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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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20 Novembre 1953 Opération CASTOR

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20112011

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20 Novembre 1953 Opération CASTOR





Entre le 20 et le 22 novembre, l’opération aéroportée “Castor” est destinée, dans le cadre du Plan Navarre, à occuper la vallée de Diên Biên Phu (Tonkin) afin de couper la route du Laos au Viêt-minh. Sont ainsi successivement parachutés :



- le 20 novembre : le 6e BPC (Bataillon de Parachutistes Coloniaux) du commandant Bigeard, la 17e Compagnie parachutiste du Génie, le GM/35e RALP (Groupe Mobile du 35e Régiment d’Artillerie Légère Parachutiste), le II/1er RCP (2e Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes) du commandant Bréchignac, le PC du GAP 1 Groupement Aéroporté) sous les ordres du lieutenant-colonel Fourcade, le 1er BPC du commandant Souquet, la CEPML (Compagnie Étrangère Parachutiste de Mortiers Lourds), l’ACP 1 (Antenne Chirurgicale Parachutiste n° 1),
- le 21 novembre : le 1er BEP (Bataillon Étranger de Parachutistes) du commandant Guiraud, le PC du GAP 2 sous les ordres du lieutenant-colonel Langlais, l’EDAP (État-Major Divisionnaire Aéroporté) sous les ordres du général Gilles, le 8e BPC (Bataillon de Parachutistes de Choc) du capitaine Tourret,
- enfin le 22 novembre : le 5e BPVN (Bataillon de Parachutistes Viêtnamiens) du commandant Bouvery et le colonel Bastiani avec son état-major.
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FAMAS
Invité


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20 Novembre 1953 Opération CASTOR :: Commentaires

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 11:49 par Rousset

l’opération aéroportée “Castor”

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 12:20 par Rousset



L' èpoppée de Dien-Bien-Phu a commencé le 20 nov 1953 sous le signe de l’opération aéroportée “Castor”

150 dakotas larguent sur la cuvette , alors aux mains du Viêt Minh 3000 parachutistes sur la cuvette, dans ce qui deviendrat un enfer

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 12:27 par Rousset



Le général GILLES héros de NA-SAM replie son parachute après le saut

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 12:35 par Rousset





Castrie (a gauche) avec COGNY est nommé commandant de Dien-Bien-Phu

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 12:56 par Rousset



Bataillon après bataillon les hommes tombent du ciel dans le rizieres .

Les parachutes sont récupérés, des avions les remporteront sur HANOÏ

Le 23 novembre le Général COGNY attérrit sur la piste provisoire pour inspecter la forteresse en construction

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 13:32 par Rousset



Première fosse premier trou, l'aumonier des parachutistes se recuueille devant la tombe d' un des premiers morts de Dien-Bien-Phu

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 13:50 par Rousset



Dien-Bien-Phu n' est encore qu' un immense village de toile où campent les parachutistes, on aperçoit au fond les hommes en file qui se rendent à la distribution de la soupe, mais bien vite la consigne sera de s' entérrer .

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 13:57 par Rousset



Déjà la légion creuse les tranchées du point d' appui Gabrielle.

Premier attaqué, il tombera après une nuit de combats. les abris n' étant pas assez solides.

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 14:18 par Rousset



Les tanks ont pris l' avion.

Les chars sont transportés à DBPH en pièces détachées par des Bristols. Des chaines de montage sont établiees en plein air, ses chars seront utilisés pour néttoyer les abords de la forteresse et appuyer les contre-attaques .

Bientôt ils ne pourront plus se déplacer, les viets les attaquant au bazooka. suivant une vielle tactique. Les chars à demi entérrés serviront surtout d' artillerie d' appoint.

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 14:26 par Michel

En effet, lors de l’opération « castor » l’optimisme règne, l’état major reste sur des succès, notamment des camps retranchés.
Sa décision est donc logique d’en créer un à DBP , verrou stratégique.

Ce que ne sait pas l’état-major c’est que GIAP, pour la première fois, a décidé d’accepter le principe d’une confrontation directe avec les Français.
Jusqu’au mois de mars 1954 il rameutera ses meilleures divisions et surtout des milliers de coolies chargés d’apporter à DBP le ravitaillement nécessaire.
Mais en ce mois de novembre 1953 rien de tout cela n’a filtré, les bataillons s’organisent, s’amusent des parachutages ratés, comme se bulldozer qui s’écrasera au sol.


