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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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9 novembre 1970 .........

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09112012

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9 novembre 1970 .........




9 novembre 1970


Mort du général de Gaulle

Le 9 novembre 1970, à 19h15, Charles de Gaulle meurt paisiblement, au cours d'une réussite, dans sa maison de La Boisserie, à Colombey-les-deux-Églises (Haute-Marne)...


je sais que le général de Gaulle n'est pas vraiment une idole chez les paras. l'ombre de l'Algérie occultant encore et pour longtemps, ce que cet homme à pu faire de mieux !

_________________
Vous retrouverez dans les cendres ce que vous avez perdu dans le feu
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LOUSTIC

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9 novembre 1970 ......... :: Commentaires

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Message le Ven 9 Nov 2012 - 11:38 par rangers

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Message le Ven 9 Nov 2012 - 11:39 par la Géline

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Message le Ven 9 Nov 2012 - 11:40 par revue de paquetage

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Message le Ven 9 Nov 2012 - 11:42 par vieux treillis

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Message le Ven 9 Nov 2012 - 11:46 par guépard

Alger, 14 mai. Jamais dans le soleil levant la Ville blanche ne fut si belle que ce matin. Il est vrai qu'hier dans la fantasia des drapeaux tricolores, Alger s'est trouvé un coeur : une vaste esplanade de macadam que jonchent, pêle mêle, des bouteilles cassées, des bouchons de grenades lacrymogènes, des chaussures et des circulaires froissées, parfois marquées du cachet rouge « Très secret »: le Forum, où depuis hier soir, tantôt magique, tantôt incantatoire, le Verbe a pris le pouvoir. « Tous au Forum ! » Dans les rues de Bab-el-Oued où, à peine levé, on est descendu commenter la nouvelle < Ce pourri de Pflimlin a été investi >, la consigne vole de bouche à bouche, entre deux embrassades. « La guerre doit continuer ! Jusqu'à ce que le système soit balayé. D'ailleurs, les paras vont débarquer à Paris... » Vertigineuses, les rumeurs les plus folles hantent les esprits et chacun se précipite au Forum. Pour voir, pour parler. Pour être ensemble. Pour de longues journées. On fête les enfants chéris, ceux qui sont venus de loin pour défendre l'Algérie française, les paras. On frémit aux nouvelles. Constantine est « tombée ». Oran ne tardera pas. Oran, 14 mai. Avec la préfecture en guise de G.G., et vingt-quatre heures de retard sur Alger, Oran vit son 13 mai. Et forme son C.S.P. C'est un homme de qualité, M. Sid Cara, qui en prend la tête. Mais où sont Massu, Bigeard Lacheroy? A Alger, la cité rivale..Directeur de « l'Echo d'Oran », et bientôt député, Pierre Laffont est un libéral qui croit à cette libération dans la fraternité. Il raconte ainsi, dans « l'Expiation », ces lendemains qui chantent dans sa ville : « Oran brûle de manifester sa joie envers ses libérateurs. On lui envoie le colonel Trinquier. Bel officier auquel sied l'uniforme flatteur de parachutiste, ton autoritaire, il a tout pour électriser une foule qui ne demande qu'à vibrer. En fin de réunion, quelques jeunes filles musulmanes déchirent spectaculairement leurs voiles : les applaudissements crépitent. » Alger. 15 mai. Au Gouvernement général, le pouvoir s'organise tant bien que mal. Membres du C.S.P. (ils sont déjà 40 dont 4 musulmans) et colonels se répartissent les responsabilités. Tous reconnaissent l'autorité de Salan qui, du siège de la Xe Région militaire continue de communiquer par téléphone avec Pflimlin, fort désolé de l'avoir traité, hier, de général factieux... A ses hommes surpris, Salan apparait détendu, presque loquace. Il sourit. Il parle aux membres du C.S.P., a la foule qui l'applaudit.

Un communiqué de sept lignes à l'A.F.P.

