C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 30 Aoû 2018 - 13:01

… Les 2e sections des Bies du I/35, libérées, redescendent aux échelons, à partir de 20 heures."…
…A 5h30, départ, les échelons font mouvement dans la nuit…


Cela fait déjà plusieurs fois que je vois passer le terme « ECHELON ». Pour savoir de quoi il s’agit il serait temps de s’intéresser à la composition théorique d’un régiment d’artillerie :

Composition théorique d'un régiment d’artillerie de campagne (RAC), en août 1914.
Il comporte 3 groupes de 3 batteries d’artillerie.
Un groupe de batteries comprend 3 batteries.

La batterie montée de 75 est la batterie traditionnelle de l'artillerie de campagne. Elle est commandée par un capitaine de l'armée d'active.
Sur le pied de guerre, le personnel de la batterie est réparti en 9 pelotons de pièce.
Chaque pièce est commandée par un maréchal-des-logis, assisté de un ou de deux brigadiers :

- les quatre premières pièces attellent chacune un canon de 75 et un caisson, attelés chacun à un avant-train
- la 5° pièce attelle 2 caissons,
- la 6° pièce attelle 3 caissons,
- la 7° pièce attelle 3 caissons,
- la 8° pièce attelle la forge et le chariot de batterie,
- la 9° pièce attelle le train régimentaire qui comprend le chariot-fourragère et 3 fourgons à vivres.

Les 5 premières pièces constituent la batterie de tir, qui est placée sous les ordres du lieutenant de l'armée d'active.

Les 6°, 7° et 8° pièces constituent l'échelon, qui est placé sous les ordres du lieutenant de réserve.

La 9° pièce constitue une partie du train régimentaire. Lorsque cette 9° pièce est réunie à la batterie, elle placée sous les ordres du lieutenant de réserve.

Une batterie seule comprend donc (théoriquement) : 3 officiers, 171 hommes et 168 chevaux, 22 voitures (dont 19 attelées à 6 chevaux et 3 attelées à 2) pour 4 canons. (Site chtimiste.com)
---------------------------------------------
Et voila pour le terme ECHELON.
En prime une carte postale à la gloire du 75 !



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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Ven 31 Aoû 2018 - 9:44

.

Voilà donc un très bon éclairage de la composition d'une batterie de campagne.
Je savais que ce cavalier qu'est notre ami Lang, tomberait dans le " piège " de l'artilleur.


Par cette affiche du 75, on pourrait penser que les Allemands, quelque peu séduits par le charme féminin français,
en arriveraient à souhaiter de se prendre quelques pruneaux sur le coin de la g..., heu, figure.


   Journal du 1er groupe


1 septembre 1918 " A 0h, départ de la colonne de Krüth, et de la première section de chaque batterie.
                            Itinéraire; Col d'Oderen, Ventron, Cornimont. Cantonnement à Cornimont, où la colonne arrive à 5h.
                            Les 2e sections partent à 5h, 5h30, 6h, par colonnes isolées, et gagnent Cornimont par le même
                            itinéraire. Tout le personnel du groupe se trouve rassemblé à Cornimont, à partir de 15h."
2 septembre 1918 " Le groupe embarque à la gare de Cornimont. La 1ère Bie, qui devait commencer son embarquement
                            à 8h15, ne peut accéder à la rame qui lui est désignée, qu'à midi.
                            Départ de la 1ère rame à 15h, 1ère destination; Revigny.
                            Itinéraire; Remiremont, Epinal, Bar-le-Duc, Revigny. Halte repas à Mirecourt à 20h."
3 septembre 1918 " Arrivée à Revigny à 8h. Débarquement en gare de Gigny-au-Bois à 10h.
                            Départ de Gigny-au-Bois à 11h. Itinéraire; Bussy-au-Bois, Arzillières, Neuville sous Arzillières,
                            Cloyes sur Marne, Norrois*. Cantonnement; 1ère C.R à Cloyes, 1ère Bie, 2e Bie, 3e Bie à Norrois.
                            Arrivée de la 2e Bie à 19h, arrivée de la 3e Bie à 21h."
4 septembre 1918 " Repos et installation du cantonnement."


   Journal du 2e groupe


1 septembre 1918 " Bussang"
2 septembre 1918 " Embarquement gare de Bussang."
3 septembre 1918 " Débarquement à Blesmes. Cantonnement à Matignicourt."
4 septembre 1918 " Calme."


   Journal du 3e groupe

1 septembre 1918 " Etaoe jusqu' à Bourbach le Haut par Bitschwiller, route Joffre."
2 septembre 1918 " Départ à 10h pour Mortzwiller par Bourbach le Bas, Sentheim (cantonnement des tchéquo-slovaques)."
3 septembre 1918 " A partir de 1h15, embarquement à Mortzwiller. 7e part à 6h, 6é à 12h, 9e à 4h.
                            Itinéraire; Epinal, Neufchâteau, Bar-le-Duc, Revigny, Vitry le François."
4 septembre 1918 " Débarquement à Vitry le François. Cantonnement E.M au château d'Isle sur Marne,
                            7e, 8e, 9e et C.R à Moncetz l'Abbaye."


   Et voilà, le 35e Régiment d'Artillerie a quitté la Haute Alsace française, après un séjour de plus de deux mois,
   et revient, une nouvelle fois, dans la Marne.
   * Norrois, petite ville au sud de Vitry, y habite un ancien du 35, de mes amis.

.

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Message par tailliez le Ven 31 Aoû 2018 - 10:23

salut à tous.

Pour les techniciens dans l'Âme, avec un peu de recul ( sans jeu de mot, car lui n'en avait pas ) ci-dessous les liens de la F T du 75.
https://rosalielebel75.franceserv.com/canon-campagne-75.html
https://rosalielebel75.franceserv.com/canon-campagne-75-tir.html

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Message par LANG le Ven 31 Aoû 2018 - 21:36

Après le "calme" des Vosges le 35ème retrouve la Marne...

avec là aussi le problème du pouvoir d’achat qui diminue… (déjà, encore !)

L’inflation

« L’augmentation des prix persiste. Le litre de lait qui se vendait dans les villages marnais à 30 centimes en 1915 vaut entre 2 francs et 2,10 F en août 1918. Les œufs, facturés de 3 à 4 sous pièce en 1914 valent désormais plus de 10 sous l’unité et il n’est pas rare que la douzaine soit commercialisée entre 4,50 F et 5 F Le kilo de beurre dont le prix s’élevait au début du conflit à 3,50 F se négocie entre 9,60 F et 10 F.
Les légumes frais deviennent des mets de luxe. Mieux vaut les acheter à la ferme ou chez les maraîchers plutôt que sur les étals des marchés. La pomme de terre s’achète entre 1 et 2 F le kilo. Les carottes qu’on payait 12 centimes le kilo en 1914 ne se vendent plus à moins de 80 centimes. Deux poireaux qu’on payait cinq sous valent désormais au moins 40 centimes et il est bien rare de trouver un chou à moins d’un franc. Le poisson est hors de prix. La viande est rare et chère.
Cette guerre qui n’en finit pas complique les approvisionnements si bien que les produits de première nécessité manquent. Le chocolat est introuvable. L’huile est rare. Sur la devanture des crémiers fromagers, on lit souvent cet écriteau : « Pas de lait, pas de beurre, pas d’œuf ni de fromage. »
L’hectolitre de vin est passé de 15F en 1914 à 80 ou 90F à l’été 18.
» (Site arac51)

Dur, dur pour le "kil" de rouge et un oeuf sur le plat...



------------------------------------------
Merci tailiez pour ces sites qui donnent d'excellentes informations sur le 75 mais également sur les composantes de l'Armée de 1914.

Et, comme le dit si bien notre ami Briselance comment ne pas tomber dans le "piège" de l'artilleur !



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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mar 4 Sep 2018 - 11:17

.

  Journal du 1er groupe


5 septembre 1918 " Reprise de l'instruction. Manoeuvre de groupe."
6 septembre 1918 " Instruction."
7 septembre 1918 " Instruction, manoeuvres."
8 septembre 1918 " Instruction. Présentation des officiers à Mr le Général cdt le 11e C.A et Mr le Général cdt la 22e D.I."


   Journal du 2e groupe


5 septembre 1918 " Instructions diverses dans le groupe. Le capitaine Fischer est promu, à titre temporaire, chef d'escadron,
                            à compter du 28 août 1918."
6 septembre 1918 " Instruction."
7, 8 septembre 1918 " Idem."


   Journal du 3e groupe


5 septembre 1918 " Général Spire remplace le général Renouard à la Division.
                            Programme d'instruction."
6 septembre 1918 " Manoeuvres de cadres, D.L, batteries attelées, manoeuvres avec l'infanterie."
7, 8 septembre 1918 " Idem."


   Journal de la 9e batterie (3e groupe)


5 septembre 1918 " Repos."
6 septembre 1918 " De 7h30 à 9h30, batterie attelée, reconnaissance de positions."
7 septembre 1918 " De 7h30 à 9h30, batterie attelée, port du masque. Instruction, signalisation. Baignade."
8 septembre 1918 " Matin, manoeuvre de cadres avec le 62e régiment d'infanterie. Batterie attelée, port du masque
                            pendant la manoeuvre. Soins de propreté, pâturage des chevaux."


    NB : Il m'a semblé intéressant d'écrire ces journées de la 9e batterie car, c'est la première fois qu'on y lit des faits
          de soins des soldats. De la baignade oui, on a eu des photos où les artilleurs se baignaient nus, à Berry au Bac,
          dans le canal de l'Aisne.
.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mar 4 Sep 2018 - 19:11

"5 septembre 1918 " Général Spire remplace le général Renouard à la Division."

A propos de ce remplacement, un extrait d'un site breton.
Le 27 mai 1918, reste un traumatisme durable pour les soldats bretons.
Le moral au sein de ce qui reste des trois divisions du 11e CA est ainsi au plus bas.
Le 15 juin, Léon-Antoine Dupré, qui a quitté le 35e RAC pour suivre une formation à l’école d’artillerie de Fontainebleau, reçoit une lettre d’un de ses camarades resté au régiment de Vannes, « une lettre navrante », qu’il relit sans cesse.
« Nous fûmes littéralement écrasés » lui dit son camarade. « On tira jusqu’à la dernière minute, alors que les Boches n’étaient plus qu’à deux cent mètres de la position et qu’il n’y avait plus de fantassin devant nous [...]. Ce fut terrible et je me demande comment j’ai pu m’en sortir » poursuit-il, avant de donner une longue liste de camarades tués, blessés ou portés disparus. « Tu vois quelle débâcle » conclut-il.
Le capitaine Lavelle, qui rejoint Marcilly le 13 juin pour « se mettre d’urgence à la disposition » du général Renouard, commandant la 22e DI, est frappé par la manière dont le tempérament de son supérieur, qu’il avait croisé quelques mois plus tôt, n’a plus rien à voir avec ce qu’il avait connu. « J’eus l’explication de ce changement » précise-t-il : cela tenait à la manière dont le 27 mai 1918, la division fut « littéralement submergée ». « Le général supportait mal cette accusation ».
Début septembre 1918, malade, il doit même abandonner son commandement et est remplacé par le général Spire.

(Extrait du site enenvor)

--------------------------------------
Et à propos des soins de propreté :
Ce ne devait pas être évident tous les jours...


(Photo tirée du site museedelaguerre)

Sans compter les poux...



(Photo tirée du site famille-de-quintenas)

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 9 Sep 2018 - 11:15

.

    Journal du 1er groupe
9 septembre 1918 " Instruction. Manoeuvres."
10 septembre 1918 " Manoeuvre de groupe dans la matinée. Instruction."
11 septembre 1918 " Manoeuvres. Instruction dans les batteries."
12 septembre 1918 " Idem."


   Journal du 2e groupe
9, 10 septembre 1918 " Instruction."
11 septembre 1918 " Le commandant du groupe rentre de permission et il reprend le commandement du groupe.
                               Manoeuvres de groupe aux environs de Matignicourt.
                               Etude de changement de position et des liaisons dans le groupe."
12 septembre 1918 " Instructions diverses et instructions intérieures de Bies."


   Journal de la 9e batterie
9 septembre 1918 " Matin; batterie attelée, port du masque pendant la manoeuvre.
                             Soir; servants, instruction sur la mitrailleuse, signalisation,
                                     conducteurs, pâturage des chevaux.
                             A 14h30, réunion des officiers et aspirants."
10 septembre 1918 " De 7h30 à 10h, manoeuvre de groupe. 7h45, contre-ordre; manoeuvre suspendue,
                               cause mauvais temps.
                               Soir; servants, de 13h15 à 15 heures, manoeuvre d'artillerie et calcul de dérives,
                                       conducteurs, pâturage.
                               De 15h30 à 16h30, servants, signalisation,
                                                           conducteurs, pansage et abreuvoir."
11 septembre 1918 " Matin; batterie attelée, instruction sur le procédé du pointage dans l'âme*
                               Soir; servants manoeuvre d'artillerie et signalisation,
                                       conducteurs, pâturage et pansage."


    * L'âme d'un canon est l'intérieur du tube, en avant de la chambre (emplacement où est logé l'obus avant le tir).
       En fait c'est la partie rayée de l'intérieur du tube, guidant l'obus projeté, ce qui correspond au calibre.
       Le diamètre de l'âme est plus petit que celui de la chambre, ce qui retient la douille, laquelle n'est , évidemment,
       pas projetée.
.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 9 Sep 2018 - 17:17

On voit que les activités s’échelonnent entre le 8 et le 12 septembre :
Instruction, manœuvre, études de changements de positions, contre-ordres, pointage dans l'âme
Tout cela recouvre en fait la préparation d’une offensive.
L’offensive en Champagne et Argonne !
Pendant les exercices de ces batteries, les détails de l’opération sont en cours de mise au point par le général Pétain entre le 8 et le 15 septembre.
Le transport des unités de renfort venues de très loin, même des Vosges, est effectué la nuit, avec d'infinies précautions, du 16 au 25 septembre.
L’attaque est fixée au 26 septembre…

Manoeuvres de groupe aux environs de Matignicourt ?