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Message le Dim 20 Nov 2011 - 14:37 par Rousset



Bientôt les premiers abris seront renforcer, trop faibles pour résister aux obus. Plusieurs hopitaux souterrains abriteront des centaines de blessés.

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 14:43 par Rousset



Un pont aérien est établi entre Hanoï et l' aérodrome du camp pour évacuer les blessés et même les morts.

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 14:56 par Rousset



Dans sa maison de HANOÏ, la Générale de CASTRIES écrit à son mari sa lettre quotidienne qu' un avion déposera quelques heures plus tard dans la cuvette, elle confectionne elle même des colis contenant du savon des cigarettes et de la quinine.

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 18:00 par Invité

--------------------------------------------------------------------------------


OPERATION CASTOR
20 AU 24 NOVEMBRE 1953



Dans la cuvette, un détachement de viets ne s'attend guère à vivre une journée mouvementée, le ciel tout là-haut ne laisse rien prévoir de mauvaise augure, aucun signe alarmant, le climat est propice, tout va pour le mieux, pourtant la première vague de parachutistes va dans un instant se fondre sur ces soldats au repos...Mais avant il s'agit de fortifier ce qui aurait pu être un coin de paradis...

Trois généraux, le général GILLES commandant les troupes aéroportées, le général DECHAUX commandant le groupement aérien tactique et le général BODET, adjoint interarmées du Général NAVARRE. décollant de Hanoï, à bord d'un Dakota, équipé en PC de commandement, survolent dès 5 heures du matin, la cuvette de Dien-Bien-Phu, s'assurant que les conditions météorologiques sont bonnes et le resteront, décident d'envoyer le feu vert pour l'opération Castor à 7h20 le matin du 20 novembre 1954.

65 Dakotas occupant les deux pistes d'Hanoï embarquent à 8 H 45, les 2 premiers bataillons parachutistes.

Côté Français, après une première journée de l'opération, on déplora: Morts au combat: 15 , 34 blessés, au saut: 1 mort, 13 blessés.
Côté Viet: 115 morts, 4 blessés fait prisonniers, un butin d'une quarantaine d'armes automatiques.

Le général Gilles, agé de 49 ans et atteint de problèmes cardiaques, sauta avec ses hommes, quant au lieutenant-colonel Langlais, âgé de 44 ans il eut une mauvaise réception au sol qui se traduisit par une cheville foulée.


Largage du 20 novembre 1954:

6e BPC - chef de bataillon Bigeard - Saut sur Natacha au nord-ouest de DBP
17e CPG Saut sur Simone au sud du village de DBP
( Des vietminh en exercice de combats aperçurent un petit groupe de parachutistes, égarés et venant se perdre près d'eux, aussitôt la première attaque eut lieu, le Médecin-capitaine Jean RAYMOND, qui effectuait son premier saut opérationnel, fut touché par des projectiles pendant sa descente au sol.)

II/1er RCP - chef de bataillon Bréchignac - Saut sur Simone au sud du village de DBP
1er BPC - chef de bataillon Souquet,

GM/35e RALP
PC du GAP 1 - lieutenant-colonel Fourcade - Saut sur Simone au sud du village de DBP
CEPML
ACP 1

Largage du 21 novembre 1954:

1er BEP - chef de bataillon Guiraud,
PC du GAP 2 - lieutenant-colonel Langlais,
EDAP - général Gilles
8e BPC - capitaine Tourret

Largage du 22 Novembre 1954:

5e BPVN - chef de bataillon Bouvery.- colonel Bastiani avec son état-major.

4.195 hommes auront sauté sur Dien-Bien-Phu,
beaucoup d'entre eux effectuaient leur premier saut,
ce fut le plus important largage de parachutistes de la guerre d'Indochine.

