricots chargés de tapis et autre butin que les pillards
abandonnent.
«J’entre moi-même dans le village, avec des half-tracks, relate le commandant et je marche
sur la gendarmerie. A notre arrivée, la joie et l’émotion sont intenses. Les habitants hommes
femmes et enfants sont émus jusqu’aux larmes d’avoir été sauvés in-extremis car les rebelles
avaient déjà répandu de l’essence au rez-de-chaussée».
Mais nos détachements ne peuvent intervenir partout.
Le 10 mai, à Tamentout, près de Djidjelli, la maison forestière est attaquée. Les deux gardes,
leurs femmes et deux enfants de 10 et 3 ans sont massacrés.
Dans la subdivision de Bône, lorsque les gendarmes arrivent à Peitt, ils trouvent 4 cadavres
affreusement mutilés, dont celui du gérant de la ferme Lucet, massacré par ses ouvriers
indigènes.
En revanche, dans la subdivision de Constantine, une compagnie de zouaves et 2 half-tracks de
la garde recueillent à Djemila, 5 européens qui ont été sauvés par les ouvriers indigènes du
chantier archéologique.
Le 11 mai, au nord de Sétif, villes et villages sont dégagés. Refoulés vers le nord, les insurgés
ont atteint la côte. Aux Falaises, dans le golfe de Bougie, ils tuent l’hôtelier, blessent
grièvement sa femme et pillent l’établissement. Puis, ils marchent sur Mansourah, mais un
bateau de guerre intervient et en quelques salves, les disperse.

Dans la subdivision de Constantine, 2000 indigènes armés de fusils, de haches, de faux et de
bâtons se rassemblent près de Jemmapes, mais l’arrivée d’un détachement de Philippeville
permet à l’administrateur de faire entendre raison aux chefs locaux des «Amis du Manifeste»
qui renvoient leur troupe.
«Au soir du 12 mai, lit-on dans le rapport de la X° région, l’insurrection est jugulée. Cependant
des régions étendues ne sont pas sûres. Leur coup fait, les insurgés se sont retirés dans la
montagne. Ils ne descendent plus dans les villages, mais ils surveillent les routes. Des villages
entiers sont vides, les européens les ayant évacués et les indigènes les ayant fuis de peur des
représailles. Il reste à obtenir la soumission des rebelles réfugiés dans les massifs de
Tamesguida, du Babor, et du Ta-Babor (arrondissement de Sétif) et dans les djebels Arouz et
Mahouna (arrondissement de Guelma). C’est à cette tâche que la division de Constantine va
s’employer à partir du 13 mai.»
Pour réaliser cette pacification, des renforts importants sont mis à la disposition du général
Duval, commandant la division de Constantine qui peut, ainsi, comme il l’écrit lui-même:
«Envisager des actions méthodiques et profondes, caractérisées par la surprise, la rapidité et la
puissance. L’idée directrice est la suivante:
· Dans un premier temps, délivrer les villages et les fermes encore bloqués et
rétablir la circulation routière et ferroviaire et les communications par fil;
· Dans un deuxième temps, par des opérations de police, réduire les bandes
armées et en obtenir la soumission.»
On distingue trois zones opérationnelles: la zone est (Guelma), la zone centre (Constantine-
Philippeville) et la zone ouest (Sétif), la plus dure.
Voir taille réelle
Dans la zone est, une première opération exécutée par un escadron de half-tracks du 9° spahis
et un bataillon ne donne pas de résultats. Les dissidents ayant fait le vide devant la progression
de nos troupes.
Une deuxième opération de même force est exécutée, le 20 mai, sur les douars au sud de
Villars. De quelques mechtas, les indigènes tirent des coups de feu. Une centaine d’entre eux
sont amenés à la gendarmerie de La Verdure pour être interrogés. Des fusils de chasse sont
livrés.
Cette opération produit une grosse impression. Les douars Aouaïd et Bahouna rentrent dans
l’ordre.
