C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Lun 25 Juin 2018 - 17:20


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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 28 Juin 2018 - 1:24

Merci Lang pour ce lien que je vais lire avec attention.....


 Journal du 1er groupe

28 juin 1918 " A la suite d'un tir sur le Camp Payron, des représailles sont faites sur le Camp de Langenrüntz
                     (qui, d'après les prisonniers faits la veille, renferme des réserves). 40 coups par Bie.
                     L'ennemi répond sur le Camp Payron. Un nouveau tir de 60 coups par Bie est exécuté, à la
                     suite duquel l'ennemi riposte sur le Camp Boussat."
29 juin 1918 " Même situation."
30 juin 1918 " Même situation."


    Journal de la 7e batterie (3e groupe)


29 juin 1918 " Coup de main ennemi sur l'Hartmannswillerkopf, précédé d'un bombardement violent (600 coups).
                     Barrage de C.P.O de 19h30 à 22h.
                     Consommation; 350 coups de 75, 135 de 90."
30 juin 1918 " R.d.N."


      ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


AVRIL Auguste Marie Louis Eugène né le 6 septembre 1893 à Les Essarts (Vendée) canonnier servant
                           mort en captivité le 15 juin 1918 à Giessen (Allemagne).


  ETIENNE Jean Marie Mathurin né le 16 mai 1884 à Plumelec (Morbihan), blessé et prisonnier en Allemagne,
                            mort le 24 juin 1918 à Nuremberg, lazaret du camp.


 CHRISTIEN Joseph Marie né le 16 mai 1886 à Le Faouet (Morbihan) blessé au Chemin des Dames,
                            mort le 27 juin 1918 à Paissy (Aisne).


 MORVAN Louis Marie né le 30 novembre 1888 à (?) Morbihan
                            mort le 13 juin 1918 à (?)


Dernière édition par BriseLance13 le Mar 24 Juil 2018 - 0:14, édité 1 fois

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 28 Juin 2018 - 17:21

En cherchant où se trouvaient tous ces lieux, je suis tombé sur Wattwiller !
Et ce matin, je n’ai pas résisté. J’ai fini par acheter un pack d’eau de Wattwiller ! Ces bouteilles ont un bouchon extraordinaire !

(Le responsable de cet encart publicitaire est Briselance !)



Photo 1922 : Démolition et reconstruction

Situé au pied du champ de bataille du Vieil Armand, Wattwiller sert de base stratégique à l'armée allemande pendant toute la durée des hostilités.
Celle-ci tient également le Hirtzenstein, qui sera d'ailleurs assiégé par les chasseurs alpins à deux reprises. L'état-major occupe les différents bâtiments de l'établissement balnéaire. De ce fait, les positions allemandes, y compris dans le village, deviennent la cible des tirs de l'artillerie française. La population est évacuée vers des villages de la plaine (Ensisheim) dès le mois de décembre 1914.
(Source Wikipédia)

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 1 Juil 2018 - 10:58

Alors nous goûterons l'eau minérale de Wattwiller.... en mémoire de nos Poilus !

Journal du 1er groupe

1 juillet 1918 " Tirs habituels de réglage. Même position."
2 juillet 1918 " Tirs ordinaires. Même position."
3 juillet 1918 " Même situation."
4 juillet 1918 " Rien de nouveau."
5 juillet 1918 " Même position, même mission."


Journal du 3e groupe
1 juillet 1918 " A 8h, le nouveau plan d'emploi entre en vigueur.
Les barrages et les C.P.O sont les mêmes."
2 juillet 1918 " Un ordre prescrit la recherche des emplacements pour tirer à O.S sur les nids de position
du Schlusselkopf et de St Anna."
3 juillet 1918 " Le colonel du 62e d'infanterie demande une liaison avec l'infanterie (s/lt Cuer à Hennequin).


Rien n'est écrit pour les 4 et 5 juillet.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 1 Juil 2018 - 12:01

Merci Briselance pour cet apéritif... vivifiant en l'honneur de nos poilus !

Un petit complément sur ces observatoires ou "nids de position" objets de toutes les attentions de artilleurs.






(extraits du site steinbach68)

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 5 Juil 2018 - 11:07

.

Merci à notre ami Lang qui me "file" un sacré coup de main.
Si je suis l'artilleur, il est mon fantassin. Cette carte des observatoires est très complémentaire. Merci encore


  Journal du 1er groupe

6 juillet 1918 " De 19h45 à 21h20, appui d'un coup de main exécuté par une Cnie du 138e Régt d'Infanterie américain
                     sur l'Hilsenfirst. Les Américains ramènent 8 prisonniers et 2 mitrailleuses.
                     Tirs d'encagement par les Bies de 75 et 65 sur la 1ère batterie: 20.99 - 20.02,
                     la 2e batterie: 20.02 - 17.02, le 90 de la 3e batterie de 19.94 à 20.99, la 8e batterie de 20.96 à 20.99,
                     la 7e Bie de Mgne: 19.94 à 20.96, la 8e batterie de Mgne: 17.02 à 14.02.
                     Des tirs de neutralisation sont effectués par les sections de 90 des 1ère et 2e Bies sur les Minen 17.00 et
                     16.00, et sur la croupe du Steinmauer, de 32.06 à 35.00.
                     La 3e batterie fait de la neutralisation sur la croupe du Steinmauer de 32.06 à 35.00, et la 8e Bie, sur la
                     tranchée du col.
                     Les bies de 155 font de la destruction des organisations, avec le 95 et une partie du 120 T.
                     La contre-batterie est faite par une section de 75 de la 2e Bie, sur Bie 4920, une section de la 3e Bie,
                     sur Bie 5012, et le 120 T, sur 4998, à obus spéciaux."
7 juillet 1918 " L' ennemi montre une certaine réaction sur l'Hilsenfirst. Des renseignements font supposer qu'un coup
                     de main est possible dans cette région.
                     A 21 heures, déclenchement d'un tir de C.P.O d'une durée totale de 2 minutes."


   Journal du 3e groupe

6 juillet 1918 " Tir de représailles sur le camp du Schlusselkopf (67.18) 50 coups."
7 juillet 1918 " Le s/lt Malval, avec un brigadier et 4 hommes, part suivre un cours sur la protection contre les gaz, à Nompatelize.*
                     Tir de représailles sur la gare du câble (64.09) 60 coups."


                      * Nompatelize : tout petit village des Vosges, près de Saint Dié
.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 5 Juil 2018 - 17:03

Pour corriger le tir, bien sympathique, de Briselance, je préciserai que le fantassin est en fait un ancien cavalier
… à qui la marche à pieds ne fait pas peur !


La preuve, voila le Hilsenfirst sous un bombardement !




Vue aérienne du secteur de Hilsenfirst




(Source site hilsenfirst)

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Message par BriseLance13 le Sam 7 Juil 2018 - 11:09

.

Journal du 1er groupe

8 juillet 1918 " Même situation. Même mission que les jours précédents."
9 juillet 1918 " Même situation."
10 juillet 1918 " Même position. Même mission."
11 juillet 1918 " Journée calme. Même mission."


Journal du 3e groupe
Rien n'est écrit pour le 8
9 juillet 1918 " Le capitaine Lacassin part en permission, le commandant Hugennot le remplace."
10 juillet 1918 " Tir de représailles sur 64.09 (30 coups)."
11 juillet 1918 " Une section de 65 et la 6e batterie quittent le sous-groupement, pour prendre
part à un tir de destruction sur l'Hartmannswillerkopf.
Barrage remanié. Le s/lt Lemaistre passe lieutenant à la date du 10 juin 1918.
Le s/lt Malval à Hennequin."

.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Sam 7 Juil 2018 - 13:34

N'oublions pas que nous sommes en juillet 1918, ça commence à sentir bon...la victoire, je reviens sur un truc " 6 juillet 1918 " De 19h45 à 21h20, appui d'un coup de main exécuté par une Cnie du 138e Régt d'Infanterie américain
                   sur l'Hilsenfirst. Les Américains ramènent 8 prisonniers et 2 mitrailleuses., ça n'a l'air de rien, mais fallait le faire, et il y a des centaines de coups de main similaires qui n'ont jamais été retracés, les guerres sont terribles, à éviter autant que peut se faire, mais elles ont sublimé plus d'un.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Sam 7 Juil 2018 - 19:42

Le Hartmannswillerkopf, un nom impossible.
Alors pour se simplifier la vie on l’appellera aussi HWK. Sigle pas plus sympathique.


(Sommet du HWK. Tombes Françaises.)