Un bulldozer parachuté avec succès sur le tarmac tombe à point, et le génie peut ainsi commencer la rénovation des pistes d'atterrissage.Après 5 jours de terrassement et nivellement grossiers, les pistes sont enfin prêtes pour recevoir le premier avion au sol, dès cet instant, hommes, matériels , engins, armement, et tout le barda du parfait combattant atterriront sur la piste de fortune rénovée, le mouvement se répètera ainsi pendant 4 mois. La plaine morne qu'était Dien-Bien-Phu devient en quelques mois le camp retranché de Dien Bien-Phu fortifié. La RP 41 sera empruntée maintes et maintes fois pour rapatrier l'armement lourd en pièces détachées de la garnison de Hanoï. l'artillerie et les engins blindés deviendront opérationnels, remontés par des mains expertes au retour dans le camp retranché.

Les jours d'après, des unités d'infanterie basées sur Hanoï feront route sur Dien-Bien-Phu , remplaçant les parachutistes, seuls les 1er BEP et 8e BPC resteront sur place engageant les combats côte à côte. Déjà , sur la cuvette, les nouveaux arrivants se transforment en ouvrier bâtisseur, le village leur fournira le bois, des morceaux de tôle, pris sur quelques maisons abandonnées, tout est bon à prendre, pourvu que cela serve à une bonne déense. Les coups de pelles, les coups de pioche, tout le monde s'adonne aux joies du terrassement, et très vite les tranchées sont érigées.

Le bois , la tôle, difficile de croire qu'ils survivront après les bombardements des viets, du béton transporté par avion et parachuté aurait sans doute pu résister plus longtemps aux attaques de mortier! mais le haut-commandement pensait que cette guerre aurait été une guerre éclair en faveur de la France.


ORGANISATION DU CAMP RETRANCHE


Le colonel de Castries, après avoir fait implanter 4 points d'appui autour de la piste, décide de les baptiser chacun d'un prénom féminin.

Le PA Huguette :piste Ouest - côté rizières - 1 bataillon -
Le PA Dominique :piste Est - côté rivière - haute colline - 1 bataillon -
Le PA Claudine piste : Sud - côté rizières - Commandement - Batterie d'artillerie - GAP 2 (8e BPC et 1er BEP)
Le PA Eliane: Sud-Est- colline moyenne, côté rivière - au dessous de Dominique - 1 bataillon -

4 môles de résitance pour chaque PA

PA Béatrice - Nord-Est - Grand piton - 1 bataillon
PA Gabrielle - Nord - Piton allongé vers la piste - 1 bataillon
PA Anne-Marie - Nord-Ouest - Plateau - 1 compagnie Thaïs

Chaque point d’appui comporte quatre môles de résistance tenus chacun par une compagnie.

Le centre principal de résistance est couvert :

* au nord-est, sur un grand piton, par le PA Béatrice tenu par un bataillon.
* au nord par le PA Gabrielle, sur un piton allongé dans le prolongement de la piste, également tenu par un bataillon.
* au nord-ouest, sur un plateau, par le PA Anne-Marie tenu par des éléments Thaï.

A 5 km au sud, dans le prolongement de la Nam-Youm, Les batteries d'artillerie, un peloton de chars et un bataillon de la légion étrangère, couvrent le centre principal de résistance.






Dans la cuvette, un détachement de viets ne s'attend guère à vivre une journée mouvementée, le ciel tout là-haut ne laisse rien prévoir de mauvaise augure, aucun signe alarmant, le climat est propice, tout va pour le mieux, pourtant la première vague de parachutistes va dans un instant se fondre sur ces soldats au repos...Mais avant il s'agit de fortifier ce qui aurait pu être un coin de paradis...

Trois généraux, le général GILLES commandant les troupes aéroportées, le général DECHAUX commandant le groupement aérien tactique et le général BODET, adjoint interarmées du Général NAVARRE. décollant de Hanoï, à bord d'un Dakota, équipé en PC de commandement, survolent dès 5 heures du matin, la cuvette de Dien-Bien-Phu, s'assurant que les conditions météorologiques sont bonnes et le resteront, décident d'envoyer le feu vert pour l'opération Castor à 7h20 le matin du 20 novembre 1954.

65 Dakotas occupant les deux pistes d'Hanoï embarquent à 8 H 45, les 2 premiers bataillons parachutistes.

Côté Français, après une première journée de l'opération, on déplora: Morts au combat: 15 , 34 blessés, au saut: 1 mort, 13 blessés.
Côté Viet: 115 morts, 4 blessés fait prisonniers, un butin d'une quarantaine d'armes automatiques.