Dernière édition par LANG le Dim 9 Sep 2018 - 21:09, édité 1 fois

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 9 Sep 2018 - 21:02

Décidément, ce "pointage dans l'âme du canon" me laisse perplexe...

Impossible de trouver une explication technique  à cette "affaire".
S'agit-il d'un pointage direct à travers le tube sur une cible qui avance vers vous, d'un dispositif de secours en cas de destruction du matériel de pointage et dans ce cas lequel ?

Manifestement, je n'ai pas le niveau...



Comme disait quelqu'un "y-a-t-il un artilleur dans la salle ?"

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 16 Sep 2018 - 16:58

Aucun artilleur ne s’étant présenté, je suis parti à la recherche d’informations sur ce pointage dans l’âme du canon.

Un vieux livre de Monsieur Allain Manesson Mallet Maître de Mathématiques des Pages de la petite Ecurie de sa Majesté cy devant Ingénieur et Sergent Major en Artillerie en Portugal m’a apporté quelques lumières que vous pouvez partager sur ces dessins.





Simple non ?

Bien entendu, j’ai demandé au spécialiste de Toulon de m’expliquer cet art bien particulier.
Il s’est déplacé spécialement et j’ai eu droit à une démonstration.
Malheureusement, je n’ai pas très bien compris ses explications. Il parlait vraisemblablement en Corse…


Pour finir, j’ai trouvé un petit fascicule abandonné par un artilleur réserviste. C’est peut-être la solution…


(Site de l'amicale AMAD)


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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par coupole le Lun 17 Sep 2018 - 15:58

- merci pour ce travail - Mais cela s'arrête t-il au 11 septembre ?
cordialement
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Lun 17 Sep 2018 - 16:03



Cher Lang, j'ai servi dans un régiment d'artillerie, mais j'étais conducteur, alors les canons, je les ai approchés seulement pour faire des photos.
 Cherchant à comprendre le fameux "pointage dans l'âme", j'ai questionné le colonel Sauvée, celui qui m'a permis d'accéder au site "Mémoire des Hommes", mais je n'ai pas eu de réponse . Je vais retenter et essayer d'avoir la solution, pour que toi et moi, puissions dormir tranquilles.
 Mais ton raisonnement de visée à travers le tube vide, n'est pas bête, j'y ai pensé. Ce procédé a été utilisé, avec succès, par le lieutenant Brunbrouck, le 30 mars 1954 à Dien Bien Phu. Le Viets, débordant de toutes parts, Brunbrouck  régla sa batterie pour des tirs directs, et ceci existe depuis l'apparition de la culasse, puisque celle-ci s'ouvre pour la charge de l'obus et l'éjection de la douille. Le lieutenant Brunbrouck payer de sa vie le 13 avril 1954.

 

     Journal du 1er groupe
13 septembre 1918 " Instruction. Dans l'après-midi, les officiers du groupe vont voir une manoeuvre de chars d'assaut
                               légers au Camp de Mailly."
14 septembre 1918 " Instruction à l'intérieur des batteries. Les cadres du groupe assistent à une manoeuvre, en liaison
                               avec l'infanterie de la Division."
15 septembre 1918 " Repos au cantonnement. Le Cdt Dressler part en permission, le capitaine Chalumeau prend le
                               commandement du groupe."
16 septembre 1918 " A 7 heures du matin, le groupe de batteries de tir reçoit l'ordre de se porter, dans l'après-midi, à
                               Coole, (Camp de Mailly), pour y exécuter des écoles à feu, pendant les journées des 17, 18 19.
                               Départ à 13h. Itinéraire; Frignicourt, Vitry le François, route de Vitry le François à
                               Fère-Champenoise.
                               A 2 km après Vitry, nous croisons l'automobile du général Spire, cdt la 22e D.I et du colonel Chanson
                               cdt l'AD22. Le colonel Chanson nous communique un contre-ordre, nous retournons au
                                cantonnement de Norrois, par Blazy et Frignicourt.."


  Journal du 2e groupe

13 septembre 1918 " Instructions diverses et instructions intérieures de Bies."
14 septembre 1918 " Manoeuvre avec le 62eR.I, aux environs d' Haussignémont. Etude de changement de positions
                               et liaisons avec l'infanterie."
15 septembre 1918 " Repos."
16 septembre 1918 " La 2e C.R reçoit l'ordre de se tenir prête à faire mouvement dans la nuit."


  Journal de la 9e batterie
13 septembre 1918 " Manoeuvre de cadres de groupe , avec le 62e régiment d'infanterie. Troupe, batterie attelée.
                               Soir; les officiers assistent à un exercice de chars d'assaut avec l'infanterie, au Camp de Mailly.
                               Soir; troupe, servants, instruction d'artillerie, correction de dérives.
                                                  conducteurs, pâturage, pansage et abreuvoir.
14 septembre 1918 " Matin; manoeuvre sous la direction du général commandant la 22e D.I, II et IIIe groupes, cadres  
                               de troupe, 1er groupe (cadres).
                               Soir; servants, nettoyage de matériel,
                                       conducteurs, soins aux chevaux."
15 septembre 1918 " Repos."
16 septembre 1918 " Matin; manoeuvre batterie attelée. Soir; instruction d'artillerie et signalisation."


    Journal du 1er groupe
17 septembre 1918 " A minuit, l'ordre arrive de faire partir la C.R, qui doit se rendre à Marson (Est de Châlons),
                              puis dans la région de la Cheppe, où elle sera aux ordres du commandement du P.A.D 22.
                              A partir de là, la C.R, nécessaire au ravitaillement des batteries, ainsi que le lieutenant
                              Legrand et Mr Priouzeau; vétérinaire, restent avec les batteries.
                              La C.R part sous le commandement de l'adjudant Coquin.
                              Le lieutenant Hernigon, commandant la 1ère C.R, rentre de permission dans la matinée et
                              repart pour rejoindre son unité par tous les moyens possibles."
18 septembre 1918 " Instruction. Conférence donnée aux officiers du régiment, à Matignicourt, par le lt Ferrier,
                              sur la méthode de repérage et réglage par coups fusants hauts.
                              A 19h30, ordre de partir à minuit 30, par route, pour cantonner à Songy."
19 septembre 1918 " Départ du groupe à 0h30. Itinéraire; Frignicourt, Vitry le François, La Pépinière, Loisy,
                              Drouilly, Songy. Cantonnement à Songy, avec les 2 autres groupes du régiment.
                              Départ de Songy à 19h30, pour aller à Courtisols.
                              Itinéraire; Vitry-la-Ville, Pogny, Marson, Courtisols. Cantonnement à Courtisols ouest.
                              Reconnaissance du Cdt de groupe, en autocar. P.C Bordeaux et emplacement des batteries."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Lun 17 Sep 2018 - 17:42

Ah, merci Briselance pour ce retour du 35ème et cet aparté concernant le "pointage dans l'âme".
Nous allons effectivement pouvoir dormir tranquilles et assister à...


"une manoeuvre de chars d'assaut légers au Camp de Mailly..."




puis participer à Matignicourt à une... " Conférence donnée aux officiers du régiment, par le lt Ferrier, sur la méthode de repérage et réglage par coups fusants hauts."

et cette fois, j'ai pensé à récupérer la documentation...



Puis direction Courtisols avec le 1er Groupe...

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Sam 22 Sep 2018 - 1:13

 Maintenant, plus aucun doute, tout le monde sait ce qu'est le "pointage dans l'âme".
  Confirmation étant faite par l'artilleur " impérial" (parenthèse car ce n'était pas le cas à Toulon), dans le creux de
  l'oreille de notre cavalier, au service de l'artillerie du 35e R.A.C. Merci Lang.



   Journal du 1er groupe


20 septembre 1918 " Ordre de se porter au bivouac à 4 km, au Nord de Courtisols, dans un bois, près de l'arbre
                              signal de la côte 169. Départ à 20h30, arrivée au bivouac à 21h30, et installation.
                              Dans la journée du 20 7bre ( c'est écrit comme cela), le capitaine Chalumeau et le s/lt Seité,
                              sont allés, en auto, reconnaître des positions de batterie au Nord de Suippes."
21 septembre 1918 " Les s/lts Seité et Le Coroller conduisent, sur les positions de batterie, 4 hommes par batterie,
                              pour en préparer l'occupation éventuelle, et placer les munitions.
                              A 20h15, départ des canons du groupe, sous la conduite des Cdts de batterie. Les pièces sont
                              placées dans les bois, à proximité des positions, avec un personnel de garde.
                              Les avant-trains reviennent au bivouac."
22 septembre 1918 " L'officier orienteur et les commandants de batterie jalonnent les positions des pièces et exécutent
                              les opérations topographiques nécessaires. Ils retournent ensuite au bivouac.
                              Vers 16 heures, le commandant Dressler, rappelé de permission, rejoint le groupe, dont il reprend
                              le commandement."

   Journal du 2e groupe


20 septembre 1918 " Les 4e et 5e Bies rejoignent à Courtisols la 6e Bie, à 13h.
                              Le groupe est alerté à 13h30 pour bivouaquer dans le bois, à l'Est de St Etienne-au Temple.
                              Arrivée à 23 heures.
                              Le commandant de groupe fait une reconnaissance avec le lt-colonel, cdt le Régt dans le
                              secteur de Souain (de 8 à 16h)."
21 septembre 1918 " Reconnaissance de la position par le cdt du groupe et les cdts de Bie.
                                 5e batterie (droite du groupe) x= 269.315  y= 269.265
                                 4e batterie au centre
                                 6e batterie ( gauche du groupe) x= 269.040  y= 269.235
                                 Antenne du groupe x= 269.150  y= 269.250."
22 septembre 1918 " A 8 heures, le lt Lavigne reconnaît le cantonnement  du groupe, du camp Challe
                             (route de Châlons à Suippes)".


   Journal du 3e groupe

20 septembre 1918 " Départ à 8h30, pour bivouaquer dans les bois de sapins, à 4 km Mont de l'Epine, et à 3 km Est
                              de St Etienne-au-Temple."
21 septembre 1918 " Reconnaissance des commandants de Bie, aux positions de la Côte 170 (chaussée Romaine),
                              en 91.76. Mission: tirer dans la direction du Nord.
                              Opération Topogra = (?) par l'orienteur.
                              Les pièces doivent monter le soir même. Contre-ordre: le 3/35 relèvera le 2/222."
22 septembre 1918 " Les 7e, 8e, 9e batteries relèveront les 24, 25, 26es  du 222e.
                              Reconnaissance des nouvelles positions.
                              Mission: barrage 2 K, au N de Souain (barrage normal) ou barr A, en cas de repli des G.C.
                                           Barrage B devant le C.R Laura. Si cette position n'est pas tenable - barrage C devant
                                           l' Hinterland.
                              Enfin la résistance doit se poursuivre, en dernier ressort, sur intermédiaire.
                              Barrage D, en avant de cette position. Pour chacun de ces barrages,  il sera lancé une fusée
                              spéciale, à chacun d'eux.
                              Les 7e et 9e Bies sont muettes. Seule la 8e fait des tirs ordinaires (représailles, réglages etc..).
                              Elle déclenche son barrage pour 1 fusée vue. Les 7e et 9e ne tirent qu'à partir de plus de 2 fusées
                              vues, dans le secteur. La 8e n'occupe pas son emplacement " muet" . Les 2 sections sont séparées.
                              Les batteries alterneront dans ce genre d'exercice.  A 23 h, la relève a lieu."

.
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Message par LANG le Sam 22 Sep 2018 - 17:45

Hum, tout ça sent les préparatifs d'une offensive...

Le 1er groupe en bivouac à côté de Courtisol (que nous connaissons déjà). Reconnaissance de positions au nord de Suippes.

Le 2ème en bivouac à l'est de St Etienne au Temple


et une reco du côté de Souain...


Et le 3ème en bivouac dans le même coin...

Ca bouge beaucoup, on s'installe, on note les missions...



(NDLR : certains auront reconnu les "splendides" terrains de Mourmelon et de Suippes...)
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 23 Sep 2018 - 1:50

.

Quand je vous dis que je peux partir en vacances, ma relève est assurée.
Merci Lang pour cette carte, et si on retourne aux, 13, 14, 15 et 16 septembre 1914, on s'aperçoit que le 35e était
sensiblement dans le même secteur. C'était juste après la première Bataille de la Marne et le bond de 30 km que les
Divisions françaises ont effectué, pour repasser au Nord de cette Marne si sollicitée.

  Journal du 1er groupe

23 septembre 1918 " Le groupe quitte le bivouac; 2e Bie à 19h15, 3e Bie à 19h30, 1ère Bie à 19h45, et se rend au
                              camp Challe, 2 km au sud de la Ferme Pièmont, sur la route de Châlons à Suippes.
                              Cantonnement au camp Challe."
24 septembre 1918 " A 19h, départ des téléphonistes des batteries, qui se rendent sur les positions. Les liaisons
                              téléphoniques sont installées"
25 septembre 1918 " Le personnel part à 19 heures, pour occuper les positions.
                              P.C du groupe, confondu à celui du Groupement, dont le commandant Dressler prend le
                              commandement, en l'absence du lt-colonel, qui est en liaison près du colonel commandant
                              le 62e R.I. A 22h, tout le personnel est en place.
                              A 23 heures, début de la préparation. L'heure d'attaque H = 5 heures.
                              Le groupe exécute des tirs, conformément au plan d'emploi, sur les réseaux
                              La 2e Bie exécute un tir de brèche sur les réseaux, devant l'Ouvrage du capitaine Bodart (n°1)
                              La 3e Bie tire en superposition sur la même brèche. La 1ère Bie est à la disposition du Groupement
                              du Centre. A 23 heures, on apprend, par un renseignement de prisonniers, que l'ennemi, qui
                              attend notre attaque, a évacué la zone avancée.
                              Ordre est donné, par téléphone aux batteries, de diminuer de 1/3 l'intensité de la préparation et
                              ultérieurement celle du barrage mobile dans la zone évacuée.
                              A 22h50, ordre de retarder l'heure H de 25 minutes  H = 5h25."

