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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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De Gaulle La face cachée"

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08082012

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De Gaulle La face cachée"




06 juillet 1962 : L'’assassinat d’'un officier français.
A Paris, les différents procès des responsables OAS tournent à la déconfiture du général De Gaulle. Il n’'obtient pas la tête des généraux qui ont osé le braver, il devra se contenter du sang des légionnaires Albert Dovecar et Roger Degueldre, fusillés respectivement les 7 juin et 6 juillet 1962, d’un civil, Claude Piegts et de l'’ingénieur chef Bastien-Thiry, qui n’avait pas une goutte de sang sur ses mains, dont il refusera les grâces et qu'’il fera exécuter sans aucune pitié. Ce mot n’'existait pas dans le vocabulaire de de Gaulle. Il n’'émettra même pas une parole de regret en apprenant le suicide de son ami le général de Larminat, compagnon de la libération et grand chancelier de l’'Ordre.

Le général de Larminat devait présider le tribunal de la cour martiale de justice (qui sur ordre de de Gaulle avait remplacé le Haut tribunal militaire jugé trop clément envers les « factieux »). Il s’'agit là d’une juridiction d'’exception totalement contraire au droit français car elle permet de juger sans aucune voie de recours. Le général de Larminat se fait hospitaliser au Val de Grâce afin d'’échapper, sous le prétexte d’un ennui de santé, à cette présidence qu’on lui impose. Sa chambre est voisine de celle du général Ginestet, qui vient d'’être grièvement blessé quelques jours plus tôt à Oran.

Ginestet lui raconte les horreurs qui se sont produites dans cette ville depuis le début de juillet et le rôle ignoble tenu par le général Katz.


Le général de Larminat supporte très mal ce récit. Il ne peut accepter la présidence d’une cour martiale qui va juger des officiers qui se sont révoltés dans l’'unique objectif de défendre la France. Il refuse de participer à cet hallali judiciaire voulu par de Gaulle et se confie à l’un de ses proches, venu lui rendre visite : « Je ne serai pas le Fouqier-Tinville de la Ve République. Je me tuerai ce soir ».

C’est ce qu’'il fait. Il a préféré se donner la mort que l’'ordonner pour des officiers dont il respecte l’'honneur.

De Larminat avait surtout été très marqué psychologiquement par les conditions atroces et inhumaines de la mise à mort du lieutenant Degueldre quelques jours plus tôt. Il sera aussitôt remplacé par le général Gardet qui n'a pas les mêmes états d’'âme et participera ainsi à « l’'assassinat » du lieutenant Degueldre.

Qui est Roger Degueldre ? Né dans le nord de la France, il entre en résistance en 1942, à moins de 20 ans, auprès des partisans communistes FTP (Francs-Tireurs et Partisans) (Cela est important contre ceux qui veulent démontrer que l’'OAS n’était composée que de d'’extrémistes fascistes).

Degueldre s’'engage dans la Légion étrangère, se bat en Indochine où il obtient la médaille militaire pour acte de courage, puis c’est l'’Algérie.
Refusant de se renier devant le serment fait sur la tombe du colonel Jeanpierre : "Plutôt mourir, mon colonel, que de laisser l'Algérie aux mains du FLN. Je vous le jure !" - Il entre en clandestinité le 11 décembre 1960 et prend le commandement opérationnel des commandos « Delta ».

Degueldre est arrêté le sept avril 1962 et condamné à mort le 28 juin de cette même année, malgré l'’engagement de son avocat, Me Tixier-Vignancourt qui estime que le général Salan (chef du lieutenant Degueldre) épargné il est impensable que celui-ci soit exécuté.
Degueldre décroche ses nombreuses décorations et les remet à sa femme.

De Gaulle refuse de recevoir Me Tixier-Vignancourt. Il accepte cependant d’écouter distraitement l’'autre avocat, Me Denise Macaigne, mais ne dit pas un mot ni ne pose aucune question. Pour lui Degueldre est déjà mort.

Nous sommes au fort d'’Ivry le six juillet 1962. C’est l'’aurore. Il fait une belle journée d’été, presqu’'aussi chaude que celles que Degueldre a connu en Algérie. On le réveille. Il revêt sa tenue léopard, enroule autour de son cou le foulard de la Légion et pose sur sa tête le béret vert du 1erRégiment de Parachutistes, dont il porte l’'insigne sur sa poitrine.
Degueldre éprouve le besoin de s’'exprimer une dernière fois : «Je suis fier de mourir pour tenir le serment qu’a fait tout officier ayant servi en Algérie. J'ai donné ma parole, je la tiens. Dîtes aux Algériens que, si je ne suis pas de leur race, n’étant pas né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours».