Le général Gilles, agé de 49 ans et atteint de problèmes cardiaques, sauta avec ses hommes, quant au lieutenant Langlais, agé de 44 ans il eut une mauvaise réception au sol qui sa traduisit par une cheville foulée.


Largage du 20 novembre 1954:

6e BPC - chef de bataillon Bigeard - Saut sur Natacha au nord-ouest de DBP
17e CPG Saut sur Simone au sud du village de DBP
( Des vietminh en exercice de combats aperçurent un petit groupe de parachutistes, égarés et venat se perdre près d'eux, aussitôt la première attaque eut lieu, le Médecin-capitaine Jean RAYMOND, qui effectuait son premier saut opérationnel, fut touché par des projectiles pendant sa descente au sol.)

II/1er RCP - chef de bataillon Bréchignac - Saut sur Simone au sud du village de DBP
1er BPC - chef de bataillon Souquet,

GM/35e RALP
PC du GAP 1 - lieutenant-colonel Fourcade - Saut sur Simone au sud du village de DBP
CEPML
ACP 1

Largage du 21 novembre 1954:

1er BEP - chef de bataillon Guiraud,
PC du GAP 2 - lieutenant-colonel Langlais,
EDAP - général Gilles
8e BPC - capitaine Tourret

Largage du 22 Novembre 1954:

5e BPVN - chef de bataillon Bouvery.- colonel Bastiani avec son état-major.

4.195 hommes auront sauté sur Dien-Bien-Phu,
beaucoup d'entre eux effectuaient leur premier saut,
ce fut le plus important largage de parachutistes de la guerre d'Indochine.



Un bulldozer parachuté avec succès sur le tarmac tombe à point, et le génie peut ainsi commencer la rénovation des pistes d'atterrissage.Après 5 jours de terrassement et nivellement grossiers, les pistes sont enfin prêtes pour recevoir le premier avion au sol, dès cet instant, hommes, matériels , engins, armement, et tout le barda du parfait combattant atterriront sur la piste de fortune rénovée, le mouvement se répètera ainsi pendant 4 mois. La plaine morne qu'était Dien-Bien-Phu devient en quelques mois le camp retranché de Dien Bien-Phu fortifié. La RP 41 sera empruntée maintes et maintes fois pour rapatrier l'armement lourd en pièces détachées de la garnison de Hanoï. l'artillerie et les engins blindés deviendront opérationnels, remontés par des mains expertes au retour dans le camp retranché.

Les jours d'après, des unités d'infanterie basées sur Hanoï feront route sur Dien-Bien-Phu , remplaçant les parachutistes, seuls les 1er BEP et 8e BPC resteront sur place engageant les combats côte à côte. Déjà , sur la cuvette, les nouveaux arrivants se transforment en ouvrier bâtisseur, le village leur fournira le bois, des morceaux de tôle, pris sur quelques maisons abandonnées, tout est bon à prendre, pourvu que cela serve à une bonne déense. Les coups de pelles, les coups de pioche, tout le monde s'adonne aux joies du terrassement, et très vite les tranchées sont érigées.

Le bois , la tôle, difficile de croire qu'ils survivront après les bombardements des viets, du béton transporté par avion et parachuté aurait sans doute pu résister plus longtemps aux attaques de mortier! mais le haut-commandement pensait que cette guerre aurait été une guerre éclair en faveur de la France.




ORGANISATION DU CAMP RETRANCHE




Le colonel de Castries, après avoir fait implanter 4 points d'appui autour de la piste, décide de les baptiser chacun d'un prénom féminin.

Le PA Huguette :piste Ouest - côté rizières - 1 bataillon -
Le PA Dominique :piste Est - côté rivière - haute colline - 1 bataillon -
Le PA Claudine piste : Sud - côté rizières - Commandement - Batterie d'artillerie - GAP 2 (8e BPC et 1er BEP)
Le PA Eliane: Sud-Est- colline moyenne, côté rivière - au dessous de Dominique - 1 bataillon -

4 môles de résitance pour chaque PA

PA Béatrice - Nord-Est - Grand piton - 1 bataillon
PA Gabrielle - Nord - Piton allongé vers la piste - 1 bataillon
PA Anne-Marie - Nord-Ouest - Plateau - 1 compagnie Thaïs

Chaque point d’appui comporte quatre môles de résistance tenus chacun par une compagnie.