    Journal du 2e groupe


23 septembre 1918 " Départ du bivouac pour le camp Challe à 19h30. Arrivée à ce dernier à 23h30.
                               Itinéraire: La Cheppe, et le Mont Frenet."
24 septembre 1918 " Cantonnement camp Challe. Les pièces sont montées en position 92.92.
                               P.D Souain 1/10000."
25 septembre 1918 " L'EM et le personnel du II/35 reçoivent l'ordre de rejoindre la position du groupe en
                               x = 269.200  y = 269.200 (?)  Etre prêt à tirer à 22 heures.
                               Attaque du 62e R.I entre la Butte de Souain et la Ferme Navarin.
                               Préparation à partir de 23h."


   Journal du 3e groupe

23 septembre 1918 " Départ du commandant Blanc, commandant le 2/222. Un officier reste avec le 3/35
                               jusqu'à demain 24 septembre."
24 septembre 1918 " Reçu de l'A.C.D le plan d'emploi de l'artillerie. Le III/35 fait des tirs sur des objectifs fixes.
                               2 canons par batterie monteront dans la nuit du 24 au 25, aux nouvelles positions.
                               Le P.C du groupe quittera le P.C Bordeaux demain matin à 4h, pour se transporter à la 2e
                               section de la 8e Bie, au voisinage de la Chaussée Romaine.
                               Le III/35 ne fournira pas de D.L."
25 septembre 1918 " Changement de P.C. Prise de commandement. 4h, reçu de l'A.C.D le plan d'emploi complété.
                               Mission: Tirs sur objectifs fixes en OE, fusants et percutants.
                                            Tirs à spéciaux, sur d'autres objectifs.
                                            Barrage roulant de H à H + 2h45, moment où l'infanterie quittera la tranchée verte.
                               A ce moment, les batteries du III/35 se déplaceront pour aller au bois C5, au pied de la Butte
                               de Souain.
                               H = 5h. Commencement des tirs de destruction à H - 6 = 23h."

.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 23 Sep 2018 - 17:31

Merci Briselance mais ne partez pas trop vite en vacances...

Bon,du 23 au 25 septembre 1918 tout le monde s'est mis en place…
Terminés les exercices, finies les "douceurs" des bivouacs.
Le Maréchal Foch est là, lui aussi. Il vient d'établir un poste de commandement aux Trois-Fontaines, près de Saint-Dizier et Pétain est à Nettancourt.
Le 35ème c’est vrai a un peu retrouvé son secteur de septembre 1914 mais le terrain est difficile à reconnaître.
Le 25 septembre les batteries sont en position prêtes à déclencher les tirs pour 23 heures.
Mission : Tir de préparation puis tir de barrage dès que l’infanterie passera à l’assaut prévu à 5heures le 26 puis repoussé à 5h25…

Rentrons dans les détails.
La zone d’attaque se situe entre la ferme Navarin et la Butte de Souain.



A propos de l'origine du nom de la ferme Navarin :


Et l’assaut doit être mené par le 62ème RI.
Ce 62ème RI est le régiment de Lorient. Comme le 35ème il a été décimé au même endroit puis reconstitué lui aussi sur le front des Vosges.



Lisons un extrait de son journal de marche pour faire le rapprochement avec l'activité du 35ème :
(http://enguerrand.gourong.free.fr/dossier%20pagesdetail/Journaldemarche62RI.htm)
"La 22ème D.I., dont les régiments viennent d'être exercés à la guerre de mouvement, aux environs de Vitry-le-Francois, quitte ses cantonnements, dans la nuit du 18 au 19 septembre, et, par des marches de nuit, gagne la région de Suippes, puis celle de Souain, où elle doit prendre part à l'offensive d'ensemble exécutée par la IVème armée.
Dans la nuit du 24 au 25, le 62ème (1er et 2ème bataillons) quitte le camp de Nantivet, où il est arrivé à la pointe du jour, pour gagner son secteur d'attaque, au nord-est de Souain.
Vers 20 h., lorsque les bataillons commencent leur mouvement, les aviateurs allemands bombardent le camp de Nantivet et la gare de Suippes; l'artillerie lourde allemande ouvre aussi le feu sur cette dernière localité. Les 1er et 2ème bataillons quittent rapidement cette zone dangereuse, pour se porter, à travers champs, dans le secteur qui leur a été assigné.
Le 3° bataillon est déjà, depuis la nuit précédente, sur ses positions.
Le terrain à conquérir a une largeur de 2 km sur une profondeur de 9 à 12 km.
Le 62ème régiment de droite de la division, encadré, à gauche, par le 19ème R.I. et, à droite, par le 409ème R.I. (de la 167ème D.I.) reçoit la mission d'enlever, sur un front d'attaque de 800 m, les très fortes positions allemandes, puissamment organisées



A 23h.30, notre artillerie déclenche soudainement son tir de préparation; en quelques secondes tout le front de la IVème armée; est complètement embrasé; on ne s'entend plus à quelques pas de distance.
Des artilleurs allemands, faits prisonniers, diront que la préparation française a été exécutée avec beaucoup de vigueur et de précision. (Bravo le 35ème !!)
"

Et maintenant, on est le 26, il est 5h… 5h25… le brouillard est tombé…
Pour le 35ème il est temps de passer au tir de barrage, pour ceux du 62ème, bataillons échelonnés en profondeur, c'est le moment d'avancer...
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Lun 24 Sep 2018 - 19:13

Vivement la victoire, il est temps que nous la terminions cette guerre, en 1914 nous étions 41 630000,
en 1918 : 38 670000, il nous faudra 20 ans pour retrouver la démographie au même niveau.
Certes après la guerre l'armée française était considérée à juste titre comme la meilleure armée du monde, mais à quel prix...à titre comparatif la population Allemande en 1914 était de l'ordre de 67 000 000 et en 1939 de 68 500 000.
Démographiquement au départ en 1914 nous ne jouions pas dans ma même cour pour diverses raisons, actuellement même si la tendance s'est inversée ils ( les Allemands ) sont 81 400000 et nous 66 200000.
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Message par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:19

.

Journal du 1er groupe

26 septembre 1918 " A 1h30, confirmation est reçue du renseignement du prisonnier. La zone évacuée s'étend depuis
les petits postes, jusqu'à la ligne verte (Crête de la Butte de Souain), à l'exception d'une ligne
de résistance des avants-postes, passant par les Ouvrages Turquet, Bodart, Bonne, qui serait
facilement tenue.
A 5h25, le tir des batteries se déplace en barrage roulant, conformément au plan d'accompagnement.
A 9h55, le tir cesse, le groupe se tient prêt à appuyer l'infanterie, sur demande.
Une reconnaissance est poussée en avant (s/lt Seïté), pour rechercher une zone de nouvelles
positions possibles, pour appuyer l'infanterie.
A 11h30, ordre de préparer le déplacement du groupe et d'effectuer ce déplacement dès que le
3e groupe, qui s'est déplacé, sera en état de tirer.
Le chef d'escadron part en reconnaissance.
A 16h45, le groupe se porte en avant, et met en batterie à 17h30, vers 93.18, à l'est de l'Ouvrage
colonel Bonne.
Les Bies sont établies en barrage sur la tranchée de Habsbourg, entre le boyau de Bautzen et le
boyau de Flensbourg.
La 1ère Bie à droite, la 3e Bie à gauche, la 2e Bie en superposition.
Un tir de harcèlement sur toute la zone en arrière, est exécuté pendant la nuit."


Journal du 2e groupe

26 septembre 1918 " Attaque à 5h25. A H - 1', le barrage roulant est déclenché, sur les 1ères lignes et continue
jusqu'à H + 4h30 (H = 5h25').
5h10, la 3e pièce de la 6e Bie éclate - 4 blessés.
6h10, la 2e pièce de la 5e Bie, gonflée.
7h15, la 4e pièce de la 4e Bie inutilisable, l'obus reste dans l'âme.
10 heures, reprise du tir sur la dernière ligne de barrage.
12h20, halte au feu."


Journal du 3e groupe

26 septembre 1918 "La préparation se poursuit. H retardée de 25' H = 5h25'
On craint que les Allemands ne se soient repliés sur la ligne verte. En conséquence,
le barrage devra être plus nourri sur cette ligne.
A H + 2H45 = 8h10, le groupe doit se déplacer. L'ordre n'arrive pas.
10h30, reçu ordre de faire mouvement. Départ des reconnaissances à 10h45.
Arrivée du groupe en 86.14 à 12h.
La progression de l'infanterie est arrêtée devant le saillant de la Tr de Habsbourg et P8.
Mitrailleuses et lances-bombes en 95.41, demande de tir sur ces points.
De 16h10 à 17h30, préparation d'attaque sur la ligne bleue, barrage roulant jusqu'à la
Tr de Salzbourg. Consommation; 1 par pièce par minute.
17h30, barrage d'accompagnement par bonds de 100 m toutes les 2', chaque ligne de
barrage comprenant 12 coups par Bie.
A 21h, reçu par téléphone, ordre de ne pas faire barrage sur la ligne bleue (ligne occupée
par nous, en partie)."
.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:21

.

Journal du 1er groupe


27 septembre 1918 " A 2h30, on apprend que le 62e R.I occupe la tranchée de Habsbourg, depuis la gauche du
                              régiment (Boyau de Flensbourg) et le Méridien 169.
                              Le 62e doit reprendre l'attaque pour se porter à l'objectif éventuel (route Ste Marie à Py -
                              Somme-Py, à 400m au nord de la Voie ferrée).
                              De 5h30 à 6h00, tir sur la tranchée de Fiume et le boyau qui la relie à la tranchée de Salzbourg.
                              La 1ère Bie, du Méridien 269 au chemin 200m à l'est. La 3e Bie, de ce chemin à la tranchée de
                              Salzbourg, la 2e en superposition.
                              A 6 heures, les batteries reportent leur tir sur la tranchée de Salzbourg, du Méridien 269, au
                              boyau du Château. La 1ère Bie, sur la moitié Ouest, la 3e Bie, la moitié Est, la 2e Bie en
                              superposition.
                              A 6h10, le tir est reporté sur la ligne bistre (tranchée de Stuttgard), et maintenu jusqu'à 6h15.
                              A 9h, ordre téléphonique d'exécuter des tirs au delà de la ligne bistre, sur les routes et les pistes.
                              On apprend que l'infanterie est au contact de la ligne bistre.
                              A 12h30, le lt-colonel Julliard fait savoir que la tranchée de Stuttgard n'est pas à nous.
                              Une opération est tentée à 14h15 pour s'en emparer.
                              De 14h à 14h15, un tir de cadence maximum est exécuté  sur la tranchée de Stuttgard, entre les
                              méridiens 88 à 96 (1ère Bie, de 96 à 94 -- 2e Bie, de 94 à 91 --3e Bie de 91 à 88).
                              A 14h15, le tir s'établit en barrage, à 300m au Nord de Stuttgard.
                              A 15h50, le lt-colonel Julliard téléphone que la tranchée est à nous.
                              A 16h, l'infanterie se porte en avant, pour atteindre l'objectif éventuel.
                              A 16h02, les Bies exécutent un barrage roulant, se déplaçant à la vitesse de 100m en deux minutes.
                              Le barrage se fixe durant 2 minutes sur la Voie ferrée, puis reprend sa marche jusqu'au chemin
                              Somme-Py - Ste Marie à Py, où il se fixe 5 minutes.
                              La 1ère Bie tire du Méridien 9.6 au Méridien 9.4, la 2e, de 9.4 à 9.1, la 3e, de 9.1 à 8.9.
                              A 17h, le chef d'escadron part en reconnaissance. Mais on apprend que l'infanterie n'a pu progresser
                              jusqu'à l'objectif éventuel et, est aux lisières de Somme-Py.
                              Le chef d'escadron donne l'ordre de porter le groupe en avant (ordre reçu à 19h30), mais à cause
                              de l'obscurité et des difficultés de la route, la piste étant incomplètement en état, contre-ordre est
                              donné par le lt-colonel. Les Bies sont installées sur leurs positions, sans mission de barrage."
                     
Journal du 2e groupe

27 septembre 1918 " 4h50, le groupe reçoit l'ordre de se porter en avant. Reconnaissance du Cdt de groupe à 6h30.
                              Le groupe prend position à la lisière Nord du bois P6, au 92.40 (P.D 1/20 000 Tahure).
                              A 11h20, 5e Bie - 12 blessés, 4e Bie - 2 blessés, 2 chevaux blessés.
                              De 14h à 14h30, pilonnage sur la tranchée de Stuttgard et barrage roulant au delà, pour prendre
                              la ligne bistre.
                              4e Bie, l'aspirant Thoby est blessé (par avion). La 5e Bie détruit trois canons ennemis, placés sur
                              la crête 80.62. Le 2e groupe assure le barrage pour les nuits du 27 au 28 septembre, de 80.65
                              à 95.66."