Il n'est plus le bradeur, le général lié aux socialistes, celui dont on disait à Paris qu'il était le plus républicain des généraux et qu'à Alger la foule conspuait en acclamant Massu très gêné...« La victoire, c'est la seule voie de la grandeur française. Je suis donc avec vous tous. Vive la France ! Vive l'Algérie française ! » « Vive de Gaulle ! », souffle, à ses côtés, crispé, Delbecque. Le bras levé pour saluer la foule qui marque un temps d'arrêt. Ultime hésitation... Mais à Alger les vivats de la foule sont plus énivrants que les opiums de l'Orient... «... Et vive de Gaulle ! » Salan vient de plonger. Il a suffi de ces quatre mots...Colombey, 15 mai. Vive de Gaulle ! De Gaulle a entendu Salan. Il va répondre. Par un communiqué transmis à l'A.F.P. Seulement sept lignes a 18 heures sur les téléscripteurs « où est constatée la dégradation de l'Etat..,stigmatisée la responsabilité du régime des parus... affirmée mon intention d'y remédier en assumant de nouveau - j'y suis prêt - les pouvoirs de la République. » « Légitimité »... « J'y suis prêt » : deux mots. Et de Révolution, le 13 mai devient Restauration. ... A laquelle, encore peu de députés sont prêts.
Car si, pour les caciques de la IVe République, le Général reste, bien sûr, l'homme du18 juin, il a été aussi, plus récemment, le chef du R.P.F.,dont les outrances verbales - contre les hommes et le régime - ont pu faire douter des sentiments républicains du Général. « Nous avons souffert moins de ce que dit la déclaration que de ce qu'elle ne dit pas... » Un homme a osé poser à de Gaulle les questions qui sont sur toutes les lèvres : Guy Mollet..Après de Gaulle, c'est de lui que tout dépend, car secrétaire général de la S.F.I.O., ce parti charnière sans lequel il ne peut y avoir de majorité, il est l'homme qui par son choix -Front populaire ou gouvernement militaire -fera pencher la balance. Les ombres de Kéren- sky et de Von Papen hantent la mémoire du « peut prof » socialiste. Vice-président du gouvernement, depuis la veille, Guy Mollet égrène à l'intention du gaulliste Triboulet, ces trois questions dans lesquelles il a enfermé toutes ses souffrances « Reconnaissez-vous comme légal le gouvernement actuel ? Désavouez-vous les promoteurs du Comité de Salut public? Etes-vous prêt à solliciter l'investiture de l'Assemblée et à vous retirer si vous êtes banu? » Il faut attendre les réponses et, en amendant, défendre la République. Ce à quoi se consacre, nouveau ministre (et Lazare Carnot) de l'Intérieur, Jules Moch. Un visage en lame de couteau, une moustache, des lunenes d'écaille, une vigilance sans faille... Ce polytechnicien
est pour les C.R. S, ce que Massu est aux parachutistes : une légende. Depuis le 18 juin 1949, où, du haut du clocher de l'église de Montrouge, et à égale distance d'une manifestation R-P-F- et d'un meeting communiste, il a dirigé un service d'ordre, qui a su éviter un affrontement entre les deux rères ennemis de la République. Aujourd'hui, il remplace au pied levé Maurice Faure, néophyte en matière de police...Sous son autorité, la République s'organise :les communications avec l'Algérie sont surveillées, des officiers dont le général Challe,sont déplacés, les parus d'extrême-droite sont dissous et le commissaire des Renseignements généraux, chargé de la « protection » du général de Gaulle, reçoit une voiture plus puissante, afin que la 15 CV au moteur « gonflé » du général ne puisse plus le semer...Unique bavure, Jacques Soustelle a enfin disparu...Paris reste calme. Quelques centaines de jeunes descendent, le soir, les Champs-Elysées aux cris de « Vive Massu ! Vive de Gaulle ! » Mais, à la nuit tombée, activistes du gaullisme ou de l'Algérie française, « têtes brûlées » et mythomanes de tous les coups durs rasent les murs vers de mystérieux conciliabules. Car bercée par les mystérieux messages de Radio-Alger, l'heure est aux rêves fous, aux combines mirobolantes, aux stratégies en chambre et aux consignes impératives.Paris, 19 mai, 14 h 22. Vingt-cinq