HWK surnommée aussi "la montagne de la mort" fut le siège d’intenses combats.
Avec parfois des épisodes hors du temps.
Ainsi, le 19 janvier 1915 le sommet tenu par les Français est attaqué par plusieurs régiments Allemands. La résistance française est héroïque.
Le 20, une contre-attaque française (13ème, 28ème et 53ème BCA) échoue pour dégager les avant-postes encerclés par l’ennemi. Les combats ont lieu dans une neige épaisse de 2 mètres et des températures glaciales.
Le 21 janvier les Allemands utilisent leur premier » Minenwerfer ». Après un bombardement de 20 obus de 50 kg les dépôts de vivres et de munitions sont détruits et le lieutenant Canavy qui commandait l’unité est tué.
Les Français se rendent : 127 hommes et 3 officiers. En hommage à leur héroïsme, les Allemands leur permettent de défiler à Mulhouse avec leurs armes.
En trois jours, les combats auront fait plus de mille morts dans les deux camps.

Le HWK, le Hartmannswillerkopf. Peut-être pour le rendre plus sympathique, après la guerre, on l'appellera « Le Vieil Armand ».
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 11 Juil 2018 - 10:37

 Merci Lang pour ce document sur le "Vieil Armand". Dans les JMO du 35, pour le moment, il n'est pas
 rapporté sous cette dénomination, mais bien , parfois sous HWK .


 D'autre part, j'ai été amené à commettre une petite erreur en date du 11 juillet 1918, sur le 1er groupe.
 En effet, il a été écrit deux fois le 10 juillet.
 Donc, je reviens au 11 juillet pour le 1er groupe, et le 2e, plus complet à cette date, passera à la place du 3e.


 Journal du 1er groupe

11 juillet 1918 " Journée calme. L' ennemi déclenche un tir assez violent sur l'Hilsenfirst, accompagné d'un tir
                      de neutralisation, peu nourri, sur la crête Lauchenkopf  - Schnepfenried.
                      L'infanterie demande le barrage à 3h10. Le barrage est déclenché aussitôt P.O Bigeur.
                      Il est suivi d'un tir de C.P du 155 C. Une 2e reprise de barrage est déclenchée vers 9h35.
                      L'ennemi est sorti de ses tranchées à 9h30, mais il n'a pu aborder les lignes américaines.
                      Tout redevient calme à 9h50. Journée calme."


               Heureusement que la journée est calme, sinon.....


12 juillet 1918 " Journée marquée seulement par quelques tirs ennemis sur l'Hilsenfirst, auxquels riposte
                       la pièce de 240 T."
13 juillet 1918 " L'ennemi continue à faire des tirs de ses mortiers de tranchée sur l'Hilsenfirst.
                       Des tirs préventifs de C.P sont déclenchés à 21h30, 22h30, et 23h.
                       L'ennemi n'attaque pas.
                       Le lieutenant-colonel Chanson, cdt l'AD22, communique la lettre de félicitations suivante,
                       adressée par le général cdt la 35e R.I US."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 11 Juil 2018 - 10:40

Journal du 2e groupe

12 juillet 1918 " La Bie Wallut (6e) se déplace dans la nuit du 11 au 12, elle vient occuper la
position B 278 (x= 53.680 y= 115.640), pour participer à un tir de destruction
d'organisation ennemi de l'HWK.
De 19h à 20h30, tir de destruction d'organisation ennemi de l'HWK, par concentration
de feux. Y participent les batteries de tout le groupement B, la batterie Wallut, et la
batterie Bousquet (65 de montagne).
Réaction de l'ennemi très faible.
13 juillet 1918 " Le groupe exécute quelques tirs de harcèlement sur la Croix Zimmermann et
vallée Wuenheim."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mer 11 Juil 2018 - 17:44

12 juillet 1918 " Journée marquée seulement par quelques tirs ennemis sur l'Hilsenfirst, auxquels riposte
                      la pièce de 240 T."

Redoutable ce mortier de tranchées de 240 mm : profondeur de l'impact 1,5 à 3 mètres.




Nota : éléments donnés sous réserve de contrôle par Briselance.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 15 Juil 2018 - 12:22

.

Journal du 1er groupe

14 juillet 1918 " Journée calme dans l'ensemble. L'ennemi persiste à tirer sur l'Hilsenfirst avec ses minenwerfer.
Des ripostes sont faites sous forme de tir de contre-préparation, d'un durée de 3 minutes, à 17h45.
Un nouveau tir de 155 C, Modèle 1890, est exécuté à 21h. Puis, dans la nuit, tirs de harcèlement
par la 2e batterie."
15 juillet 1918 " A 3h30, tir de C.P sur l'Hilsenfirst. Les MW* ennemis montrent une activité qui inquiète l'infanterie
américaine. A 13h40, le bataillon" De Galbut" annonce que le tir ennemi s'exécute dans nos fils de fer.
Un tir de C.P est demandé pour 14h. Mais à 13h50, l'infanterie demande le barrage, disant que
l'ennemi est en train de couper ses propres fils de fer.
Après le barrage, une reprise de C.P est exécutée à 14h, puis à 14h15.
Puis tout rentre dans le calme."
16 juillet 1918 " Nuit calme. Tir de destruction par la 24e Bie du 111e sur une batterie ennemie, des explosions sont
remarquées."
17 juillet 1918 " Même situation. Journée et nuit calmes."

*MW pour Minenwerfer


Journal du 2e groupe

14, 15, 16 juillet 1918 " Quelques tirs de harcèlement sur la Croix Zimmermann et vallée Wuenheim."
17 juillet 1918 " Tir à obus spéciaux sur les batteries du groupement Noneubruck 84.05 et 83.05 (la 4e y participe)."

.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 15 Juil 2018 - 17:10

"Les MW* ennemis montrent une activité qui inquiète l'infanterie
américaine."


A propos des troupes américaines :

14 juillet 1918 défilé de troupes américaines au Mans



Affiche de propagande aux Etats Unis pour récolter des fonds.




et une illustration du "Petit Journal" du mois de juillet 1918 :

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 18 Juil 2018 - 10:08

.

Journal du 1er groupe

18 juillet 1918 " Même situation. Journée calme."
19 juillet 1918 " Déplacement de une section de la 1ère Bie et une de la 8e batterie, et renforcement au moyen
de deux batteries de 65 de montagne, en vue d'un coup de main sur Landersbach."
20 juillet 1918 " A 4h, un tir de destruction est exécuté sur les tranchées allemandes, entre Sondernach et Landersbach.
Encagement et neutralisation par le 65 et le 75.
L'infanterie américaine se porte à l'assaut des tranchées ennemies à 4h15, fouille le village de
Landersbach, et ramène cinq prisonniers. Pendant le coup de main, tir de diversion à obus spéciaux, sur
les routes et pistes conduisant à l'Hilsenfirst."


Journal du 3e groupe

18 juillet 1918 ' Le s/lt de Boishamon à Hennequin."


NB. On voit ici dans ce secteur, l'importance des troupes américaines, alors qu'elles sont également fortement
sollicitées dans la deuxième Bataille de la Marne qui débute ce 18 juillet à Villers-Cotterêts (Aisne).
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Ven 20 Juil 2018 - 20:25

.

Encore une fois, merci à notre ami Lang pour ces illustrations.


  Journal du 1er groupe

21 juillet 1918 " Aucune réaction ennemie, sauf quelques tirs d'AT * sur Sondernach.
                      Journée et nuit calmes. Le s/lt Tisné-Larribat est classé à l'EM du groupe."
22 juillet 1918 " Même position. Même mission."
23 juillet 1918 " Même situation. Journée et nuit calmes."


 Journal du 2e groupe

22 juillet 1918 " De 2h15 à 3h15, l'artillerie ennemie exécute un tir sur le secteur de la Colardelle.
                      Le groupe n'intervient pas, quelques minens tirent sur le secteur des Dames."


       * AT; artillerie de tranchée
       NB. S'il n'y a pas toutes les dates, pour le 2e , par exemple, c'est qu'elles ne sont pas reportées.
             On peut penser qu'il n'y a rien de spécial.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Ven 20 Juil 2018 - 21:16

Quelques tirs d'AT sur Sondernach...
Un secteur "calme"...

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Lun 23 Juil 2018 - 23:40

.

     Journal du 1er groupe

24 juillet 1918 " Même position. Même mission."
25 juillet 1918 " Journée et nuit calmes."
26 juillet 1918 " Journée et nuit calme. Pas de tir."


    Journal du 3e groupe

25 juillet 1918 " Le capitaine Lacassin rentre de permission. S/lt Cuer à Hennequin."
26 juillet 1918 " Etablissement d'un programme d'instruction, pour les officiers et le aspirants.
                       1/ exercices préparatoires à la guerre de mouvement
                       2/ exercices de préparation de tir et réglages percutants, de précision, avec occupation
                           réelle de position
                        3/ exercices de liaison avion et artillerie
                        4/ exercices de réglages par S R O T * (corps fusants hauts)


     * S R O T ; Section Repérage par Observation Terrestre  (flammes , lueurs, fumées), mais aussi;
        S R S ; Section Repérage par Son.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mar 24 Juil 2018 - 12:48

Tout cela semble bien calme.
Alors on peut s'intéresser "bravement" aux SROT et SRS...