Le 24 mai, une opération plus importante est menée entre la route Guelma-Sedrata et les
mines du Nador, sous la direction du colonel Schmidt, disposant du groupe mobile de Guercif et
de deux escadrons du 9° spahis. Sa mission est la suivante:
«Rechercher et capturer les éléments rebelles. S’abstenir de toute action non justifiée par une
attitude hostile des habitants. Prendre contact avec les chefs rebelles et tenter de les amener à
résipiscence. Ne rien prendre sans paiement. Remettre aux autorités civiles les troupeaux
abandonnés.»
Le colonel fractionne sa troupe en détachements qui, partant de points différents, pénètreront
concentriquement dans le massif dont Mahouna constitue l’observatoire central.
Ces opérations se déroulent dans les meilleures conditions. Elles prennent fin le 30 mai. La
présence de nos forces répandues dans tout le massif et les vols d’intimidation exécutés par
quelques avions amènent la soumission des douars de la région Laperrine.

Le28 mai, les douars de Millesimo se soumettent à leur tour. 1116 fusils de chasse et 74 de
guerre sont livrés ou saisis.
Dans la zone centre, la plus calme, le colonel Serre, avec un bataillon de sénégalais et un
escadron de la garde mobile et une compagnie de fusiliers marins se borne à maintenir la
sécurité par des déplacements constants.
La zone ouest (Sétif-Djidjelli) est non seulement la plus contaminée, mais aussi la plus
accidentée avec des sommets élevés. Ce sera donc la plus longue à pacifier. Une force de 3670
hommes y sera employée (10° et 15° régiment de tirailleurs sénégalais, école de cavalerie de
Hussein Dey, groupe mobile n°2 de la légion de Sidi bel Abbès et une batterie de 75).
Cependant, la première série d’opérations qui s’ouvre, le 13 mai, dans la région de Kerrata et
celle de Tizi-N’Bechar se déroule sans grande difficulté. Des scout-cars parcourent le bled et la
montagne, convoquant la population respectivement à Kerrata et Tizi-N’Bechar, pour le 15 mai.
Au jour dit, les indigènes descendent en groupes compacts. A 11 heures, il y en a 6000 à
Kerrata et 2800 à Tizi –N’Bechar. Le colonel Bourdila va recevoir leur soumission,
successivement.
Mais il reste à pacifier les massifs redoutables du Babor et du Ta-Babor, deux chaînons
parallèles qui culminent l’un à 2004 mètres, l’autre à 1960 mètres, à l’est de Kerrata.
Quatre groupements, de trois compagnies sénégalaises chacun, encerclent le massif dans
lequel ils pénètrent concentriquement le 19 mai. Sur un terrain de plus en plus accidenté, la
marche est difficile. Les mechtas sont vides d’habitants. Le 20 mai, cependant, en approchant
du Babor, on trouve des femmes, des enfants, des vieillards, mais tous les hommes valides ont
disparu.
Pendant ce temps, au nord, entre la côte et le Ta-Babor, le commandant Bart, avec son
bataillon du 15° R.T.S, procède à des opérations de reddition. De nombreux meneurs sont
arrêtés et remis à la gendarmerie.
Impressionnés par ce déploiement de forces surgissant de tous côtés et par les interventions de
notre aviation, dont deux appareils lancent des bombes, les 19 et 20 mai, de même que par la
vue de nos navires de guerre qui croisent au large du cap Aokas, les dissidents demandent
l’aman.
Le 22 mai est la journée culminante de cette période des points de vue militaire et politique.
Suivons-en le déroulement d’après un extrait de presse.
«Le 22 mai, par une radieuse matinée de printemps, dans le cadre de la plaine de Melbou, près des falaises, les tribus des communes mixtes d’Oued-Marsa et Djidjelli font leur soumission. Une
interminable caravane d’hommes, de femmes et d’enfants encombrent la route. Le long du rivage sont rangés quelques navires de guerre. Près de 15000 indigènes se déplacent face à la
route nationale.