compagnies de C.R.S. (dont dix pour les ponts), 17 escadrons de gendarmerie, II compagnies d'intervention, 45 sections de gardiens de la paix, en tout 5 600 hommes, dont les cars ont sillonné la capitale dès l'aube. Une fois encore, Jules Moch a tout prévu...De Gaulle, lui, rien du tout... Pas même quelques feuillets et c'est simplement des lunettes qu'il pose, à16 heures, sur le tapis vert de la salle des conférences de l'hôtel d'Orsay...Face à de Gaulle, 400 journalistes et François Mauriac découvrent une voix nouvelle... Plus sourde, moins tranchante qu'il y a six ans, comme chargée des brouillards du plateau de Colombey, et que, tout à l'heure, les gestes toujours familiers des bras ou de l'index qui pointe dissiperont... La taille s'est alourdie, mais le visage, humanisé par les cheveux presque blancs, y gagne une incomparable majesté. Aux exhortations du chevalier de la France Libre, aux anathèmes de l'archange vengeur du R.P.F., ont succédé les commandements du patriarche. D'un père sévère, mais juste. Qui se veut indulgent aux erreurs de ses enfants. Une déclaration liminaire...Puis aux questions qui fusent, parfois hargneuses les réponses, sereines, sont autant de mises au point dédaigneuses, parfois méprisantes.« ... La République ! Il fut un temps où elle était reniée, trahie, par les partis eux-mêmes.Alors, moi, j'ai redressé ses armes, ses lois, son nom... »
« Il faut être sérieux » laisse tomber le Général. Sérieux : ce que tout le monde tente d'être. Car c'est très sérieusement que les députés vont voter successivement, les pouvoirs spéciaux au gouvernement, une motion de reconnaissance à l'Armée là l'unanimité) et le principe d'une révision constitutionnelle. C'est tout aussi sérieusement que Jules Moch déplace aux quatre coins de la France ses compagnies de C. .S. Que, dans le Sud-Ouest, des officiers en rapport avec Alger, établissent des plans de dé arquement et qu'à Paris les adhérents des groupes (dissous) d'extrême-droite envisagent d'occuper les locaux du parti communiste et de la C.G.T. Et qu'à Alger, abusant de sa réputation de « gaffeur » Massu énonce des évidences terriblement logiques: « Le seul ministre de l'Algérie que nous accepterons sera celui qui pourra y mettre les pieds ! » Alger, où, depuis le 16 mai, l'on vit un merveilleux rêve. Car dans la lumnière de son soleil, les Européens se sont jetés dans leur nuit du 4 août. « De Dunkerque à Tamanrasset, cinquante millions de Français »... Intégration et égalité de droits ! Aujourd'hui, Alain de Sérigny est d'accord avec ce que Ferhat Abbas réclamait... en 1946. Parce que quelques hommes, ces officiers mêmes qui ont mené la bataille d'Alger, décapité les réseaux F. L.N., présidé aux « interrogatoires» des suspects, n'ont pas voulu croire qu'il pouvait être trop tard. Toute la nuit, dans les ruelles de la Casbah, dans les anciens locaux de l'U.D.M.A., l'ex-parti du pharmacien de Sétif où ils ont réum les chefs d'îlots, le colonel Trinquier, ex-instituteur aux idées socialisantes, le capitaine Sirvent, le capitaine Graziani, celui dont on murmure dans les popotes qu'il a un « grand coup de soleil » pour Djamnila Bouhired, la « poseuse de bombes », ont parlé, tergiversé et convaincu. Et, au matin, c'est un ex-délégué du F.L.N. qui porte la pancarte « Comité de Salut Public de la Casba ». Lentement, le cortège monte vers le Forum. « Voici nos frères musulmans... Faites leur une place... » Quelques secondes... et c'est l'explosion. Bab-el-Oued étreint la Casbah ! les mains se cherchent et se pressent dans la paix retrouvée. Les bourgeoises de la rue Michelet mêlent leurs larmes à celles des fatmas. Rêve merveilleux pour les officiers des S.A.S.ou des régiments parachutistes qui ont enfin trouvé un sens à leur combat. Dans la Mitidja, le colonel Trinquier fait doubler le salaire des ouvriers agricoles : six cents francs par jour au lieu de trois. Mais des Européens renâclent devant cette fraternisation que certains officiers voudraient pousser très loin.