Journal du 3e groupe

27 septembre 1918 " Tir à 3h30, ordre faire barrage 200m au N de la ligne bleue. 1er et 3e groupes en superposition
                              sur tout l'objectif. Préparation, de 6h à 6h30, sur tr de Fiume et le boyau qui la relie à la tr de
                              Salzbourg. Ne pas tirer au sud du parallèle 274,5. Consommation; 2 coups par pièce par minute
                              portée à 6 coups de 6h28 à 6h30. L'attaque de l'infanterie et de chars doit se poursuivre sans arrêt
                              jusqu'à l'objectif éventuel (route Ste Marie à Py à Somme-Py), 400m au N de la Voie ferrée.
                              Toutes les heures sont avancées de 30' sur les heures marquées plus haut.
                              4h45, un ordre; préparer des tirs sur ligne jaune (Tr des Prussiens- Von Fleck- Tr d'Essen),
                              entre boyau de Curtrines inclus et route Niedeah, sur et au-delà de la ligne jaune et sur
                              pistes, partant de l'extrémité N du boyau de Curtrines. Exécution.
                              15h, départ de la position. Nouvelle position en 88.39, près de Py. Accrochage de Bies.
                              Mission; barrage 400m ligne brune. 21h, barrage à 200m N ligne chemin de fer (Somme-Py)."
        .


Dernière édition par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:26, édité 1 fois
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:24

.

Voici 2 cartes extraites des JMO du 1er Groupe. Elles sont agrandies pour en voir mieux les détails.


La Butte de Souain, l'est de la route de Suippes à Sedan, entre Souain et Somme-Py.
On y voit; les tranchées de Salzbourg, de Wurtzbourg, de Fiume, des Habsbourg, de Bautzen, le Grand Bois,
la Ferme Navarin, et la route de Sedan. On y aperçoit également le point P8.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:25

.

Journal du 1er groupe

28 septembre 1918 " A 7h, on apprend que l'infanterie a occupé l'objectif final, et, est entrée en contact  avec la ligne
                              jaune.
                              A 8h, le groupe est porté en avant et va prendre position vers 85.44. Le P.C est installé à la Corne
                              du Grand Bois, d'où l'on suit, à vue, le combat de l'infanterie.
                              L'infanterie, appuyée par les chars d'assaut, attaque la ligne jaune et s'empare de la tranchée des
                              Prussiens, de la tranchée  Von Fleck, atteint et dépasse la tranchée d'Essen.
                              Le groupe a pour mission d'intervenir pour appuyer, à vue, l'infanterie.
                              A 3h, obus de harcèlement blesse 5 servants à la 3e batterie.
                              Une contre-attaque ennemie vers 12h15, refoule notre infanterie au sud de la tr des Prussiens.
                              Notre première ligne s'installe dans la tranchée de Wurtzbourg.
                              Une nouvelle attaque nous rend la tranchée des Prussiens, puis la Tr d'Essen.
                              Un nouveau retour offensif de l'ennemi nous rejette, à 18h, dans la tr des Prussiens."

Journal du 2e groupe

28 septembre 1918 " A 8h, le commandant Fischer reçoit un plan d'accompagnement d'attaque.
                              Préparation d'artillerie au N de la tranchée d'Essen, de H - 30' à H, barrage roulant de H à H + 60
                              H = 10 heures. Aucun résultat.
                              A 17h30, le II/35 reçoit l'ordre de faire une violente préparation de 18h41 à 18h45, sur la tranchée
                              la Pirna, entre les tranchées Von Fleck et d'Essen (90.82).
                              A 18h45, le tir cesse brusquement et reprend à 18h46, sous la forme de barrage, à 300m N de la
                              tranchée d'Essen.
                              Tous les tirs cessent à 19h05. Le II/35 est de barrage pendant la nuit du 29 au 30, sur tout le front
                              du Rt.
                              Le capitaine Wallut est blessé légèrement à la tête, à 10h30.


Journal du 3e groupe

28 septembre 1918 " L'attaque continue. Les 3 batteries exécutent un tir de pilonnage de 30' sur les lisières Est
                              de Somme-Py et la tr allant vers le N.E.
                              8e, en 90.74  -  9e, en 89.75   -  7e, sur tr partant de 91.75, en allant vers le N et vers le
                              boyau de Curtrines (longueur de la tr battue: 3000m, partant de 91.75).
                              Ce tir de 30' se fait à raison de 2 coups par pièce par minute.
                              A 9h, les 3 batteries reportent le tir sur la ligne jaune (tr des Prussiens et Von Fleck),
                              2 pièces par batterie, sur chacune de ces 2 tranchées. En explosifs sur tr Von Fleck, en fumigènes
                              devant tr des Prussiens (chaque batterie dans sa zone) H = 7h30.
                              Consommation à partir de H: 1 coup par pièce par minute pendant 30'. Tirs obscurs.
                              9h45, harcèlement au N tr d'Essen. Une centaine de fantassins français arrivent à la tranchée des
                              Prussiens.
                              La 9e prend à partir des lisières sud du Bois de la Vipère.
                              La 8e fait harcèlement sur tournant route de Sedan (95.00).
                              10h, la 8e Bie fait harcèlement sur carrefour 200 m cimetière Altona.
                              10h25, 8e Bie tire sur route en 79.00. 10h25, 9e sur chemin entre V39 et V40.
                              10h30, l'ennemi abandonne la ligne de hauteur 210.206, 8e et 9e accompagnent.
                              14h, reçu renseignement; tr des Prussiens prise par nous."
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Message par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:27

Journal du 1er groupe

29 septembre 1918 " A 4h, le 62e R.I tente de reprendre la tranchée d'Essen. Le barrage est reporté à 300m
                               en avant de cette tranchée. Les Bies se tiennent prêtes à déclencher le tir.
                               Le 62e R.I est relevé par le 265e R.I. La 61e Division relève la 22e.
                               Le groupe reste à la disposition de la 61e D.I.
                               Une attaque est menée par le 265e R.I avec, comme objectif la Crête du Bois de la Vipère.
                               La préparation est exécutée par les batteries, de 9h30 à 10h, qui tirent au N de la tranchée
                               d'Essen, depuis une ligne 300m au N de la tr d'Essen, et une ligne parallèle de l'objectif n°1,
                               et 500m au N de cet objectif (Crête du Bois de la Vipère).
                               Un barrage roulant est exécuté à partir de 10h, pour accompagner l'attaque d'infanterie.
                               Cette attaque n'obtient aucun résultat.
                               Le 265e R.I reprend son attaque à 18h45, avec objectif limité à la tranchée d'Essen.
                               A 18h41, les Bies déclenchent un tir violent sur la tranchée Von Fleck et la tranchée d'Essen,
                               sur un front de 100m, à cheval sur le boyau de Pirna, et sur un front de 100m à gauche du
                               carrefour du chemin longeant le boyau de Curtrines.
                               A 18h45, le tir cesse brusquement, pour donner le signal de l'attaque.
                               A 18h46, le tir reprend en barrage, sur tout le front du régiment, à 300m, au delà de la tr d'Essen.
                               Tous les tirs cessent à 19h05. Cette attaque est rejetée après avoir pris pied dans la tranchée
                               Von Fleck."


   Journal du 2e groupe

29 septembre 1918 " Le II/35 a pour mission d'exécuter le barrage sur demande de l'infanterie, sur la tranchée
                               Von Fleck, l'infanterie s'étant repliée, sur ordre, dans la tranchée de Krefeld.
                               A 7h30, le II/35 reçoit l'ordre de destruction sur la ligne jaune (700m N de Somme-Py).
                               Préparation de H - 30 à H; barrage de H à H +10, sur la tranchée d'Essen.
                               L'attaque est menée par la D.I de droite (H = 9h30) Aucun résultat."


Journal du 3e groupe


29 septembre 1918 " 8h30, reçu plan d'emploi pour la journée. La 61e D.I remplace le 22e D.I en 1ère ligne.
                               Elle attaque la portion Blanc-Mont - ferme Medeah.
                               2 phases; 1ère, Crête du Bois de la Vipère, 2e, Crête Blanc-Mont  -  Medeah.
                               Chaque phase comprend; une préparation d'attaque, un accompagnement d'attaque.
                               1ère phase: 3 groupes du 35 RAC de leurs positions actuelles.
                               2e phase (après déplacement) III/35. Le III/35 passe sous les ordres du colonel Geze.
                               Ligne de départ de l'infanterie; soit tranchée de Krefeld, prolongée parallèlement à la 
                               tranchée des Prussiens (hypothèse A), soit tranchée d'Essen (hypothèse B).
                                      Accompagnement de l'attaque.
                               a) Barrage mobile en OE percutants, à 300m en avant infanterie. Bonds de 50m.
                                   Départ de barrage à H'  H' = H + 15 (hypothèse A)  -  H' = H (hypothèse B)
                                   Cadence; 100m en 4'.
                                b) Barrage fusant OB ou OE formant ratissage en avant du rideau (200m en avant).
                                    H' + 60, le barrage se fixe à 300m au delà de l'objectif pendant 5', puis s'éteint 
                                    progressivement. Cadence; 2 coups par pièce par minute.
                                 2e phase, à l'heure H", III/35 se placera au sud Tr de Stuttgart  H = 10h.
                                 Barrage roulant, voir calque joint     (pas de calque). Pendant le reste de la journée, 
                                 harcèlement et tir sur objectifs visibles du P.O.
                                 17h30, reçu ordre partir occuper position sud tr de Stuttgart. Reconnaissance cdt de Bies.
                                 19h30, Contre-ordre. Le III/35 reste sur positions actuelles.
                                 19h45, reçu mission; barrage 300m au N d'Essen, du méridien 82 au méridien 89.
                                 Le III/35 sera pour l'opération du 30, sous les ordres du colonel Geze. 
                                 L'attaque est manquée."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:29

.

Journal du 1er groupe
30 septembre 1918 " L'attaque est reprise à 9h50, et a pour objectif la Crête de la Vipère.
                               De 9h à 9h30, les batteries exécutent un tir de destruction sur les organisations de la 
                               ligne jaune. 
                               A 9h50, le barrage se fixe  sur la tr de l'Elbe, et n'en repart qu'à 9h35. Il se fixe à nouveau
                               sur la tranchée d'Essen à 9h40, puis cesse. Cette attaque réussit à porter notre infanterie
                               dans la tr des Prussiens, mais la tr d'Essen ne peut être occupée."


    Journal du 2e groupe
30 septembre 1918 " Aucun changement."


    Journal du 3e groupe
30 septembre 1918 " 8h, reçu ordre d'opération pour attaquer (même que la veille) H = 9h30.
                               Départ de l'infanterie à H. 1er objectif; tr d'Essen, arrêt et départ à H + 1h.
                                                                     2e objectif; Crête de la Vipère.
                               Départ de l'infanterie à H + 2h30   ( calque et plan d'emploi du 29) (pas de calque).
                                                                     3e objectif; tr de Medeah.
                               Groupement du Centre: 19e Bie du 111e, III/35, et II/217e.
                               Important; En raison de l'attaque de la Division de droite sur Kaiserteun, aucun tir de 
                                                concentration, ou de préparation ne sera exécuté, à partir de H, à l' est du
                                                Méridien 269.
                                                Préparation de l'attaque. De H - 30 à H
                               III/35, tirs de destruction sur les organisations de la ligne jaune (tr et réseaux dans la zone
                               de groupement) tranchées de Perthes et des Prussiens (sauf aux points rapprochés de la tr
                               de Krefeld de moins de 200m).
                               Accompagnement III/35. Barrage mobile en OE percutants formant rideau, à 300m infanterie
                               A H, le barrage s'assoira sur la tr de l'Elbe, d'où il partira à H + 5, pour s'arrêter et  s'établir
                               en barrage fixe à 300m N de la tr d'Essen.
                               A H + 1 heure, le barrage se remet en marche pour s'arrêter et s'éteindre dans le ravin au 
                               N de la Crête de la Vipère . Cadence 100m en 5', par bonds de 50m, 1 coup par pièce, par 
                               minute. Attaque manquée.
                               11h30, barrage 300m N tr d'Essen, ne pas dépasser à l'Est, le parallèle 269.
                               16h, tanks et fantassins, Bois Vipère (amis et ennemis). Ordre de ne pas tirer.
                               (renseignement reçu par le II/35 et communiqué au III/35).
                               18 à 18h10, tir violent sur tr d'Essen, du carrefour 80.81 au parallèle 168,5.
                                Consommation; 3 coups par pièce, par minute.
                                20h15, le barrage est porté 100m au N tr d'Essen. On suppose que nous avons quelques
                                éléments dans la tr de l'Elbe.
                                22h, demande de barrage (2 fusées à 6 feux).
                                22h15, reçu par téléphone, la nouvelle de suspension des armes avec la Bulgarie." 



.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 27 Sep 2018 - 11:31

.

ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


FICHET Louis Clément né le 14 janvier 1885 à Saint Marsault (Vendée) canonnier conducteur
                                   mort le 5 septembre 1918 à Fontenay le Comte (Vendée) suite maladie en service.


JAUNATRE Jean Marie né le 9 décembre 1887 à Falleron (Vendée) blessé au combat 
                                  mort le 14 septembre 1918 


LE DREAN Tugdual Marie né le 12 septembre 1889 à Grand-Champ (Morbihan) canonnier servant
                                 mort le 25 septembre 1918 à l'hôpital mixte de Vannes (Morbihan) suite maladie service.


CREIGNOU Jean Yvon né le 12 septembre 1898 à Mespaul (Finistère) canonnier servant, matricule A 358901
                                 mort le 26 septembre 1918 à Mespaul (Finistère) suite maladie en service.


BOMME Jean Louis né le 26 juin 1895 à Abbaretz (Loire-Atlantique) canonnier conducteur
                                 mort le 26 septembre 1918 à l'hôpital mixte de Vannes (Morbihan) suite maladie service.


COUGET Eugène Antoine né le 16 novembre 1899 à Lanne Soubiran (Gers) canonnier conducteur, mat;A171284
                                  mort le 28 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite blessures au combat.


BERGOT Yves Marie né le 30 septembre 1893 à Plabennec (Finistère) canonnier servant, blessé au combat
                                  mort le 28 septembre 1918 à Cuperly (Marne)


BIHAN - POUDEC Jean Joseph Marie né le 8 avril 1893 à Saint Frégant (Finistère) canonnier conducteur
                                   mort le 28 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite de blessures au combat.