Soudain une nouba fait entendre le garde à vous. Ce sont les autorités civiles et militaires qui arrivent. Les troupes sont passées en revue. Sur une éminence, un grand mât est dressé. L’envoi des couleurs a lieu, au milieu des «you-you» stridents que poussent les femmes, tandis que les hommes saluent le drapeau. La fanfare des tirailleurs joue «la Marseillaise». Les navires de guerre tirent des salves.
Tout à coup le silence se fait. S’adressant aux milliers d’indigènes rassemblés, le colonel Bourdila leur dicte d’une voix forte les conditions de la reddition. Puis, le général Henry Martin s’avance,
flanqué de deux interprètes, sur une butte qui domine le terrain où sont massées les familles musulmanes.
Au pied de cette butte sont alignés seize caïds aux burnous écarlates brodés d’or.
Le commandant du 19° corps prend la parole:
«Louange à Dieu, le maître des mondes qui nous réunit aujourd’hui pour suivre la voie droite! Hommes libres, c’est un homme libre qui vous parle au nom de la France ! Guerriers et anciens soldats, c’est un chef de guerre qui veut vous aider à retrouver la paix! Satan a égaré les esprits de certains. Ils ont écouté les mensonges des gens ambitieux et cupides. Ils ont tué des hommes, des femmes et des enfants. Comme des hyènes, ils ont profané leurs cadavres !
Nous voulons que la paix règne dans nos campagnes et dans nos montagnes. Vous allez y retourner. N’écoutez pas les méchants qui prêchent la haine, les pharmaciens qui font des discours au lieu de préparer les remèdes bienfaisants. Restez dans la voie droite pour faire de l’Algérie française un pays où des hommes libres peuvent travailler en paix. Et vous vivrez longtemps. Et vous verrez vos biens grandir. S’il plait à Dieu».

Quatre jours plus tard, le 26 mai, le commandant de la division de Constantine, peut donner à
ses subdivisions les directives suivantes:
«La situation étant redevenue normale, l’intervention de la troupe ne pourra avoir lieu que sur
réquisition écrite de l’autorité civile… S’abstenir rigoureusement de toute attitude agressive.»
Et, le 29 mai, le général Duval précise:
«La période de répression peut être considérée comme terminée. La phase qui s’ouvre exige
des chefs militaires des qualités de tact, pour comprendre à la fois la mentalité des indigènes et
celle des colons dispersés dans la campagne. Il faut rétablir la confiance chez ceux-ci, encore
sous le coup des atrocités commises et, pour cela montrer la troupe en déplaçant constamment
les détachements.»
On a parlé de «véritables massacres» exécutés par notre aviation. En fait, à partir du 10 mai, la
division de Constantine disposa de 18 avions (P-39 ou 4-24) basés sur les terrains de Sétif ou
de la Reghaïa. Ce jour-là, deux bombes furent larguées sur des rassemblements près de Fedj-
M’Zala et deux autres sur les pentes de la Mahouna, près de Guelma.
Le 12 mai, il est demandé à l’aviation, pour le 13 mai, de survoler la région de Constantine,
Guelma, et Souk-Ahras afin de signaler par radio les rassemblements suspects. La consigne est
de ne pas tirer, sauf en cas d’agression au sol caractérisée. L’ordre de la division précise : «La
présence, seule, de nos avions doit rassurer les populations fidèles et intimider les autres, sans
risquer d’atteindre les premières.»
Le 14 mai, sur la demande des colonnes à terre qui sont en situation délicate, des
bombardements sérieux et des mitraillages sont exécutés sur des rassemblements et des
mechtas qui résistent. Nos appareils larguent au total 90 bombes de cinquante kilos et 41
bombes de 100 kilos et leurs mitrailleuses tirent 4000 cartouches. C’est la seule opération
aérienne de combat importante.
La division rend compte à Paris le lendemain par ce télégramme sous n° 796:
«Bombardements aériens 14 mai ont causé environ 40 victimes chez insurgés région Guelma-
Souk-Ahras.»