Se tournant ensuite vers l’'avocat général Gerthoffer : « Je ne vous garde pas rancune, mais je vous plains ».
Puis vers son défenseur, Me Tixier-Vignancourt, : « Dîtes que je suis mort pour la France

Attaché au poteau, Degueldre refuse qu’on lui bande les yeux. La mort ne lui fait pas peur, il l’'a tant côtoyé depuis ses vingt ans. Serrant le drapeau tricolore contre sa poitrine et posant sa main sur la poche de sa vareuse où se trouve la photo de son petit garçon, Philippe, qu’il n’a jamais vu, il crie « Vive la France » et entonne d’une voix claire et puissante La Marseillaise.
> > >
Devant tant de courage et de patriotisme le peloton d'’exécution hésite à tirer puis la salve part et le peloton se retire.
> > > L'’adjudant-chef chargé de donner le coup de grâce s’'approche mais constate que Degueldre est toujours vivant. Une seule balle, sur les douze, l'’a atteint au ventre.
> > > Il ne s’agit plus alors d’'achever un moribond mais de tuer de sang-froid un être vivant. Sa main tremble, il tire mais à côté.
> > >
Ceux qui assistent à cette scène surréaliste sont stupéfaits.
> > > Devant une telle situation, unique dans les annales, les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée et que le condamné étant toujours en vie, il faut lui porter les soins nécessaires et c'’est à cet instant que cette exécution devient un « assassinat ».
> > >
L'’avocat général très irrité fait signe au sous-officier de recommencer, cependant que Degueldre, recroquevillé sur lui-même, souffre le martyr.
> > > L'’adjudant-chef, dont la main tremble encore davantage, pointe une nouvelle fois son arme vers la tête su supplicié et, fermant les yeux, appuie sur la détente. Pas un bruit, l’arme s’'est enrayée. Le lieutenant Degueldre tourne son regard vers le sous-officier ne comprenant pas la situation dramatique dans laquelle il se trouve. Une rumeur monte de l’assistance.
> > >
L’avocat général ordonne qu’'une autre arme soit apportée et comme personne parmi les militaires présents n'’en possède une il faut se dépêcher d'aller en chercher.
> > > Degueldre est toujours vivant et c’'est là que Me Tixier-Vignancourt, pourtant si prompt à saisir la moindre occasion devant un prétoire, reste pétrifié, hypnotisé par la scène à laquelle il assiste, et il s'’en souviendra jusqu’'à sa mort. Il aurait pu se précipiter, se jeter sur le corps de Degueldre, exiger que l'’on arrête ce massacre, mais il ne bouge pas.

> > > Un pistolet est remis à l’'adjudant-chef, aussi pâle que le lieutenant, écoeuré par cette boucherie, mais obéissant aux ordres sans avoir le courage de se révolter. Il tire une nouvelle fois mais pas au-dessus de l’'oreille, comme le stipule le règlement, mais près de l’'omoplate et, enfin, c’est la dernière détonation. Le lieutenant Degueldre a rejoint les siens au paradis des héros.

> > > Le 06 juillet 1962 un officier français a été assassiné sur ordre du général de Gaulle et aujourd'’hui, 50 ans plus tard, tous ceux qui font référence au gaullisme, tous les héritiers de De Gaulle, ont le sang du lieutenant Degueldre sur leurs mains.

> > > > (Extrait du livre « De Gaulle, sa face cachée. Ses impostures, ses forfaitures, ses crimes » par Manuel Gomez aux Editions Dualpha/Paris).
https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=km4F5G7d5vM#t=9s

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De Gaulle La face cachée" :: Commentaires

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Message le Mer 8 Aoû 2012 - 12:39 par Invité

Hello everybody,

Merci de toutes ces infos !
Il n'aurait du être gracié vu que l'armée s'était enrayée ?
On pouvait tjs dire que le peloton d'exécution avait tiré à côté sciemment (mais j'ai entendu dire qu'une seule arme était chargée à balle réelle, les autres étants chargées à blanc, merci de m'informer si qqn. sait), idem pour l'adjudant-chef, mais personne n'était responsable d'un défaut de l'arme.
Bon, c'est sûr que De Gaulle serait entré dans une de ses légendaires colères...
Cdlt

Mac

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Message le Mer 8 Aoû 2012 - 15:07 par Invité

Non je pense que c'est le contraire, une seule balle est à blanc, c'est de la tuerie,jamais il n'aurait dû finir de la sorte. Oh oui !! De Gaule cet imposteur !! il n'a oeuvré que pour sa gloire et sa fierté !!