Le centre principal de résistance est couvert :

* au nord-est, sur un grand piton, par le PA Béatrice tenu par un bataillon.
* au nord par le PA Gabrielle, sur un piton allongé dans le prolongement de la piste, également tenu par un bataillon.
* au nord-ouest, sur un plateau, par le PA Anne-Marie tenu par des éléments Thaï.

A 5 km au sud, dans le prolongement de la Nam-Youm, Les batteries d'artillerie, un peloton de chars et un bataillon de la légion étrangère, couvrent le centre principal de résistance.






Dans la cuvette, un détachement de viets ne s'attend guère à vivre une journée mouvementée, le ciel tout là-haut ne laisse rien prévoir de mauvaise augure, aucun signe alarmant, le climat est propice, tout va pour le mieux, pourtant la première vague de parachutistes va dans un instant se fondre sur ces soldats au repos...Mais avant il s'agit de fortifier ce qui aurait pu être un coin de paradis...

Trois généraux, le général GILLES commandant les troupes aéroportées, le général DECHAUX commandant le groupement aérien tactique et le général BODET, adjoint interarmées du Général NAVARRE. décollant de Hanoï, à bord d'un Dakota, équipé en PC de commandement, survolent dès 5 heures du matin, la cuvette de Dien-Bien-Phu, s'assurant que les conditions météorologiques sont bonnes et le resteront, décident d'envoyer le feu vert pour l'opération Castor à 7h20 le matin du 20 novembre 1954.

65 Dakotas occupant les deux pistes d'Hanoï embarquent à 8 H 45, les 2 premiers bataillons parachutistes.

Côté Français, après une première journée de l'opération, on déplora: Morts au combat: 15 , 34 blessés, au saut: 1 mort, 13 blessés.
Côté Viet: 115 morts, 4 blessés fait prisonniers, un butin d'une quarantaine d'armes automatiques.

Le général Gilles, agé de 49 ans et atteint de problèmes cardiaques, sauta avec ses hommes, quant au lieutenant Langlais, agé de 44 ans il eut une mauvaise réception au sol qui sa traduisit par une cheville foulée.


Largage du 20 novembre 1954:

6e BPC - chef de bataillon Bigeard - Saut sur Natacha au nord-ouest de DBP
17e CPG Saut sur Simone au sud du village de DBP
( Des vietminh en exercice de combats aperçurent un petit groupe de parachutistes, égarés et venat se perdre près d'eux, aussitôt la première attaque eut lieu, le Médecin-capitaine Jean RAYMOND, qui effectuait son premier saut opérationnel, fut touché par des projectiles pendant sa descente au sol.)

II/1er RCP - chef de bataillon Bréchignac - Saut sur Simone au sud du village de DBP
1er BPC - chef de bataillon Souquet,

GM/35e RALP
PC du GAP 1 - lieutenant-colonel Fourcade - Saut sur Simone au sud du village de DBP
CEPML
ACP 1

Largage du 21 novembre 1954:

1er BEP - chef de bataillon Guiraud,
PC du GAP 2 - lieutenant-colonel Langlais,
EDAP - général Gilles
8e BPC - capitaine Tourret

Largage du 22 Novembre 1954:

5e BPVN - chef de bataillon Bouvery.- colonel Bastiani avec son état-major.

4.195 hommes auront sauté sur Dien-Bien-Phu,
beaucoup d'entre eux effectuaient leur premier saut,
ce fut le plus important largage de parachutistes de la guerre d'Indochine.



Un bulldozer parachuté avec succès sur le tarmac tombe à point, et le génie peut ainsi commencer la rénovation des pistes d'atterrissage.Après 5 jours de terrassement et nivellement grossiers, les pistes sont enfin prêtes pour recevoir le premier avion au sol, dès cet instant, hommes, matériels , engins, armement, et tout le barda du parfait combattant atterriront sur la piste de fortune rénovée, le mouvement se répètera ainsi pendant 4 mois. La plaine morne qu'était Dien-Bien-Phu devient en quelques mois le camp retranché de Dien Bien-Phu fortifié. La RP 41 sera empruntée maintes et maintes fois pour rapatrier l'armement lourd en pièces détachées de la garnison de Hanoï. l'artillerie et les engins blindés deviendront opérationnels, remontés par des mains expertes au retour dans le camp retranché.

Les jours d'après, des unités d'infanterie basées sur Hanoï feront route sur Dien-Bien-Phu , remplaçant les parachutistes, seuls les 1er BEP et 8e BPC resteront sur place engageant les combats côte à côte. Déjà , sur la cuvette, les nouveaux arrivants se transforment en ouvrier bâtisseur, le village leur fournira le bois, des morceaux de tôle, pris sur quelques maisons abandonnées, tout est bon à prendre, pourvu que cela serve à une bonne déense. Les coups de pelles, les coups de pioche, tout le monde s'adonne aux joies du terrassement, et très vite les tranchées sont érigées.

Le bois , la tôle, difficile de croire qu'ils survivront après les bombardements des viets, du béton transporté par avion et parachuté aurait sans doute pu résister plus longtemps aux attaques de mortier! mais le haut-commandement pensait que cette guerre aurait été une guerre éclair en faveur de la France.


ORGANISATION DU CAMP RETRANCHE


Le colonel de Castries, après avoir fait implanter 4 points d'appui autour de la piste, décide de les baptiser chacun d'un prénom féminin.

Le PA Huguette :piste Ouest - côté rizières - 1 bataillon -
Le PA Dominique :piste Est - côté rivière - haute colline - 1 bataillon -
Le PA Claudine piste : Sud - côté rizières - Commandement - Batterie d'artillerie - GAP 2 (8e BPC et 1er BEP)
Le PA Eliane: Sud-Est- colline moyenne, côté rivière - au dessous de Dominique - 1 bataillon -

4 môles de résitance pour chaque PA

PA Béatrice - Nord-Est - Grand piton - 1 bataillon
PA Gabrielle - Nord - Piton allongé vers la piste - 1 bataillon
PA Anne-Marie - Nord-Ouest - Plateau - 1 compagnie Thaïs

Chaque point d’appui comporte quatre môles de résistance tenus chacun par une compagnie.

Le centre principal de résistance est couvert :

* au nord-est, sur un grand piton, par le PA Béatrice tenu par un bataillon.
* au nord par le PA Gabrielle, sur un piton allongé dans le prolongement de la piste, également tenu par un bataillon.
* au nord-ouest, sur un plateau, par le PA Anne-Marie tenu par des éléments Thaï.

A 5 km au sud, dans le prolongement de la Nam-Youm, Les batteries d'artillerie, un peloton de chars et un bataillon de la légion étrangère, couvrent le centre principal de résistance.



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Dernière édition par VOLTIGEUR BM le Dim 20 Nov 2011 - 19:43, édité 1 fois

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 18:39 par 82/08

excellent travail de présentation.

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 18:40 par Didier

merci à tous pour avoir en ce 20 novembre, rappelé qu'il y à 58 ans commençait la plus grande bataille de la guerre d'Indochine, où les combattants de l'Union Française opposés à un adversaire dix fois plus nombreux écrivirent une des plus belles pages de l'histoire des T.A.P, combattant jusqu'au sacrifice suprême.

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 19:36 par Lothy

Chapeau, enfin non, disons Béret bas Messieurs...

Magnifique travail, parfaitement documenté. Les photos sont particulièrement belles et surtout bien conservées....

Merci beaucoup, voilà ce qu'est une véritable page de "Mémoire".... study

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Message le Dim 20 Nov 2011 - 22:14 par Charbonnier

Merci à vous René et Michel belles recherches aussi bien en documents et photos félicitations !

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Message le Lun 21 Nov 2011 - 23:48 par Invité

Excellent ! Félicitations pour la manière dont ce sujet a été traité.

Tout y est, les récits et des photos magnifiques.... Que de travail !.... Merci

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Message le Mar 20 Nov 2012 - 9:43 par guépard

aujourd'hui 20 novembre

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