Les 19 et 20 mai, nouvelle action de combat, avec deux appareils seulement, comme appui
aérien des opérations du Nador que nous connaissons. Deux autres appareils effectuent des
vols d’intimidation au sud de Villars et sur les pentes nord de l’Aurès sans bombarder, ni tirer.
Après la soumission du 22 mai, les retraits d’avion commencent. Le 25 mai, la division ne
dispose plus que de cinq appareils à Sétif pour les reconnaissances. Et, le 11 juin, les derniers
appareils regagnent leur base de Marrakech.
Cela nous amène à la question des victimes de la répression.
Une importante conférence eut lieu à ce sujet le 25 juin 1945 à Alger, à la villa des Oliviers. Y
participaient:
· MM TIXIER ministre de l’Intérieur et CHATAIGNEAU gouverneur général de l’Algérie
· Les généraux Henry MARTIN et Pierre WEISS (général d’aviation)
· Les amiraux RONARC’H et AMANRICH
Le procès-verbal donne l’évaluation suivante des pertes infligées par l’armée :
· Région de Sétif : environ 250 tués et 50 blessés
· Région de Guelma: environ 150 tués et 200 blessés
Le général Weiss dit : «Tués par l’aviation au grand maximum 200» et le contre-amiral
Amanrich dit : «Quatre tués certains par les pièces de bord.»
Le chiffre officiel des victimes de la répression militaire serait donc de 600 tués indigènes, en
face des quelque 150 civils européens massacrés et sans mentionner les pertes de nos troupes
en opérations.
Mais le chiffre réel des pertes musulmanes est certainement supérieur. En effet, un nombre
certain d’indigènes ont été victimes de l’indignation compréhensible de civils français qui
venaient de trouver des parents ou amis chers assommés, éventrés, émasculés…
Des faits impressionnants m’ont été cités par les témoins.
A Sétif, par exemple le 8 mai 1945, un agent d’assurance rentrait de sa tournée avec sa femme
lorsque des arabes se mettent à tirer sur sa voiture et tuent son épouse. Il fonce, parvient chez
lui, dépose le corps tout chaud de sa femme sur son lit et, fou de douleur et de rage, il ressort
avec son fusil dans la rue, promettant d’«en descendre une douzaine»!
A la gare de Guelma, des cheminots français ayant été massacrés par des collègues indigènes,
le chef de district de la voie organise la résistance, parvient à s’emparer de l’un des meurtriers,
le fait dûment reconnaitre par les camarades témoins du meurtre et l’abat.
A Aïn-Abid, à 25 kilomètres du Kroubs, c’est le spectacle révoltant d’une mère éventrée avec
son bébé poignardé sur elle qui provoque des réflexes de vengeance et de meurtre, aux dépens
d’indigènes sans doute innocents.
De tels règlements de comptes n’ont pu tous être enregistrés, mais en admettant qu’ils aient pu
porter à 2000 ou 3000 le nombre officiel des morts musulmans, nous sommes loin des chiffres
fantastiques qui seront donnés plus tard par les gens du FLN qui parleront de 45000 morts !
Ferhat Abbas dira même 60000 morts!
De tels chiffres sont tout à fait invraisemblables étant donné la nature des opérations militaires
dans des bleds ou djebels à faible densité de population, les villes n’ayant connu aucune
répression massive et aveugle même Sétif qui était au coeur de la sanglante révolte.
Et les officiers français qui dirigeaient les opérations n’étaient pas des nazis capables d’ordonner
ou d’exécuter ses massacres systématiques, voisins du génocide!
On parlera de «douars sans hommes, tous massacrés»! Beaucoup de douars en zone rebelle
ont été, en effet, trouvés vides d’hommes, mais c’était parce que ceux-ci avaient fui devant
l’avance de nos détachements, par crainte d’arrestation ou de représailles. Et les coupables ou
suspects arrêtés par nos troupes ont été remis à la gendarmerie qui n’était pas la gestapo!