Trop... Ne murmure-t-on pas qu'ils voudraient installer comme coprésidents au C.S.P. le libéral maire d'Alger, Jacques Chevallier, l'ancien ministre du « bradeur Mendès », et Yacef Saadi, l'ancien chef des poseurs de bombes ? Le troisième coprésident serait Jacques Soustelle...Car il est enfin arrivé ! Non sans mal, au matin du 17 mai. Au grand déplaisir de Salan qui, après Biaggi, a déjà fait expulser, malgré leurs écharpes tricolores et leur « Marseillaise » vibrantes, deux députés, Le Pen et Demarquet, venus se mettre au service de la « Révolution ».Ils la feront mais à quinze cents kilomètres d'Alger. En plein Sahara...En fin politique, Soustelle ne réclame aucun poste officiel, ce qui contraindrait Salan à sortir de la « légalité » républicaine. Alors, devant une aussi touchante modestie, le « Mandarin », royal, lui a offert le bureau de Lacoste...Un autre homme politique rejoint bientôt Alger. Un député de la Corse, maire adjoint d'Ajaccio, Pascal Arrighi. Mais qu'y faire, lorsque Soustelle, Salan, Massu et Delbecque monopolisent,sur le balcon du G.G. comme au Forum, les applaudissements de la foule? Rien, sinon trouver, ailleurs, un autre balcon et une autre foule toute aussi vibrante. En Corse, par exemple, où, bonapartiste dissident et ancien communiste, il compte beaucoup d'amis dans tous les partis politiques. L'« Ajaccienne » vaut bien le « Chant des Africains »,,,Arrighi propose, Delbecque s'enthousiasme,Massu marche, et poussé par des officiers,pas mécontents de le voir sortir, enfin, de la légalité, le « Mandarin » dépose sa signature au bas d'un ordre de mission... On prépare donc le vol de cet Aigle qui se pose à Ajaccio le 23 dans la nuit. Ajaccio, 24 mai au matin. Fâcheux contretemps. Un journaliste, cousin du général de Gaulle, M. Maillot répète qu'Arrighi est toujours communiste. Méfiance. Mais on se rencontre, on s'explique et, pour finir, on « se tombe dans les bras ». Car l'heure n'est plus aux luttes électorales. L'heure du folklore est dépassée,désormais, en Corse, on fait de l'épopée. Huit cents parachutistes cantonnés habituellement à Calvi, roulent vers Ajaccio. Ils y arrivent juste à temps pour désarmer « très gentiment » les C.R. S. envoyés par Jules Moch, lequel voit tout mais ne peut rien. On fraternise. Tout se passe très vite et très dignement. Et à 12 heures, la préfecture est occupée, le préfet exilé à Vizzavona. Quelques problèmes à Bastia. Socialiste et républicain, le mûre adjoint Casalta résiste aux injonctions mais cède à la force. Après une sortie très digne façon « je garde le drapeau et notre coeur, vous ne l'aurez jamais », il adjure le peuple de Bastia de garder confiance dans la République. Deux jours après, il reçoit, à titre exceptionnel la rosette de la Légion d'honneur. A défaut d'un Baudin, la IVe République aura son Pascal Paoli tricolore. A Paris, les nouvelles d'Ajaccio sonnent comme un glas. L'heure est venue d'aller à Canossa. Ou à Colombey. Ou plus simplement d'écrire. En secret. Comme Guy Mollet, le 25 mai. Mais le 27 mai, le portail de La Boisserie s'est ouvert pour une voiture immatriculée 500 G.P. 75, celle d'Antoine Pinay. A son retour, il conseille à Pflimlin d'en faire autant..Mais ni le 13 mai, ni la Corse, ni les déclarations de De Gaulle n'ont (encore) modifié les règles du jeu parlementaire dont Guy Mollet reste le maître. Avec l'indéfinissable impression que lui a laissée le « balcon de la mûrie d'Arras »..« Guy Mollet menait toutes les actions en même temps... ! Il prit en secret l'initiative des contacts avec le général, prêchait la fermeté contre les généraux rebelles, manoeuvrait pour ouvrir la voie au général tout en encourageant Pflimlin à se maintenir, il cumulât tous les sentiments qui agitaient la nation française... » (Merry et Serge Bromberger, « les 13 complots du 13 mai »). Le 25 mai, il avait écrit à de Gaulle une lettre où tour à tour passent les accents déchirants d'une confession (... J'ai dédié ma vie à la défense de la liberté contre tous ceux, fascistes ou bolcheviks - c'est synonyme -,qui se reconnaissent le droit de faire votre bonheur); de sa confiance (... J'ai crié ma conviction que vous ne vouliez pas de la dictature) ; de ses craintes (J'ai cru comprendre le jeu terrible des bolcheviks... Ils pensent être vos successeurs... Dans dix semaines, dix mois ou dix ans); et de ses interrogations (Des fous se lancent dans une tentative de pronunciamiento. Vous ne les avez pas désavoués... Je n'arrive pas à le comprendre). La réponse de De Gaulle sera brève. « Votre lettre me donne à penser que nous sommes bien près d'être d'accord sur le fond des choses... Un contact direct - si discret qu'on le veuille - devrait être établi d'urgence entre le gouvernement et moi-même... »


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Message le Ven 9 Nov 2012 - 12:26 par baltique

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