SROT : Sections de Recherche par Observations terrestres.



Le procédé choisi est celui des recoupements de directions.
Il consiste à établir plusieurs observatoires, au nombre de trois ou quatre, à partir desquels la direction d’un phénomène est déterminée par rapport à un repère commun.
Un poste central situé à l’arrière recueille les directions envoyées par chaque "repéreur".
Sur une planchette d’objectifs à grande échelle sont reportées les positions des observatoires et le repère commun, les directions sont matérialisées pour obtenir une intersection ou un chapeau qui n’est autre que la position de la batterie repérée.
L’emplacement des observatoires doit être choisi avec le plus grand soin : le manuel élémentaire du Chef de section SROT, édité en 1917 par le SGA (Service Géographique de l’Armée) assigne à une section à trois postes la surveillance d’une portion de terrain de trois kilomètres (front actif) à dix kilomètres de largeur (front peu actif), l’éloignement entre deux postes est d’au moins deux mille cinq cents mètres mais doit quand même permettre d’observer la même zone. De plus, bien qu’étant au plus près des ennemies pour garantir la précision suffisante, les repéreurs doivent aussi assurer la permanence de leur travail et de leur liaison avec l’arrière. Il est donc délicat de trouver l’emplacement idéal qui conjugue possibilité de camouflage et vue étendue de la zone ennemie.

Le repérage par le son : les SRS



Le principe de base du repérage au son est d’une simplicité ingénieuse : il s’agit de déterminer la position de l’origine d’un ébranlement sonore, causé par le tir d’un canon, par la comparaison d’arrivée de celui-ci sur divers capteurs.
Pour ce faire, plusieurs postes d’écoute sont installés en une position géographique soigneusement déterminée. Il reste ainsi à mesurer précisément les différences de temps, et donc les distances, entre ces postes et la source de l’ébranlement sonore : cette dernière est ensuite située sur une carte à l’intersection des hyperboles ayant ces postes ou ces bases pour segments focaux.

(Informations à partir de : http://basart.artillerie.asso.fr/index.php)
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Sam 28 Juil 2018 - 9:32

.
Grand merci, Lang, pour ces illustrations et ces explications. Cela met bien en valeur tous ces écrits.
Nous continuons l'hommage à ceux qui ont combattu pour que la France reste la France.


Journal du 1er groupe

27 juillet 1918 " Rien à signaler".
28 juillet 1918 " Idem."
29 juillet 1918 " Matinée calme. Dans l'après-midi, activité de bombes dans la région du kiosque."


Journal du 3e groupe

29 juillet 1918 "Reconnaissance d'observatoires, pouvant servir à la défense de la position de résistance.
(ligne bleue).
A la 9e batterie, le lieutenant Richard rentre du cours de tir et reprend le commandement
de la batterie."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Sam 28 Juil 2018 - 19:14

C'est vraiment le grand calme.

Alors profitons-en, ce 28 juillet, pour ouvrir un journal : LES ANNALES du 28 juillet 1918.

Une première page pour accrocher le lecteur avec nos amis Tchéco-slovaques...



Quelques photos "choc" avec nos délégations parties en Angleterre...



Et bien entendu un peu de publicité avec du savon pour maigrir, un procédé pour développer la poitrine sans implants et la rosée bordelaise pour remplacer le vin ...

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Message par BriseLance13 le Lun 30 Juil 2018 - 10:45

.

Poitrine; déjà des charlatans, à cette époque, avaient pignon sur rue.
J'aime mieux lire l'amitié avec les tchèques et les slovaques.



Journal du 1er groupe

30 juillet 1918 " Rien à signaler dans la journée. A 23h55, l'ennemi déclenche un tir violent, d'artillerie dans la région
de l'Hilsenfirst, Langenfeld, Vallée de la Fecht."
31 juillet 1918 " Et un tir d'arrosage par obus explosifs et obus toxiques, sur les batteries de 75 de l' A.C.D / 35 US.
A 0h01m, l'infanterie lance une fusée à 3 feux, de l'Epaulette.
La 8e batterie aperçoit une autre fusée de barrage vers l'Hilsenfirst.
Le barrage est déclenché immédiatement, les batteries étant déjà alertées par le bombardement.
Les communications téléphoniques étant coupées, l'infanterie ne peut donner aucun renseignement.
A 0h11m, nouvelle fusée de barrage, lancée dans la même région et reprise du barrage.
Le secteur redevient calme à 0h40m.
Consommation totale: 1903 obus explosifs."


Journal du 3e groupe

30 juillet 1918 " Reconnaissance de position pour un groupe de renforcement de 75, pour la défense de la ligne bleue."
31 juillet 1918 " Reconnaissance d'un observatoire pour le groupe (Bois Brennay)."




ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


HOCHET Joseph Marie né le 14 octobre 1886 à Plumieux (Côtes-du-Nord), maladie contractée pendant le service,
mort le 11 juillet 1918 à l'Ambulance de Bussang (Vosges)


NICOU Eugène Jean Henri né le 15 octobre 1887 à Les Essarts (Vendée) mort le 8 juillet 1918


LUNVEN Henri né le 23 juin 1895 à Vannes (Morbihan) sous-lieutenant, matricule A-119875, blessé le 27 mai 1918
au Chemin des Dames, fait prisonnier et mort au lazaret de Rastadt (Allemagne) le 5 juillet 1918


RETAILLEAU Louis Pierre né le 15 août 1893 à La Boupère (Vendée) maladie en service (tuberculose pulmonaire)
mort le 12 juillet &918

.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Lun 30 Juil 2018 - 12:14

"La 8e batterie aperçoit une autre fusée de barrage vers l'Hilsenfirst.
Le barrage est déclenché immédiatement, les batteries étant déjà alertées par le bombardement
.
Les communications téléphoniques étant coupées, l'infanterie ne peut donner aucun renseignement...
"


Au fait, quels étaient les moyens de communications en 1914 - 1918 ?



(Poste de téléphone des tranchées (site voyageurs-du-temps.fr)

« Les moyens techniques de communication au début de la guerre étaient encore la signalisation optique, par fanions et héliographes, systèmes totalement dépendants de la météo et de l’évolution des opérations.
Le télégraphe et le téléphone étaient longs à établir et demandaient aux interlocuteurs de parler chacun à leur tour : la cacophonie était reine. Le réseau était très fragile. L’isolation des fils n’était pas bonne, et les fils se rompaient facilement. Les liaisons aériennes, bien que dépendantes des conditions météorologiques, allaient jouer un rôle important : - l’avion était un puissant agent de liaison pour le renseignement sur la situation et les mouvements de l’infanterie en éclairant sa marche et en signalant l’attitude de l’ennemi. Il indiquait aussi des objectifs à l’artillerie en observant les tirs. Il faisait des reconnaissances pour le compte du commandement. Il transmettait éventuellement aux unités des ordres du commandement par un signal convenu d’avance. - le ballon, maintenu loin de l’artillerie ennemie, jouait aussi un rôle d’observation.

Les unités et services de transmission :
En 1913, la télégraphie militaire française sans fil était confiée du 8ème Régiment du génie. Dès le début de la guerre, il assurait les communications entre les différentes armes placées en 1ère ligne.
En première ligne, sur le front, il s’agissait de réaliser un important réseau filaire pour assurer les communications téléphoniques et télégraphiques entre le haut commandement et les premières lignes. Des milliers de kilomètres de lignes ont ainsi été posés et réparés à travers les tranchées, souvent au prix du sang. L’action des sapeurs-télégraphistes, tireurs de lignes, radio ou chiffreurs, regroupés principalement au sein du 8ème Régiment du génie, a été héroïque tout au long de cette guerre 1914- 1918. Les pertes de ce régiment sont de 1500 tués à l’ennemi et de 6000 blessés : 1500 citations individuelles ont été décernées. Le 8ème Régiment de transmissions d’aujourd’hui est l’héritier du 8ème Régiment du génie. Il est implanté près de Paris, au Mont Valérien.

Le service de télégraphie de deuxième ligne était un service militarisé formé d’agents des P.T.T. connu sous le vocable de “La Bleue”. Il assurait le service télégraphique et téléphonique de l’arrière. Il maintenait la liaison entre le front et le reste du pays.
Le service d’écoute et de radiogoniométrie et la section du chiffre s’employaient à intercepter et déchiffrer les messages de l’ennemi et à déterminer la position et les mouvements de ses troupes.
Les agents de liaison étaient les hommes qui assuraient la liaison au péril de leur vie lorsque les autres moyens de communication étaient coupés.
Les pigeons voyageurs et les chiens de liaison furent un moyen de communication modeste mais efficace. »
(site ANATC)



(Lignes de télégraphie militaire de campagne (site voyageurs-du-temps.fr)
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Message par tailliez le Mar 31 Juil 2018 - 14:46

Lang, très complémentaire une fois de plus.
J'imagine les gars du 8ème génie par tous les temps, souvent sous la mitraille en train de réparer les lignes sachant qu'ils devront recommencer encore et encore...et que très probablement il y aura une fois de trop, celle dont on ne reviens pas...
On ne peut pas vivre sans arrêt dans le passé, mais vivre dans le présent sans avoir a l'esprit tout ça de temps à autre, sans  comprendre que l'on est finalement des privilégiés, ne peut engendrer que le nombrilisme.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 1 Aoû 2018 - 14:51

.