LA MORALE DE L HISTOIRE
Certes, la répression a été dure, mais les moyens dont disposait celui qui était chargé d’arrêter
les meurtres d’européens et les actes de sauvagerie qui les accompagnaient et de rétablir
l’ordre et la sécurité dans un immense pays, étaient extrêmement réduits. Or, comme écrit le
colonel Groussard:
«Une répression est d’autant plus sévère que les moyens sont faibles. Mais ces évènements
allaient servir à la propagande des excitateurs des foules musulmanes.»
Lancé par la radio du Caire, «le mythe de la répression massive ayant fait des dizaines de
milliers de victimes innocentes» fut sans cesse repris, par la suite, au point de convaincre le
monde de son effroyable réalité.
A la fin des troubles, si ceux-ci s’étaient clos par un véritable massacre de musulmans, on
n’aurait pas vu, chose tout à fait exceptionnelle – le cadi de Constantine venir inviter le général
Duval, de même que le général Henry Martin, de passage, assister à la cérémonie organisée à
la mosquée pour «remercier le Tout-Puissant d’avoir rétabli la paix». Et la cérémonie se déroula
sans incident dans le plus grand recueillement.
De ces douloureux évènements - qui ont déchiré le coeur de ceux qui aimaient nos colons, pour
les avoir vus à l’oeuvre sur les terres qu’ils avaient fertilisées, et nos musulmans pour les avoir
commandés avec fierté sur les champs de bataille – laissons le général Duval tirer, lui-même, la
leçon.
Dans sa lettre du 16 mai 1945 au général Henry Martin il écrivait:
«L’intervention immédiate a brisé la révolte, mais il n’est pas possible que le maintien de la
souveraineté française soit basé exclusivement sur la force. Un climat d’entente doit être
établi.»
Et dans une lettre que sa famille a bien voulu me communiquer, il déclarait aux hautes
autorités de Paris: «Je vous ai donné la paix pour dix ans. Mais il ne faut pas se leurrer. Tout
doit changer en Algérie. Il faut faire des réformes sérieuses.»
Mais, l’orage passé, Paris s’endormira et rien de sérieux ne sera fait pour satisfaire les légitimes
aspirations des musulmans.
Et cette paix, ainsi promise durera presque dix ans – exactement neuf ans et demi - jusqu’à la
Toussaint de 1954… marquée par les premiers attentats, prélude à l’insurrection.
Colonel Adolphe GOUTARD[justify]

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 20 Mai 2012 - 8:07 par Invité

Le fait de le lire ne donne pas une vision de l'atrocité des arabes, êtres, au cerveau moyénageux, et même préhistorique, très influençables, entourés de marabouts qui les soumettent sans arrêt à des slogans simples mais éfficaces pour les propagandistes. L'instinct de sauvagerie et inné dans leur cervelle frustre, l'idée de meurtre n'est pas perçu de la même façon, il n'y a qu'a voir le procédé de donné la mort, égorgement, quand en pense qu'une personne égorgé à le cerveau qui continue à fonctionné et donc la vision , la douleur, les sensations, restent en fonction, c'est diabolique. et puis vient l'émasculation qui pour eux est une chose presque normale, si cela est fait par des hommes, la plupart du temps ce sont les femmes qui sont les plus virulentes, sortir les entrailles, les fil de fer dans l'anus, et les bois enfoncés dans le vagin des femmes, et j'en passe !! quand des soldats tombent sur un tel spectacle ( à vomir ), la rage et la détermination de venger les camarades mutilés, et sans conteste, le moyen le plus sûr de relancer une troupe à l'assaut de ces bêtes sauvages d'un autre monde, le procédé de la sauvagerie enseigné par le coran et ses disciples enseignants, qui prêchent cette violence, elle apparaîtra dans pas trés longtemps chez nous, il n'y a qu'à voir les actualitées!

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum