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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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10 Juin 1944 - Oradour-sur-Glane

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10062014

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10 Juin 1944 - Oradour-sur-Glane




Il y a tout juste 70 ans, la petite bourgade était le théâtre d'un effroyable massacre perpétré par des éléments de la tristement célèbre division Das Reich....

642 personnes, hommes, femmes et enfants seront massacrés lors de cette journée.

La division basée dans le Sud-Ouest pour lutter contre la Résistance galvanisée par le Débarquement allié, était de plus en plus harcelée. Elle ripostera par des représailles sanglantes.

La veille, à Tulle libérée depuis deux jours, 99 hommes seront pendus !



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Lothy
"A tous les Prétoriens que des Césars firent massacrer pour ne pas payer de solde ou pour sauver leur propre vie" - Jean Lartéguy.
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Lothy

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10 Juin 1944 - Oradour-sur-Glane :: Commentaires

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Message le Mer 11 Juin 2014 - 12:21 par Geresp

Bonjour,
=====================================

Deux Anniversaires bien tristes.
Que les âmes des suppliciés reposent en paix.

Les "hommes" ont dans certaines circonstances des comportement qui dépasse l'entendement.

Cordialement. Geresp.

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Message le Jeu 12 Juin 2014 - 18:35 par BRIOCHIN

La division Das Reich devait rallier la Normandie en cinq jours, il lui en faudra finalement dix-sept, ralentie par les attaques des maquis et les actions de la Résistance civile. Mais tout au long de sa route, les consignes de représailles restent appliquées : 99 pendus à Tulle, 642 personnes assassinées à Oradour-sur-Glane.

Pour ces deux derniers massacres, le général Lammerding est condamné à mort par le tribunal de Bordeaux en 1953. Absent du procès, il ne fut jamais extradé en France et reprit une activité professionnelle en Allemagne jusqu’à sa retraite. Il est mort à son domicile en 1971... comme plusieurs autres criminels nazis.

Le verdict du procès de Bordeaux est prononcé le 12 février 1953 : deux hommes sont condamnés à mort, un soldat allemand est acquitté. Les autres accusés sont condamnés de cinq à douze ans de travaux forcés. Quelques jours plus tard, une loi d'amnistie est votée par l'Assemblée nationale. Treize condamnés alsaciens sont libérés, tandis que les deux condamnations à mort sont transformées en peine de prison à vie. Cinq ans après la fin du procès, tous sont libres.
© INTERCONTINENTALE /AFP

L'Obersturmführer Heinz Barth, condamné à mort par contumace au cours du procès de Bordeaux est retrouvé en RDA en 1981. Condamné à la prison à perpétuité en 1983, il retrouve la liberté en 1997. Il meurt en 2007.© PASSEMARD/SIPA

...............................................................

Cette division das reich a porté le massacre et la torture partout où elle a sévit :

La 2ème SS Panzer Grenadier Division “Das Reich”, plus connue sous le nom de Division “Das Reich”, composée de Waffen SS volontaires et de Wolksdeutshe (notamment des Alsaciens démobilisés), est l’une des plus importantes troupes allemandes qui ait stationné en France. Cette division, constituée de 20 bataillons de 900 hommes, comprend 209 blindés lourds, 359 blindés légers et 2700 véhicules quand elle arrive dans la région de Toulouse en mars 1944. Formée dans la région de Vesoul avec des régiments ramenés de Hollande et de Pologne, elle vient de combattre sur le front de l’Est avec une férocité extraordinaire.
(En effet le 10 juin 1942, 476 personnes furent massacrées à Lidice, en Tchécoslovaquie.Du 8 septembre au 5 octobre 1944, 1836 personnes furent tuées à Marzabotto, en Italie. Le 10 juin 1944, 239 personnes furent massacrées à Distomon, en Grèce.)

Elles sont placées dans un endroit stratégique où elles peuvent réprimer les maquis et intervenir rapidement en cas de débarquement sur la côte atlantique ou méditerranéenne. Les éléments se répartissent, avant le 6 juin 1944, sur Montauban, Caussade, Caylus, Moissac, Négrepelisse, Valence d’Agen, Castelsarrasain (au moins 25 localités diverses). Commandées par le général Lammerning qui vient de succéder au général Hausser, les unités se singularisent très rapidement et très sauvagement. Le 21 mai 1944, par la route Gavaudun arriva, dans un petit village "Lacapelle-Biron", une compagnie de la division Das Reich, qui cerna aussitôt le village.
Les soldats allemands demandèrent au maire de faire rassembler tous les hommes du village sans exception.
Soixante hommes furent rassemblés et gardés à vue par des soldats armés de mitrailleuses.
À 18 heures, 47 hommes âgés de 18 à 60 ans furent ramenés sur la place puis montèrent dans des camions. Sur la route la colonne s'arrêta à Majoulassy, là d'autres prisonniers furent ajoutés à la colonne. Les 118 déportés de la rafle arrivent à Agen.
118 hommes partirent ainsi pour les camps de concentration... 24 seulement en reviendront...

Le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement, la garnison allemande de la ville de Tulle fut attaquée par les maquis. Elle subit de lourdes pertes (quarante morts) et les résistants parvinrent à libérer plusieurs quartiers.
Au débarquement des alliés, la division reçoit l’ordre de remonter sur le front de Normandie, tout en ratissant la région.
Le 7 juin commence la longue route vers le front de Normandie par l’itinéraire principal Cahors-Brive-Limoges. Certains éléments remontent en râteau et vont en reconnaissance à l’est et à l’ouest du département pour lutter contre les "terroristes". - La division "Das Reich" quitte Montauban le 8 Juin 1944. Le bataillon éclaireur parvient à Brive-la-gaillarde vers 18 heures et part au secours du reste de la garnison allemande encerclée dans la Manufacture d'Armes (MAT) de Tulle ayant été libérée par le F.F.I. à 16 heures.
La division Das Reiche s'arrête à Tulle et rétablit l'ordre nazi dans la ville.
Pour venger la mort de 40 de leurs soldats, les officiers nazis décident de représailles sur la population tulliste. Au matin du 9 juin, la rafle commence, aux domiciles, dans les rues, environ six cents hommes furent conduits à l'intérieur de la Manufacture.
Les hommes sont rassemblés dans la cour et assistent pendant toute une journée d'angoisse au "tri" organisé par WALTER, chef de la Gestapo de Tulle. En milieu d'après-midi, les SS emmènent les otages par groupes de dix, dans le quartier de Souilhac.



L'exécution commence, 99 hommes furent emmenés au pied de lampadaires ou sous les balcons de la rue du Pont-Neuf (devenue rue des Martyrs) où les pendaisons se succédèrent. Les corps furent ensevelis dans deux fosses à la décharge de Cueille.


Les autres otages sont envoyés à Limoges d'où 149 partent à Dachau par le "convoi de la mort", 101 ne reviendront jamais. La "Das Reich" poursuit sa route.



Il est environ 14h, le 10 juin 1944, lorsque des éléments de la division SS " Das Reich " investissent Oradour-sur-Glane, un village du Limousin.
Très vite, le pays est bouclé, ses habitants rassemblés sur le champ de foire.
Les femmes et les enfants sont enfermés dans l'église tandis que les hommes sont conduits en différents lieux.
Alors le carnage commence : fusillées, brûlées vives, 642 personnes dont 247 enfants connaissent une mort horrible.

La même journée...
Le 10 juin 1944, par un matin pluvieux, la division SS "Das Reich" pénètre dans le village de Marsoulas. En une heure, le tiers de la population est atrocement assassiné.
126 habitants massacrés, hommes, femmes, enfants.

Le 11 juin, lors du passage d'éléments de la division Das Reich, des patrouilles motorisées allemandes, en avant-garde du gros des blindés, sèment la terreur le long de la RN 89 et plus particulièrement du côté de la Bachellerie.
Près de la Mule Blanche, à l'endroit où un pont de chemin de fer traverse en biais la route, deux hommes, revenant du village où la gendarmerie est en flammes, sont abattus sans sommation, s'ajoutant ainsi à la longue liste des victimes innocentes.

Massacre d'un groupe de Tsiganes que la division Das Reich, en route du sud-ouest vers la Normandie, trouva malencontreusement sur son chemin.

Dans tous les villages où les soldats se sont arrêtés, ils ont laissé de tragique souvenir qui resteront dans la mémoire des survivants et qui les poursuivront toute leur vie.

La division Das Reich arrive en Normandie.
Début juillet 1944, le VIIIe Corps d’armée du général Middleton lance une offensive de grande envergure sur le Front du Cotentin. L’effort principal porte sur l’axe La Haye-du-Puits/Lessay. Il faut trois jours de combats acharnés aux Américains pour s’emparer de La Haye-du-Puits le 8 juillet. Le Renseignement américain apporte bientôt une mauvaise nouvelle : la 2e SS panzer-division Das Reich vient d’arriver en Normandie. La Das Reich contre-attaque aussitôt ; les Allemands encerclent et capturent des éléments de la 90e division d’infanterie américaine près du Plessis Lastelle ; succès sans lendemain. Le 8 juillet Le Plessis Lastelle est dans les lignes américaines.
La division "Das Reich" sera anéantie en Normandie en août 1944 par la "2e DB" du général Leclerc.division Das Reich

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Message le Ven 13 Juin 2014 - 23:45 par Béghin Bernard

Arrivant du Sud Est, en camping car, et nous dirigeant vers la Normandie, nous nous sommes arrêtés à Oradour le 22 juin 2003. C'était une journée de pleine et forte chaleur. Comme en 1944. L'impression était pesante, ces ruines restées "intactes " de leurs atrocités vécues, témoignent encore de la violence de cette journée. On prend des photos, mais c'est à la limite de l'indécence et pourtant, on le fait, comme pour avoir un témoignage. Mais est-il besoin de le faire, d'autres l'ont fait avant nous. Emotion, silence, respect et recueillement, on ne peut en faire plus, on ose à peine parler en marchant dans ces rues en pensant à tous les cris qui ont pu se perdre dans cette campagne écrasée de chaleur.

Je ne présente pas de photos, car je pense que tous vous connaissez les lieux mais je voulais simplement m'associer à tous les témoignages existants.

En fin d'après midi, nous avons repris la route en direction de Cherbourg pour embarquer pour l'Irlande, à bord du ferry de la Irish Ferries ; le Normandy.

Mais on ne peut oublier ces gens, surpris dans leur travail, par un magnifique soleil.

On ne peut plus dire :" plus jamais ça ", malheureusement, quand on voit ce qui se passe encore aujourd'hui dans le monde.

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Message le Sam 14 Juin 2014 - 0:09 par Lothy

Merci pour cet émouvant témoignage....

J'avouerai bien humblement n'avoir pas eu le courage de franchir le dernier kilomètre qui me menait vers cet atroce lieu de Mémoire... J'avais visité Tulle, Chateaubriand, le Mont-Valérien, et d'autres encore.... Et pourtant !
Je crois que je ne le franchirais pas davantage aujourd'hui !....

Pourtant près de ce site maudit, des gens ont repris leur vie ; ils ont grandi, se sont mariés, ont fondé des familles, pour continuer...
Le hasard de la vie a voulu que je travaille durant quelques années, avec une de ces personnes, elle y retournait chaque été en vacance, afin de profiter des siens, de ceux qui avaient échappé à l'horreur, parce qu'en visite dans un village à quelques km ce 10 juin....

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Message le Sam 14 Juin 2014 - 22:32 par Béghin Bernard

Je comprends l'émotion que tu pourrais ressentir à visiter un tel lieu rempli d'atrocités, Lothy, mais dis-toi bien que de le faire, c'est montrer aux personnes du nouveau village que le souvenir de leur martyr est profondément ressenti par tous ceux qui y viennent et se recueillent .

Que l'on soit homme ou femme, ou même enfant, puisque nous y étions avec notre fille qui avait 12 ans , le sentiment que l'on ressent est profond. On ne peut y rester indifférent.

Alors pour ceux qui passent par là, n'hésitez pas à vous y rendre et ainsi démontrer le respect du souvenir auquel ces paisibles français ont droit.

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