Grand merci à notre ami Lang pour tous ces détails sur les moyens de communication, tellement importants dans ces
circonstances. On en a économisé les chevaux. Par contre, pas tellement les hommes , puisqu'il fallait installer tout ce
dispositif.
Bel hommage ici, au 8e Régiment du Génie.


   Journal du 1er groupe
1 août 1918 " On apprend que l'ennemi a complètement échoué dans son coup de main, qu'il n'a fait aucun prisonnier,
                   et qu'il a laissé un tué dans notre tranchée."
2 août 1918 " Journée calme, nuit calme."
3 août 1918 " Journée calme. A 21 heures, l'infanterie demande le barrage devant Remspach, aucun tir de barrage
                   n'étant prévu en ce point, un tir est organisé immédiatement et déclenché à 21h15, par les 2 batteries
                   de montagne, et la 8e batterie du 35e.
                   Le calme revient, nous apprenons que l'ennemi a attaqué, sans résultat, un petit poste américain."
4 août 1918 " Journée et nuit calme."


  Journal du 3e groupe
1 août 1918 " Entrée en vigueur du nouveau plan d'emploi, à 18 heures. Barrages.
                   6e batterie (4 p); 43.40 à 41.34
                   batterie du 2e R.A.M ; 41.34 à 39.28, + 4 p de 90; 41.34 à 39.28, sur Judenhut.


                   9e batterie (2 p); 53.19 à 56.19   2 p de 95; 53.19 à 56.19
                   9e batterie (2 p); 57.12 à 59.14  
                   4e batterie (2 p); 54.06 à 55.09
                   7e batterie (2 p); 55.09 à 57.12    2 p de 95; 57.12 à 55.18
                   4 p de 65; 54.68 à 56.00, sur Sordel


                   C.P zone à l'Est des barrages      S/lt Malval à Hennequin."
2, 3, 4 août 1918 " Tirs d'instruction."
                 
      NB. Les (2 p) indiquent le nombre de pièces (canons) On peut penser qu'il y ait encore des tirs d'instruction,
             nécessaires pour d'éventuelles nouvelles recrues .
             Quant à Remspach, ce lieu se trouve sur la pente Sud Est de l'Hilsenfirst, à l'Ouest de Linthal.


.


Dernière édition par BriseLance13 le Jeu 2 Aoû 2018 - 0:32, édité 1 fois
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 1 Aoû 2018 - 14:56

.

  Voici deux lettres, provenant du chef de corps du 138e Régiment d'Infanterie des Etats-Unis.
  Elles sont insérées dans les JMO du 35e Régiment d'Artillerie de Campagne.
  Ce sont des félicitations pour les artilleurs de la 3e batterie (1er groupe) commandée par le capitaine Chalumeau.
 

Pour rire, un peu, beau nom pour allumer l'ennemi. Le JMO, ne dit pas si on lui a fait cette remarque, reste à savoir si
l'appareil de soudure était déjà inventé en 1918 ?? Mais restons sérieux.


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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mer 1 Aoû 2018 - 19:35

Contribution sous toutes réserves : il existe un hameau de Remspach du côté de Linthal.
Mais je n'ai pas le tracé exact de la ligne de front dans cette région...



NB : Le chalumeau est une invention française créée entre 1895 et 1910 par Henry Le Chatelier (polytechnicien et chimiste), Edmond Fouché (ingénieur) et Charles Picard (ingénieur chimiste).
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 2 Aoû 2018 - 0:38

Remspach : Merci Lnag pour ton intervention et pour la carte...

Tu m'as devancé, je venais de retrouver le village voire le hameau, j'ai rectifié dans le précédent post.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Jeu 2 Aoû 2018 - 13:04

Le nom du capitaine Chalumeau était aussi prédestiné pour " allumer " les Boches que celui du Colonel Mc Mahon pour faire une carrière politique après la guerre ( comme le nôtre ).
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 5 Aoû 2018 - 10:45

.

Journal du 1er groupe
5 août 1918 " Journée et nuit calmes."
6 août 1918 " Journée et nuit calmes."
7 août 1918 " Journée calme."
8 août 1918 " Journée et nuit calmes."


  Journal du 3e groupe
5 août 1918 " Reconnaissance d'observatoires (Eperon, Martin, Rogelet, 73, R54, Ruines de Freundstein,
                    Kohlsberg on Hoff (?), R46, Bridoux, Discornes), pour la défense de la position de résistance."
6 au 23 août 1918 " Rien à signaler, à part des recherches de positions de renforcement ou de repli.
                             Ligne de repli; bretelle de Moosch. Positions dans la région, à l'Ouest de Moosch , jusqu'à 
                             Oderen et  (?)    .  S/lt Cuer passe à l'EM III/35."








Petit rajout d'après le JMO de la 9e batterie


    Journal de la 9e batterie
5 août 1918 " Bombardement par obus de 15, 11 heures à 18 heures, sur la route de Willer et lisière du bois, 
                    500 mètres Est de la batterie."
6 août 1918 " Reconnaissance de position de repli par le lieutenant Court, vers Mitzach."
7 août 1918 " Reconnaissance de position de repli, aux environs de la Côte 998, par le lieutenant Cuer.
                    Reçu du P.A.D 1152 obus à balles."
                   
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 5 Aoû 2018 - 16:59

"...Reçu du P.A.D 1152 obus à balles."

Les obus à balles constituaient en 1914 les munitions principales de l'artillerie de campagne. Destinés à exploser au-dessus des formations ennemies par l'usage d'un mécanisme de mise à feu spécifique (fusée à temps) , ils dispersaient une gerbe mortelle de fragments et de balles tout en produisant un nuage de fumée qui permettait aux artilleurs de régler leur tir.
On distinguait principalement en 1914 deux types d'obus à balles : les obus à mitraille, et les obus à charge arrière, plus modernes.
La plupart de ces munitions et leurs fusées (à temps) associées avaient quasiment disparu des champs de bataille à la fin du conflit. Elles furent remplacées par des obus explosifs avec fusée instantanée, plus simples à fabriquer, ne nécessitant pas de réglage par des canonniers de moins en moins expérimentés, et bien plus efficaces en particulier contre des troupes faiblement retranchées.

Les obus à mitraille équipaient encore les vieux canons de Bange de 80, 90, 95, 120 et 155 mm en 1916.
Composés d'un épais culot en acier dans lequel des logements de balles ont été usinés, sur lequel reposait un empilage de galettes alvéolées en fonte et fragilisées pour une meilleure fragmentation, et de billes en plomb, surmonté d'une tête-ogive creuse comprenant la charge explosive reliée à la fusée, le tout était serti dans une enveloppe en acier de fine épaisseur, embouti.


Le choc du départ fragmentait les plateaux de fonte, et l'explosion en plein vol de la charge d'ogive disloquait la fine enveloppe, dispersant les fins morceaux de fonte et les balles en plomb dans toutes les directions, mais en faible nombre, avec une vitesse relativement faible et un nuage d'éclatement peu visible. Seule la bonne compacité de l'ensemble était un avantage et faisait aussi de ce projectile une arme convenable par sa simple inertie pour la destruction d'abris non renforcés.

Les obus à charge arrière agissaient comme de véritables canons volants. La même organisation générale avait été adoptée par tous les belligérants. Par exemple, dans le cas de l'obus à balles du canon Français de 75 (7.240 kg), le corps d'obus était réalisé en une seule pièce d'acier embouti, cylindrique. Sa base comportait des parois plus épaisses pour accueillir la chambre à poudre arrière dans le culot (100 g de poudre noire).


Cette chambre était fermée par un diaphragme inférieur en acier, au dessus duquel étaient placées les 250 balles en plomb durci à l'antimoine, prisonnières d'une résine spéciale (colophane) pour une bonne fixité. Un diaphragme supérieur en acier fermait le cylindre, sur lequel était vissée l'ogive portant la fusée. Un tube en acier doux traversait l'obus de part en part suivant son axe, mettant en communication la queue de la fusée (par une sorte d'entonnoir appelée 'Tulipe') et la chambre à poudre du culot.
Lorsque la fusée commandait, en plein vol, l'explosion de l'obus, le tube central communiquait l'impulsion à la charge arrière qui, explosant, faisait sauter l'ogive, et poussait violemment sur le diaphragme, propulsant les balles vers l'avant, avec une vitesse supérieure à celle de l'obus. La gerbe de balles était donc ellipsoïdale, arrosant une zone de près de 300 m de long sur 25 m de large.
[i]La combustion de la résine au moment de l'explosion de l'obus en vol produisait un nuage bien visible qui permettait aux artilleurs de régler leur tir en pointage et en portée.[/i]


Munition classique de l'artillerie de campagne en 1914 mais peu adaptés à la guerre de positions, les obus à balles furent de plus en plus souvent remplacés par les obus explosifs équipés de fusées spécifiques. Ils disparurent des arsenaux entre les deux guerres mondiales.
(Site passsioncompassion1418)
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 9 Aoû 2018 - 0:54

Nos chers artilleurs du 35e R.A.C savent ils que leur ancien chef de corps (colonel Foch) est maintenant Maréchal ?

Journal du 1er groupe

9 août 1918 " Même situation. A 23h27, bombardement ennemi et rafales de mitrailleuses sur l'Hilsenfirst.
                    A 23h39, le P.O Pelin signale une fusée de barrage, tirée du Bois en Brosse. Le barrage se déclenche
                    immédiatement. A 23h51, sur le vu d'une nouvelle fusée, une seconde reprise de barrage est déclenchée.
                    A 23h58, le P.C Colette signale un violent bombardement par bombes, vers le point 2275.
                    A 00h05, une fusée de barrage est à nouveau lancée et un nouveau tir est exécuté.
                    A 00h40, le secteur est redevenu calme."
10 août 1918 " Même situation. Même mission."
11 août 1918 " Journée calme."
12 août 1918 " Rien à signaler, en dehors d'un bombardement de la 1ère batterie de 16h30 à 20h, par 300 à 400 coups
                     de 77 allongés ou 105.  Pas de dégât." 


  En cherchant un peu plus dans les JMO du 35e R.A.C, on y trouve un fait un peu particulier.
  C'est dans celui de la 7e batterie (3e groupe). Le voici

    Journal de la 7e batterie
11 août 1918 " Concours hippique de la Division à Wesserling".
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 9 Aoû 2018 - 17:36

11 août 1918 " Concours hippique de la Division à Wesserling".


(You Tube)

Remarque : non, il ne s'agit pas du concours hippique (je n'ai rien trouvé). C'est la revue des troupes américaines au moment de leur installation dans le secteur de Wesserling entre le 20 et le 26 juillet 1918. Mais le concours hippique a peut-être eu lieu au même endroit quinze jours plus tard...
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par Alain G le Jeu 9 Aoû 2018 - 22:18

merci pour cette rubrique
amitiés
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Lun 13 Aoû 2018 - 12:53

Journal du 1er groupe

13 août 1918 " Journée calme. A 20h38, le chef du Bataillon Colette demande le barrage. Le tir est immédiatement
                     déclenché. Une enquête faite ultérieurement, a fait connaître que cette demande de barrage est en 
                     réalité une méprise, résultant de la non compréhension d'un téléphoniste américain et d'un téléphoniste
                     français. L' ennemi, inquiété par ce tir de barrage, lance des fusées de teinte rouge orangé, qui sont 
                     prises par les guetteurs des batteries, pour des fusées françaises, ce qui entraîne le déclenchement du
                     barrage sur tout le front de l'Hilsenfirst.
                     Renseignement pris, le capitaine Chalumeau  donne l'ordre de cesser le feu, malgré les fusées.
                     Le tir français est, d'ailleurs, suivi d'un assez violent bombardement ennemi sur tout le Front."
14 août 1918 " Journée calme. A 18h50, un réglage ennemi, par coups fusants hauts, est exécuté au dessus de la région
                     Lauchen-Kopf, Camp Larchey. 
                     Une douzaine d'obus à balles sont tirés. Ce tir est suivi d'un tir violent, à obus explosifs percutants, sur 
                     la 3e batterie."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Lun 13 Aoû 2018 - 13:29

Tiens revoila le capitaine Chalumeau ( quelle tête de lard ce Dupré ).
C’est très bien. Je suis monté en ligne ce matin au poste d’observation. Tout est calme. Le capitaine Chalumeau m’a dit qu’il me désignerait bientôt pour aller suivre un cours d’officier à Fontainebleau. J’ai refusé. Le capitaine s’est fâché. Vous avez déjà refusé une fois. C’est bien. Mais maintenant, je vous désigne, vous êtes apte à faire un officier ». Dupré écrit encore :  » Non je ne veux pas quitter mes camarades. Je suis bien comme je suis. Ah! Là là! Quelle barbe! Je lui en veux au capitaine Chalumeau, Je ne veux pas quitter la batterie. Alors si je vais à Fontainebleau et que je suis officier, je changerai de régiment? Ah non! J’ai le cafard. Ça va très mal ».
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par REV le Lun 13 Aoû 2018 - 17:36

"cette demande de barrage est en
                    réalité une méprise, résultant de la non compréhension d'un téléphoniste américain et d'un téléphoniste
                    français. L' ennemi, inquiété par ce tir de barrage, lance des fusées de teinte rouge orangé, qui sont
                    prises par les guetteurs des batteries, pour des fusées françaises, ce qui entraîne le déclenchement du
                    barrage sur tout le front de l'Hilsenfirst
."
Si j'en crois tailliez, Dupré est guetteur de batterie !
Je crois bien avoir trouvé sa trace...
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Message par BriseLance13 le Jeu 16 Aoû 2018 - 0:57

.

  Journal du 1er groupe

15 août 1918 " Journée et nuit calmes. Un message, capté par un poste téléphonique français, semble indiquer
                      que l'ennemi prépare un tir important, par mortiers de tranchée.
                      Quelques obus ennemis vers la 1ère batterie."
16 août 1918 " Journée et nuit calmes."
17 août 1918 " Même situation. L' aspirant Perricoud est classé à la 3e batterie."
18 août 1918 " Même situation. Journée et nuit calmes."


   Journal de la 1ère C.R du 35e R.A.C

Resumé: La 1ère Colonne de Ravitaillement entre en Alsace par le Col d'Oderen et prends son cantonnement
              dans le village de Krüth. L'unité est logée dans les baraquements du Camp Lamirault, au nord du village.
              Elle est au service du 1er groupe, dans le secteur de l'Hilsenfirst.


   Journal de la 1ère batterie (3e groupe)

16 août 1918 " Tir d'instruction avec une pièce de la position 4187 sur la carrière 9294, en O.E fusants et O.B 150. E
                       90. B."
17 août 1918 " R.a.S."
18 août 1918 " Arrivée à la batterie de l'aspirant Le Duigou.
                      A 16h, réglage en O.E fusants sur l'observatoire Ablas, 15 O.E."
.
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Message par LANG le Jeu 16 Aoû 2018 - 11:46

"La 1ère Colonne de Ravitaillement entre en Alsace par le Col d'Oderen et prends son cantonnement dans le village de Krüth."

Krüth, un village où parfois il y a du passage...

Son église et ses militaires.



Le général Pershing est venu y faire une petite visite, mais je n'ai pas la date.

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Message par BriseLance13 le Sam 18 Aoû 2018 - 9:22

.
Le petit village de Kruth a du être très honoré de cette visite. Pensez donc, un grand général américain dans nos murs.
Cela démontre bien le fabuleux renfort que les Etats-unis nous ont apporté.
Merci Lang pour ces recherches.


Journal du 1er groupe


19 août 1918 " Même situation. Mêmes missions. Journée calme."
20 août 1918 " Même situation. Journée calme."
21 août 1918 " Sans changement. Nuit et journée calmes."
22 août 1918 " Journée calme. A 20h52, l'Infanterie américaine du s/secteur D demande un barrage spécial sur la ligne
25.77 - 27.77. Un tir de 36 coups est exécuté sur cet endroit par la 8e batterie.
A 21h50, un nouveau tir est demandé sur la ligne 30.77 - 33.73, dans la même région nord de la Lauch.
Renseignements pris, ce serait des M.W légers qui, de cet emplacement, tireraient sur nos tranchées.
Un tir de 60 coups est exécuté par la 8e batterie du 2e de Montagne, par rafales violentes, de neutralisation,
pendant deux heures."


Journal du 2e groupe


20 août 1918 " De 3h à 5h, violent bombardement ennemi sur l'Hartmannswillerkopf, suivi d'un coup de main sur le
G.C Escolières (cer 71.68)."
21 août 1918 " Violent bombardement ennemi sur les arrières, notamment sur le Camp Wagram, en cer 37.73, de 23h à 4h."
22 août 1918 " Violent bombardement ennemi sur les arrières."

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Message par LANG le Sam 18 Aoû 2018 - 10:14

"Renseignements pris, ce serait des M.W légers qui, de cet emplacement, tireraient sur nos tranchées."

Minen Werfer léger
Calibre 91 mm, portée 75 à 450 mètres.




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Message par BriseLance13 le Jeu 23 Aoû 2018 - 10:52

.

   Journal du 1er groupe


23 août 1918 " Même situation. Même mission. Reconnaissance du secteur par le colonel Clemm*, cdt le
                     129e Régt d'Art américain, qui doit relever, sur ses positions et dans ses missions, les batteries
                     du 1/35. Le personnel de reconnaissance est acheminé vers les batteries et reste sur les positions."
24 août 1918 " Reconnaissance par les officiers du 129th F.A.R*, des P.O et positions de batteries.
                     Le soir, relève de; une section de la 1ère Bie, par une section de la batterie B,
                                                d'une section de la 2e Bie par une de la Batt E,
                                                d'une section de la 3e Bie par une de la Batt F.
                    Les sections relevées se rendent aux positions réservées de combat.
                    La 1ère Bie vers (?)     , 2 km à l'ouest de la Ferme Haninbuinin (?)
                    La 2e Bie vers  (?)         1 km à l'ouest du même point."


   Journal du 2e groupe


23 août 1918 " Tirs par projecteurs américains sur le sommet de l'Hartmannwillerskopf, à 22h30, suivi d'une
                     concentration par l'artillerie de l'ASSB, de 22h35 à 22h45."
24 août 1918 " Incursion dans les lignes ennemies par une compagnie du 19eR.I, faite à 3h30.
                     Cette dernière n'a donné aucun résultat."


  Journal du 3e groupe


24 août 1918 " L'ennemi fait un harcèlement violent sur le secteur (Goldbach, Neuhausen)."
25 août 1918 " Violents harcèlements ennemis sur tout le secteur, et même entre Willer, Moosch et Malmerspach."



    * 129th F.A.R: Field Artillery Régiment, dont le chef de corps est le colonel Karl Klemm.
       Et ce régiment combattant au côté du 35e R.A.C, est une unité de la 35ème Division d'Infanterie  U.S.
       Il est à noter qu'un capitaine de ce régiment, commande la batterie D, et se nomme Harry Truman, lequel
       succédera à Roosevelt en avril 1945, président des Etats-Unis.

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Message par LANG le Jeu 23 Aoû 2018 - 12:09

"24 août 1918 " Incursion dans les lignes ennemies par une compagnie du 19eR.I, faite à 3h30."

Le 19e R.I.
Le 19e régiment d'infanterie est un régiment créé sous la Révolution à partir du régiment de Flandre, un régiment français d'Ancien Régime créé en 1597 sous le nom de régiment de Lesdiguières.
Courant 1918, il fut dirigé sur l'Alsace et occupa pendant trois mois (juin-août 1918) le secteur de l'Hartmannswillerkopf. C'est à la fin de cette courte période qu'une de ses compagnies effectua le coup de main du 24 aout.
Par la suite, il fut engagé du côté de l'Aisne et de la Meuse.

Il fut le dernier régiment à prendre connaissance de l'armistice, et un représentant du régiment jusqu'en 1998 eut l'honneur de raviver la flamme du soldat inconnu le 11 novembre.

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Message par BriseLance13 le Ven 24 Aoû 2018 - 0:29

.

Carte des positions des Divisions et Corps d'Armée alliés et allemands à la date du 21 août 1918




On y voit nettement la 22e D.I, dans laquelle opère notre 35, mais aussi et surtout, la 35ème D. I américaine, proche des régiments français; 35e. R.A.C, 19e R.I



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Message par BriseLance13 le Sam 25 Aoû 2018 - 19:20

.

Merci Lang, pour ce petit complément sur le 19e R.I.
Mais, au sein de la 22ème Division d'Infanterie (XIème C.A), il y avait également trois autres régiments de fantassins.
Le 118e, le 116e et le 62e étaient les frères d'arme du 35, mais aussi un escadron du 2e Régiment de Chasseurs,
et une compagnie du 6e Régiment du Génie.
La 21ème Division, que l'on voit sur la carte précédente, est aussi incluse dans le XIème C.A dont le siège était à Nantes.
Je rappelle que toutes ces unités  viennent de Bretagne.


    Journal du 1er groupe

25 août 1918 " Accrochages et vérification des directions, par les sections américaines, en place.
                     Le soir, relève des deuxièmes sections des 1ère, 2e, 3e Bies. Les sections se rendent sur les positions
                     réservées de combat."
26 août 1918 " Le colonel Clemm prend, à partir de 6 heures,le commandement de l'artillerie de campagne, du secteur
                     de la Fecht. Le major Miles, à la même date, le commandement du sous-groupement C (P.C Gibrat).
                     Le major Jades, celui du s/groupement D (P.C Larchey).
                     Les batteries françaises sont rattachées , provisoirement, au sous- groupement D.
                     Près du colonel Clemm, le chef d'escadron Dressler, reste comme informateur.
                     Près du major Miles, le capitaine Lemariè, près du major Jades, le lieutenant Leblanc.
                     Dans chaque batterie américaine, est détaché un officier français, à titre d'officier informateur."


  Journal du 2e groupe

25 août 1918 " De 20h à 23h, embuscade dans les lignes ennemies, par le 19e R.I.
                     Artillerie alertée, l'embuscade n'a donné aucun résultat."
26 août 1918 " A 20h20, l'ennemi déclenche 1 tir de minen, sur le secteur des Dames.
                    L' ASSB déclenche, à trois reprises, la C.P Sud. Aucune action d'infanterie.
                    1 obus tombe sur la casemate de la 1ère pièce, position B270 = 2 tués."
.
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Message par LANG le Dim 26 Aoû 2018 - 9:22

"Dans chaque batterie américaine, est détaché un officier français, à titre d'officier informateur."

Ce compte-rendu aborde une question intéressante : la formation des unités américaines.
J'ai trouvé un article sur le site de la revue historique des Armées qui laisse à penser que cela n'a pas été évident.

En voici des extraits.

La rivalité franco-américaine : l’instruction des soldats américains en France (1917-1918)
Raphaëlle Autric

En mai 1917, les bases de la coopération franco-américaine sont établies par la signature de l'accord Joffre-Baker. Les Américains refusent l'amalgame de leurs troupes avec les troupes françaises. Tout au long de la préparation de l'armée américaine sur le sol français, Pershing et son état-major vont tenter de se libérer de la tutelle que les Français entendent imposer en matière d'instruction. Le système de jumelage des troupes sera ainsi remplacé progressivement par un système d'écoles dans lesquelles la présence française sera méticuleusement canalisée par les Américains. Pendant et après la guerre, la mission militaire française auprès de l'armée américaine le reconnaîtra difficilement.

L’instructeur français, où plutôt « l’officier informateur US » pour employer une terminologie mieux adaptée, est d’abord choisi par le GQG français…

Beaucoup d’études et de notes paraissent, concernant l’analyse du comportement américain. En mai 1918, une note anonyme est publiée sur « les moyens pratiques d’assurer la liaison avec les Américains ». L’auteur commence par définir les traits saillants du caractère américain. Il possède d’abord un « amour propre national et individuel extrêmement développé », thème extrêmement récurrent. Il évoque ensuite chez le personnage « une tendance générale à croire qu’on va le rouler et une grande sensibilité à certaines marques d’attention, à laquelle [les] Français attachent moins d’importance ».
Trois conclusions s’imposent d’elles-mêmes à l’auteur : il convient de flatter l’amour propre des Américains, de les mettre en confiance et de ne pas manquer une occasion de leur donner certaines marques d’attention.
Pétain, quelques jours plus tôt, avait écrit qu’une « infatigable patience et une grande discrétion, au service d’une absolue volonté d’aboutir finissent par triompher de tous les obstacles » .

La coopération a été la base d’échanges culturels qui ont fait naître une fraternité d’armes dont la solidité ne se démentira pas. Six mois avant l’armistice, une note française qui se risquait encore à projeter pour l’instruction l’accolement des divisions américaines aux unités françaises concluait à propos des soldats d’outre-Atlantique : « Qu’ils soient persuadés par avance, qu’au jour de la victoire commune, nous tiendrons à proclamer que la Victoire est leur œuvre, et la France leur vouera pour toujours son impérissable reconnaissance. »
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Message par BriseLance13 le Lun 27 Aoû 2018 - 10:07

Journal du 1er groupe

27 août 1918 " Même situation. Les Bies françaises exécutent quelques réglages de leur emplacement réservé de
combat et sont en mesure d'appuyer les Bies américaines en prenant, en superposition, les mêmes
missions que les batteries qui les ont relevées."
28 août 1918 " Même mission. Même situation."
29 août 1918 " Sans changement. Même situation. Même mission."


Journal du 2e groupe

27 août 1918 " Calme."
28 août 1918 " L'ennemi fait un tir d' harcèlement sur les arrières, et notamment sur Willer, Moosch, et Malmerspach.
1 cheval tué et 2 blessés, 3 hommes blessés aux échelons de Moosch.
Le capitaine Fischer part en permission."
29 août 1918 " Calme. Le capitaine Dourver commandant, provisoirement le II/35, reçoit l'ordre de préparer la relève,
qui aura lieu dans les nuits du 30 au 31, et du 31 au 1er septembre."