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Message le Mer 8 Aoû 2012 - 15:42 par Invité

Lors de son procès, Bastien-Thiry met en accusation le président Charles de Gaulle en ces termes:

« C'est une vérité que l'homme contre lequel nous avons agi est, à tout moment, passible de la Haute Cour, et qu'il suffirait d'un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l'y traduire; le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d'hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons[4]. »

CLIQUEZ ICI SUITE

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Message le Mer 8 Aoû 2012 - 16:00 par Lothy

Tout comme Mac, j'ai toujours entendu dire que dans un peloton d'exécution, une ou plusieurs armes étaient chargées à blanc, afin que les tireurs ne sachent jamais s'ils avaient ou non abattu celui qui devait mourir....

S'agissant du lieutenant Degueldre, tous les récits concordent à dire que nous avons touché le fond de l'abject.... L'exécution de la sentence a eu lieu quelques jours après la fin du procès, et l'acharnement mis à l'exécuter relève de la barbarie...

Si mes informations sont exactes, le peloton était composé de soldats du contingent !...

Page noire de notre Histoire que les inconditionnels de l'Homme du 18 JUIN" ont toujours soigneusement caché, autant qu'il était possible !

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Message le Mer 8 Aoû 2012 - 17:28 par Invité

Je connaissais, ce récit, mais le relire provoque toujours chez moi les mêmes sentiments :

- un dégoût pour celui qui a ordonné le procès et fixé, par avance, la sentence : un officier félon s'étant révolté contre la République;

- une haine inextinguible envers un homme qui, sachant ce qui allait se produire - bien sûr, peut-être pas dans les détails - a tout fait ou laissé faire pour que les choses se passent ainsi;

- une haine inextinguible envers tous ces "Officiers" constituant un tribunal d'exception digne de la Convention à l'époque de la Terreur;

- une tristesse infinie devant le comportement de tous ceux qui, impliqués, sur ordre, alors que celui-là même qui leur ordonnait non pas un meurtre mais un assassinat, n'ont pas eu le courage de se révolter ... conformément à ce qu'avait déclaré le "grand ordonnateur" :
Pour Charles De Gaulle, comme pour Jean Moulin, refuser d’obéir devenait une exigence morale au moment où des valeurs, bien supérieures aux ordres donnés, étaient en jeu.

Et, après la lecture, relecture, ... du récit de l'assassinat perpétré sur la personne du Lieutenant DEGUELDRE, quand - enfin - mon coeur bat à nouveau normalement, je réalise que, pendant des décennies, la France a été gouvernée :

- par les admirateurs du grand (par sa taille !) homme directement responsable de tant d'ignominies;

- par ceux qui se vantent d'avoir porté les valises des assassins du FLN;

je me dis que le maréchal Alphonse JUIN avait raison quand il a dit :

Que les Français en grande majorite aient, par référendum, confirmé, approuvé, l'abondon de l'ALGERIE, ce morceau de FRANCE trahie et livré à l'ennemi, qu'ils aient été ainsi complices du pillage, de la ruine et du massacre des Français d'ALGERIE, de leurs familles, de nos frères musulmans, de nos anciens soldats qui avaient une confiance totale en nous et qui ont été torturés, égorgés, dans des conditions abominables, sans que rien n'ait été fait pour les protéger, cela je ne le pardonnerai jamais à mes compatriotes. La FRANCE est en état de péché mortel. Elle connaitra, un jour, le châtiment.

Alphonse JUIN.
Marechal de FRANCE

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Message le Mer 8 Aoû 2012 - 17:58 par Invité

Tu sais si bien le dire, que rien ne pourrat me faire oublier un texte écrit par un garçon d'un autre forum sur " De Gaule une imposture " je vais lui demander qu'il m'autorise de le diffuser sur notre site !!

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Message le Mer 8 Aoû 2012 - 18:10 par Invité

Pour compléter ce que nous a rapplé VOLTIGEUR, je vous invite à rendre visite au site "Cercle Jean BASTIEN-THIRY"
à la page suivante :

http://www.bastien-thiry.fr/le-proces-du-colonel-bastien-thiry/declaration-du-2-fevrier-1963.htm

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