LIAIGRE Auguste Amédée né le 29 mars 1897 à Meillerie- Tillay (Vendée) canonnier conducteur
                                    mort le 29 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite blessures au combat.


BERGES Joseph né le 30 octobre 1881 à Arx (Landes) canonnier servant , tué et disparu au combat,
                                            le 29 septembre 1918 à Souain (Marne), à l'est de la ferme des Wacques





NB : Remarquez que depuis le 26 septembre, je ne présente qu'un seul jour pour les trois groupes.
       Ceci est dû à la taille des textes, au regard des événements de cette bataille qui vient de s'engager.
       N'oubliez pas de reprendre à la suite du 25 septembre 1918.
.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 27 Sep 2018 - 22:19

Bon, briselance tout cela fait beaucoup d'événements !
Du 26 au 30 septembre que d'avancées et de retours !
Je vais prendre un peu de temps pour revoir tout ça...
En attendant je constate que la zone de l'offensive ressemble curieusement à celle de 1915 qui commença le 25 septembre.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Ven 28 Sep 2018 - 10:50

Opérations du 26 au 30 septembre.

Un paragraphe du journal du 1er Groupe  du 28 septembre résume bien ce qui s’est passé :
« L'infanterie, appuyée par les chars d'assaut, attaque la ligne jaune et s'empare de la tranchée des Prussiens, de la tranchée  Von Fleck, atteint et dépasse la tranchée d'Essen.
Une contre-attaque ennemie vers 12h15, refoule notre infanterie au sud de la tr des Prussiens.n Notre première ligne s'installe dans la tranchée de Wurtzbourg. Une nouvelle attaque nous rend la tranchée des Prussiens, puis la Tr d'Essen. Un nouveau retour offensif de l'ennemi nous rejette, à 18h, dans la tr des Prussiens."


Attaques, contre-attaques. Les combats sont acharnés. Le 35ème fait son concert de tirs : une symphonie de barrages roulants et de tirs d’accompagnements…
On parle beaucoup de Somme-Py

Le 26 septembre, la 22e division française, celle du Chemin-des-Dames dont le général Spire a pris le commandement, s’empare du tas de gravats qui fut la Ferme Navarin; les divisions Françaises des Généraux Michel et Schmidt enlèvent brillamment la Butte de Souain et le mont Muret au cours de combats acharnés…

Le 62ème capture 120 prisonniers et s’empare de fusils anti-tanks.



(Une petite idée de la différence de calibre avec une cartouche "normale". Attention à l'épaule !)

---------------------------------------------------------------------------
30 septembre 3ème groupe 11h30, barrage 300m N tr d'Essen, ne pas dépasser à l'Est, le parallèle 269.
                              16h, tanks et fantassins, Bois Vipère (amis et ennemis)...


On avance et les chars sont de la partie.
Autrement dit les Régiments d’Artillerie d’Assaut dont le 501e formé le 13 mai 1918 !
CITATION A L'ORDRE DE L'ARMÉE
LE 3e BATAILLON DU 501eRégiment d’Artillerie d’Assaut (Cies 307, 308 et 309.)
(Champagne. - Septembre et octobre 1918.)
Magnifique unité de combat qui, sous l'énergique impulsion de son chef, le Commandant Fischbach, a pris une part glorieuse aux journées des 26 au 30 septembre 1918, frayant le chemin sur plus de 6 kilomètres de profondeur à l'infanterie de deux Divisions successives, malgré l'âpre résistance de l'ennemi et de nombreuses contre-attaques…


Les Chars d'assaut français ( notamment les FT17 de Renault) ont fait merveille.


Et le 35ème continue son concert :
tirs de destruction, de concentration, de préparation, barrage mobile, percutants formant rideau...
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Lun 1 Oct 2018 - 11:22

   Journal du 1er groupe

1 octobre 1918 " La 61e D.I, avec son artillerie, passe aux ordres du 21e C.A, en vue d'une opération ayant pour
                        but de tourner par la droite les organisations de la ligne jaune.
                        La 170e D.I, passant par la région du Bois des Pins, doit progresser vers le Bois de la Vipère.
                        En même temps qu'une compagnie doit progresser le long de la tranchée d'Essen.
                        Le 1er objectif à atteindre est la Crête du Bois de la Vipère, et ultérieurement la Crête des
                        observatoires, Blanc Mont  -  Ferme de Medeah.
                        Le groupe appuie cette attaque. De 14h à 15h tir de ratissage sur la Crête des observatoires
                        (85.06, 88.06, V44), la 1ère batterie du Méridien 270 au Méridien 269,5,  la 3e Bie du Méridien 269,5
                        Méridien 269, la 2e Bie du Méridien 269 au Méridien 268,5.
                        A l'heure de l'assaut, 15 heures, les Bies exécutent des ratissages sur les bois. La 1ère Bie sur les
                        observatoires 85.06 et 86.06. Ces tirs cessent au fur et à mesure que les objectifs sont atteints par
                        le barrage roulant, se déplaçant Est - Ouest, devant les troupes de la 170e D.I.
                        L'attaque est suivie facilement de l'observatoire du groupe.
                        L'infanterie atteint et dépasse même la route Somme-Py - Medeah Ferme, mais la résistance de
                        l'ennemi l'immobilise sur cet objectif. Peu après, une contre-attaque la refoule jusqu'au Bois V70.
                        Pendant la soirée, et la nuit, l'infanterie réussit à s'infiltrer par la gauche, jusque vers le Bois de la
                        Vipère, et le tir est interdit dans cette région."


2 octobre 1918 " L'infanterie est relevée par la 2e D.I U.S, à la disposition de laquelle l'artillerie est laissée."
3 octobre 1918 " L'infanterie américaine se porte à l'attaque de la Crête Blanc Mont - Medeah, à 5h50, appuyée par
                        un barrage roulant d'artillerie. L'attaque réussit.
                        A 15 h, on apprend que l'infanterie a atteint son objectif et continue à progresser.
                        Ordre est donné de rechercher une position de batterie sur les pentes sud du Bois de la Vipère,
                        dans la zone de la 2e D.I, limitée par la Bie 6890 et le coude de la route de Medeah.
                        Le chef d'escadron part en reconnaissance à 17 heures et rentre vers 20 heures."


   Journal du 2e groupe

1 octobre 1918 " Aucun changement."
2 octobre 1918 " Le II/35 reçoit l'ordre de se porter en avant. 19h, départ de la reconnaissance Ravin Est de
                        Somme-Py. Contre-ordre en cours de route. Nouveau départ à 0 heure avec le groupe qui se
                        met en batterie, à 3h30, en avant de l'ancienne bie allemande 97.74."
3 octobre 1918 " Le II/35 est à la disposition de la 2e D.I U.S. Rien à signaler."
                       
         
     Journal du 3e groupe

1 octobre 1918 " 2h, événement se produit 9e Armée*; Mal des logis Bretteau blessé, le maître-pointeur
                        Pominé, blessé grièvement, Le Donge, blessé léger.
                        13h20, reçu ordre faire barrage roulant d'enfilade du Méridien 270 jusqu'au méridien 267,8.
                        Attaque se faisant par bois V70,V68,V67 et Bois de la Vipère.
                        Zone barrage 200m en profondeur. Préparation de H - 1h à H , dans cette zone (1/4 de jour de feu).
                        Barrage roulant 1/2 jour de feu. H = 15h. Zone répartie en 3 , de l'Est à l'Ouest.
                                                                                     7e, du méridien 270 au méridien 269,2
                                                                                     8e,    "      "    "  269,2  "   "     "  268,5
                                                                                     9e,    "      "    "  268,5   "   "    "  267,5
                        Chaque pièce de batterie répartie en 2; 1ère section à droite, 2e à gauche.
                        Les feux des pièces s'éteignent au fur et à mesure de la progression latérale de l'infanterie.
                                                     1 pièce de la 8e renforce la pièce de droite de la 7e
                                                      "    "       "    9e    "     "      "      "    gauche  " "  "
                                                      "     "       "   7e     "    "      "       "   droite    "  "  8e
                                                      "     "       "   9e     "    "      "       "    gauche "  "  "
                                                      "     "        "  7e     "    "      "       "    droite  "  "   9e
                                                      "      "       "  8e     "     "      "      "    gauche  " "  "

                         17h, halte au feu. Aucune mission de barrage pour la nuit."


          * Le "scribe" a écrit 9e Armée, cela doit être une erreur, c'est sûrement 9 batterie, puisque nous sommes
         dans le 3e groupe.


2 octobre 1918 " Aucune mission. On ignore les positions d'infanterie. Le III/35 est rattaché au colonel Julliard.
                        Reçu, 15h30, ordre de reconnaissance près de la tr de Stuttgart. Reconnaissance effectuée.
                        Contre-ordre, le groupe reste à sa position. Pas de mission."
3 octobre 1918 " 4 heures. Reçu ordre d'attaque suivant AD 61; La 2e D.I U.S attaque le 3 oct à H = 5h50.
                        Les 3 batteries du groupe appuieront le matin à l'heure H, par un barrage roulant, l'attaque
                        de la 2e D.I U.S. Les 3 batteries réserveront une pièce qui fera son barrage en fumigènes.
                        Barrage en OE percutants pour les autres pièces. Consommation majeure; 2 coups p p m **.
                        La pièce tirant en fumigènes aura une cadence moins vive, (la proportion des obus fumigènes
                        devant atteindre 1/5 de la consommation totale).
                        Mécanisme; se fixer de H - 4' à H sur la base de départ. A l'heure H, commencer les bonds et
                        les exécuter sans arrêt jusqu'à H + 68.
                        A partir de H + 68, passer à la cadence de 1 coup p p m **. Maintenir cette cadence jusqu'à
                        H = 1. Le tir en fumigènes, selon la proportion indiquée, devra être fait aussi bien sur la base
                        de départ que sur la base d'arrivée. H = 5h50.
                        Reçu ordre allonger le tir de 200 m , vers 7h30.
                        11h30, l'A.C.D envoie l'ordre de faire rapprocher les avant-trains."


      ** p p m = par pièce par minute   A.C.D = Artillerie de Campagne Divisionnaire.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Lun 1 Oct 2018 - 18:28

Que dire ?
On avance, ils avancent ! Une sacrée percée !
Et le 35ème RAC avance...
"11h30, l'A.C.D envoie l'ordre de faire rapprocher les avant-trains."

Avec une carte on commence à voir bouger les lignes du front.



Et toujours Somme-Py..........

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Bombe de 240 de l'artillerie de tranchée

Message par Monnet Charles le Ven 5 Oct 2018 - 16:37

Vous avez posté il y a quelques temps un tableau récapitulatif des effets des bombes de l'artillerie de tranchée. Vous auriez pu par simple politesse en donner la source. L'artillerie de tranchée a fait l'objet de deux bulletins que j'ai eu le plaisir de rédiger et édités par les Amis du Musé de l'Artillerie de Draguignan (AMAD). C'est dans un de ces bulletin que vous avez trouvé le document.
Cordialement
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Ven 5 Oct 2018 - 17:56

Je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses pour cet oubli regrettable. Je ne suis pas le rédacteur principal de cette rubrique mais j’y contribue occasionnellement. Ma responsabilité personnelle est donc entière.
Votre bulletin est d’une qualité remarquable. Nul doute que les lecteurs intéressés par les articles concernant le journal de marche du 35ème RAC pourraient y trouver beaucoup d’informations. En particulier dans le bulletin n°58 concernant l'Artillerie de Tranchée.
Dans ces conditions m’autorisez-vous à donner le lien qui permet d’y accéder ?
Avec mes respectueuses salutations.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par Lothy le Ven 5 Oct 2018 - 23:10

@LANG a écrit: Je ne suis pas le rédacteur principal de cette rubrique mais j’y contribue occasionnellement. Ma responsabilité personnelle est donc entière.
Votre bulletin est d’une qualité remarquable. Nul doute que les lecteurs intéressés par les articles concernant le journal de marche du 35ème RAC pourraient y trouver beaucoup d’informations. En particulier dans le bulletin n°58 concernant l'Artillerie de Tranchée..

Contribution occasionnelle, mais ô combien appréciable, et appréciée d'après les contacts que j'ai régulièrement avec les auteurs de ce sujet vieux de plus 4 ans....
Il est regrettable qu'elle soit arrivée si tardivement.

Oublier de citer une source peut arriver à chacun d'entre nous (il arrive qu'elle soit inconnue)... même si c'est à éviter, par égard pour le travail de son auteur !

Surprenant qu'un invité ait pu dénicher dans ce très long sujet des documents lui appartenant !

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Sam 6 Oct 2018 - 1:24

Monsieur Monnet.

Vous avez, le 5 octobre, fait remarquer, sur ce forum, que vous reprochiez à mon collaborateur Lang, de placer des documents (11 juillet et 28 août), sans citer ses sources.

Depuis quelques mois, ce membre actif intervient régulièrement sur ce sujet ouvert depuis août 2014, et illustre les écrits des JMO par des documents complémentaires très utiles, que j'apprécie.
Il avait, jusqu'alors, cité l'origine, sauf sur ceux que vous aviez placés par ailleurs.
C'est simplement un oubli, il vous en a fait part et s'en est excusé. Normal.

Vous avez, légitimement, fait votre reproche, mais il est bizarre que celui-ci soit arrivé un peu tard.
Si vous avez eu la possibilité de lire, depuis août 2014, cet hommage fait à ce 35e R.A.C, alors que nous sommes en cette année de centenaire de l'Armistice de 1918, il serait bon que nous en fassions de même.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Sam 6 Oct 2018 - 10:02

Merci Lothy et Briselance pour vos messages et votre soutien.
Je pense avoir répondu à Monsieur Charles Monnet et par ailleurs j'ai rajouté la source dans l'article en question.
Il serait temps de retrouver notre 35ème RAC qui est en pleine offensive derrière trois régiments d'infanterie du côté de Sommepy.

Pour les passionnés d'artillerie, je signale un excellent site que les lecteurs intéressés pourront consulter.
Les Amis du Musée de l'Artillerie à Draguignan:
http://amad.artillerie.asso.fr/index.php
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Sam 6 Oct 2018 - 10:58

   Journal du 1er groupe

4 octobre 1918 " Le groupe quitte sa position à 5h30 et se dirige vers le coude de la route de Medeah,
                        mais en route, contre-ordre est donné. Le groupe (2e et 3e Bies) vient mettre en batterie
                        en 98.96 (la 1ère Bie est remise momentanément à la disposition du 3e groupe), avec
                        mission d'appuyer l'attaque de la 22e D.I qui vient d'être remise en ligne, pour établir la
                        liaison avec la 2e D.I U.S et les éléments français de gauche.
                        Le chef d'escadron se porte près du colonel commandant le 62e R.I.
                        Le 62e R.I doit attaquer, face à l'Ouest , à 9h50. L'ordre de tir arrivé à 9h52 ne prévoit
                        que d'exécuter les tirs prévus à partir de 16h01, dans les bois N.O de Blanc-Mont.
                        A 11h, arrive l'ordre de ne plus tirer, et de se préparer à faire mouvement en avant.
                        L'infanterie progresse dans la direction générale St Etienne à Arnes et St Pierre à Arnes.
                        Le groupe part à 13h et se porte au Bois de la Vipère, vers 81.88 - 82.90, avec mission
                        d'appuyer le 19e R.I.
                        De 17h à 24h, les batteries sont soumises à un tir de harcèlement ennemi de 105, qui
                        blesse un homme à la 1ère Bie et un à la 3e Bie."
5 octobre 1918 " Le chef d'escadron rentre à 2h et reste au groupe. A 8h, on apprend que le massif de
                        Blanc-Mont est nettoyé et le chef d'escadron part en reconnaissance pour se porter sur
                        la crête S.O de Blanc-Mont. La batterie part à 6h, suivant les reconnaissances.
                        Ordre est donné de rapprocher les avant-trains des autres batteries.
                        A 10h, le groupe se porte en avant. L'infanterie de la Division, poursuivant l'ennemi en
                        retraite, a franchi l'Arnes vers St Pierre.
                        Le groupe met en batterie vers 12h, le long de la route St Pierre à Arnes - Somme-Py,
                        puis au carrefour de la route de St Souplet.
                        P.C du groupe dans la gare de chemin de fer de campagne " Petersberg ".
                        Le groupe a pour mission d'appuyer le 19e R.I.
                        A 14h, le lt-colonel donne l'ordre d'envoyer une reconnaissance pour rechercher une
                        position au sud de l'Arnes, et fixer l'emplacement de nos éléments de tête. Un D.L est
                        envoyé, à cet effet, près du chef de bataillon (s/lt Le Coroller) avec un brigadier
                        (2e chasseurs ) et un cavalier. Le s/lt Le Coroller est tué au cours de cette mission.
                        Les batteries exécutent des tirs obscurs pour appuyer l'infanterie que l'on voit progresser
                        vers la Côte 139 (N.E de St Pierre). L'infanterie réussit à passer la crête.
                        A 20h15, un message du lt-colonel fait savoir que nos éléments avancés sont au contact
                        des tranchées de Bras et de Marre . Le barrage est préparé en avant de cette ligne.
                        Pendant l'après-midi, et la soirée, de 17h à 22h, les batteries subissent un tir d'arrosage
                        en 105 = un blessé grave à la 2e Bie, quelques blessés légers à la 2e et à la 3e Bie."

   Journal du 2e groupe

4 octobre 1918 " Le II/35 est groupe d'appui direct et soutient l'attaque du 19e R.I.  H = 9h50.
                        Préparation de H à H + 50 et barrage roulant à H + 128.
                        Le II/35 reçoit l'ordre, à 14h, de se porter en avant. Départ de reconnaissance à 15h
                        (Bois V80 et 81). La 4e Bie part à 22h, pour aller prendre position au bois V80."
5 octobre 1918 " Les 5e et 6e Bies changent de position et se mettent en batterie, dans la matinée,vers
                        6 heures, dans le bois V81.
                        A 9h, le Cdt reçoit l'ordre de se porter en avant, pour appuyer le 19e R.I.
                        Reconnaissance à 9h10. Les Bies prennent position, la 6e dans le bois V207, et les 4e
                        et 5e Bies dans les bois V216 et V217 - Carreau G21 à 19.
                        Le Cdt reçoit l'ordre de se tenir prêt à franchir l'Arnes, sur un pont situé à 500m à l'Ouest
                        de St Pierre à Arnes. Le lt Capron fait la reconnaissance du pont. Le mouvement prévu
                        est ajourné, l'infanterie n'ayant pas pu progresser.
                        La II/CR est remise à la disposition du groupe."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Sam 6 Oct 2018 - 10:59

Journal du 3e groupe
4 octobre 1918 " Départ du groupe 4h30. Les reconnaissances, entre 7h et 7h30 ( Bois des Pins).
                         Arrivée à 8h30. Liaison avec le P.C Fischer pour 8e et 9e qui sont adjointes au II/35.
                         Les 1ère et 7e Bies sont sous les ordres du commandant Lacassin (Groupement d'appui
                         direct du 118e R.I). Le 35e RAC doit appuyer, ce matin, une attaque de la 22e D.I sur la
                         crête boisée Ouest de Blanc-Mont, en liaison avec la D.I U.S.
                         Base de départ; boyau d'Augsbourg, entre les parallèles 278 et 280, axe de marche N.O.
                         Objectif final; parallèle 280,8  62e à droite, 118e au centre, 19e à gauche.
                         Appui du régiment de gauche (19e) cdt Fischer avec ses 3 batteries et 2 du III (8e et 9e).
                         Appui du régiment du centre, cdt Lacassin, avec 2 Bies (7e et 1ère).
                         Le tir commence à H (pas de préparation d'A.C) H = 9h30.
                         10h50, d'après un renseignement, toute la tranchée d'Essen est à nous. Ne pas tirer sur un
                         objectif sans ordre formel de l'infanterie ou du colonel Julliard.
                         10h55, ordre donné par le commandant Lacassin; tirer sur les bois V207 et V208, carré 31,
                         2 coups p p m. 11h10, 1 coup p p m .  11h30, reçu copie d'une note du cdt Dressler;
                         halte au feu. Approcher les avant-trains, pour être prêts à partir et suivre l'infanterie qui
                         poursuit l'ennemi en retraite.
                         Direction générale: L'Arnes, entre St Etienne et St Pierre. Le 62e à droite, en liaison avec les
                         Américains qui sont à Blanc-Mont.
                         11h50, reçu ordre suivant; le III/35 appuiera le 118e R.I, le cdt Lacassin maintiendra un DL
                         auprès du 118e. La 159e D.I a dépassé Ste Marie à Py. Pas de renseignement sur le Fourmillier,
                         ni sur le Grand Bois de St Souplet. Si notre infanterie progresse rapidement, les changements
                         de positions seront ordonnés par les commandants de sous-groupement.
                         Ne pas accumuler les munitions sur les positions. Ne jamais avoir plus de 1 jour 1/2 de feu.
                         Consommation journalière 3/4 de jour. Conserver les caissons pleins, en vue de déplacement.
                         15h30, d'après renseignement venant de l'infanterie, le groupe se déplace pour prendre position
                         en 67.83. Mission: barrage devant tr St Pierre, occupée par le 118e et harcèlement sur abris au N
                         de cette tranchée.  19h à 0h, 8e Bie; 1 coup p p minute, en moyenne
                                                       0h à 3h, 7e Bie,   "   "    "    "    "
                                                        3h à 6h, 9" Bie,   "   "    "    "    "   , en moyenne."

           

5 octobre 1918 " Le commandant Lacassin part en liaison auprès du colonel du 118e R.I, notre infanterie avance.
                         7h20, exécution des tirs.
                         8h25, 7e et 8e préparent tirs sur objectifs de la 9e.
                         8h35, 7e, 8e, 9e tireront sur objectifs de la 9e.
                         9h, reporter les tirs dans le carré 43. En conséquence, 7e, au N du boyau téléphonique,
                         8e, entre le boyau téléphonique et la route de St Etienne à Arnes à Blanc-Mont.
                         9e, sur        Reconnaisance.
                         Départ des Bies 7e et 8e. Positions de batterie près de X202 et 201.
                         P.C du groupe en X200 (48.05). La 9e Bie reste en arrière, en position d'attente.
                         15h, la 9e Bie met en position à gauche de la 8e.
                         Le cdt Lacassin se tient toujours auprès du colonel commandant le 118e.
                         Le s/lt Du Boishamont est en liaison auprès du 3e bataillon, l'aspirant Humbert, de la 7e,
                         relèvera, demain matin, le s/lt Du Boishamont. L'aspirant Cotelle, de la 8e, se trouvera
                         demain matin, à 7h, au P.C du colonel Julliard.
                         Le 118e occupe la tr de Marre. Le barrage du III/35 va du pt 23.43 au pt 31.48. Cette nuit
                         à 1 heure, mettre toutes les montres à 0h.
                         22h30, chaque batterie exécutera jusqu'à 4h des tirs de harcèlement de 20 coups par heure,
                         environ. Front; 7e entre le repère du chef d'escadron (28.48) et 100m/m à gauche, la 8e entre
                         100m/m à gauche du pt de repère et 200m/m à gauche. La 9e entre le pt de repère et 100m/m
                         à droite. En profondeur, le barrage sera établi sur la crête au N de la tr de Marre, en tenant
                         compte que le 118e occupera la Tr de Marre, sur le front indiqué plus haut.
                         Le 6, le 118e doit reprendre la marche en avant à 4h (heure nouvelle), pour occuper la crête.
                         En conséquence, entre 4h et 4h30, établir un barrage fixe , à 400m au N de cette ligne de crête.
                         Ce barrage fixe durera jusqu'à 6h et comportera 50 coups par batterie.
                         A 6h, halte au feu."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Sam 6 Oct 2018 - 13:39

Vu de ma fenêtre, ces CR n'ont pas pris une ride, on s'y croirait un siècle après...artilleur?, un métier!.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Sam 6 Oct 2018 - 16:53

Oui, tailliez, quelle avancée !

Ils ont passé St Souplet, Ste Marie -à-Py et Sommepy


(Eglise de Sommepy)

Entre le 4 et le 5 octobre
"…Direction générale: L'Arnes, entre St Etienne et St Pierre…
…Le Cdt reçoit l'ordre de se tenir prêt à franchir l'Arnes, sur un pont situé à 500m à l'Ouest
                       de St Pierre à Arnes…."


Cela parait simple.
Mais que d’efforts !
Et ne pas perdre de temps. En avant, reconnaissance, mise en batterie, approvisionnements, déplacement, feu ! halte au feu !...

"… Ne pas accumuler les munitions sur les positions. Ne jamais avoir plus de 1 jour 1/2 de feu.
                        Consommation journalière 3/4 de jour. Conserver les caissons pleins…"


En soutien du 19ème RI à gauche, du 118ème RI au centre et du 62ème à droite tout en assurant la couverture avec la division américaine…Le 35ème est mis à rude épreuve.
Pour suivre le journal de marche j’ai essayé de faire un montage approximatif avec une carte.



Dernière édition par LANG le Dim 7 Oct 2018 - 8:54, édité 1 fois (Raison : Correction : Sommepy à la place de Sommepy-Tahure)
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Sam 6 Oct 2018 - 19:16

Chapeau Lang pour la complémentarité, nos axes de percée et ceux de la 2ème D I US se visualisent bien.

Tiens un détail marrant (enfin marrant) la croix en haut de l'église a tenu.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 7 Oct 2018 - 0:48

.
La carte est précise, mais il me faut faire remarquer qu'elle est actuelle, par rapport au nom de Sommepy - Tahure.
 Tahure étant déclaré village totalement détruit au cours de ce conflit, où le 35 s'est battu en septembre 1915.
 Ainsi, pour conserver la mémoire du nom Tahure, il a été décidé de l'adjoindre à Somme-Py.(Ouest de Tahure).


Journal du 1er groupe

6 octobre 1918 " De 7h à 8h, notre infanterie, fortement contre attaquée, demande, à plusieurs reprises,
                         le barrage par T.P.S. Les ordres sont donnés  au groupe par le lt-colonel.
                         A 8h30, on apprend que l'infanterie a du évacuer les tranchées de Bras et de Marre.
                         Le barrage est installé sur ces tranchées, à partir de 10h, le 19eR.I passe en réserve, et le
                         groupement I/35 et II/35, cesse d'être d'appui direct = aucun tir ne doit être exécuté sans
                         ordre du lt-colonel.
                         A 12h40, ordre de tirer sur le système des tranchées, au Nord de la tranchée de Marre, mais
                         à 12h50, contre-ordre est donné, et le tir n'est pas exécuté.
                         Le 19e R.I est repassé en 1ère ligne à partir de 12h. La zone de ce régiment est répartie entre
                         les batteries; 3e Bie, du méridien 262 au méridien 262,4
                                             2e Bie,    "   "   "   " 262,4  " " " " "    262,9
                                             1ère Bie  en superposition.
                         A 14h30, ordre d'exécuter un tir au Nord des tr de Bras et de Marre (16.46 à 30.50) pendant
                         20 minutes, puis allonger le tir par bonds de 100m en 2 minutes, pendant 10 autres minutes
                         Le tir est exécuté par la 2e batterie.
                         Vers 15h30, quelques obus tombent sur les batteries. Un tué (Cabon) et 3 blessés à la 3e Bie.
                         Le barrage est établi au delà des tr de Bras et de Marre que nous occupons.
                         A 18h10, une pièce éclate à la 3e Bie, blessant 6 hommes."

7 octobre 1918 " A 14h30, un obus est tombé à l'Echelon, tue un homme (Moreau à la 3e Bie), et en blesse
                        un autre . A 12h, le 19e R.I se porte à l'attaque de la ligne 20.56 - 29.57.
                        De 11h30 à 12h, un tir de ratissage est exécuté sur une profondeur de 500m, à partir de la
                        ligne de barrage, et en particulier, une section est mise sur des mitrailleuses 2555 et 3555,
                        signalés par l'infanterie. 
                        A 12h, le tir se déplace en barrage roulant pour se fixer à 200m  au delà de l'objectif.
                        A 16h, le lt-colonel  fait savoir que le bataillon a progressé d'une centaine de mètres dans la
                        direction du méridien 262, et se trouve découvert à droite et à gauche, le 118e R.I à droite,
                        ayant un peu moins avancé, et le 265e R.I à gauche, n'ayant pas bougé.
                        Les batteries proposent un barrage sur le front 16.45 à 30.50.
                        De plus, un barrage éventuel est préparé dans la crainte d'une contre attaque sur St Etienne
                        à Arnes, sur le front 43.48 - 50.48. Ce barrage éventuel est modifié à 16h25 et placé sur le
                        front 16.45 à 24.48."


   Journal du 2e groupe


(pas de 6 octobre)
7 octobre 1918 " Le II/35 reçoit l'ordre d'appuyer le 19e R.I qui attaque.
                         1er objectif: lisière nord des bois qui séparent la vallée de l'Arnes de la grande clairère
                                           Marchault - Cauroy.
                         2e objectif: Cauroy et la route Cauroy - La Neuville.
                         L'infanterie progresse mais n'atteint pas tout à fait l'objectif  H = 5h15.
                         A 14h, le groupe reçoit une mission de barrage.
                         Rien à signaler pendant la nuit."


    Journal du 3e groupe


6 octobre 1918 " Les tirs donnés la veille sont exécutés sans succès.
                         13h30, bombardement violent de St Etienne à Arnes par l'ennemi. Contre attaque allemande
                         se déclenche sur ce village. Le III/35 renforce le groupe du 26 qui battra devant St Etienne.
                         15h, l'infanterie qui occupait  ce village (62eR.I) se reporte en avant, aux lisières sud du
                         village. L'attaque ennemie est enrayée. Le bataillon Linou, du 118e R.I, que le III/35 appuie,
                         doit se porter en avant. En conséquence, des tirs sont préparés.
                         Par suite de la situation du 62, à la droite, le colonel Deschamps donne l'ordre au commandant
                         Linou, d'arrêter la progression en avant de la tr de Marre.
                         20h, reçu mission barrage sur tr de Marre: 7e, 100m/m à gauche du repère du chef d'escadron,
                         8e, de 100m/m à 200m à gauche du repère, 9e, du repère à 110m/m à droite."

7 octobre 1918 " 2h, les tirs suivants sont effectués de 3h45 à 6h; 1 coup p p m dans la zone de barrage.
                         6h , 2 coups p p m en faisant des bonds successifs habituels (100m en 4').
                         4h30, halte au feu, attente de nouveaux ordres.
                         20h, reçu nouveau barrage devant tr de Marre (de 31.48 à 24.48)."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 7 Oct 2018 - 17:06

Oui, Briselance Tahure n’est plus (j’ai corrigé la carte).


(Wikipédia)

« Le 19e R.I est repassé en 1ère ligne à partir de 12h. La zone de ce régiment est répartie entre
                        les batteries »

le 19ème RI est remis à contribution… et 3 batteries sont "mises à son service".

« ...puis allonger le tir par bonds de 100m en 2 minutes, pendant 10 autres minutes... »

Le 2ème groupe règle ses tirs en fonction des 2 objectifs indiqués...

"7 octobre 1918 " Le II/35 reçoit l'ordre d'appuyer le 19e R.I qui attaque.
                        1er objectif: lisière nord des bois qui séparent la vallée de l'Arnes de la grande clairère
                                          Marchault - Cauroy.
                        2e objectif: Cauroy et la route Cauroy - La Neuville.
"


De son côté l'ennemi ayant attaqué à Saint Etienne à Arnes, le 3ème groupe intervient pour la contre-attaque du 62ème RI .



(On peut voir à droite la ligne de front de la division US au 7 octobre 1918)
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 7 Oct 2018 - 22:51

.

Journal du 1er groupe

8 octobre 1918 " Pendant la nuit, la 7e D.I a relevé la 22e D.I, et le groupe a une mission d'appui du 103e R.I.
                         Ce régiment se porte à l'attaque, à 5h, appuyé par des chars d'assaut, dans la direction de
                         Ville sur Retourne, avec comme objectifs:
                            1°, la lisière Nord des bois qui séparent la Vallée de l'Arnes de la clairière Marchault - Cauroy.
                            2°, Cauroy et la route de Cauroy à La Neuville-en-Tourne-à-Fuy.
                            Ultérieurement: La Retourne.
                          Les limites d'action sont à l' Ouest; le pont sur l'Arnes, à 500m Est de St Pierre - le point 20.60,
                          le bois 21.70, le pont sur la Retourne, 500m à l'Est de Ville sur Retourne, à l' Est du méridien 262,6.
                          De 4h45 à 5h, un tir est exécuté pour couvrir le bruit fait par la mise en place des chars d'assaut,
                          sur les lisières sud des bois, entre les parallèles 285 et 286.
                          De 4h55 à 5h, les batteries se fixent sur le barrage fixe de 20.47 à 26.50, puis de 5h à 5h15, un
                          barrage de concentration de 20.54 à 26.57.
                          A 5h15, cette concentration est reportée sur la ligne 20.56 - 26.67, où le tir est maintenu jusqu'à
                          5h35. De 5h35 à 7h35, les Bies exécutent un barrage lent en avant du 1er objectif.
                          Dès 5h30, le chef d'escadron part en reconnaissance, pour chercher une position en vue de l'appui
                          sur l'attaque du 2e objectif qui devait avoir lieu à 7h.
                          A 8h, le lt-colonel donne l'ordre de porter une Bie en avant. La 2e Bie commence son mouvement,
                          mais, contre-ordre est donné, à cause de la difficulté de passer les ponts de l'Arnes, battus par des
                          mitrailleuses, de la gauche.
                          Le P.C est réinstallé à Petersberg. A 9h50, on apprend que le bataillon du 103e R.I a progressé et
                          se trouve en flèche, à 800m, le 265e R.I n'ayant pas bougé, à gauche.
                          Les Bies reprennent leur mission de barrage, au delà du 1er objectif.
                          A 11h25, on apprend, par téléphone, que le front du 103e R.I a été pilonné sur la ligne suivante:
                          14.51 - 17.56 - 20.60 - 23.63, terrain d'exercice.
                          Les Bies s'établissent en barrage entre 20.60 et 23.63, à 200m au Nord de cette ligne.
                          A 17h, le barrage est demandé par fusée, à deux reprises différentes et exécuté aussitôt.
                          A partir de 21h, des harcèlements sont exécutés par la 2e Bie, sur la zone d'abris 36.70."

9 octobre 1918 " A 4h, l'infanterie demande le barrage, par fusées. Le tir est déclenché aussitôt.
                        Le lt-colonel donne l'ordre de faire 10 min de barrage, puis de continuer à cadence lente  avec
                        rafales plus rapides. Le calme est rétabli à 4h30.
                        A 10h, le 103e R.I reprend l'attaque, appuyé par les autres régiments de la 7e D.I à sa droite.
                        De 9h55 à 10h, les batteries doivent exécuter un barrage fixe à 250m en avant de la ligne
                        d'infanterie jalonnée la veille à midi.
                        Dans le but d'ajuster ce tir en plus fin, un contrôle de tir est demandé au DL. Le chef de bataillon
                        fait savoir qu'il est dangereux de tirer au sud du parallèle 287.
                        Ce renseignement était en contradiction avec le jalonnement donné, confirmation est demandée.
                        Le lt-colonel envoie le front exact au 103e et change le barrage initial, ainsi que la première
                        concentration prévue. Les batteries exécutent les tirs ainsi modifiés.
                        De 9h55 à 10h, barrage sur le front 26.69 à 20.69.
                        De 10h à 10h05, concentration sur le Méridien 287,2 de 26.72 à 20.72.
                        A 10h30, le s/lt Seité part en reconnaissance et à 11H15, il avertit que la situation est inchangée
                        sur la gauche et qu'il n'est pas possible de se porter au Nord de l'Arnes.
                        A 12h15, le lt-colonel fait connaître que le 103e a atteint le parallèle 287. Les Bies sont installées
                        en barrage à 300m au Nord. Vers 17h, quelques coups de harcèlement sur les batteries =
                        un homme blessé mortellement (Lozach, 3e batterie canonnier cycliste)."
.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 7 Oct 2018 - 22:54

.

Journal du 2e groupe

8 octobre 1918 " Le II/35 reçoit l'ordre d'appuyer le 103e R.I, qui a pour mission de prendre le premier objectif
                         fixé le 7 octobre. La Division de gauche, 265e R.I n'ayant pas bougé, l'attaque ne peut pas
                         progresser. Le groupe reçoit l'ordre une mission de barrage.
                         A 17 heures, le groupe déclenche le barrage sur vues de fusées.
                         Félicitations à l'Artillerie, du colonel du 103e R.I, pour la promptitude du tir et son efficacité."
9 octobre 1918 " A 5h, forte attaque allemande qui est repoussée par le feu violent des mitrailleuses de l'artillerie
                         Le II/35 fait barrage.
                         A 5h30, le II/35 reçoit l'ordre d'appuyer le 103e R.I qui attaque sur les mêmes objectifs.
                         Ligne avancée H = 10h.
                         A 21h, le II/35 reçoit une mission de barrage."

Journal du 3e groupe

8 octobre 1918 " 2h20, reçu ordre d'opération. La 7e D.I attaquera le 8 oct, dans la région de Ville sur Retourne.
                         Objectifs; 1° lisières Nord des bois qui séparent la vallée de l'Arnes de la Grande Clairière
                                            Marchault - Cauroy.
                                        2° Cauroy et la route de Cauroy à La Neuville-à-Tourne-à-Fuy.
                         Objectif ultérieur; la Retourne.

                         Groupement Brun; 1/26 et III/35     Plan d'emploi; Tirs destinés à masquer le bruit des chars
                         d'assaut pendant leur mise en place. Durée 1 heure.
                         Objectifs; toutes les lisières sud des bois situés entre les parallèles 285 et 286, chaque groupe
                                        dans sa zone. Consommation; 1 coup par batterie par minute.
                                        Déclenchement, heure fixée par téléphone.
                         Préparation A.C; de H -5 à H  barrage fixe à 250m devant la ligne d'infanterie.
                         Cadence; 4 coups p p m.
                         1° attaque du 1er objectif; tirs en fumigènes de H à H+5', barrage en fumigènes de 32.52 à
                         39.48 (1/26), de H +5' à H + 15', barrage en fumigènes de 31.55 à 38.52 (III/35).
                         Cadence; 4 coups p p m.
                         Concentration sur la ligne 20.65 à 36.70    
                         Barrage devant 1er objectif; de H + 35 à H 1h, barrage sur le ligne 20.70 à 35.75.
                         Cadence; 1 coup p p m.
                         De H + 1H à H'; barrage sur même ligne, cadence; 1 coup par batterie, par minute.
                         2° attaque sur 2e objectif; tirs en fumigènes de H - 5 à H + 10', barrage devant Cauroy, sur le
                         parallèle 288. Cadence; 3 coups p p m.
                         Concentration lisières sud de Cauroy  - Groupement Brun. Cadence; 1 coup p p m.
                         Barrage devant 2e objectif; de H + 10' à H + 30', sur ligne 20.83 - 28.83 - 36.27.
                         Cadence; 1 coup p p m.
                         Appui de l'Artillerie du 11e Corps; H - 30' à H, tir sur Cauroy et abords.
                         H à H + 1H, tirs d'aveuglement des observateurs en lisières sud des bois, compris entre les
                         parallèles 290 et 291. H = 5h15'    H sera fixée ultérieurement.

                                           signé; de Beauvais.

                        Déplacement des batteries, dès que le 2e objectif sera atteint, les IIe et IIIe groupes du 35
                        exécuteront des reconnaissances au N de l'Arnes, et à hauteur du parallèle 285.
                        L'attaque a échoué."

9 octobre 1918 " L'attaque est reprise à H = 10h, dans les mêmes conditions que la veille, et aboutit au même
                        résultat. Tirs de harcèlement pendant la nuit sur pistes et routes aboutissant à Cauroy."
                
.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Lun 8 Oct 2018 - 17:14

Les 8 et 9 octobre on reste dans le même secteur.
Le 265ème RI reprend les objectifs du 19ème.

Le 1er Groupe et 2ème Groupe du 35ème RAC sont en appui du 103ème RI.
Ce 103ème RI qui avance un peu plus vite que le 265ème.
"...on apprend que le bataillon du 103e R.I a progressé et
                         se trouve en flèche, à 800m, le 265e R.I n'ayant pas bougé, à gauche..
."



« Le 8 octobre, le 103ème RI  attaque impétueusement devant Saint-Pierre-à-Arnes. Malgré la violence du tir des mitrailleuses ennemies, il progresse hardiment et parvient à s’établir en flèche à plus de deux kilomètres 500 dans la ligne ennemie. Toutes ses compagnies sont en ligne. Il n’a plus de réserve ; il est presque encerclé par l’ennemi qui contre-attaque sans cesse. Pas un instant l’idée ne vient à aucun de ses braves de se replier…
…A la suite des opérations de septembre et octobre 1918, le 103e a obtenu une 2e citation à l’Ordre de l’Armée et a été autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.
»
(Extrait de : Campagne 1914 – 1918 - Historique du 103e Régiment d’Infanterie B. D. I. C. - Droits : Domaine public - Transcription intégrale : P. Chagnoux – 2015)
------------------------------------------------------
1er Groupe 8 octobre :
"...un tir est exécuté pour couvrir le bruit fait par la mise en place des chars d'assaut..." c'est vrai, ce sont des engins qui font du bruit...
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 10 Oct 2018 - 12:00

.

En parallèle avec les Armées Françaises, les Divisions américaines avaient bien compris cette guerre, sur le terrain et 
furent d'une aide phénoménale. Mais il est intéressant de connaître ceci; l'histoire des " code talkers" (qui parle le code).
JOSEPH OKLAHOMBI né le 1er mai 1895 en Oklahoma, engagé en 1917 au 141e Régiment d'infanterie (36e Division).
En octobre 1918, au sein de la 2ème Armée US, engagée en Champagne, près de la 22ème D.I française, ce pourquoi 
j'en viens à en parler. Donc à cette date, Joseph, natif de la tribu des Choctaws, était à St Etienne à Arnes, lors de la
bataille de Blanc-Mont et c'est là qu'il s' est particulièrement distingué, alors qu'avec une section, il permet  la capture 
d'un nid de mitrailleuses et de mortiers de tranchée, qu'il retournait sur les Allemands , ramenant 171 prisonniers.
Joseph Oklahombi a été récompensé par la Croix de Guerre remise par le général Pétain en personne.
Le général Pershing lui a remis la Silver Star.

Il est décédé suite à un accident, le 13 avril 1960.



On savait que les Navajos avaient utilisé leur langage pour tromper les japonais, dans la guerre du Pacifique, mais 
moins que d' autres tribus, lors de la Première Guerre Mondiale. Donc les Choctaws en Meuse-Argonne et en Champagne,
en octobre 1918 et  depuis septembre 1918 avec les Cherockees, dans la Somme, au sein de la 30e D.I US, sous 
commandement britannique.
Moralité : on a souvent besoin d'un plus petit que soi. Respect messieurs les Indiens d'Amérique.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 10 Oct 2018 - 12:02

.

Journal du 1er groupe

10 octobre 1918 " A 9h30, la 7e D.I se reporte à l'attaque.
                          De 9h20 à 9h30, barrage fixe à 250m en avant de la ligne d'infanterie.
                          De 9h30 à 9h55, les Bies font barrage devant l'objectif, sur le parallèle 287,2.
                          A 12h, on apprend que l'infanterie n'a pu progresser, le 265 n'ayant  pas avancé.
                          Journée calme, sauf un tir de harcèlement vers 12h, sur la zone des batteries.
                          Les observateurs signalent de nombreux incendies dans les lignes ennemies.
                          Ces feux durent toute la nuit."
11 octobre 1918 " A 5h, la D.I envoie un ordre, annonçant que l'ennemi se replie vers le Nord.
                          Le déplacement du groupe est préparé. Le chef d'escadron part en reconnaissance
                          dans la direction de Cauroy, où passe l'axe de marche du 103e R.I.
                          La 1ère Bie est même en route, derrière les reconnaissances. Le 3e Echelon de la
                          reconnaissance et la 1ère Bie sont arrêtés par un ordre du lt-colonel, avant d'avoir
                          franchi l'Arnes. Le groupe est mis à la disposition de la 61e D.I.
                          A 12h, le groupe repart, et se rend en position de rassemblement à St Clément à Arnes.
                          Les Bies doivent relever le 1er groupe du 251e.
                          Le chef d'escadron part en reconnaissance à 17h, et les Bies se mettent en route à
                          17h30. Le groupe prend position à l'ouest de Cauroy, vers 14.22. Notre infanterie
                          est au contact de l'ennemi sur la Retourne"


     Journal du 2e groupe

10 octobre 1918 " A 6h30, le groupe reçoit l'ordre d'appuyer le 103e R.RI, qui doit attaquer à nouveau
                          les objectifs précédents. Les D.I voisines attaquent également pour arriver à hauteur
                          de la nôtre. H = 9h30.
                          14 heures, les 4e et 5e Bies subissent un tir de destruction par 105 et 210.
                          La 4e Bie perd un canon et 6 chevaux (80 coups environ)."
11 octobre 1918 " Le II/35 reçoit l'ordre de se porter à hauteur de St Clément à Arnes, à 13 heures.
                          Départ 13h30. Arrivée à 14h45. Le groupe se rassemble à proximité de St Clément,
                          sur la rive sud de l'Arnes. Le II/35 relève le 3e groupe du 251e R.A.C, en 05.84.
                          Le groupe reçoit une mission de barrage. Nuit calme."

  Journal du 3e groupe

10 octobre 1918 " Harcèlements. Le 7e D.I continue à attaquer. H = 9h30.
                          L'attaque échoue encore."
11 octobre 1918 " L'ennemi se replie vers le Nord. La 7e D.I progresse suivant l'axe  St Etienne
                          à Arnes - Ouest de Marchault , 1500m Est de Mont St Remy.
                                 1er objectif; route de Marchault - Neuville
                                 2e   "   "   "  Côte 119
                                 3e   "   "   "  lisières des bois N du parallèle 292
                                 4e   "   "   "  rive Nord de la Retourne.
                          La 8e Bie est désignée pour être détachée à la demande de l'infanterie.
                          Le III/35 fait toujours partie du Groupement Brun.
                          Départ en reconnaissance vers 9h. Mise en batterie au terrain d'exercice, vers 11h.
                          Le 1/26 nous relève de notre mission, vers 20h.
                          Mission; barrage entre la Retourne et le chemin à 2 traits, allant de Mont St Remy à
                          Ville sur Retourne."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mer 10 Oct 2018 - 21:08

Heureusement que les tuniques bleues n'avaient pas "éradiqués" tous les indiens...

"...à cette date, Joseph, natif de la tribu des Choctaws, était à St Etienne à Arnes, lors de la
bataille de Blanc-Mont et c'est là qu'il s' est particulièrement distingué, alors qu'avec une section, il permet  la capture  
d'un nid de mitrailleuses et de mortiers de tranchée, qu'il retournait sur les Allemands , ramenant 171 prisonniers.
Joseph Oklahombi a été récompensé par la Croix de Guerre remise par le général Pétain...
"

Quant au 35ème RAC, il est toujours sur la brèche :
3e groupe, le 11 octobre :
"Mission; barrage entre la Retourne et le chemin à 2 traits, allant de Mont St Remy à
                         Ville sur Retourne."


L'Arnes et la Retourne deux "ruisseaux" d'un "plat pays" que tout le monde a oublié aujourd'hui...

et Mont St Remy incendié le 9 octobre...



(Album mont st remyblog)
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Message par BriseLance13 le Jeu 11 Oct 2018 - 12:18

.

 Journal du 1er groupe
12 octobre 1918 " L'ennemi continue à battre en retraite. Les Bies, suivant de près les reconnaissances,
                           partent à 5h30, et sont arrêtées en position de rassemblement vers 26.02.
                           Le groupe va prendre position dans la clairière vers 25.17.
                           L'infanterie continue de progresser vers le Nord, et les Bies se portent en avant, en
                           position de rassemblement, au Sud de Pauvres, vers 42.35.
                           Les reconnaissances, au contact du bataillon de tête, continuent à progresser vers le Nord.
                           A 12h, les batteries sont amenées en position de rassemblement dans le ravin, à l'Ouest
                           du camp 43.63. L'infanterie continue à progresser avec précaution, des renseignements de
                           prisonniers indiquant que l'ennemi résistera jusqu'au Canal des Ardennes*.
                           Le groupe met en position à l'Ouest de Saulces-Champenoises, vers 58.97, et se tient prêt
                           à appuyer l'infanterie qui attaque le Ruisseau du Vivier.
                           L'infanterie a pris contact avec les arrières-gardes ennemies qui occupent la rive Nord du
                           Canal des Ardennes, sur le front de la D.I (entre la route Seuil - Coucy et le Méridien de la
                           Charité)**
13 octobre 1918 " A 5h30, le groupe est remplacé dans ses missions par le 28e R.A.C.***
                           A 6h, les batteries se mettent en route par Saulces-Champenoises, Mont St Remy, Pauvres,
                           Cauroy, et viennent bivouaquer au Camp Hansa-Lager****, au sud de la route Cauroy -
                           La Neuville-en-Tourne-à-Fuy."


         * Canal des Ardennes est parallèle au cours de l'Aisne, entre Rethel et Vouziers (dépt des Ardennes)
         ** 8 kilomètres à l'Est de Rethel.    *** On retrouve le 28 RAC régiment breton initialement du XIe C.A.
         **** Hansa-Lager; ancien camp allemand.


      Journal du 2e groupe
12 octobre 1918 " L'ennemi reculant, le II/35 reçoit l'ordre d'appuyer le 118e R.I, qui est chargé de conserver
                           le contact avec l'ennemi.
                           A 10h30, le II/35 est en position de rassemblement à Pauvres, en 39.37. Le commandant
                           étant parti en reconnaissance à 11H, le II/35 reçoit l'ordre de se porter en position de
                           rassemblement au bois 36.70, 1km 800 au N de Pauvres.
                           A 15h, le groupe se porte en avant, à hauteur  de Saulces-Champenoises. Les Bies prennent
                           position en 46.93. Le groupe reçoit une mission de barrage. Nuit calme."
13 octobre 1918 " A 4h, le commandant de groupe reçoit l'ordre de quitter le front. Le II/35 se porte dans le
                           camp qui se trouve au point 81.80, 2 km à l'Est de la Neuville-en-tourne-à-Fuy, où le régiment
                           se rassemble. Départ 5h30. Arrivée 10h30."
                          
                         
     Journal du 3e groupe
12 octobre 1918 " La retraite allemande se poursuit. Reconnaissance, départ à 8h.
                          Point de rassemblement au N de Mont St Remy, sur route Mont St Remy - Pauvres.
                          En route, le III/35 reçoit l'ordre de continuer la marche en avant.
                          Traversée de Pauvres. Point de rassemblement à 1500m environ, au N de Pauvres.
                          Arrivée vers 11h.
                          15h, le 1/26 nous relève. Nous cantonnons à Pauvres, où nous sommes en réserve."
13 octobre 1918 " Nous revenons sous les ordres du colonel Julliard.
                          4h, reçu ordre de relève. Départ de Pauvres 5h30, pour cantonner au pt 81.80, près
                          de Neuville-en-Tourne-à-Fuy. La 22e D.I se rassemble dans les environs de ce pt.
                          Chevaux et hommes sont logés dans des baraquements."


Sur cette carte datée du 13 octobre, nous y voyons; à gauche le 2e C.A Italien avec deux D.I, à droite, beaucoup de D.I U.S.
   Et au centre, secteur de la 4ème Armée du général Gouraud, face au Grp Langer, la 22e D.I, les 7e et 61e D.I pour lesquelles
   le 35 a appuyé les régiments d'infanterie.
   Principalement les Divisions américaines sont en Argonne, sauf les 36e et 2e D.I qui combattent aux côtés de la 22e française.
  
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 11 Oct 2018 - 18:37

On avance, on avance...
Les journaux ne crient pas encore victoire mais on célèbre déjà nos alliés... Canadiens !

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 14 Oct 2018 - 15:28

.

  Journal du 1er groupe

14 octobre 1918 " Repos au camp Hansa-Lager."
15 octobre 1918 " Départ à 10h45. Itinéraire; Hauviné, Bétheniville, St Hilaire le Petit, St Martin l'Heureux,
                         Dontrien, Vaudesincourt, Aubérive, Prosnes.
                         Bivouac au camp de la côte 167, à 2 km N.O de Baconnes."
16 octobre 1918 " Départ à 6h. Itinéraire; Mourmelon le Petit, Livry sur Vesle, Vaudemange.
                         Bivouac au Camp Bressieux, à 2 km à l'Ouest de Vaudemange."


   Journal du 2e groupe

14 octobre 1918 " Repos. Demande de renforts."
15 octobre 1918 " Départ à 10h30. Itinéraire; Hauviné, Bétheniville, St Hilaire le Petit, Dontrien, Vaudesincourt,
                         Mourmelon le Grand. Arrivée à 18h30, au bivouac, compris entre les routes Prosnes - Baconnes
                         Gd route des Maruises et des routes Prosnes Sept Saulx et Baconnes Mourmelon le Petit."
16 octobre 1918 " Départ à 6 heures. Mourmelon le Petit, Livry sur Vesle,  Billy le Grand.
                         Cantonnement au Camp Bressieux, entre Vaudemange et Trépail. Arrivée à 9h30.
                         Le T.R rejoint le groupe."


Journal du 3e groupe

14 octobre 1918 " Repos."
15 octobre 1918 " Départ 10h pour cantonner dans le secteur formé par routes Prosnes - Baconnes, route Pyramide.
Itinéraire; Hauviné, Bétheniville, Aubérive, Baconnes.
Arrivée au cantonnement à 17h."
16 octobre 1918" Départ 5h30. Arrivée au Camp Bressieux, mi-chemin entre Vaudemange et Trépail. Arrivée 10h.
Itinéraire; Mourmelon le Petit, Livry s/ Vesles, Vaudemange."


Dernière édition par BriseLance13 le Mar 16 Oct 2018 - 9:28, édité 1 fois
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 14 Oct 2018 - 16:53

"Repos. Demande de renforts."

16 octobre 1918, c'est le moment de décrocher et de prendre du repos au sud-est de Reims...

"1er groupe
Bivouac au Camp Bressieux, à 2 km à l'Ouest de Vaudemange.
"




"2ème Groupe
Cantonnement au Camp Bressieux, entre Vaudemange et Trépail. Arrivée à 9h30
."





Et pour le front on en est où ?

Une sacrée avancée depuis le 25 septembre !

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