.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Lun 27 Aoû 2018 - 21:08

"Même situation.
Même mission. Même situation.
Sans changement. Même situation. Même mission."
Calme."
"

Il est temps de faire un petit inventaire ?



La bombe de 340, 1,28 m de long...
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 30 Aoû 2018 - 10:12

.

    Journal du 1er groupe

30 août 1918 " Même situation. Reconnaissance de positions de batterie par le commandant Balourdet, cdt le 2e groupe
                     du 15e R.A.C, en vue de la relève du groupe.
                     Pendant la nuit, relève de deux pièces par batterie, sans incident."
31 août 1918 " Passage des consignes et plans de défense. Les officiers du I/35 restés comme informateurs, auprès
                     des unités américaines, sont libérées dans l'après-midi, et remplacés par des officiers du II/15.
                     Le 129th F. A devant être relevé le 1er au soir, il est décidé que les 2e sections des batteries du 15e R.A.C,
                     se rendraient à proximité des batteries du 129th.
                     Le commandant Dressler ayant passé les consignes nécessaires, se rend à Krüth le soir.
                     Le s/lt Seïti reste jusqu'au demain matin. Les 2e sections des Bies du 15e vont prendre position dans la
                     soirée, comme il l'a été décidé. Les 2e sections des Bies du I/35, libérées, redescendent aux échelons,
                     à partir de 20 heures."


  Journal du 2e groupe

30 août 1918 " Idem."
31 août 1918 " Départ de Malmerspach pour Bussang." " La 6e batterie quitte Moosch à 17 heures pour Bussang."


  Journal du 3e groupe
30 août 1918 " Relève des premières sections des batteries, par le 15e R.A.C. Dans la soirée, relève des 2e sections."
31 août 1918 " A 5h30, départ, les échelons font mouvement dans la nuit, de Fellering à Bourbach.
                     Willer et Bitschwiller sont bombardés."



ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


BARAZEUR Louis né le 23 février 1890 à Plougastel (Finistère), mort le 1er août 1918, maladie en service.

LABITTE Léon Auguste canonnier conducteur, matricule A171323, mort le 17 août 1918.

RANNOU Yves Pierre Marie né le 23 décembre 1896 à Gouézec (Finistère) canonnier servant à la 4e batterie, tué dans sa casemate le 26 août 1918 à Pasteley Platz  commune de Bitschwiller (Haut-Rhin)

LE ROY Maurice né le 28 février 1892 à Meslan (Morbihan) canonnier servant, tué dans sa casemate
le 26 août 1918 à Pasteley Platz commune de Bitschwiller  (Haut-Rhin)

BRISSON Clément né le 20 février 1888 à Touvois (Loire-Atlantique) mort le 31 août 1918.

LE TEXIER Mathurin
né le 30 avril 1849 à Pontivy (Morbihan) capitaine aumônier, blessé le 27 mai 1918
au Chemin des Dames, fait prisonnier et mort le 12 août 1918 au lazaret de Rastadt (Allemagne)





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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 30 Aoû 2018 - 13:01

… Les 2e sections des Bies du I/35, libérées, redescendent aux échelons, à partir de 20 heures."…
…A 5h30, départ, les échelons font mouvement dans la nuit…


Cela fait déjà plusieurs fois que je vois passer le terme « ECHELON ». Pour savoir de quoi il s’agit il serait temps de s’intéresser à la composition théorique d’un régiment d’artillerie :

Composition théorique d'un régiment d’artillerie de campagne (RAC), en août 1914.
Il comporte 3 groupes de 3 batteries d’artillerie.
Un groupe de batteries comprend 3 batteries.

La batterie montée de 75 est la batterie traditionnelle de l'artillerie de campagne. Elle est commandée par un capitaine de l'armée d'active.
Sur le pied de guerre, le personnel de la batterie est réparti en 9 pelotons de pièce.
Chaque pièce est commandée par un maréchal-des-logis, assisté de un ou de deux brigadiers :

- les quatre premières pièces attellent chacune un canon de 75 et un caisson, attelés chacun à un avant-train
- la 5° pièce attelle 2 caissons,
- la 6° pièce attelle 3 caissons,
- la 7° pièce attelle 3 caissons,
- la 8° pièce attelle la forge et le chariot de batterie,
- la 9° pièce attelle le train régimentaire qui comprend le chariot-fourragère et 3 fourgons à vivres.

Les 5 premières pièces constituent la batterie de tir, qui est placée sous les ordres du lieutenant de l'armée d'active.

Les 6°, 7° et 8° pièces constituent l'échelon, qui est placé sous les ordres du lieutenant de réserve.

La 9° pièce constitue une partie du train régimentaire. Lorsque cette 9° pièce est réunie à la batterie, elle placée sous les ordres du lieutenant de réserve.

Une batterie seule comprend donc (théoriquement) : 3 officiers, 171 hommes et 168 chevaux, 22 voitures (dont 19 attelées à 6 chevaux et 3 attelées à 2) pour 4 canons.
---------------------------------------------
Et voila pour le terme ECHELON.
En prime une carte postale à la gloire du 75 !

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Ven 31 Aoû 2018 - 9:44

.

Voilà donc un très bon éclairage de la composition d'une batterie de campagne.
Je savais que ce cavalier qu'est notre ami Lang, tomberait dans le " piège " de l'artilleur.


Par cette affiche du 75, on pourrait penser que les Allemands, quelque peu séduits par le charme féminin français,
en arriveraient à souhaiter de se prendre quelques pruneaux sur le coin de la g..., heu, figure.


   Journal du 1er groupe


1 septembre 1918 " A 0h, départ de la colonne de Krüth, et de la première section de chaque batterie.
                            Itinéraire; Col d'Oderen, Ventron, Cornimont. Cantonnement à Cornimont, où la colonne arrive à 5h.
                            Les 2e sections partent à 5h, 5h30, 6h, par colonnes isolées, et gagnent Cornimont par le même
                            itinéraire. Tout le personnel du groupe se trouve rassemblé à Cornimont, à partir de 15h."
2 septembre 1918 " Le groupe embarque à la gare de Cornimont. La 1ère Bie, qui devait commencer son embarquement
                            à 8h15, ne peut accéder à la rame qui lui est désignée, qu'à midi.
                            Départ de la 1ère rame à 15h, 1ère destination; Revigny.
                            Itinéraire; Remiremont, Epinal, Bar-le-Duc, Revigny. Halte repas à Mirecourt à 20h."
3 septembre 1918 " Arrivée à Revigny à 8h. Débarquement en gare de Gigny-au-Bois à 10h.
                            Départ de Gigny-au-Bois à 11h. Itinéraire; Bussy-au-Bois, Arzillières, Neuville sous Arzillières,
                            Cloyes sur Marne, Norrois*. Cantonnement; 1ère C.R à Cloyes, 1ère Bie, 2e Bie, 3e Bie à Norrois.
                            Arrivée de la 2e Bie à 19h, arrivée de la 3e Bie à 21h."
4 septembre 1918 " Repos et installation du cantonnement."


   Journal du 2e groupe


1 septembre 1918 " Bussang"
2 septembre 1918 " Embarquement gare de Bussang."
3 septembre 1918 " Débarquement à Blesmes. Cantonnement à Matignicourt."
4 septembre 1918 " Calme."


   Journal du 3e groupe

1 septembre 1918 " Etaoe jusqu' à Bourbach le Haut par Bitschwiller, route Joffre."
2 septembre 1918 " Départ à 10h pour Mortzwiller par Bourbach le Bas, Sentheim (cantonnement des tchéquo-slovaques)."
3 septembre 1918 " A partir de 1h15, embarquement à Mortzwiller. 7e part à 6h, 6é à 12h, 9e à 4h.
                            Itinéraire; Epinal, Neufchâteau, Bar-le-Duc, Revigny, Vitry le François."
4 septembre 1918 " Débarquement à Vitry le François. Cantonnement E.M au château d'Isle sur Marne,
                            7e, 8e, 9e et C.R à Moncetz l'Abbaye."


   Et voilà, le 35e Régiment d'Artillerie a quitté la Haute Alsace française, après un séjour de plus de deux mois,
   et revient, une nouvelle fois, dans la Marne.
   * Norrois, petite ville au sud de Vitry, y habite un ancien du 35, de mes amis.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Ven 31 Aoû 2018 - 10:23

salut à tous.

Pour les techniciens dans l'Âme, avec un peu de recul ( sans jeu de mot, car lui n'en avait pas ) ci-dessous les liens de la F T du 75.
https://rosalielebel75.franceserv.com/canon-campagne-75.html
https://rosalielebel75.franceserv.com/canon-campagne-75-tir.html
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Ven 31 Aoû 2018 - 21:36

Après le "calme" des Vosges le 35ème retrouve la Marne...

avec là aussi le problème du pouvoir d’achat qui diminue… (déjà, encore !)

L’inflation

« L’augmentation des prix persiste. Le litre de lait qui se vendait dans les villages marnais à 30 centimes en 1915 vaut entre 2 francs et 2,10 F en août 1918. Les œufs, facturés de 3 à 4 sous pièce en 1914 valent désormais plus de 10 sous l’unité et il n’est pas rare que la douzaine soit commercialisée entre 4,50 F et 5 F Le kilo de beurre dont le prix s’élevait au début du conflit à 3,50 F se négocie entre 9,60 F et 10 F.
Les légumes frais deviennent des mets de luxe. Mieux vaut les acheter à la ferme ou chez les maraîchers plutôt que sur les étals des marchés. La pomme de terre s’achète entre 1 et 2 F le kilo. Les carottes qu’on payait 12 centimes le kilo en 1914 ne se vendent plus à moins de 80 centimes. Deux poireaux qu’on payait cinq sous valent désormais au moins 40 centimes et il est bien rare de trouver un chou à moins d’un franc. Le poisson est hors de prix. La viande est rare et chère.
Cette guerre qui n’en finit pas complique les approvisionnements si bien que les produits de première nécessité manquent. Le chocolat est introuvable. L’huile est rare. Sur la devanture des crémiers fromagers, on lit souvent cet écriteau : « Pas de lait, pas de beurre, pas d’œuf ni de fromage. »
L’hectolitre de vin est passé de 15F en 1914 à 80 ou 90F à l’été 18.
»

Dur, dur pour le "kil" de rouge et un oeuf sur le plat...



------------------------------------------
Merci tailiez pour ces sites qui donnent d'excellentes informations sur le 75 mais également sur les composantes de l'Armée de 1914.

Et, comme le dit si bien notre ami Briselance comment ne pas tomber dans le "piège" de l'artilleur !

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mar 4 Sep 2018 - 11:17

.

  Journal du 1er groupe


5 septembre 1918 " Reprise de l'instruction. Manoeuvre de groupe."
6 septembre 1918 " Instruction."
7 septembre 1918 " Instruction, manoeuvres."
8 septembre 1918 " Instruction. Présentation des officiers à Mr le Général cdt le 11e C.A et Mr le Général cdt la 22e D.I."


   Journal du 2e groupe


5 septembre 1918 " Instructions diverses dans le groupe. Le capitaine Fischer est promu, à titre temporaire, chef d'escadron,
                            à compter du 28 août 1918."
6 septembre 1918 " Instruction."
7, 8 septembre 1918 " Idem."


   Journal du 3e groupe


5 septembre 1918 " Général Spire remplace le général Renouard à la Division.
                            Programme d'instruction."
6 septembre 1918 " Manoeuvres de cadres, D.L, batteries attelées, manoeuvres avec l'infanterie."
7, 8 septembre 1918 " Idem."


   Journal de la 9e batterie (3e groupe)


5 septembre 1918 " Repos."
6 septembre 1918 " De 7h30 à 9h30, batterie attelée, reconnaissance de positions."
7 septembre 1918 " De 7h30 à 9h30, batterie attelée, port du masque. Instruction, signalisation. Baignade."
8 septembre 1918 " Matin, manoeuvre de cadres avec le 62e régiment d'infanterie. Batterie attelée, port du masque
                            pendant la manoeuvre. Soins de propreté, pâturage des chevaux."


    NB : Il m'a semblé intéressant d'écrire ces journées de la 9e batterie car, c'est la première fois qu'on y lit des faits
          de soins des soldats. De la baignade oui, on a eu des photos où les artilleurs se baignaient nus, à Berry au Bac,
          dans le canal de l'Aisne.
.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mar 4 Sep 2018 - 19:11

"5 septembre 1918 " Général Spire remplace le général Renouard à la Division."

A propos de ce remplacement, un extrait d'un site breton.
Le 27 mai 1918, reste un traumatisme durable pour les soldats bretons.
Le moral au sein de ce qui reste des trois divisions du 11e CA est ainsi au plus bas.
Le 15 juin, Léon-Antoine Dupré, qui a quitté le 35e RAC pour suivre une formation à l’école d’artillerie de Fontainebleau, reçoit une lettre d’un de ses camarades resté au régiment de Vannes, « une lettre navrante », qu’il relit sans cesse.
« Nous fûmes littéralement écrasés » lui dit son camarade. « On tira jusqu’à la dernière minute, alors que les Boches n’étaient plus qu’à deux cent mètres de la position et qu’il n’y avait plus de fantassin devant nous [...]. Ce fut terrible et je me demande comment j’ai pu m’en sortir » poursuit-il, avant de donner une longue liste de camarades tués, blessés ou portés disparus. « Tu vois quelle débâcle » conclut-il.
Le capitaine Lavelle, qui rejoint Marcilly le 13 juin pour « se mettre d’urgence à la disposition » du général Renouard, commandant la 22e DI, est frappé par la manière dont le tempérament de son supérieur, qu’il avait croisé quelques mois plus tôt, n’a plus rien à voir avec ce qu’il avait connu. « J’eus l’explication de ce changement » précise-t-il : cela tenait à la manière dont le 27 mai 1918, la division fut « littéralement submergée ». « Le général supportait mal cette accusation ».
Début septembre 1918, malade, il doit même abandonner son commandement et est remplacé par le général Spire.

(Extrait du site enenvor)

--------------------------------------
Et à propos des soins de propreté :
Ce ne devait pas être évident tous les jours...


(Photo tirée du site museedelaguerre)

Sans compter les poux...



(Photo tirée du site famille-de-quintenas)
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 9 Sep 2018 - 11:15

.

    Journal du 1er groupe
9 septembre 1918 " Instruction. Manoeuvres."
10 septembre 1918 " Manoeuvre de groupe dans la matinée. Instruction."
11 septembre 1918 " Manoeuvres. Instruction dans les batteries."
12 septembre 1918 " Idem."


   Journal du 2e groupe
9, 10 septembre 1918 " Instruction."
11 septembre 1918 " Le commandant du groupe rentre de permission et il reprend le commandement du groupe.
                               Manoeuvres de groupe aux environs de Matignicourt.
                               Etude de changement de position et des liaisons dans le groupe."
12 septembre 1918 " Instructions diverses et instructions intérieures de Bies."


   Journal de la 9e batterie
9 septembre 1918 " Matin; batterie attelée, port du masque pendant la manoeuvre.
                             Soir; servants, instruction sur la mitrailleuse, signalisation,
                                     conducteurs, pâturage des chevaux.
                             A 14h30, réunion des officiers et aspirants."
10 septembre 1918 " De 7h30 à 10h, manoeuvre de groupe. 7h45, contre-ordre; manoeuvre suspendue,
                               cause mauvais temps.
                               Soir; servants, de 13h15 à 15 heures, manoeuvre d'artillerie et calcul de dérives,
                                       conducteurs, pâturage.
                               De 15h30 à 16h30, servants, signalisation,
                                                           conducteurs, pansage et abreuvoir."
11 septembre 1918 " Matin; batterie attelée, instruction sur le procédé du pointage dans l'âme*
                               Soir; servants manoeuvre d'artillerie et signalisation,
                                       conducteurs, pâturage et pansage."


    * L'âme d'un canon est l'intérieur du tube, en avant de la chambre (emplacement où est logé l'obus avant le tir).
       En fait c'est la partie rayée de l'intérieur du tube, guidant l'obus projeté, ce qui correspond au calibre.
       Le diamètre de l'âme est plus petit que celui de la chambre, ce qui retient la douille, laquelle n'est , évidemment,
       pas projetée.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 9 Sep 2018 - 17:17

On voit que les activités s’échelonnent entre le 8 et le 12 septembre :
Instruction, manœuvre, études de changements de positions, contre-ordres, pointage dans l'âme
Tout cela recouvre en fait la préparation d’une offensive.
L’offensive en Champagne et Argonne !
Pendant les exercices de ces batteries, les détails de l’opération sont en cours de mise au point par le général Pétain entre le 8 et le 15 septembre.
Le transport des unités de renfort venues de très loin, même des Vosges, est effectué la nuit, avec d'infinies précautions, du 16 au 25 septembre.
L’attaque est fixée au 26 septembre…

Manoeuvres de groupe aux environs de Matignicourt ?



Dernière édition par LANG le Dim 9 Sep 2018 - 21:09, édité 1 fois
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 9 Sep 2018 - 21:02

Décidément, ce "pointage dans l'âme du canon" me laisse perplexe...

Impossible de trouver une explication technique  à cette "affaire".
S'agit-il d'un pointage direct à travers le tube sur une cible qui avance vers vous, d'un dispositif de secours en cas de destruction du matériel de pointage et dans ce cas lequel ?

Manifestement, je n'ai pas le niveau...



Comme disait quelqu'un "y-a-t-il un artilleur dans la salle ?"
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